Français (peuple)

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Français
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Personnalités françaises, du XVe siècle à nos jours :
1re rangée : Jeanne d'ArcJacques CartierRené DescartesMolièreBlaise PascalLouis XIVVoltaireDenis DiderotNapoléon Ier
2e rangée : Victor HugoAlexandre DumasÉvariste GaloisLouis PasteurJules VerneGustave EiffelPierre de CoubertinHenri de Toulouse-LautrecMarie Curie
3e rangée : Marcel ProustCharles de GaulleJoséphine BakerJacques-Yves CousteauAlbert CamusÉdith PiafFrançois MitterrandBrigitte BardotZinédine Zidane

Populations significatives par région
Drapeau de la France France 66 318 000[1]
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni + 300 000
Drapeau de la Suisse Suisse 158 862
Drapeau des États-Unis États-Unis 125 171
Drapeau de la Belgique Belgique 113 563
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 110 000
Drapeau de l'Espagne Espagne 95 052
Drapeau du Canada Canada 78 647
Drapeau d’Israël Israël 54 886
Drapeau de l'Italie Italie 46 987
Drapeau du Maroc Maroc 45 269
Drapeau du Luxembourg Luxembourg 30 352
Drapeau de l'Algérie Algérie 30 344
Drapeau du Brésil Brésil 19 754
Drapeau de l'Australie Australie 19 104
Drapeau du Sénégal Sénégal 18 332
Drapeau de l'Argentine Argentine 14 444
Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire 13 778
Drapeau de Monaco Monaco 9 800
Population totale 108 000 000 env.[réf. nécessaire]
Autres
Régions d’origine Europe de l'Ouest
Langues Français, alsacien, arpitan, basque, breton, catalan, corse, francique mosellan, occitan
Religions Traditionnellement et majoritairement catholique (cf. Religion en France)
Ethnies liées Peuples latins
Peuples germaniques
Celtes
Canadiens français
Franco-Américains

Les Français sont un peuple, une nation ou un groupe ethnique présent essentiellement en France. L'appartenance à ce groupe peut être légale, historique ou culturelle.

Historiquement, les Français descendent de peuples d’origine celtique (Gaulois) — mis à part les Basques, le peuple corse et les Catalans —, ces derniers se mélangent plus tard aux Latins (les Romains, principalement dans le Sud-Est de la France), et aux Germains (les Francs, principalement dans le Nord-Est de la France)[2]. L'ethnonyme qui fait référence aux Francs germanophones a survécu et s’applique maintenant aux Français modernes. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la France était encore une mosaïque de coutumes et d’identités locales et régionales. Aujourd’hui, la plupart des Français parlent la langue française comme langue maternelle, mais certaines langues comme l'alsacien, le normand, l’occitan, l’auvergnat, le corse, le basque, le flamand français ou le breton restent parlées dans certaines régions (voir Politique linguistique de la France).

En raison du taux élevé d’immigration à partir du milieu du XIXe siècle et depuis que les gouvernements français choisirent de définir la France comme une nation inclusive aux valeurs universelles, la société française moderne peut être considérée comme un melting-pot[3]. Ces valeurs voulues universelles furent utilisées pour l’assimilation des immigrants qui devaient adhérer aux valeurs traditionnelles françaises et à ses normes culturelles. Depuis le milieu des années 1980, les gouvernements ont décidé de laisser les nouveaux arrivants conserver leurs cultures et traditions distinctives et, en lieu et place d’une assimilation, requièrent depuis de leur part une simple intégration[4]. Les citoyens français ont assimilé leur nationalité à leur citoyenneté ainsi que fait la loi française[5].

En dehors de la France métropolitaine, les Français et les personnes d'ascendance française peuvent être trouvés dans le monde entier, dans les départements et territoires de la France outre-mer tels que les Antilles françaises, et dans les pays étrangers avec d'importants groupes de population francophones ou non, tels que la Suisse (Français suisse), les États-Unis (Français américains), Canada (Canadiens français), l'Argentine (Français argentins), le Brésil (Français brésiliens) ou l'Uruguay (Français uruguayens). Certains d'entre eux revendiquent additionnellement une identité culturelle française[6],[7].

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

L'adjectif français peut être employé pour qualifier ce qui est relatif à la France : sa langue, sa civilisation, sa culture.

