Puiseaux

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Puiseaux
L'église vue du parc de la mairie
L'église vue du parc de la mairie
Blason de Puiseaux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Pithiviers
Canton Malesherbes
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Puiseaux
Maire
Mandat
Michel Touraine
2014-2020
Code postal 45390
Code commune 45258
Démographie
Gentilé Puiseautins
Population
municipale
3 339 hab. (2013)
Densité 164 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 22″ N 2° 28′ 18″ E / 48.2061111111, 2.4716666666748° 12′ 22″ Nord 2° 28′ 18″ Est / 48.2061111111, 2.47166666667
Altitude Min. 82 m – Max. 141 m
Superficie 20,32 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-de-puiseaux.fr

Puiseaux est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Puiseaux et des communes limitrophes

La commune de Puiseaux se trouve dans le quadrant nord du département du Loiret, dans la région agricole du Gâtinais riche[1] et l'aire urbaine de Paris[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 53,7 km d'Orléans[3], préfecture du département et à 16,4 km de Pithiviers[4], sous-préfecture.

Les communes les plus proches sont : Bromeilles (2,6 km), Desmonts (3,1 km), Grangermont (3,9 km), Briarres-sur-Essonne (4,3 km), Gironville (4,6 km, en Seine-et-Marne), Dimancheville (4,7 km), Ondreville-sur-Essonne (4,8 km), Échilleuses (4,9 km), Orville (5 km) et Burcy (5,3 km)[5].

Communes limitrophes de Puiseaux
Briarres-sur-Essonne Orville Desmonts
Ondreville-sur-Essonne Puiseaux
Grangermont Échilleuses Bromeilles

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière l'Essonne marque la limite ouest de la commune.

À noter que la rivière le Puiseaux du département du Loiret se jetant dans le Loing à Montargis n'a pas de lien connu avec la ville de Puiseaux.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le Grand Bardilly, Le Petit Bardilly, et Le Pont (à proximité du pont de Briarres-sur-Essonne).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est traversé par les routes départementales 26, 27, 28, 36, 112 et 948.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La gare de Puiseaux était une station pour voyageurs concernant la ligne de Villeneuve-Saint-Georges à Montargis. L'emplacement est depuis cela très occasionnellement utilisé pour le fret.

Actuellement, le réseau d'autocars Ulys dessert la commune de Puiseaux :

  • ligne 14 (Malesherbes - Montargis) ;
  • ligne 23 (Pithiviers - Puiseaux - Nemours).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Puiseaux signifie le « petit puits »[6].

Histoire[7][modifier | modifier le code]

Puiseaux en 1497

Les vestiges néolithiques prouvent que le territoire de la commune fut très tôt occupé par l'homme.

Vers l'an 1000, Puiseaux dépendait des seigneurs du Gâtinais, et fut rattaché à la couronne de France en 1062. En 1112, Louis VI le Gros y fonde une abbaye en l'honneur de la Vierge Marie, un an plus tard, il donne la ville et ses habitants à l'abbaye Saint-Victor de Paris. Il n'existe pas de traces datant de cette fondation, l'église actuelle a été construite de 1200 à 1260. Un fort fut construit à cette époque pour protéger les moines des guerres féodales. Vers 1370, Loys de Marval, seigneur du château, prit possession du fort de Puiseaux, mais le roi intervint et les moines rentrèrent dans leurs droits.

Durant la guerre de Cent Ans la ville fut protégée par ses remparts, contrairement aux campagnes environnantes qui furent saccagées. En 1493, la ville s'étant étendue hors les murs, le prieur André de Rély (frère du confesseur du roi Charles VIII), obtint du roi l'autorisation de construire une deuxième enceinte beaucoup plus étendue. On utilisa pour ce faire les pierres des premières fortifications qui disparurent complètement à l'exception d'un soubassement de tour que l'on peut voir dans les jardins de la mairie. Durant la même période de grands travaux, on construisit aussi la halle. Le , les frères Hutin de Châtillon assassinèrent le prieur André de Rély, ce qui leur valut d'être bannis à perpétuité.

