Décharge (déchet)

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Les décharges publiques ou privées posent de sérieux problèmes d'environnement dans les pays en développement, et les pays riches doivent suivre ou gérer des centaines de milliers de décharges, parfois anciennes et oubliées (République dominicaine, 2002).
Photo d'archive américaine illustrant la lutte contre le typhus et la peste par l'élimination des rats dans les décharges (probablement durant la Seconde Guerre mondiale).
L'image montre un homme avec un pulvérisateur et de nombreux rats morts à la surface des déchets. Il est sans doute en train de pulvériser un gaz toxique (chloropicrine ?) dans les " terriers" de rongeurs. Source : Archives médicales militaires des États-Unis.
Décharge de Yoff à Dakar (Sénégal). Les animaux mangent une grande part de la matière organique consommable, mais les déchets contiennent de plus en plus de matières non biodégradables ou toxiques.

Le plus souvent situé en dehors des grandes villes, une décharge, décharge publique, terrain de décharge ou encore site d'enfouissement (au Québec)[1], est un lieu dans lequel on regroupe traditionnellement les déchets et ordures ménagères. Il existe aussi des décharges privées, industrielles notamment, parfois dites « décharges internes ».

Des décharges existent depuis la préhistoire, mais elles se sont multipliées avec la révolution industrielle et la société de consommation. Souvent situées en plein air, il en existe aussi dans des lieux souterrains et plans d'eau, ce qui est problématique car ces sites sont mal répertoriés et présentent des risques pour la protection de l'environnement naturel ainsi que la sécurité et l'hygiène des populations résidant à proximité.

Dans les pays développés, la réglementation sur la récupération des déchets s'est progressivement renforcé. Elle interdit les décharges sauvages, et depuis la fin du XXe siècle impose d'éviter de recourir aux décharges publiques au profit du recyclage, de l'incinération, de l'écoconception et - en dernier recours - des centres d'enfouissement techniques (CET) qui doivent répondre à des normes de protection de l'environnement (imperméabilisation, surveillance, traitement du méthane et des lixiviats, etc.) pour protéger l'air et les nappe phréatique, avec couche étanche et repaysagement en fin d'activité.

Dans certains pays, dont en France, en théorie, seuls des déchets ultimes devraient à termes être mis en décharges contrôlées comme installations classées au regard de l'Environnement. Mais de nombreux retards d'application de la loi sont constatés.[réf. nécessaire]

Typologies de décharge, vocabulaire[modifier | modifier le code]

Détail de la décharge de la ville de Marseille, près d'Entressen, en mai 2005.

En France, outre une unique « décharge de classe O », (Stocamine, située en Alsace et inutilisée depuis 2004 à la suite d'un incendie de déchets toxique à 500 m de profondeur environ), il existe trois types de décharges :

Il existe d'autres modes de stockage des déchets: l'utilisation en remblaiement ou en sous-couche routière de certains déchets du BTP, l'enfouissement de déchets dangereux dans d'anciennes mines, les centres de stockage de déchets nucléaires à durée de vie courte ou longue.

Les décharges étaient en France anciennement appelées :

  • Dépotoir, désignant un endroit (usine, ruisseau, etc.) recevant des objets de rebut, des matières de vidange et ordures. Ce mot est moins utilisé sauf plus spécifiquement en archéologie pour indiquer toute accumulation de déchets près d’une résidence ou d’un ancien lieu d’habitation.
  • CET : Centre d'Enfouissement Technique
  • CSDU : Centre de Stockage des Déchets Ultimes
  • CSDD : Centre de Stockage des Déchets Dangereux

Leur nom actuel est :

  • ISDND : Installation de Stockage des Déchets Non Dangereux
  • ISDD : Installation de Stockage des Déchets Dangereux

Structure[modifier | modifier le code]

Une décharge conçue pour limiter les transferts de pollution est généralement composée de la manière suivante :

  • barrières passives : couche d'argile, bâches imperméables (géomembranes), bâches anti-poinçonnement (géotextiles)
  • barrières actives : drainants, réseau de drains qui récupère les résidus liquides (lixiviats) avant leur traitement.
  • déchets et réseaux de collectes des effluents gazeux et liquides.
  • une couverture semi-perméable, d'argile et de terre, puis une nouvelle végétation est mise en place.