Le qualificatif français a deux sens :

  • l’ensemble des 65 585 857 personnes (au 1er janvier 2013) qui résident en France, dont 33 817 227 femmes et 31 768 630 hommes[8], soit 235 676 Français de plus qu'au 1er janvier 2012.
C'est le sens utilisé communément, notamment par l'Insee pour les recensements qui comptabilisent toutes les personnes qui résident en France, quelle que soit leur nationalité. Français est le gentilé de France, c'est-à-dire que les personnes qui habitent en France sont appelées des Français. Le recensement de ces personnes résidant en France (c'est-à-dire les personnes qui habitent en France, de nationalité française ou étrangère) est assuré par l'Insee sous le vocabulaire Population totale de la France[9]. Au 1er janvier 2008, la population de la France était de 63 753 140 habitants (France métropolitaine [10] + DOM) + 720 000 (TOM) soit 64 473 140 habitants[11] dont 5,7 % d'étrangers[12].
  • l’ensemble des 63 379 349 personnes (au 1er janvier 2013) de nationalité française, qu'ils habitent en France ou à l'étranger.
Ce sont les citoyens de la République française « sans distinction d'origine, de race, ou de religion ». Le Code civil définit la nationalité française, les conditions de son obtention ainsi que les droits et devoirs inhérents à celle-ci. Le nombre de Français (au sens de « personnes ayant la nationalité française ») est estimé au 1er janvier 2013 à 65 585 857 habitants moins les 3 817 562 étrangers[13], plus les 1 611 054 personnes de nationalité française expatriées[14]), soit un total de 63 379 349.

Peuple français[modifier | modifier le code]

L'expression peuple français désigne, dans son acception juridique française, l'ensemble des personnes de nationalité française au nom duquel la justice est quotidiennement rendue et qui légitime toute action du gouvernement français. Toutefois, cette expression a pris dans l'histoire des sens différents, notamment avant que la notion de nationalité soit définie au cours du XIXe siècle, et elle a été aussi largement utilisée dans des contextes politiques variés où elle ne désignait pas simplement une notion juridique.

Le mot peuple désigne l’ « ensemble des humains vivant en société sur un territoire déterminé et qui, […] présentent une homogénéité relative de civilisation et sont liés par un certain nombre de coutumes et d'institutions communes » ou « ayant une même origine ethnique ou une même religion, ont le sentiment d'appartenir à une même communauté »[15]. Le sens moderne de nation est assez proche de celui de peuple, mais ajoute souvent l'idée d'État (souhaité, autonome ou indépendant)[16].

En principe, depuis la Révolution française, il n'y a en France métropolitaine qu'un seul peuple et les statistiques ethniques n'y sont pas autorisées (sauf en Nouvelle-Calédonie[17]). Dans l’état civil français, l’origine ethnique n’est pas indiquée et n’a pas d’existence juridique[18], ce qui n’empêche pas l’existence de dispositions réglementaires obligeant les français nés hors de France à faire la preuve de la nationalité française de leurs ascendants, lorsqu'ils souhaitent renouveler leurs documents d’identité[19].

Le peuple de France est défini juridiquement par toutes les personnes qui vivent dans l'État-nation français et sont désireuses d’en être des citoyens[réf. nécessaire]. Cette définition de l'État-nation français rejette l’idée selon laquelle le peuple français serait un groupe ethnique particulier. Cette posture explique la difficulté d’identifier le « groupe ethnique français » : la conception française de la nation est radicalement opposé (et de fait a été pensée en opposition) à la conception allemande du Volk (le peuple au sens de « groupe ethnique »). La notion de groupes ethniques en France n'a pas d'existence juridique, sa pertinence est souvent contestée et l'état civil français ne mentionne aucune caractéristique « ethnique »[18].

Citoyenneté et résidence légale[modifier | modifier le code]

Être citoyen français, selon le premier article de la Constitution française, c’est être un citoyen de France, quel que soit son origine, sa race ou sa religion (sans distinction d'origine, de la race ou de religion)[5]. Selon ces principes, la France s’est elle-même consacré à être un territoire générique où les gens sont liés entre eux par la langue française et la volonté supposée de vivre ensemble, tel que défini par Ernest Renan dans « plébiscite de tous les jours » (« Le référendum de tous les jours » sur la volonté de vivre ensemble, essai de Renan de 1882 « Qu'est-ce qu’une nation? »). Le débat sur l'intégration de ce point de vue avec les principes qui sous-tendent l'Union européenne reste ouvert.

