Bazas

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Bazas
Place de la Cathédrale.
Place de la Cathédrale.
Blason de Bazas
Blason
Bazas
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Canton Le Sud-Gironde
Intercommunalité Communauté de communes du Bazadais
(siège)
Maire
Mandat
Bernard Bosset
2014-2020
Code postal 33430
Code commune 33036
Démographie
Gentilé Bazadais
Population
municipale
4 734 hab. (2014)
Densité 127 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 25′ 58″ nord, 0° 12′ 38″ ouest
Altitude Min. 34 m
Max. 123 m
Superficie 37,29 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-bazas.fr

Bazas est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Capitale du Bazadais, ancien évêché, elle conserve une importante parure monumentale héritée en partie du Moyen Âge et symbolisée par la cathédrale Saint-Jean-Baptiste.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bazas en Gironde.

La commune de Bazas se situe dans le sud-est du département, sur de légers reliefs à l'entrée de la forêt des Landes de Gascogne, à 59 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département et à 16 km au sud de Langon, chef-lieu d'arrondissement[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Cazats au nord, Brouqueyran au nord-nord-est, Lados et Gans au nord-est, Gajac à l'est-nord-est, Saint-Côme à l'est, Sauviac au sud-est, Cudos au sud, Marimbault au sud-ouest, Lignan-de-Bazas à l'ouest, Le Nizan au nord-ouest et Aubiac au nord-nord-ouest.

Communes limitrophes de Bazas
                       Aubiac
Le Nizan
                    Brouqueyran
Cazats
Lados
      Gans
          Gajac
Lignan-de-Bazas Bazas Saint-Côme
Marimbault Cudos Sauviac

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route départementale D 12 reliant Auros au nord et la route nationale 524 au sud et par l'axe contigu des routes départementales D 3 et D 655, la première menant, vers l'ouest, à Villandraut et au-delà au bassin d'Arcachon, la seconde menant, vers l'est, à Grignols et Agen (Lot-et-Garonne).

Bazas est traversée par l'autoroute A65. Elle y est reliée par le diffuseur no 1, dit de Bazas, distant de 3 km du centre-ville.

Aucune ligne de chemin de fer ne dessert la commune, la gare SNCF la plus proche, distante de 16 km par la route vers le nord-est, étant celle de la Langon sur la ligne ferroviaire Bordeaux - Sète du TER Aquitaine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Bazas vient de civitas basatica, « cité des Vasates ». Son nom antique était Cossium, une latinisation de l'aquitanique *koiz, en gascon Coç, désignant un « tertre ».

En gascon, le nom de la commune est Vasats ou Bazats.

L'itinéraire de l'Anonyme de Bordeaux passe dans la région et mentionne ce site.

Histoire[modifier | modifier le code]

À partir du 1er âge du fer, Bazas s’affirme comme une des places fortes du Sud-Ouest en se dotant de remparts et de portes monumentales qui lui confèrent très tôt un rôle militaire et une certaine suprématie.

D'après un poème de Paulin de Pella, en 414, la ville échappe à la destruction par les Goths[2].

Cité épiscopale située sur le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, Bazas fut, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, siège d’un diocèse. Siège du présidial, Bazas cumule les fonctions administratives et judiciaires et s’impose alors très vite comme la plus puissante ville. Son prestige lui vaut d'ailleurs les visites d'illustres personnages tels Richard Cœur de Lion et Charles Quint.

Disputée par Anglais et Français au cours de la guerre de Cent Ans, Bazas revient à la France en 1441.

Avant sa mort, le roi Louis XI confirme sa protection royale par lettres patentes en février 1483[3].

1561 est une date sombre dans l'histoire de Bazas touchée alors par les guerres de religion : les huguenots pénètrent dans la ville et dévastent la cathédrale. L'illustre évêque Arnaud de Pontac en sauve le triple portail d'une destruction totale et la restaure.

En 1562, le sire de Duras du parti huguenot prend la ville : il y coupe les lèvres des prêtres[4].

Louis XIV y loge à son retour de Saint-Jean-de-Luz où il avait épousé Marie-Thérèse d'Autriche[5].

Bazas a su conserver de cet âge d'or de superbes vestiges. Classée monument historique dès 1840, la cathédrale gothique est le plus important monument de la cité. Édifiée du XIe au XIVe siècles, elle fut rebâtie entre 1583 et 1655.

Sous l'Ancien Régime, Bazas était composée des paroisses Saint-Jean (cathédrale), Saint-Vincent de Cabouzits et son annexe Saint-Hippolyte, Saint-Martin et son annexe Notre-Dame-de-Conques, Saint-Romain de Poussignac, Notre-Dame du Mercadil et son annexe Saint-Romain de Tontoulon, Saint-Christophe de Guiron, Saint-Michel de Laprade et de la chapelle Saint-Antoine de l'hôpital[6].

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Sous-préfecture jusqu'en 1926, au profit de Langon, qui récupère également le territoire de la sous-préfecture de La Réole.

