Philippe Dechartre

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Philippe Dechartre
Illustration.
Fonctions
Député de la Première circonscription de la Charente-Maritime (1968)
11 juillet 1968
Groupe politique UDR
Biographie
Nom de naissance Jean Duprat-Geneau
Date de naissance 14 février 1919 (1919-02-14) (94 ans)

Philippe Dechartre (de son vrai nom Jean Duprat-Geneau) est un résistant et un homme politique français, né le 14 février 1919 à Truong-Thi (Viêt Nam).

Sommaire

Biographie [modifier]

Il a été élève au lycée Louis-le-Grand à Paris et à la faculté de droit de Paris. Il est licencié en droit.

Pendant la guerre, il est Délégué général des prisonniers de guerre, déportés de la Résistance et déportés du travail auprès du gouvernement provisoire de la République française à Alger en 1944.

Philippe Dechartre est surtout connu comme l'un des responsables du courant gaulliste de gauche en France. Son engagement politique a commencé dans la Résistance, auprès notamment de François Mitterrand qu'il rencontre au printemps 1943. Un temps proche de Pierre Mendès France, il est candidat du Parti radical lors d'une élection législative partielle organisée à Paris en 1956. Il rejoint ensuite le gaullisme de gauche (Union démocratique du travail) et créé plusieurs petits mouvements politiques de cette mouvance : citons, entre autres, la Convention de la Gauche Ve République, le Mouvement Socialisme et Participation (dont Jacques Chirac fut adhérent), et, dernièrement, le Club Nouveau Siècle, rattaché à l'UMP. Il fit appeler à voter pour François Mitterrand en mai 1981 par lettre rédigée sur papier à en-tête du RPR.

Il est élu député UDR de Charente-Maritime en 1968. Son inlassable activité pour doter le gaullisme d'une (petite) aile de gauche, lui permet d'entrer dans trois gouvernements sous les présidences du Général de Gaulle et de Georges Pompidou. Il est secrétaire d'État à l'Équipement et au Logement dans le gouvernement Georges Pompidou IV, du 31 mai au 10 juillet 1968 et dans celui de Maurice Couve de Murville, du 12 juillet 1968 au 20 juin 1969. Il est ensuite secrétaire d'État auprès du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Population dans le gouvernement Jacques Chaban-Delmas, du 20 juin 1969 au 15 mai 1972, date de sa démission forcée consécutive à ses ennuis judiciaires; en fait, un mois après sa condamnation dans l'affaire immobilière « Delouette » (dite aussi « l'affaire de l'ïle de Ré ») où la Cour d'appel de Poitiers lui avait infligé une forte amende correctionnelle[1] (Voir également Articles connexes ci-dessous).

Il a occupé diverses fonctions dans le domaine audio-visuel (producteur à la RTF, président de l’Institut français de radiodiffusion). Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Il était par ailleurs le doyen du Conseil économique et social lorsqu'il le quitta en 2010 après 16 ans de mandat, à 91 ans.

Dans le livre Les Frères invisibles, les journalistes Renaud Lecadre et Ghislaine Ottenheimer confirment que Dechartre est franc-maçon, ce dont il ne s'est jamais caché.

Il a été élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le 14 juillet 2006.

Philippe Dechartre est également président d'honneur de l'Étoile civique[2], une médaille associative.

Décorations [modifier]

  • Grand Croix de la Légion d'honneur ;
  • Grand Croix de l'Ordre National du Mérite ;
  • Médaillé de la Résistance avec rosette ;
  • Commandeur des Palmes Académiques.

Notes et références [modifier]

  1. Voir par exemple l'article de René Backmann, « Les barons voraces », paru dans le Nouvel Observateur du 31 juillet 1972 : page 15 : De l'île de Ré à Puteaux
  2. Charte de l'Etoile civique

Articles connexes [modifier]