Ce type de décharge est habituellement surveillé 30 ans. Les émissions de biogaz doivent également être collectées pour maintenir le massif de déchets en dépression.

Devenir du méthane (biogaz)[modifier | modifier le code]

  • Combustion : le méthane peut être brûlé sur place en torchère.
  • valorisation : il peut alimenter un moteur pour produire de l'électricité et/ou de la chaleur, ou transformé en biométhane carburant, il peut alimenter une flotte de véhicules.

Biocarburant de troisième génération[modifier | modifier le code]

Il faudrait produire un méthane de décharge assez pur pour faire un bon biocarburant de troisième génération, ce qui nécessite des équipements d'épuration. En effet, dans une décharge, la matière organique est mélangée à d'autres déchets, dont de plus en plus de déchets contenant des silicone ou des composés siliconés, et des composés organiques volatils de silice (COVSi) rendent ce gaz impropre à l'emploi dans les moteurs thermiques. La combustion de ces composés donne de la poussière de silice très abrasive qui limite la durée de vie des moteurs et use les pales de turbines. La technologie permet donc de traiter le biogaz de ces composés, pour le rendre propre à la valorisation par cogénération, ou le transformer en biométhane, similaire au gaz naturel, pouvant être utilisé comme carburant pour véhicules. Il est même à présent possible de l'injecter dans les réseaux de distribution du gaz naturel.

Un « digesteur anaérobie » expérimental est en cours d'étude et expérimentation au Canada, qui imite la digestion anaérobie à l'œuvre dans la panse des bovins. Des microorganismes méthanogènes vivant en symbiose avec les vaches savent en effet produire plus de méthane que de CO2, mais ils ont des exigences précises, en température et humidité notamment. La difficulté est de conserver les conditions de vies optimales de ces organismes dans un milieu constitué de déchets, ce qu'on tente ici de faire au moyen d'électrodes spéciales régulant la température du milieu. Ce sont ensuite des fibres creuses constituées d'une membrane perméable qui devraient séparer le CO2 du méthane qui pourra ensuite être brûlé comme source d'énergie, utilisé par la carbochimie ou compressé et stocké[3].
En aval, on distingue deux types d'installations, qui utilisent ce gaz pour produire de la chaleur dans des installations de chauffage collectif, réseau de chaleur, serres, briqueteries… et celles qui utilisent le gaz pour produire de l'électricité.

Devenir des lixiviats[modifier | modifier le code]

Deux solutions existent :

  • Traitement in-situ (Station de dépollution).
  • Traitement dans une installation spéciale

Dans le cadre d'un fonctionnement en mode "bio-réacteur", la recirculation dans le massif de déchet des lixiviats peut être réalisée, pour maintenir un taux d'humidité suffisant à la fermentation du massif de déchet.

Impacts environnementaux[modifier | modifier le code]

Les impacts et nuisances environnementales concernent surtout les anciennes décharges non étanches et non contrôlées.