Les murailles de la ville la protégèrent durant les Guerres de religion : Condé[Lequel ?], les protestants, des mercenaires allemands, tous renoncèrent à l'attaquer, vue la solidité de ses murailles.

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[8], dont un à Puiseaux[9]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[10]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[9].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loiret.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Puiseaux fut occupée, mais il n'y eut ni combat, ni bombardement. Le , quatorze notables de la ville furent pris en otages et déportés aux camps de concentration de Buchenwald, Dora et Ellrich ; seules trois personnes en revinrent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse de Puiseaux acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[11] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[12]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[13].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[14].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Puiseaux est alors incluse dans le canton de Puiseaux, le district de Pithiviers et le département du Loiret[15].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[16]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[17]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[18]. L'acte II intervient en 2003-2006[19], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Puiseaux aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Pithiviers 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district de Pithiviers de 1790 à 1795[14],[15]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[20].
Canton Puiseaux 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité de Puiseaux est rattachée au canton de Puiseaux[21]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Puiseaux 1801-2015 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[22]. Puiseaux est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton de Puiseaux[23],[14].
Malesherbes 2015- Électorale La loi du [24] et ses décrets d'application publiés en février et [25] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Malesherbes[25]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[26].
Arrondissement Pithiviers 1801-1926 Administrative Puiseaux est rattachée à l'arrondissement de Pithiviers par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801)[14],[23].
Orléans 1926-1942 Sous la Troisième République, en raison d'un endettement considérable et de l'effort nécessaire pour la reconstruction post-Première Guerre mondiale, la France traverse une crise financière. Pour réduire les dépenses de l’État, Raymond Poincaré fait voter plusieurs décrets-lois réformant en profondeur l’administration française : 106 arrondissements sont ainsi supprimés, dont ceux de Gien et de Pithiviers dans le Loiret par décret du 10 septembre 1926[27]. Puiseaux est ainsi transférée de l'arrondissement de Pithiviers à celui d'Orléans[28],[29].
Pithiviers 1942- La loi du 1er juin 1942 rétablit l'arrondissement de Pithiviers[29]. Puiseaux est alors à nouveau rattachée à l'arrondissement de Pithiviers[30].
Circonscription législative 5e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[31],[32]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[33]. La réforme n'affecte pas Puiseaux qui reste rattachée à la cinquième circonscription[34].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Puiseaux est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[30], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la Communauté de communes des Terres puiseautines depuis sa création le , un établissement public de coopération intercommunale issu de la transformation en communauté de communes du S.I.Vo.M du secteur d'aménagement de Puiseaux, créé en novembre 1968[35]

Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Puiseaux et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Puiseaux Maire Michel Touraine 2014 2020
Communauté de communes des Terres puiseautines Président de l'intercommunalité Véronique Levy 2014 2020
Département Départementales Canton de Malesherbes Conseillère départementale Agnès Chantereau 29 mars 2015 2021
Conseiller départemental Michel Guérin
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 18 décembre 2015[36] 2021[37]
Pays Législatives 5e circonscription Députée Marianne Dubois

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Puiseaux, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[38], pour un mandat de six ans renouvelable[39]. Il est composé de 23 membres [40]. L'exécutif communal, est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? Antoine Dumesnil   Conseiller général du canton de Puiseaux
mars 1983 mars 1995 Pierre Frérot RPR Conseiller général du canton de Puiseaux
mars 1995 mars 2008 Christian Blumenfeld UMP Conseiller général du canton de Puiseaux
mars 2008 mars 2014 Claude Houzé    
mars 2014 en cours Michel Touraine DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Nieder-Roden (Allemagne)[41]

Population et société[modifier | modifier le code]

La commune constitue à elle seule l'unité urbaine de Puiseaux[42].

