Pithiviers

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Pithiviers
La place du Martroiet l'église Saint-Salomon-et-Saint-Grégoire.
La place du Martroi
et l'église Saint-Salomon-et-Saint-Grégoire.
Blason de Pithiviers
Blason
Pithiviers
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
(sous-préfecture)
Arrondissement Pithiviers
(chef-lieu)
Canton Pithiviers
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Le Cœur du Pithiverais
Maire
Mandat
Philippe Nolland
2014-2020
Code postal 45300
Code commune 45252
Démographie
Gentilé Pithivériens[1]
Population
municipale
9 039 hab. (2013)
Densité 1 302 hab./km2
Population
aire urbaine
16 811 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 21″ N 2° 15′ 09″ E / 48.1725, 2.252548° 10′ 21″ Nord 2° 15′ 09″ Est / 48.1725, 2.2525
Altitude Min. 97 m – Max. 130 m
Superficie 6,94 km2
Localisation

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Pithiviers
Liens
Site web www.ville-pithiviers.fr

Pithiviers est une commune française située dans le département du Loiret, en région Centre-Val de Loire.

Bordée par l'Essonne, elle se situe sur le socle calcaire de l'ancien lac de la région naturelle de la Beauce et présente peu de reliefs.

Un camp de prisonniers, puis de transit, fut installé dans la commune sous le Régime de Vichy durant la Seconde Guerre mondiale.

Les secteurs de l'agroalimentaire et de la pharmacie sont relativement développés, mais la ville perd régulièrement de la population depuis 1975.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Pithiviers et des communes limitrophes

La commune de Pithiviers se trouve dans le quadrant nord du département du Loiret, dans la région agricole de la Beauce riche[2] et l'aire urbaine de Pithiviers[3]. À vol d'oiseau, elle se situe à 39,7 km d'Orléans[4], préfecture du département, dont elle est sous-préfecture.

Les communes les plus proches sont : Bondaroy (1,3 km), Dadonville (2,1 km), Pithiviers-le-Vieil (3,7 km), Ascoux (5,2 km), Estouy (5,3 km), Marsainvilliers (5,6 km), Yèvre-la-Ville (6 km), Ramoulu (6,3 km), Laas (6,7 km) et Guigneville (6,9 km)[5].

Communes limitrophes de Pithiviers
Pithiviers-le-Vieil Marsainvilliers Bondaroy
Pithiviers-le-Vieil Pithiviers Bondaroy
Pithiviers-le-Vieil Dadonville Dadonville

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le Bourg-l'Abbaye (ancienne paroisse de Notre Dame de l'Abbaye), la plus petite commune de France (13 ha 51 a), fut rattaché à Pithiviers le 22 mai 1823).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Situé dans le bassin parisien, le territoire est inclus dans le périmètre de l'ancien lac de Beauce. Les formations géologiques calcaires datent d'il y a environ 23 à 20 millions d'années, au début du Miocène, période de l'ère géologique actuelle. Elles sont très homogènes sur tout le territoire, les roches issues des dépôts de sédiment successifs au sein du lac n'ayant pas été déformées par d'autres phénomènes géologiques majeurs.

Sur le territoire communal, l'altitude varie de 97 au sud à 130 mètres au nord.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Œuf, qui se jette dans l'Essonne, affluent de la Seine passe en limite sud.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré et océanique dit dégradé, ou à nuance continentale. La commune se situe à une quarantaine de kilomètres au nord de la Loire, qui constitue une frontière naturelle pour les nuages (orages). L'hiver est doux, mais avec une période de gel, l'été peut être chaud.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme de Pithiviers est un ancien Ped(e)uerius, d'origine celtique et pourrait être dérivé de petuarios qui signifie « quatrième », en l'occurrence « le quatrième fort » ou « la quatrième ville » (cf. m. gallois petwerydd, v. breton petguare, breton pevare, quatrième). Cette étymologie se rapproche de celle de Petuaria, actuelle Brough-on-Humber dans le Yorkshire[6] (Pedeverius, 843 (CH2, 64), vicaria Petvarensis, 1025) et se situe à la limite supposée du territoire des Carnutes avec les Parisii. Henri III fit nommer la ville Pluviers à la suite de recherches infructueuses pour connaître l'étymologie, à cause des Pluviers qui y migrent massivement à la fin de l'automne.[7]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le camp de Pithiviers en 1941.
Article détaillé : Pithiviers (camp de transit).

Pithiviers fut un village gaulois (d'où il tire son nom), puis gallo-romain.

