Victurnien-Jean-Baptiste de Rochechouart de Mortemart

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Victurnien Jean-Baptiste
de Mortemart
Image illustrative de l’article Victurnien-Jean-Baptiste de Rochechouart de Mortemart

Titre 9e Duc de Mortemart
(et pair de France)
(1771-1812)
Prédécesseur Jean-Victor de Rochechouart
Successeur Casimir de Rochechouart
Arme Artillerie
Infanterie
Grade militaire Maréchal de camp
Années de service 1768 - 1802
Commandement Régiment de Lorraine
Régiment de Mortemart
Conflits Guerres révolutionnaires
Biographie
Dynastie Maison de Rochechouart
Famille de Mortemart
Nom de naissance Victurnien Jean-Baptiste Marie de Rochechouart de Mortemart
Naissance
Everly[1]
Décès (à 60 ans)
Paris
Père Jean-Victor de Rochechouart
Conjoint 1° Anne d'Harcourt
2° Adélaïde de Cossé-Brissac

Ornements extérieurs Duc et pair de France.svg
Blason fam fr de Rochechouart-Mortemart.svg

Victurnien Jean-Baptiste Marie de Rochechouart, prince de Tonnay-Charente puis 10ème duc de Mortemart (Everly[1], Paris, ), est un officier et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.

Il était de « l'illustre[1] » maison de Rochechouart, dont une branche prit, à partir du XIVe siècle, le nom de la baronnie et marquisat de Mortemart (Haute-Vienne) érigé en duché-pairie en [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Frère aîné de Victurnien Bonaventure de Rochechouart, marquis de Mortemart, Victurnien Jean-Baptiste Marie de Rochechouart nait le . Il est baptisé à Paris, paroisse Saint Sulpice [2]. Il est le fils de Jean Victor de Rochechouart, 9ème duc de Mortemart, pair de France, brigadier des armées du Roi (1712 - 1771), et de sa troisième épouse, Charlotte Nathalie de Manneville (1725 - 1762).

Il entre, en , à l'École d'artillerie de Strasbourg. En 1771, il devient capitaine commandant au régiment de Navarre.

Au décès de son père, le 30 juillet 1771, il lui succède comme duc de Mortemart et pair de France. Il est le dixième duc de Mortemart [3].

Le , il est nommé colonel du régiment de Lorraine-Infanterie. Le 1er janvier 1784, il est promu brigadier d'infanterie, puis le 9 mars 1788 maréchal-de-camp .

De 1771 à 1791, il louait la seigneurie de Préaux au prince François-Xavier de Saxe.

Après avoir fait partie de la seconde assemblée des notables, et soutenu au parlement, en sa qualité de pair, les revendications des protestants[1], il est élu, le , député de la noblesse du Bailliage de Sens aux États généraux de 1789, en même temps que son frère est élu député de la Noblesse du Baillage de Rouen.

Aux États-généraux, il soutient les plans de Necker. Il s'oppose aux réformes demandées par la majorité de l'assemblée. Il proteste notamment contre la suppression des droits de péage et de minage, et donne sa démission de l'Assemblée constituante le [1]. Il est remplacé par son suppléant, le marquis de Maubec.

Il émigre en 1791, et, après avoir fait la campagne de 1792 à l'armée des princes, passe en Angleterre, où « le roi Georges III l'accueillit avec bienveillance »[4] et « distinction »[1].

Commandant un corps de Français émigrés à la solde britannique, le duc de Mortemart revient sur le continent à l'automne 1794.

En 1795, il fait partie, des troupes débarquées à Guernesey, et passe, en 1796, en Portugal, où il sert jusqu'en 1802.

Son régiment ayant été licencié au moment de la paix d'Amiens[1], en 1802, le duc rentre en France « où il vécut paisiblement[1] ».

M. de Mortemart venait d'être nommé par l'Empereur membre du conseil général du département de la Seine [5], le , quand il est subitement emporté par une fièvre pernicieuse [1] le 4 juillet suivant.

Le duc de Mortemart cultivait les lettres. Il a laissé inédits plusieurs ouvrages « d'un ordre supérieur »[5], tels qu'un poème de Joseph en Égypte, et une traduction en vers du Paradis perdu de Milton, ainsi que quelques contes et poésies légères[5].

Victurnien Jean-Baptiste
de Mortemart
Fonctions
Député du bailliage de Sens
Élection
Monarque Louis XVI, Roi de France et de Navarre, puis roi des Français
Législature États généraux de 1789
Assemblée nationale constituante
Groupe politique Noblesse
Successeur Louis Gabriel de Planelli de Maubec
Conseiller général du département de la Seine
Biographie
Nationalité Drapeau de la France Française
Diplômé de École d'artillerie de Strasbourg
Liste des députés aux États généraux de 1789, par ordre, bailliage et sénéchaussée
Liste alphabétique des membres de l'Assemblée constituante de 1789

Titres[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Coupé d'un trait, parti de trois autres qui font huit quartiers au 1, de gueules, au croissant de vair (de Maure) ; au 2, d'azur, à trois fleurs-de-lis d'or au bâton péri en bande de gueules (de Bourbon) ; au 3, de gueules, à neuf macles d'or (de Rohan) ; au 4, burelé d'argent et d'azur de dix pièces à trois chevrons de gueules brochants sur le tout, le premier écimé (de La Rochefoucauld); au 5, d'argent, au guivre d'azur couronné d'or engoulant un enfant de gueules (de Milan-Visconti) ; au 6, de gueules, aux chaînes de Navarre d'or (de Navarre); au 7, de gueules, au pal de vair (d'Escars) ; au 8, d'hermine plain (Bretagne). Sur le tout fascé enté de six pièces d'argent et de gueules (de Rochechouart).[6],[7]

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

(2°) le , Adélaïde-Pauline-Rosalie de Cossé-Brissac (23 janvier 1765 - 2 mai 1820), fille unique de Louis-Hercule-Timoléon de Cossé (1734-1792), duc de Brissac, pair et grand panetier de France, chevalier des ordres du Roi, lieutenant-général des armées, gouverneur de Paris, commandant en chef de la garde constitutionnelle du Roi massacré à Versailles le 9 septembre 1792, et d'Adélaïde-Diane-Hortense-Délie Mancini, fille du duc de Nivernais. Le duc de Mortemart a eu pour enfants :

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i et j Robert & Cougny 1891, p. 440.
  2. Christophe Levantal, Ducs et pairs et duchés-pairies laïques à l'époque moderne (1519-1790), Paris, Maisonneuve & Larose, , 1220 p., p. 796
  3. Christophe Levantal, Ducs et pairs et duchés-pairies à l'époque moderne (1519-1790), Paris, Maisonneuve & Larose, , 1220 p., p. 794 - 796
  4. a et b Courcelles 1827, p. 191.
  5. a b c et d Courcelles 1827, p. 192.
  6. a b c et d Bunel 1997-2011, p. Duché de Mortemart.
  7. Rietstap 1884.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]