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Puiseaux.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 770 1 926 1 948 1 915 1 970 1 878 1 876 1 873 1 984
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 961 1 959 1 883 1 844 1 886 1 932 1 941 1 981 2 057
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 046 2 124 2 111 1 925 2 091 1 986 1 887 1 964 1 802
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
2 014 2 097 2 357 2 607 2 915 3 045 3 272 3 284 3 334
2013 - - - - - - - -
3 339 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Puiseaux est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription de Pithiviers. La commune possède une école maternelle, une école primaire et un collège (Victor Hugo)[44].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Chaque année depuis 1985, le dernier dimanche de novembre, se tient à Puiseaux une bourse aux vélos de renommée internationale.
  • Cinémobile.

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture a longtemps occupé une place prépondérante, on y produit encore du blé, de l'orge, de la betterave et dans une moindre proportion du maïs, du tournesol et du colza. L'élevage qui était important autrefois, a complètement disparu.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La halle. Une halle fut construite après la charte de Louis VI le Gros vers 1213, pour le marché hebdomadaire et la foire annuelle, elle fut démolie en 1224 sur ordre du roi Louis VIII. À la faveur des grands travaux entrepris par le prieur de Rély, une nouvelle halle fut construite place du Martroi, après que Louis XI eut accordé l'existence du marché et de la foire. Cette halle comportait cinq travées portées par quatre alignements de piliers de pierres. La première travée fut démolie vers 1860, pour permettre l'élargissement de la route. Pour garder la symétrie, la travée est fut également abattue. Au sud, la halle était accolée à trois maisons qui débordaient sur la rue de Paris, la commune acheta ces trois maisons et les fit abattre. On construisit un nouveau pignon, avec trois portails et surmonté d'un clocheton.
  • Le monument des déportés est situé entre l'église et la mairie, il est dû au sculpteur René Iché, lui-même résistant, qui le conçut gratuitement en 1949.
  • L'église Notre-Dame de Puiseaux, construite au XIIIe siècle, possède un clocher tors en vrille, très régulier, qui s'élève à 65 mètres de haut, tordu d'un huitième de tour. La flèche elle-même mesure une trentaine de mètres. On a longtemps cru qu'il s'agissait d'une œuvre d'un maître charpentier, une étude récente montre qu'il serait dû à un mauvais séchage du bois formant le poinçon central. À l'origine le clocher était surmonté d'une tour carrée avec une toiture pyramidale ; sur un plan datant de 1497 on voit que l'église possède un clocher carré surmonté d'un toit à quatre pans. On pense qu'au début du XVIe siècle, lors des grands travaux réalisés sous l'influence du prieur Rély, il fut surélevé d'un étage octogonal avec une flèche de même forme. Une gravure datant de 1612 montre l'église avec son clocher parfaitement droit. On sait qu'en 1794 un incendie ravagea le clocher. Il fut réparé, mais le bois du poinçon central n'était sans doute pas assez sec, ce qui provoqua la torsion de l'ensemble. Un tableau de Paul Balze datant de 1850 montre l'église avec son clocher tors. Quand on visite le clocher on s'aperçoit que le poinçon est tordu, que les tenons baillent dans les mortaises et que des chevilles ont été rompues. La torsion de la flèche est donc bien accidentelle, pourtant elle est d'une régularité parfaite. Le portail central porte quelques éléments sculptés, à gauche, un vigneron taille sa vigne avec sa serpette ; à droite, un vigneron récolte le raisin ; au centre du tympan, la Vierge allaite l'enfant Jésus, elle n'a qu'un seul sein. À l'intérieur, les murs sont encore recouverts de peintures datant du XIXe siècle.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Puiseaux ne comprend pas de ZNIEFF[INPN 1].

Zone Natura 2000[modifier | modifier le code]

La commune de Puiseaux est intégrée depuis 2004 au réseau Natura 2000. Le site « Vallée de l'Essonne et vallons voisins », qui concerne 19 communes du Loiret, est en effet déclaré site d'importance communautaire (SIC) au titre de la directive directive habitats (92/43/CEE)[45] le 7 décembre 2004 puis zone spéciale de conservation (ZSC) le 29 novembre 2011[46],[INPN 2].