Durant la huitième guerre de religion, la ville est prise par les deux Henri (le roi de France Henri III et Henri de Navarre) en 1589[8].

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[9], dont un à Pithiviers[10]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[11]. Certains de ces réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[10].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loiret.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce camp est transformé en camp de prisonniers puis en camp de transit avant le départ pour les camps d'extermination nazis.

Après la guerre, en 21 ans, la ville gagna rapidement 3 000 habitants en passant de près de 7 000 habitants en 1954 à plus de 10 000 en 1975. Mais la population baisse depuis.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pithiviers

Les armes de Pithiviers se blasonnent ainsi :

D'azur à trois chardons, tigés et feuillés d'or, au chef cousu de gueules chargé d'une fleur de lys aussi d'or[12].

On peut également trouver : D'azur, à trois chardons montant et feuillés d'or, deux et un ; au chef de gueules chargé d'une fleur de lis d'or[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La place du Martroi.

Logement[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier principal de la commune de Dadonville (avec indication du trafic routier 2014).

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par sept routes départementales : la RD 2152, la RD 921, RD 928, la RD 123, la RD 26, la RD 22 et la RD 726.

La RD 2152, qui traverse l'agglomération pithiveraine, correspond à l'ancienne route nationale 152. A sa création, en 1824, la RN 152 succède à la Route impériale 172 et relie Briare à Angers par la rive droite de la Loire[14]. La route est déclassée en 1972 en RD 952 entre Briare et Châteauneuf-sur-Loire et, en contrepartie, elle récupère l'ancienne section de la RN 51 entre Orléans et Fontainebleau[15]. En 2014, elle supporte un trafic de 6 183 véhicules/jour[16].

La RD 921, dont la section traversant la commune relie celle-ci à Rouvres-Saint-Jean, est l'ancienne route nationale 721, qui reliait avant 1973 Étampes (RN20), Pithiviers, Jargeau et La Ferté-Saint-Aubin (RN20). Elle a été transférée au département du Loiret par arrêté du 22 décembre 1972[15]. En 2014, elle supporte dans la section se connectant à l'agglomération un trafic de 8 070 véhicules/jour[16].

La RD 928 constitue la déviation de Pithiviers et supporte 8 902 véhicules/jour[16]. Les travaux de construction du dernier tronçon reliant la RD 2152 à la RD 928 au nord de l'agglomération, d'une longueur de 1540 m, ont débuté en juillet 2010, ont duré un an et ont été inaugurés le mars 2012. Le coût de l’opération s'est élevé à 7.7 M€ TTC et a été financé par le Conseil général du Loiret avec une participation de l’État de 30 % du montant HT[17].

La RD 123 (371 véhicules/jour) relie Dadonville à Boësses. La RD 26 (371 véhicules/jour), la RD 22 (371 véhicules/jour) et la RD 726 (371 véhicules/jour) relient la commune respectivement à Bromeilles, Andonville et Pithiviers-le-Vieil[16].

Complétant ces voies, la commune est sillonnée de plusieurs voies communales et chemins ruraux irriguant le centre-ville et desservant les fermes et hameaux et les bourgs environnants.

Infrastructures ferroviaires[modifier | modifier le code]

Les lignes ferroviaires Les Aubrais - Malesherbes et Étampes - Beaune-la-Rolande traversent le territoire de la commune.

Circulation douce et piétonne[modifier | modifier le code]

Le sentier de grande randonnée 32 passe en limite sud de la commune.

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

À compter du 1er janvier 2017, la compétence des services de transports routiers interurbains, réguliers et à la demande est transférée des départements aux régions, et donc localement du département du Loiret à la région Centre-Val de Loire, consécutivement à la  loi NOTRe du 7 août 2015[18].

En 2016, la commune est desservie par le service d'autocars départemental du réseau Ulys (réseau interurbain du Loiret) :

  • Ligne 11

Montargis<>Pithiviers

Correspondances : SNCF et TransilienLigne R du Transilien Gare de Montargis

  • Ligne 22

Pithiviers<>Malesherbes

Correspondance : (RER) (D) Gare de Malesherbes

Pithiviers<>Puiseaux

Correspondances : Ligne 14

  • Ligne 24

Pithiviers<>Outarville

  • Ligne 25

Pithiviers<>Étampes

Correspondance : (RER) (C) Gare d'Étampes

  • Ligne 20

Orléans<>Neuville-aux-Bois<>Pithiviers

Correspondances : SNCF Gares d'Orléans et des Aubrais - Orléans

Transports ariens[modifier | modifier le code]

L'aérodrome de Pithiviers est situé sur le territoire de la commune de Pithiviers-le-Vieil.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse de Pithiviers acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[19] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[20]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[21].

