Eugène Thirion

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Eugène Thirion
Thirion atelier.jpg

Eugène Thirion dans son atelier, vers 1890-1900.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 70 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation

Eugène-Romain Thirion, né à Paris le et mort dans la même ville le , est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Eugène Thirion entre dans l'atelier de François-Édouard Picot dès 1857. En 1860, il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de Picot, d'Alexandre Cabanel et de Charles Gleyre dans le genre du paysage. Il concourt au prix de Rome du paysage historique en 1861 avec Mercure et Argus. Il tente une première fois de remporter le prix de Rome de peinture d'Histoire en 1862 avec Véturie aux pieds de Coriolan[1], et participe de nouveau au concours l'année suivante avec Joseph se fait reconnaître par ses frères[2], sans succès. Une nouvelle fois candidat en 1864, il obtient un second grand prix avec Homère dans l'île de Scyros (Tournus, musée Greuze), aux côtés d'Alexandre-Louis Leloir, tandis que le premier grand prix est attribué à Diogène Maillart.

Il entame une carrière prolifique dans la peinture d'Histoire et la peinture décorative. Dès les années 1860, il fait partie de l'équipe de artistes chargés de décorer l'hôtel de la marquise de la Païva sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris : il peint le plafond du salon des Griffons de figures allégoriques représentant Les quatre Parties du monde et, au centre, une Flore. Au Salon de 1867, il présente un grand tableau illustrant Persée vainqueur de Méduse[3] (réduction à musée d'art et d'archéologie de Senlis), et expose au Salon de 1876 son œuvre la plus célèbre, Jeanne d'Arc écoutant ses voix (Chatou, église Notre-Dame).

Il participe dans les années 1870 aux décors peints de l'Opéra de Paris, réalisant les allégories des mois de Juillet et d’Août sur le mur est de la galerie du Glacier, aux côtés d'œuvres de Georges Clairin, Ulysse Butin, Ernest Ange Duez et Nicolas Félix Escalier. En 1880, il remporte le concours pour le décor du plafond de l'escalier d'honneur de la mairie du 12e arrondissement de Paris et exécute une grande composition décorative évoquant Les Industries du 12e arrondissement, l'Instruction et l'Assistance publique.

Vers 1893, il peint la figure de L'Histoire pour le salon des Lettres du nouvel hôtel de ville de Paris. En 1898, il reçoit la commande d'une composition décorative pour orner la galerie des Professeurs à la nouvelle Sorbonne[4]. En 1902, il décore la salle des mariages du nouvel hôtel de ville de Tours avec trois compositions monumentales évoquant les activités de Tours et les personnalités historiques de la région.

Œuvres d'Eugène Thirion[modifier | modifier le code]