Le site, très éclaté, se compose d’une multitude d’îlots plus ou moins isolés, qui se répartissent sur une surface de plus de 60 000 hectares, entre la vallée de la Juine à l’ouest et la vallée de l’Essonne à l’est, dans la petite région naturelle du Pithiverais. Le site lui-même ne couvre qu’une surface de 969 hectares[DREAL 1]. Il s’agit d’un ensemble formé par les coteaux et les vallées qui constituent l’entité la plus étendue et la plus remarquable du Loiret au titre de la flore calcicole. On recense plusieurs espèces végétales en limite de leur aire de répartition (cardoncelle douce, baguenaudier). Les fonds de vallée de la ZSC renferment plusieurs vastes mégaphorbiaies et stations marécageuses[INPN 3]. Outre les espèces thermophiles des pelouses, sont intégrées au site des espèces est-européennes également en limite d’aire de répartition comme l’inule hérissée et les pétasites. De manière complémentaire dans l’intérêt floristique, un très important cortège mycologiques, lichenique et entomologique a été identifié[INPN 3].

Selon le FSD (Formulaire Standard des Données), le site Natura 2000 est occupé par une diversité d’habitats inscrits a l’annexe 1, dont on retiendra tout particulièrement les pelouses sèches seminaturelles et faciès d’embroussaillement sur calcaire[INPN 3]. La présence de populations d'espèces d'insectes inscrites à l’annexe II de la directive 92/43/CEE comme le lucane cerf-volant (Lucanus cervus) ou l' écaille chinée (Euplagia quadripunctaria) et de poissons comme le chabot commun (Cottus gobio), la bouvière (Rhodeus amarus ) ou la lamproie de Planer (Lampetra planeri) caractérisent le site[INPN 3].

Le secteur de Puiseaux comprend plusieurs noyaux du site Natura 2000 situés dans la vallée de l'Essonne où sont présents des éléments de forêt à aulne glutineux et frêne[DREAL 2],[DREAL 3].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Puiseaux

Les armes de Puiseaux se blasonnent ainsi :