La commune absorbe en 1823 la commune du Bourg-l'Abbaye[22].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Pithiviers est alors incluse dans le canton de Pithiviers, le district de Pithiviers et le département du Loiret[23].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[24]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[25]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[26]. L'acte II intervient en 2003-2006[27], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Pithiviers aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Pithiviers 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district de Pithiviers de 1790 à 1795[22],[23]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[28].
Canton Pithiviers 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité de Pithiviers est rattachée au canton de Pithiviers[29],[22]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[28]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[30]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Pithiviers 1801-2015 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[31]. Pithiviers est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton de Pithiviers, dont elle est le chef-lieu[32],[22].
Pithiviers 2015- Électorale La loi du [33] et ses décrets d'application publiés en février et [34] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Pithiviers[34]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[35].
Arrondissement Pithiviers 1801-1926 Administrative Pithiviers est rattachée à l'arrondissement de Pithiviers par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801)[22],[32].
Orléans 1926-1942 Sous la Troisième République, en raison d'un endettement considérable et de l'effort nécessaire pour la reconstruction post-Première Guerre mondiale, la France traverse une crise financière. Pour réduire les dépenses de l’État, Raymond Poincaré fait voter plusieurs décrets-lois réformant en profondeur l’administration française : 106 arrondissements sont ainsi supprimés, dont ceux de Gien et de Pithiviers dans le Loiret par décret du 10 septembre 1926[36]. Pithiviers est ainsi transférée de l'arrondissement de Pithiviers à celui d'Orléans[37],[38].
Pithiviers 1942- La loi du 1er juin 1942 rétablit l'arrondissement de Pithiviers[38]. Pithiviers est alors à nouveau rattachée à l'arrondissement de Pithiviers[39].
Circonscription législative 5e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[40],[41]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[42]. La réforme n'affecte pas Pithiviers qui reste rattachée à la cinquième circonscription[43].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Pithiviers est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[39], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes Le Cœur du Pithiverais depuis sa création le [44].

Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections à Pithiviers.

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Pithiviers et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Pithiviers Maire Philippe Nolland 2014 2020
Communauté de communes Le Cœur du Pithiverais Président de l'intercommunalité François Bonneau 18 décembre 2015[45] 2021[46]
Conseiller départemental Départementales Canton de Pithiviers Conseillère départementale Marianne Dubois 29 mars 2015 2021
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 2015
Pays Législatives 5e circonscription Députée Marianne Dubois

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Pithiviers, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[47], pour un mandat de six ans renouvelable[48]. Il est composé de 29 membres [49]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil. Philippe Nolland est maire depuis 2014.

De 1795 à 1858[modifier | modifier le code]
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1795 1797 Pierre Lejeune de Bellecour[50]   Cultivateur
Député du Loiret (1791-1792)
1800 1812 Pierre Lejeune de Bellecour   Cultivateur
1847 1858 Théodore Defiennes   Conseiller général du canton de Pithiviers (?-1870)
Depuis 1925[modifier | modifier le code]
Maire Parti Période Autres mandats Qualité
Marcel Donon Radical 1925-1941 Sénateur, Président du Conseil général, Conseiller général du Canton de Pithiviers (1919-1940) Professeur d'agriculture
Armand Richard 1941-1943 Avoué
Maurice Criton DVD 1943-1944 Conseiller général du Canton de Pithiviers (1945-1948) Négociant en bestiaux
Fernand Jarreau 1944-1945 Directeur de cinéma
Léon Daurios 1945-1947 Chapelier
Jean Boucheny 1947-1959 Industriel
Marcel Piquemal DVD 1959-1965 Conseiller général du Canton de Pithiviers (1973-1979) Vétérinaire
Edouard Bizette 1965-1966 Médecin
Bernard Lambert 1966-1977 Agent général d'assurances
André Saillard UDF 1977-1983 Conseiller général du Canton de Pithiviers (1973-1979) Industriel
Marc Moussard 1983-1989 Médecin
Henry Berthier PS 1989-2001 directeur d'école
Philippe Pintaux UMP 2001-2008 Expert comptable
Marie-Thérèse Bonneau PS 2008-2014 Présidente de la Communauté de Communes Coeur de Pithiverais Professeur
Philippe Nolland les Républicains Depuis 2014 1er Vice-président de la Communauté de Communes Coeur de Pithivierais Retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pithiviers est jumelée avec les villes suivantes[51] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Pithiviers.