  • Il s'agit éventuellement d'odeurs, mais plus souvent de pollution de l'air, de l'eau et des sols.
  • De très nombreuses décharges industrielles et urbaines ont été oubliées (Il en existait au moins une par commune, soit - à titre d'exemple- un minimum de 36 000 en France métropolitaine, rien que pour les déchets ménagers).
  • En zone rouge et lors de la reconstruction après les guerres mondiales, de nombreuses décharges ont pu recevoir des gravats mal triés pouvant contenir des munitions non explosées.
  • Les décharges émettent du méthane puissant Gaz à effet de serre.
    Il faut dans ce cadre différencier décharges compactées, inondées, ou couvertes d'une couche d'argile et celles qui ne sont pas compactées ; ces dernières, en raison du taux d'oxygène de l'air qui y circulent permettent une dégradation aérobie qui ne produit que très peu de méthane, à la différence des décharges compactées (En France selon l'ADEME, 40 % du tonnage enfoui de 1980 à 1985, 55 % entre 1985 et 1990, 72 % entre 1990 et 1993, et 87 % après 1993 ont été compactés, pour atteindre presque 100 % en 1999). En France, la loi encourage les décharges contrôlées (circulaire de mars 1987) à récupérer le méthane (biogaz) ou au moins à le brûler en torchère. Toujours selon l'Ademe en France, (10 % des décharges étaient ainsi équipées en 1993, 25 % en 1996 et 57 % en 1997), avec des rendements d'environ 60 % en 1999 qui pouvaient dans les années 2000 atteindre 80 %. Dans quelques cas, le biogaz est récupéré en amont, par exemple par fermentation de boues d'épuration (ex : Alimentation des bus de la Communauté urbaine de Lille).
    La Mission interministérielle de l'effet de serre a en France estimé qu'un bon réseau de captage du gaz de décharge permettait d'en diminuer les émissions de près de 100 %. Le problème est qu'en raison du bas coût de rachat de ce gaz, ces opérations sont peu rentables. De plus, nombre de décharges anciennes (il y en a au moins une par commune) ne sont pas suivies. Ce gaz est souvent gaspillé en France, mais le Canada, l'Angleterre ou l'Italie valorisent depuis longtemps une partie de leur gaz de décharge[4]. La nature des déchets joue aussi un rôle. Une étude australienne a montré par exemple que les poutres enfouies dans d'anciennes décharges n'ont perdu que peu de carbone. Au contraire, les « déchets verts » (feuilles, petites branches) fermentent très rapidement.
  • Les feux accidentels ou criminels de décharges sont saisonniers et courants dans les zones sèches et chaudes. Ils émettent des polluants mal connus et généralement non comptabilisés (comme ceux de feux de forêts) par les cadastres et inventaires de pollutions. Les déchets ménagers sont assez riches en produits contenant du chlore (PVC notamment) pour émettre en brûlant des dioxines et furanes en quantité importantes (environ 10 fois plus qu'un feu de broussaille ou de sous-bois forestier de bord de mer[5]).

Le cas des décharges sous-marines[modifier | modifier le code]

Décharge marine représentée sur un timbre de l'Ile Féroé.

Ce sont par exemple :

  • des fosses marines ou lacs utilisés pour éliminer des déchets dangereux (munitions et déchets radioactifs civils ou militaires, par exemple le lac Quinghai en Chine, ou la fosse des Casquets au large de la Normandie)
  • des décharges de munitions immergées, séquelles de guerres (au nombre d'une centaine au moins sur la façade littorale atlantique de l'Europe), et susceptibles de générer des impacts différés dans l'espace et dans le temps, mais importants.
  • des décharges de boues de curage de fleuves, estuaires ou ports. Ces boues sont généralement très polluées et leur volume augmente avec la dégradation des bassins versants qui se traduit par une érosion accrue. Au-dessus d'un certain volume, les opérations doivent maintenant en France faire l'objet d'une étude d'impact et d'une enquête publique. Pour l'Atlantique Nord-ouest, elles sont suivies par la Commission Ospar[6].

Stockage de déchets radioactifs[modifier | modifier le code]

Les centres d'évacuation définitive des déchets radioactifs sont appelés des centres de stockage définitif.