D'azur à un rais d'escarboucle fleurdelysé d'or, gemmé de gueules[47].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Inventaire national du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de Loire[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage en petites régions agricoles », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 30 juillet 2015)
  2. « Fiche communale », sur http://www.insee.fr/ (consulté le 30 juillet 2015).
  3. « Orthodromie entre "Puiseaux" et "Orléans" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 30 juillet 2015).
  4. « Orthodromie entre "Puiseaux" et "Pithiviers" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 30 juillet 2015).
  5. « Villes les plus proches de Puiseaux », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 30 juillet 2015).
  6. « Puiseaux sur le site de la CC du canton de Puiseaux »
  7. Brochure éditée par la ville et la société archéologique de Puiseaux (1999)
  8. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  9. a et b Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  10. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  11. Motte 2003, p. 24
  12. Motte 2003, p. 23
  13. « Les grands principes de la loi municipale de 1884 », sur le site du sénat,‎ (consulté le 31 octobre 2015)
  14. a, b, c et d « Notice communale de Puiseaux », sur le site de l'EHESS (consulté le 31 octobre 2015).
  15. a et b Prudhomme 1798, p. 162.
  16. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 3.
  17. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 41-46.
  18. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 61-72.
  19. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 118-138.
  20. Gérard Lang, « Le Code officiel géographique (COG) - 4.3. : l’œuvre révolutionnaire », sur http://projetbabel.org/,‎ (consulté le 31 octobre 2015).
  21. Denis Jeanson, « Cantons de la région Centre-Val de Loire », sur Dictionnaire toponymique de la région Centre - Val de Loire (consulté en 31 octobre 201531 octobre 2015), p. 6.
  22. Gérard Lang, « Le Code officiel géographique (COG) - 4.4. : le Consulat et l'Empire », sur http://projetbabel.org/,‎ (consulté le 31 octobre 2015)
  23. a et b « Arrêté du 9 vendémiaire an X portant réduction des justices de paix du département du Loiret - Bulletin des lois de 1801 - page 43 », sur http://gallica.bnf.fr (consulté le 31 octobre 2015)
  24. « LOI no  2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral », JORF no 0114 du 18 mai 2013 p. 8242,‎ (consulté le 31 octobre 2015).
  25. a et b « Décret n° 2014-244 du 25 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Loiret », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 31 octobre 2015).
  26. « Question no 460 de M. Jean-Jacques Cottel », sur http://questions.assemblee-nationale.fr/,‎ (consulté le 31 octobre 2015).
  27. Masson 1984, p. 395.
  28. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. a et b Denis Jeanson, « Arrondissements dans la région Centre », sur Dictionnaire toponymique de la région Centre - Val de Loire (consulté le 31 octobre 2015)
  30. a et b « Rattachements administratifs de la commune de Puiseaux », sur le site de l'Insee (consulté le 31 octobre 2015)
  31. « Législatives 2012 : élections selon des modalités révisées. », sur http://www.vie-publique.fr/ (consulté le 22 septembre 2015).
  32. « Délimitation des circonscriptions législatives - Loi ratifiant l'ordonnance n° 2009-935 du 29 juillet 2009 portant répartition des sièges et délimitation des circonscriptions pour l'élection des députés », sur le site du sénat (consulté le 22 septembre 2015).
  33. « Carte du découpage législatif du Loiret », sur http://www.elections-legislatives.fr/ (consulté le 22 septembre 2015).
  34. « Rattachements dans le Loiret avant et après la réforme de 2010 », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 31 octobre 2015).
  35. « Communautés de communes de la région Centre-Val de Loire », sur Dictionnaire toponymique de la région Centre - Val de Loire (consulté le 29 octobre 2015)
  36. « François Bonneau (PS) réélu président du Centre-Val de Loire », sur http://www.lanouvellerepublique.fr/,‎ (consulté le 29 décembre 2015)
  37. Xavier Brivet, « Les nouvelles règles relatives aux régionales 2015 », sur http://www.courrierdesmaires.fr/,‎ (consulté le 29 décembre 2015)
  38. Loi n° 2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral, article 51 et son décret d'application no 2013-938 du 18 octobre 2013.
  39. « Election des conseillers municipaux et du maire », sur le site de la DGCL (consulté le 31 octobre 2015)
  40. Article L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  41. (de) Site de la ville de Nieder-Roden
  42. « Unité urbaine de Puiseaux », sur www.recensement.insee.fr, Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 16 novembre 2011)
  43. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  44. Éducation : liste des écoles de la circonscription de Pithiviers et liste des collèges du Loiret sur le site de l'inspection académique d'Orléans.
  45. Directive habitats
  46. « Arrêté du 29 novembre 2011 portant désignation du site Natura 2000 vallée de l'Essonne et vallons voisins », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 8 août 2015)
  47. Le blason de la ville sur Gaso ; HéraldiqueGenWeb et Conseil général du Loiret. Adopté par la commune en conseil municipal le 5 novembre 1965. Consultation : juin 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dumesnil Jules, Notice historique sur l'église et la ville de Puiseaux, Le livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France »,‎ (réimpr. 1992), 104 p.
  • Directive  92/43/CEE du Conseil concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages, 31992L0043, adoptée le 21 mai 1992, JO du 22 juillet 1992, p. 7–50, entrée en vigueur le 10 juin 1992 [consulter en ligne, notice bibliographique]
  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme,‎ , 673 p. (lire en ligne).
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique,‎ (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique,‎ (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton,‎ , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit,‎ 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,,‎ , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)
  • Jean-Louis Masson, Provinces, départements, régions : l'organisation administrative de la France, Fernand Lanore,‎ , 703 p. (ISBN 285157003X, lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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