Un grand nombre d'étrangers[20] ont traditionnellement été autorisés à vivre en France et ont réussi à le faire. En effet, le pays a longtemps valorisé son ouverture, sa tolérance et la qualité de ses services disponibles[21]. La demande de citoyenneté française est souvent interprétée comme une renonciation à la nationalité précédente, à moins qu'il existe un accord de double citoyenneté entre les deux pays (par exemple, tel est le cas avec la Suisse : on peut être à la fois français et suisse). Les traités européens ont formellement autorisé les déplacements au sein de l’Union européenne et les citoyens européens jouissent du droit à l'emploi (mais pas en tant que stagiaires dans certaines branches réservées comme par exemple la magistrature).

Se voyant comme une nation inclusive avec des valeurs universelles, la France a longtemps préconisé l'assimilation. Cependant, le succès de l’assimilation a été remis en question récemment en raison de l’insatisfaction croissante due notamment à l’apparition d’enclaves ethnoculturelles (communautarisme). Les émeutes françaises de 2005 dans certaines banlieues en difficulté (les quartiers sensibles) sont un exemple de ces tensions. Certains analystes refusent cependant d’y voir des conflits ethniques (comme dans d'autres pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni) et y voient plutôt des conflits sociaux explicables par des problèmes socio-économiques qui empêchent une bonne intégration. D'autres auteurs, comme Hugues Lagrange, expliquent que ces tensions ont pour origines les différences culturelles[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé: Histoire de France

Les Français sont les descendants des Gaulois et Belges, des peuples d'Europe occidentale celtiques[23], ainsi que des Bretons, Aquitains, Alains iraniens et dans une moindre mesure, des Ligures, mélangés aux peuples germaniques arrivant au début de l'Empire franc tels que les Francs, les Wisigoths, les Suèves, les Saxons, les Alamans et les Burgondes, et les groupes germaniques ultérieurs tels que les Vikings (appelés normands), qui se sont installés en Normandie au IXe siècle[24].

Le nom « France » vient étymologiquement du mot Francia, le territoire des Francs. Les Francs étaient une tribu germanique qui envahit la Gaule romaine à la fin de l'Empire romain.

Paléolithique et Mésolithique[modifier | modifier le code]

L'histoire des peuples européens de l'Ouest, auxquels appartiennent les Français, commence il y a environ 35 000 années avec l’arrivée des premiers Homo Sapiens qui colonisèrent l'Europe : les hommes de Cro-Magnon. Ces premiers hommes modernes avaient alors quitté le Proche-Orient il y a environ 45 000 ans et avaient progressé très lentement du sud-est vers l'Europe occidentale en s’hybridant en chemin avec les Néandertaliens[25],[26],[27]. Les populations peuplant alors l’Europe présentent une étonnante continuité dans le temps et l'espace entre 37 000 et 7 000 ans avant notre ère depuis le sud de la Russie jusqu’à l’Espagne[28].

Carte de localisation de la culture Homo Sapiens de l'Aurignacien, il y a entre 37 000 et 28 000 ans.
Carte de localisation de la culture Homo Sapiens de l'Aurignacien, il y a entre 37 000 et 28 000 ans.

Ces premières migrations d'Homo sapiens en Europe, en lien avec le développement de la culture aurignacienne, ont apporté les anciens haplogroupes tels que C-V20 et H-P96 qui sont aujourd’hui très rares chez les populations européennes modernes[29].

Il semble également que de petits groupes d’Homo sapiens aient atteint l'Europe au cours du Paléolithique en traversant le détroit de Gibraltar depuis l’Afrique de l'Ouest. Des traces génétiques (haplogroupe A1a) de cette migration ont été trouvées en Europe du Nord (Irlande, Laponie, Finlande) qui ne peuvent être expliquées par des migrations plus récentes.

Les robustes hommes de l'Aurignacien ont ensuite été remplacés par une seconde vague d’humains à la silhouette plus gracile (haplogroupe I) durant la période du Gravettien (entre il y a 32 000 - 22 000 ans).

Une troisième vague d’immigration vers l’Europe a eu lieu pendant la période glaciaire tardive (il y a 17 000-12 000 ans) à partir de l’Afrique du Nord vers la péninsule ibérique, l’Italie et la Grèce et parallèlement depuis l'Anatolie vers le sud des Balkans.

Au cours de la période mésolithique depuis la fin de la dernière période glaciaire environ 10 000 BCE et jusqu'à l'adoption de l'agriculture 5500 BCE dans le sud de la France et jusqu'à 4000 BCE dans le nord des Pays-Bas, les habitants du Benelux et de la France auraient appartenu surtout à l'haplogroupe I2, et en particulier à I2a1a (voir homme de Loschbour[30]).