En 2013, la commune comptait 9 039 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 020 3 071 3 038 3 706 3 957 4 023 3 772 3 955 4 158
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 432 4 778 4 928 4 585 5 006 5 181 5 509 5 480 5 821
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 225 6 293 6 556 5 726 5 995 5 984 6 661 7 111 6 944
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
7 318 8 686 10 097 9 392 9 327 9 242 8 719 9 039 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2004[53].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Pithiviers est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription de Pithiviers. La commune possède quatre écoles maternelles publiques, quatre écoles primaires, deux collèges et deux lycées[54].

Les établissements :

  • Les écoles maternelles publiques Denis-Poisson et Antoine-Beaurieux ;
  • Les écoles maternelles et primaires publiques Saint-Aignan et Clos Beauvoys ;
  • Les écoles primaires publiques Général-de-Gaulle et Abbé-Régnard ;
  • Le collège public Denis-Poisson ;
  • Le collège privé Saint-Grégoire ;
  • Le lycée général et technologique public Duhamel-du-Monceau ;
  • Le lycée professionnel privé Blanche-de-Castille ;
  • Le lycée professionnel public Jean-de-la-Taille.

Services[modifier | modifier le code]

  • Centre hospitalier de Pithiviers[55].

Sports[modifier | modifier le code]

  • Union Sportive Pithiviers Rugby[56].
  • Club Amateur Pithivériens.
  • Kick Boxing club de Pithiviers

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Salomon-et-Saint-Grégoire.
Le Musée municipal.
  • Le château de l'Ardoise dont l'élévation, la toiture et le bâtiment furent inscrits à l'inventaire des monuments historiques le [A 1] ;
  • Les vestiges de la collégiale Saint-Georges du XIe siècle sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques depuis 1928 ; certaines parties furent classées en 1986[A 2] ;
  • L'abbaye de Saint-Pierre, une abbaye cistercienne de 1080.
  • L’église Saint-Salomon-et-Saint-Grégoire. Entièrement classée aux Monuments Historiques par arrêté du 2 mai 1912, mais un décret du 7 mars 1920 en retire la flèche et la partie haute du clocher; ceux-ci sont de nouveau rajoutés par un arrêté du 22 octobre 1998, puis déclassés de nouveau par arrêté du 8 septembre 2000[A 3]. Salomon de Bretagne, dit aussi saint Salomon, est le saint patron de la ville. En 932, la dépouille de Saint Salomon, roi de Bretagne et martyr, y fut déposée ;

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Compositions florales rue de la Couronne.

La commune possède le label ville fleurie avec deux fleurs attribuées par le conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[59].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Pithiviers ne comprend pas de ZNIEFF[60].

Médias[modifier | modifier le code]

Deux journaux, du groupe Centre-France, relaient des informations sur la commune :

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • Le pâté d'alouettes : durant trois siècles les pâtissiers-alouettiers de la famille Provenchère conservèrent le titre de Pâtissier Breveté du Roi.
  • Le Pithiviers, gâteau de pâte feuilletée fourré à la crème d'amande. Il existe aussi une version glacée (sans pâte feuilletée) appelée « Pithiviers fondant » décorée de fruits confits ;
  • Le Bondaroy au foin appelé aussi le Pithiviers au foin, est un fromage de la région de Pithiviers ;
  • Les croquignoles, biscuits secs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Naissance à Pithiviers[modifier | modifier le code]

Siméon Denis Poisson

Pithiviers à l'écran[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léon de la Tour, Études sur l'histoire de Pithiviers : fortifications de la ville, Orléans,‎ , 76 p.
  • Jacques Charles, Pithiviers à travers les siècles, Pithiviers, Courrier du Loiret,‎ , 120 p.
  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme,‎ , 673 p. (lire en ligne).
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique,‎ (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique,‎ (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton,‎ , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit,‎ 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,‎ , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)
  • Jean-Louis Masson, Provinces, départements, régions : l'organisation administrative de la France, Fernand Lanore,‎ , 703 p. (ISBN 285157003X, lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

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  1. « Château de l'Ardoise »
  2. « Restes de l'ancienne collégiale Saint-Georges »
  3. http://www.patrimoine-de-france.org/oeuvres/richesses-28-9362-71015-M175042-177193.html