Exploitation des matériaux contenus dans les anciennes décharges[modifier | modifier le code]

Un même déchet peut selon les contextes être considéré tantôt comme un rebut tantôt comme une ressource[7] et alors que les métaux rares sont de plus en plus difficiles à trouver, la promotion de l'économie circulaire et de l'écologie industrielle tend à redonner de la valeur même à des déchets considérés comme ultimes, il y a quelques décennies ou années, devenus des matières reclyclables ou recyclats.

Après la guerre l'Allemagne a réutilisé les métaux de récentes décharges sous-marines de matériels de guerre (munitions immergées en particulier).

Au XXe siècle le méthane dégazant spontanément de décharges anciennes a parfois été exploité. De nombreux terrils, certains crassiers, des terrains de dépôts divers (mâchefers, boues et sables de dragage [8]..) ont été exploités.

De nombreuses décharges étaient autrefois sélectivement exploitées par des chiffonniers et ferrailleurs au fur et à mesure de leur constitution (comme l'est encore la vaste décharge Mbeubeuss de Dakar [9], dans le cadre d'une économie informelle[10], et dans ce cas non sans risques pour la santé publique) et c'est encore le cas dans les pays en développement. Des chèvres, cochons et volailles y sont également parfois conduits pour qu'ils y mangent les restes alimentaires présents dans les déchets. La production de compost et/ou la méthanisation[11] sont l'une des valorisations possibles de déchets propres et convenablement triés[12].

Certaines décharges et/ou leurs lixiviats contiennent de grandes quantités de matières humiques[13], de métaux lourds toxiques[14],[15], et de matériaux dont les prix ont augmenté et/ou qui deviennent valorisables, parfois plus proportionnellement que dans les bons minerais, mais les techniques de récupération, tri et recyclage de ces produits ont encore des coûts élevés et des défis technologiques (dont pour gérer de grandes quantités de composés volatils toxiques ou indésirables. Ces décharges seront pour longtemps une source potentielle de risque sanitaire[16], épidémiologiques[17] et donc écoépidémiologiques. En outre, avec la montée du niveau de la mer, plusieurs de ces décharges (dizaines à centaines de millions de tonnes de déchets ) seront probablement immergées en devenant une source nouvelle de pollution marine si elles ne sont pas inertées ou récupérées et déplacées.

Depuis 20 ans au moins[18],[19], l'opportunité d'utiliser d'anciennes décharges comme des mines à ciel ouvert, éventuellement dans le cadre d'opérations de dépollution[20], fait l'objet d'un nombre croissant d'études de marché et d'opportunités[21],[22] ou d'analyses critiques[23].

En Belgique, le Gouvernement flamand a approuvé en 2015 le principe du nettoyage d'anciennes décharges 'Landfill mining' (littéralement « minage de décharge », ce qui permettrait de tester de nouvelles formes d'exploitation du contenu d'anciennes décharges (il en existe au moins 2000 dans la région, couvrant 88 km2 soit 0.7% du territoire de la Flandre belge). Il est ainsi possible de récupérer du bois, du plastique, du métal, les métaux rares de déchets électriques et électroniques (valorisables de diverses manières selon Serge Tavernier, professeur de biochimie à l'Université d'Anvers (UA).. mais aussi une fois le site dépollué, il est également possible de récupérer du foncier valorisable par exemple en parcs périurbains, espaces enforestés, ou zones résidentielles et/ou de loisirs[24].