Néolithique et Chalcolithique[modifier | modifier le code]

 L'expansion néolithique
L'expansion néolithique

La période néolithique a vu, à partir du Croissant Fertile vers 9500 avant notre ère, l'avènement de l'agriculture (élevage du bétail puis culture des céréales), l'utilisation de la poterie et le remplacement du mode de vie nomade par le sédentarisme.

Extension du mégalithisme préhistorique en Europe et en Afrique du Nord (en marron ) et de la zone de construction de mur cyclopéen (en vert)
Extension du mégalithisme préhistorique en Europe et en Afrique du Nord (en marron ) et de la zone de construction de mur cyclopéen (en vert)

Les tests ADN anciens ont confirmé la présence des éleveurs du néolithique et des agriculteurs du Proche-Orient (haplogroupes G2a mais aussi J1 et T) dans tous les sites néolithiques en Europe testés à ce jour, y compris de nombreux échantillons de céramique cardiale (Starčevo) et de céramique linéaire (LBK). Néanmoins, d'importantes minorités ont également été trouvés sur différents sites du Néolithique à leurs côtés, en Europe centrale et du sud-est (LBK, Starčevo) (haplogroupes C1a2, F, I*, I1, I2a et I2a1) et en Espagne et en France (céramique cardiale) (haplogroupes E-V13 et I2a). Ces minorités étaient probablement les descendants des chasseurs-cueilleurs européens du Mésolithique et du Paléolithique qui se seraient assimilés aux éleveurs du néolithique[29].

Dans le sud-ouest de l’Europe, la culture de la céramique cardiale a cédé la place à la culture mégalithique (de 5000 à 2000 BCE), qui se répandit dans toute la région de l'Atlantique, avec notamment de fortes présences au Portugal, en Galice, la Bretagne et dans les îles britanniques. Les peuples mégalithiques étaient très probablement un mélange descendants autochtones des chasseurs-cueilleurs des Européens du Mésolithique et du Paléolithique et des éleveurs du néolithique immigrants du Proche-Orient. Des analyses de l'Y-ADN de deux hommes mégalithiques de Bourgogne, en France, ont montré qu’ils étaient tous les deux des autochtones qui descendaient des chasseurs-cueilleurs (haplogroupe I2a1). Pendant la période mégalithique, la société néolithique a progressivement évolué vers une chalcolithique (âge du cuivre) apparemment sans changements sociaux importants ni grand flux de gènes externe[29].

Âge du bronze et âge du fer[modifier | modifier le code]

 L'expansion Indo-Europenne vers 4000 – 1000 BC, d'après l'hypothèse kourgane
L'expansion Indo-Europenne vers 4000 – 1000 BC, d'après l'hypothèse kourgane

Un grand bouleversement de la culture et des gènes s’est produit pendant l'âge du bronze avec l'arrivée des peuples indo-européens, qui provenaient de la culture Yamna (3500-2300 BCE) dans la steppe pontique au nord de la mer Noire.

On distingue deux groupes de Proto-Indo-Européens génétiquement liés : la branche sud R1b, liées à la diffusion des langages gréco-anatoliens, albanais, italique, celtique et les langues germaniques, et la branche nord R1a associée à la propagation des langues daco-thraces, illyriennes, balto-slaves et indo-iraniennes.

R1a fut le premier des deux groupes à atteindre le Pays-Bas et la France du nord, avec la culture de la céramique cordée (2900 - 2400 BCE), qui représente une expansion de la culture Yamna à la fin du Chalcolithique et au début de l’âge du bronze (haplogroupe Z283)[29].

La branche Proto-celto-germanique de R1b s’est quant à elle installée autour de la Bohême et de l'Allemagne de l'Est vers 2800 avant notre ère et a établi la culture d'Unétice qui ensuite s’est élargie dans toute l'Europe occidentale et en Scandinavie au cours du millénaire suivant et a remplacé la culture campaniforme du Néolithique / Chalcolithique.

L’expansion des peuples de culture Unetice vers le nord et l'ouest de la Bohême a donné naissance à la branche proto-germanique (haplogroupe R1b-U106) puis ce peuple proto-germanique s’est ensuite mélangé avec les populations autochtones du nord de l'Allemagne et des Pays-Bas, notamment des descendants de Cro-Magnon et des membres de la culture de la céramique cordée et également avec une minorité de lignées néolithiques. Autour de 1700 avant notre ère, la branche proto-germanique pénètre en Scandinavie, où elle se mélange avec les populations locales[29].

