National Gallery

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Galerie nationale.
National Gallery
Image illustrative de l'article National Gallery
Informations géographiques
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Ville Londres
Adresse Trafalgar Square, Londres WC2, Angleterre, Royaume-Uni
Coordonnées 51° 30′ 32″ N 0° 07′ 39″ O / 51.50889, -0.127551° 30′ 32″ Nord 0° 07′ 39″ Ouest / 51.50889, -0.1275  
Informations générales
Date d’inauguration 1824
Collections Peinture européenne du XIIIe siècle aux années 1900
Nombre d’œuvres 2 300
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 4 à 5 millions
Site web www.nationalgallery.org.uk

Géolocalisation sur la carte : Londres

(Voir situation sur carte : Londres)
National Gallery
Reflet de la colonne Nelson sur l'entrée principale.

La National Gallery (ou, en français, la Galerie nationale), fondée en 1824 et achevée en 1838, est un musée situé à Londres et occupant le nord de Trafalgar Square. Elle détient un patrimoine artistique datant de 1250 à 1900, les œuvres plus récentes étant abritées à la Tate Modern. La collection de 2 300 peintures, datant du Moyen Âge à la fin du XIXe siècle, appartient au domaine public britannique et l'accès à la collection principale est gratuit. Seules les expositions temporaires sont soumises à un prix d'entrée. La Gallery est un organisme public non-départemental.

Les débuts de la National Gallery furent modestes, à la différence du Louvre à Paris ou du Prado à Madrid, car la collection ne fut pas fondée par la nationalisation d'œuvres d'art appartenant à la famille royale ou à des nobles. L'essor de la Gallery débuta avec l'achat de 38 peintures au banquier John Julius Angerstein en 1824. La Gallery fut ensuite conçue par ses premiers directeurs, en particulier Sir Charles Lock Eastlake, et ses collections ont été enrichies par des donataires privés pour les deux tiers des œuvres.

La National Gallery conserve quelques-uns des plus beaux tableaux du monde, et si l'on peut y admirer quelques œuvres nationales (William Turner, John Constable, Thomas Gainsborough), l'essentiel est constitué de tableaux étrangers qui recouvrent toute l'histoire de l'art du Moyen Âge à la fin du XIXe siècle, avec des pièces maîtresses de :

Histoire[modifier | modifier le code]

La nécessité de la National Gallery[modifier | modifier le code]

La fin du XVIIIe siècle a vu la nationalisation de nombreuses collections royales ou princières à travers l'Europe. La collection royale bavaroise (Alte Pinakothek, Munich) ouvrit au public en 1779, celle des Medici à Florence vers 1789 (Galerie des Offices) et le Louvre en 1793, à partir de la collection royale française. En Grande-Bretagne, ce modèle ne fut pas imité et la collection royale britannique est toujours la propriété de la monarchie.

En 1777, le gouvernement britannique eut l'opportunité d'acheter une collection d'art de classe mondiale lorsque les descendants de Sir Robert Walpole mirent sa collection en vente. Le parlementaire John Wilkes se battit avec le gouvernement pour les convaincre d'acheter cet « inestimable trésor » et suggéra de le placer dans « un musée... qui sera bâti dans les jardins du British Museum ». L'appel de Wilkes ne fut pas repris et vingt ans plus tard, la collection fut intégralement rachetée par Catherine la Grande et est désormais visible au musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg.

Un plan pour acquérir cent-cinquante peintures de la collection de Philippe II d'Orléans, qui étaient mises en vente à Londres en 1798, échoua aussi, malgré l'intérêt conjoint du roi et du Premier ministre William Pitt.

Les vingt-cinq œuvres appartenant à cette collection actuellement à la Gallery y sont parvenues par divers chemins. En 1799, le vendeur d'art Noël Desenfans fit une offre de collection nationale.
Celle-ci avait été originellement établie avec l'aide de son partenaire Sir Francis Bourgeois pour le roi de Pologne juste avant l'abolition de son indépendance. L'offre fut déclinée et Bourgeois fit don de cette collection à son ancienne école, Dulwich College, à sa mort en 1814. En 1803, deux autres offres de collections furent faites, l'une par l'Écossais William Buchanan et l'autre par le collectionneur Joseph Count Truchsess mais toutes deux furent repoussées.

Suite à la vente de la collection de Walpole, de nombreux artistes, tels que James Barry et John Flaxman émirent une nouvelle fois l'idée de l'établissement de la National Gallery. Pour eux, l'École anglaise ne pourrait se développer qu'en ayant accès aux canons européens. La British Institution, fondée en 1805 par un groupe d'amateurs aristocratiques, essaya de changer cette situation. Les membres prêtèrent des œuvres aux expositions qui changeaient annuellement, tandis qu'une école d'art était organisée tous les étés. Cependant, l'intérêt des peintures prêtées était souvent médiocre et certains artistes quittèrent l'Institution, considérant que celle-ci avait pour seule motivation de faire gonfler les prix des peintures de maîtres. L'un des fondateurs de l'Institution, Sir George Beaumont, joua cependant un rôle majeur dans la fondation de la National en lui offrant seize peintures.

En 1823, une autre collection majeure fut mise sur le marché. Celle-ci avait été fondée par John Julius Angerstein, un banquier londonien d'origine russe ; sa collection de trente-huit œuvres comprenait des travaux de Raphaël et la série Mariage à la mode de Hogarth. Le 1er juillet 1823, George Agar Ellis, un politicien proposa à la Chambre des communes de s'offrir la collection. Cet appel s'ajouta à l'impulsion donnée par l'offre de Beaumont, qui s'accompagnait de deux conditions : que le gouvernement achète la collection d'Angerstein et qu'un bâtiment adapté soit fourni. Un remboursement inattendu d'une dette de guerre de la part de l'Autriche fit pencher le gouvernement, qui acheta la collection d'Angerstein pour 57 000 £.

Fondation et débuts[modifier | modifier le code]

La National Gallery ouvrit au public le 10 mai 1824, hébergée dans une des anciennes demeures d'Agerstein, située au 100 Pall Mall. Les peintures d'Agerstein furent rejointes par celle de Beaumont en 1826 et en 1828, le révérend William Holwell légua trente-quatre peintures. Initialement, le conservateur royal, William Seguier, eut en charge la gestion de la Gallery mais en juillet 1824, une partie de ses responsabilités fut transmise au conseil d'administration nouvellement formé.

La National Gallery de Pall Mall était souvent remplie de visiteurs et sa taille, réduite par rapport à celle du Louvre, était source d'embarras au niveau national. Mais Agar Ellis, un des administrateurs de la Gallery, jugeait le site comme « lieu de passage incontournable de Londres » ; c'était un élément indispensable pour que la Gallery accomplisse son rôle social. Un affaissement au n° 100 entraîna un déménagement de la Gallery au n° 105 de la même rue, qui fut décrite par le romancier Anthony Trollope comme « étroite, miteuse, morne et inadaptée à l'exposition de trésors qui s'y tenait ». De plus, elle devait être détruite pour ouvrir une route vers Carlton House Terrace.

Collection[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des œuvres de Mantegna présentes à la National Gallery

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]