Le principe de proximité est encouragé par l'Europe pour ce qui concerne la gestion des déchets, mais ces stratégies de réutilisation/revalorisation peuvent toutefois se heurter au syndrome du Nimby.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Grand Dictionnaire Terminologique
  2. http://www.environnement.gouv.fr/IMG/pdf/Liste_CSDD_200702.pdf
  3. Brève avec Interview d'Edith Labelle, de l'Institut de technologie des procédés chimiques et de l'environnement du CNRC par nrc-cnrc. 2010-05-19, consulté 2010/07/14
  4. Source ADEME (évaluations portant de 1979 à 1997, sur la base des déchets déclarés enfouis depuis 1980), citée par Rapport OPECST no 224 (2001-2002) de Marcel Deneux/ Sénat français
  5. source : Facteurs d’émission de polluants de feux simulés de forêt et de décharge, étude Ineris/Ademe 2003, 17 p.
  6. Rapport OSPAR 2004 sur les immersions en mer de déchets, dont boues de dragage
  7. Bertolini G (1992) Les déchets : rebuts ou ressources ?. Économie et statistique, 258(1), 129-134.
  8. Triffault-Bouchet G (2004). Effets sur les écosystèmes aquatiques lentiques des émissions de polluants provenant de différents modes de valorisation/élimination de déchets-Application à des mâchefers d’UIOM et à des boues de dragage de canaux (Doctoral dissertation, Université de Savoie)
  9. Cisse Oumar (sous la direction de) 2012, Les décharges d'ordures en Afrique. Mbeubeuss à Dakar au Sénégal (résumé), publié 23/04/2012 ; ISBN 9782811106331
  10. CISSE Oumar (2007), L'argent des déchets. L'économie informelle à Dakar (résumé), ISBN 9782845869219, publié 01/11/2007
  11. Leclercy, D. (2002). Le compost : une filière de valorisation des déchets organiques à développer. Courriers de l'environnement, (47).
  12. Leclercy, D. (2002). Le compost : une filière de valorisation des déchets organiques à développer. Courriers de l’environnement, (47)
  13. Tahiri, A., Destain, J., Thonart, P., & Druart, P. (2014). Valorisation et propriétés des substances humiques des lixiviats de décharge. Journal of Materials and Environmental Science, 5.
  14. Keck, G. (2002). Toxicité associée aux déchets ménagers et à leurs filières de traitement.
  15. Bodjona, M. B., Kili, K. A., Tchegueni, S., Kennou, B., Tchangbedji, G., & El Meray, M. (2012). Évaluation de la quantité des métaux lourds dans la décharge d’Agoè (Lomé-Togo): Cas du plomb, cadmium, cuivre, nickel et zinc. International Journal of Biological and Chemical Sciences, 6(3), 1368-1380.
  16. Keck, G., & Vernus, E. (2000). Déchets et risques pour la santé. Techniques de l'Ingénieur-traité Environnement–G2.
  17. Saint-Ouen, M., Camard, J. P., Host, S., & Gremy, I. (2008). Données épidémiologiques récentes sur les effets sanitaires des installations de traitement des déchets ménagers et assimilés. Environnement, Risques & Santé, 7(1), 27-35.
  18. Krook, J., Svensson, N., & Eklund, M. (2012). Landfill mining: a critical review of two decades of research Waste management, 32(3), 513-520.
  19. Savage, G. M., Golueke, C. G., & Von Stein, E. L. (1993). Landfill mining: past and present. BioCycle (USA).
  20. Hogland, W., Marques, M., & Nimmermark, S. (2004). Landfill mining and waste characterization: a strategy for remediation of contaminated areas. Journal of material Cycles and Waste management, 6(2), 119-124 (résumé).
  21. Van der Zee, D. J., Achterkamp, M. C., & De Visser, B. J. (2004). Assessing the market opportunities of landfill mining. Waste management, 24(8), 795-804.
  22. Frändegård, P., Krook, J., Svensson, N., & Eklund, M. (2013). A novel approach for environmental evaluation of landfill mining. Journal of Cleaner Production, 55, 24-34.
  23. Jones, P. T., Geysen, D., Tielemans, Y., Van Passel, S., Pontikes, Y., Blanpain, B., ... & Hoekstra, N. (2013). Enhanced Landfill Mining in view of multiple resource recovery: a critical review. Journal of Cleaner Production, 55, 45-55.
  24. Vlaanderen gaat oude stortplaatsen ontginnen, publié 17-10-2015, consulté 24-10-2015

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Articles connexes[modifier | modifier le code]