À en juger par la propagation du travail du bronze en Europe occidentale, les premiers proto-Celtes ont atteint la France et les Pays-Bas vers 2200 BCE, puis les îles britanniques autour de 2100-2000 BCE (haplogroupe R1b-L21). Grâce à un effet fondateur, l’Y-ADN de ces proto-Celtes est devenu la lignée paternelle dominante parmi les anciens Bretons et Irlandais et l’est restée chez les Bretons, Gallois, Écossais des Highlands et irlandais modernes. Une autre migration depuis l'Allemagne (haplogroupe R1b-DF27) a conquis la France du Sud-Ouest puis la péninsule ibérique. Cette lignée paternelle est maintenant de loin la principale chez les Gascons, Basques et les Catalans[29].

Carte de l'expansion celtique
Carte de l'expansion celtique
Foyers : H : site de Hallstatt, L : site de La Tène,
Régions : B : Îles britanniques, I : Ibérie, G : Galatie
Aires d'expansion : 1 : berceau nord-alpin,
2 : expansion maximale (fin du IIIe siècle)

La troisième grande branche Proto-celtique serait issue des cultures des champs d'urnes, de Hallstatt et de La Tène (1300-50 BCE) autour des alpes (haplogroupe R1b-U152). Une première migration de la Civilisation des champs d'urnes vers l’Italie autour de 1200 BCE a donné naissance au peuple de langue italienne, y compris les Romains. La culture de La Tène (450-50 BCE) est plus fortement associée aux anciens Gaulois. La Gaule englobait alors toute la France moderne, les Pays-Bas au sud du Rhin, ainsi que la Rhénanie allemande qui se trouve être le territoire où se trouve l’haplogroupe R1b-U152 aux fréquences les plus élevées en dehors de l'Italie. L’haplogroupe R1b-U152 peut donc être considéré comme un marqueur des deux peuples gaulois et italique. Les civilisations de Hallstatt et de La Tène se sont étendues à travers une vaste partie de l'Europe, à l'ouest jusqu'à la péninsule ibérique et l'Angleterre, et à l'est jusqu’en Anatolie, Ukraine et en Russie (et peut-être même jusqu’en Chine). Les invasions gauloises au nord de l'Italie, la conquête romaine de la Gaule et les nombreux mariages mixtes des deux côtés des Alpes expliquent que les différents sous-groupes italiques et gaulois se soient dispersés à travers l'Europe occidentale de nos jours. Cependant, les sous-clades L2 et Z36 semblent être la plupart du temps associées nord et donc probablement plus celtique, tandis que les sous-clades Z144 et Z192 sont beaucoup plus fréquents en Italie et pourrait être plus caractéristiques des peules italiques ou romains[29].

Antiquité, Gaule celtique et Gaule romaine[modifier | modifier le code]

 Carte de la Gaule avant la conquête romaine (environ 58 AEC) et ses cinq régions principales: Celtica, Belgica, Cisalpina, Narbonnaise et Aquitania.
Carte de la Gaule avant la conquête romaine (environ 58 AEC) et ses cinq régions principales: Celtica, Belgica, Cisalpina, Narbonnaise et Aquitania.

Voir articles détaillés : Celtes, Gaule, Gaulois et Empire romain

À l'époque pré-romaine, toute la Gaule (une région de l'Europe occidentale qui englobe ce qui est connu aujourd'hui comme la France, la Belgique, une partie de l'Allemagne et de la Suisse et le nord de l'Italie) était habitée par différents peuples qui étaient connus collectivement comme les tribus gauloises. Leurs ancêtres étaient celtes, venus d'Europe centrale durant le VIIe siècle avant notre ère (et même avant, selon une nouvelle étude[31]), et avaient dominé les peuples indigènes d’alors qui ne sont pas clairement identifiés aujourd’hui, exception faite des Ligures (Alpes et Provence), des Ibères au fond de l'Est des Pyrénées (au sud de Agde selon Avenius) et des Aquitani (parmi eux, les Basques) en Aquitaine. Certaines populations, en particulier dans les régions du nord et de l'est, présentent un mélange avec les peuples germaniques (les Belges). Beaucoup de ces peuples parlaient des langues celtiques à l'époque de la conquête romaine, mais d'autres semblent avoir parlé un celto-germanique.