Peinture Titre Date Dimensions Notes Lieu de conservation
Thirion Sainte Marie l'Egyptienne.jpg
La Mort de sainte Marie l'Égyptienne
1863
Musée d'art et d'histoire de Lisieux
Thirion Homère.jpg
Homère dans l'île de Scyros
1864
114,6 x 147 cm
Second grand prix de Rome en 1864.
Tournus, musée Greuze
Saint Sylvain, martyr
1864
Tours, musée des Beaux-Arts de Tours
L'Europe
Médaillon du salon des Griffons.
Paris, Hôtel de la Païva
L'Afrique
Médaillon du salon des Griffons.
Paris, Hôtel de la Païva
L'Amérique
Médaillon du salon des Griffons.
Paris, Hôtel de la Païva
L'Asie
Médaillon du salon des Griffons.
Paris, Hôtel de la Païva
Flore
Composition centrale du plafond du salon des Griffons.
Paris, Hôtel de la Païva
Le Lévite d'Ephraïm maudissant la ville de Gabaa
1865
Perpignan, musée Hyacinthe Rigaud
Eugène Thirion Saint Vincent Martyr.jpg
Saint Vincent martyr
1866
216 x 312 cm
Musée des beaux-arts de Bordeaux
Thirion Persée vainqueur.jpg
Persée vainqueur de Méduse
Salon de 1867
240 x 135 cm
Collection particulière[réf. nécessaire]
Persée vainqueur de Méduse.jpg
Persée vainqueur de Méduse (réduction)
1867
100 x 58,5 cm
Musée d'art et d'archéologie de Senlis
Saint Paul, premier ermite, et saint Antoine
1868
228 x 297 cm
Paris, musée d'Orsay
Saint Séverin distribuant les aumônes
1869
278 x 188 cm
Œuvre détruite en 1944.
Musée des beaux-arts de Caen
La Sainte Famille Thirion.jpg
La Sainte Famille
1870-1873
Commandé en 1870 pour la chapelle Saint-Joseph à l'église de la Trinité de Paris.
Paris, église de la Sainte-Trinité
Le Songe de Joseph Thirion.jpg
Le Songe de saint Joseph
1870-1873
Commandé en 1870 pour la chapelle Saint-Joseph à l'église de la Trinité de Paris.
Paris, église de la Sainte-Trinité
Épisode de l'éruption du Vésuve[réf. nécessaire]
1872
Localisation inconnue[réf. nécessaire]
Thirion Judith Victorieuse Tours.jpg
Judith victorieuse
1873
205 x 122 cm
Musée des beaux-arts de Tours
Rebecca à la fontaine
1874
160 x 120 cm
Musée des beaux-arts de Carcassonne
Eugène Thirion Saint sébastien martyr.jpg
Saint Sébastien martyr
Vers 1875
301 x 203 cm
Paris, musée d'Orsay
Jeanne d'Arc écoutant ses voix (esquisse)[réf. nécessaire]
1876
Collection Changeux[réf. nécessaire]
Jeanne d' Arc (Eugene Thirion).jpg
Jeanne d'Arc écoutant ses voix
1876
225 x 163 cm
Chatou, église Notre-Dame
Jeanne d'Arc écoutant ses voix (autre version)
1876
Musée des beaux-arts de Rouen
Juillet
Décor du mur Est de la Galerie du Glacier.
Paris, Opéra Garnier
Août
Décor du mur Est de la Galerie du Glacier.
Paris, Opéra Garnier
Thirion Mairie du XIIe arrondissement.jpg
Les Industries du XIIe arrondissement, l'Instruction et l'Assistance publique
1880-1881
Décor du plafond de l'escalier d'honneur.
Mairie du 12e arrondissement de Paris
L'Épave du Vengeur (esquisse)[réf. nécessaire]
1883
27 x 36 cm
Collection particulière[réf. nécessaire]
L'Épave du Vengeur
1883
140 x 245 cm
Œuvre détruite dans l'incendie du musée en 1915.
Musée des beaux-arts d'Arras
Moïse sauvé des eaux
Vers 1885
105 x 230 cm
Rome, Ambassade de France, Palais Farnèse
Les Nuits de Musset
1887
Amiens, musée de Picardie
L'Amour et Psyché
Vers 1889
250 x 159 cm
Musée des beaux-arts de Nantes
Thirion, L'Histoire 2.jpg
L'Histoire
1893
Décor du Salon des Lettres.
Hôtel de ville de Paris
La France armée protégeant la Paix (esquisse)
1895
39 x 28 cm
Esquisse pour une allégorie destinée au ministère de la Guerre.
Montauban, musée Ingres
La Force protégeant le Droit (esquisse)
1895
39 x 28 cm
Esquisse pour une allégorie destinée au ministère de la Guerre.
Montauban, musée Ingres
Paysage antique
1898-1900
400 x 300 cm
Composition pour le mur de la galerie des Professeurs.
Paris, Université de la Sorbonne
Œdipe et Antigone sur le chemin de Thèbes
1899
133,3 x 195,6 cm
Musée des beaux-arts de Rouen
La Céramique
1902
320 x 286 cm
Décor de la Salle des mariages.
Tours, hôtel de ville
L'Imprimerie
1902
320 x 286 cm
Décor de la Salle des mariages.
Tours, hôtel de ville
Les Hommes célèbres de Touraine
1902
410 x 428 cm
Décor de la Salle des mariages.
Tours, hôtel de ville
Une quarantaine au château d'If
1904
98 x 130 cm
Musée des beaux-arts de Rennes
Portrait de Louis Martin
1905
103,5 x 86 cm
Le Puy, musée Crozatier
L'Enlèvement de Déjanire
1905
230 x 193 cm
Paris, musée d'Orsay
Réunion du conseil municipal de Bourron-Marlotte (esquisse)
1909
54 x 74 cm
Château de Nemours
Héro attendant Léandre
Non daté
131 x 83 cm
Le Mans, musée de Tessé
Le Tambour de village
Non daté
132,5 x 85 cm
Musée des beaux-arts de Beaune
Un fondouk à Biskra
Non daté
71,5 x 107 cm
Musée des beaux-arts de Rennes

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dessin préparatoire à Paris, École nationale supérieure des beaux-arts, inv.PC 18081-1862-7.
  2. Dessin préparatoire, Paris, École nationale supérieure des beaux-arts, inv.PC 18081-1863-10.
  3. Salon de 1867, no 1456.
  4. Geneviève Bresc-Bautier (et al.), La Sorbonne : un musée, ses chefs-d'œuvre, 2007, Paris, Éditions de la Réunion des musées nationaux, p. 261 (notice par Christian Hottin).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]