Voir aussi : liste des évêques de Bazas.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Bazas.
Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
ca 1814   de Montfort    
...        
1895 1925 Marcel Courrégelongue RG Enseignant et propriétaire
Conseiller général (1898-1925) - Sénateur (1904-1924)
1925 1929 Alfred Seguinard    
1929 1944 Jean Peyrie RG Médecin, conseiller général (1925-1940)
1944 1971 Marcel Martin DVG puis DVD Médecin, conseiller général (1945-1970)
1971 1977 Jean Gourgues    
1977 1989 Henri Martin   Docteur
1989 2008 Paul Marquette DVD  
mars 2008 en cours Bernard Bosset[8] DVD puis NC-UDI Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2009[9].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Salvatierra/Agurain (Espagne) depuis 1996[10] située dans la Province d'Alava.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Bazadais[11].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 734 habitants, en augmentation de 1,59 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 540 4 215 4 244 4 019 4 255 4 446 4 515 4 593 4 627
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 628 4 471 4 766 5 023 5 073 5 114 5 034 4 948 4 806
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 695 4 684 4 704 4 372 4 410 4 356 4 450 4 290 4 239
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
4 453 4 567 4 748 4 704 4 379 4 357 4 607 4 731 4 734
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services publics[modifier | modifier le code]

Poste, gendarmerie, pompiers, écoles, collège, lycée, lycée professionnel et lycée agricole, hôpital, perception, DDE.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Berceau de la race bovine bazadaise. Polyculture et élevage, forêt des Landes dans la partie sud et ouest de son territoire.
  • Industrie métallique : RD Productions (fabrication de portails), Transtechnic, Sotomeca, Malambic.
  • Industrie du bois : fabrique de portes isoplane (Fonmarty et fils), meubles en teck (Cobex).
  • Industrie agro-alimentaire : LDC Aquitaine (groupe LDC), Laurial, abattoir municipal, NPA (conserverie).
  • Industries diverses : compteurs paragel (Persohn SA).
  • Commerces et artisanat, banques, tourisme.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Lac de la Prade.

Le lac de la Prade est une retenue d'eau artificielle (un lac de barrage) créée dans les années 1980 pour l'irrigation des terres agricoles. À cette vocation première, d'autres usages se sont ajoutés au fil des années (pêche ou promenade) et le lac est aujourd'hui géré et entretenu dans une optique plus écologique, orientée notamment vers l'accueil de l'avifaune. Le site est géré par le conservatoire d'espaces naturels d'Aquitaine[23] en partenariat avec la communauté de communes du Bazadais. Les modes de gestion appliqués favorisent une importante diversité végétale où se côtoient, depuis les zones humides jusqu'aux coteaux secs, toute une série de milieux intermédiaires abritant une flore caractéristique à chacun d'eux. Plus de 300 espèces végétales ont été recensées sur ce site, et cela, sans compter les mousses, les champignons, les lichens et les fougères. Un itinéraire de découverte est proposé au public, agrémenté de panneaux et panonceaux explicatifs. Un livret-guide est également disponible.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Bazas se blasonnent ainsi :

De gueules à la tour maçonnée de sable, donjonnée de deux pièces, mouvant du flanc senestre, adextrée de saint Jean Baptiste à genoux devant son bourreau contourné brandissant une épée, le tout d'or, sur une terrasse de même, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or[24].

« Les armoiries de Bazas étaient, de tout temps, de gueules à une décollation de saint Jean-Baptiste, représenté à genoux devant la porte d'une prison, tendant le cou au bourreau contourné, qui a le bras levé pour le décoller avec son coutelas ; le tout d'or et surmonté d'une couronne ducale. »[25]

« En 1814, le duc d'Angoulême arriva incognito à Bazas et y fut reçu par le comte Pierre-Henry de Brocas de La Nauze et reconnu le 11 mars. Louis XVIII conserva toujours un souvenir de l'accueil bienveillant fait par les Bazadais à un prince du sang de leurs rois, et en témoignage de sa reconnaissance, autorisa la ville de Bazas, à la demande de M. D'Escure, sous-préfet, et de M. de Montfort, maire, d'ajouter à ses armoiries antiques un chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or, posées en face, avec la devise : Bazas, 11 mars 1814. »[25]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 53,7 km pour Bordeaux et 13,3 km pour Langon. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 17 juin 2011.
  2. Perevalov S. M., Lebedynsky Iaroslav, Bazas 414 : la rupture de l'alliance alano-gothique, in Dialogues d'histoire ancienne, vol. 26, no 1, 2000, p. 175-193.
  3. Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, février 1483 (1482 avant Pâques)
  4. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 234.
  5. plaque apposée sur la maison
  6. "content":["FRAD033_IR_4E_B_tt1-13",false,"sdx_q11"} Gironde Archives en ligne] sur les Archives départementales de Gironde.
  7. Maires de Bazas sur le site officiel de la commune.
  8. Commune de Bazas sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 5 juillet 2011.
  9. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Bazas, consultée le 26 octobre 2017
  10. « Jumelage(s) de Bazas », sur l'atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures du Ministère des Affaires étrangères (consulté le 14 mars 2013)
  11. Nom des habitants des communes françaises sur habitants.fr, consulté le 5 juillet 2011.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Notice MH des vestiges de l'enceinte », notice no PA00132528, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 26 août 2011.
  17. « Notice MH de l'hôtel de ville », notice no PA00083133, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 26 août 2011.
  18. « Notice MH de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste », notice no PA00083131, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 16 août 2010.
  19. « Notice MH de la maison de l'Astronome », notice no PA00132528, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 26 août 2011.
  20. Jacques Gardelles - Aquitaine gothique - pp. 151-152 - Picard - Paris - 1992 - (ISBN 2-7084-0421-0)
  21. « Notice MH de l'église Notre-Dame dou Mercadilh », notice no PA00083132, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 16 août 2010.
  22. « Notice MH de l'hospice », notice no PA33000072, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 26 août 2011.
  23. Le site du CEN Aquitaine
  24. Blason dessiné d'après un blason en pierre et celui d'une plaque de rue
  25. a et b Source : Patrice-John O'Reilly, Essai sur l'histoire de la ville et de l'arrondissement de Bazas, , 478 p. (lire en ligne), p. 15 & 16