La Gaule fut militairement conquise en 58-51 AEC par les légions romaines sous le commandement du général Jules César (à l'exception du sud-est qui avait déjà été conquis environ un siècle plus tôt). La région devient alors partie de l'Empire romain. Au cours des cinq siècles suivant, les deux cultures s’entremêlèrent et aboutirent à la création d'une culture hybride gallo-romaine. La langue vernaculaire gauloise disparue peu à peu et fut remplacée partout par le latin vulgaire, qui allait plus tard donner la langue française sous l'influence franque dans le nord de la France. Aujourd'hui, le dernier bastion de la culture celtique et la langue en France se trouve dans la région nord-ouest de la Bretagne, bien que ce ne soit pas le résultat d'une survie de la langue gauloise dans cette région, mais les suites d'une migration au Ve siècle AD de celtes venus de Grande-Bretagne qui parlaient le breton.

Entre 600 et 300 BCE, le sud de la France a été colonisé par les Grecs anciens qui ont introduit la viniculture en Provence et ont fondé les villes de Marseille, Agde, Hyères et Nice au cours de l'ère archaïque et classique. Une étude de 2011 a analysé 51 personnes françaises du sud de la Provence et 89 sujets grecs d'Anatolie dont les ancêtres sont de Smyrne et de Phokaia d'Asie Mineure, le port d'embarquement ancestral du VIe siècle avant notre ère vers les anciennes colonies grecques de Massalia (Marseille) et Alalie (Aleria, Corse). L'analyse des deux groupes a révélé que 17% des chromosomes Y de la Provence peuvent être attribués à la colonisation grecque. L'étude a également conclu que « les estimations démographiques des colons grec vs indigène celto-ligures prédisent une contribution de maximum 10% de chromosomes Y grecs. Ces résultats suggèrent que la colonisation grecque était majoritairement masculine »[32]. Cette preuve confirme la persistance d’un héritage génétique issu des grecs anciens chez les français modernes du sud de la France.

Au cours de la période romaine tardive, les Francs ont été autorisés à s’implanter pacifiquement aux frontières de l'empire autour du territoire de la Belgique moderne. Les Francs étaient une tribu germanique originaire du nord des Pays-Bas et du Danemark. Ils auraient appartenu principalement aux haplogroupes R1b-U106 (environ la moitié de toutes les lignées), I1, R1a (Z283 et L664) et I2a2a (M223)[29].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Principaux articles: Francs et Royaumes francs

Avec le déclin de l'Empire romain en Europe occidentale, une fédération de peuples germaniques entre en scène : les Francs, à partir de laquelle le mot « Français » dérive. Les Francs étaient des païens germaniques qui commencèrent à s'installer dans le nord de la Gaule déjà à l'époque romaine, comme les Lètes. Ils ont continué à migrer au travers du Rhin de l'actuel Pays-Bas et l'Allemagne entre le IIIe et le VIIe siècle. Au début, ils servirent dans l'armée romaine et ont atteint des postes de commandement élevés. Leur langue (une sorte de néerlandais, le flamand - bas francique) est encore parlée dans le nord de la France en Lorraine ou, en langue allemande, en Frankish (Franconie centrale). Dans le même temps, un autre peuple germanique immigra massivement en Alsace : les Alamans, ce qui explique que l’alsacien aujourd’hui parlé dans la région soit une langue allemande alémanique. Étant des concurrents des Francs, à l'époque de la Renaissance, le mot pour les voisins de l’est en français devint : les Allemands.

Au Ve siècle, les Burgondes, les Wisigoths et d’autres tribus germaniques ont envahi la Gaule sous la pression des Huns. Les Burgondes étaient originaires de l'île de Borgholm à l'est du Danemark tandis que les Goths venaient du sud de la Suède. Les deux tribus auraient porté un pourcentage significativement plus élevé de haplogroupes I1 et R1a que les Francs. Les Goths avaient vécu pendant plusieurs siècles en Pologne, Ukraine et dans les Balkans avant d'atteindre le sud de la France et pourraient avoir porté les haplogroupes Proto-slaves R1a (Z280 et M458), ainsi que des lignées balkaniques (I2-M423, E-V13, J2b). L'influence génétique des Goths en France et en Espagne semble cependant avoir été très faible. Les Huns, qui auraient appartenu aux haplogroupes C3, Q1a et R1a-Z93, représentent aujourd'hui une fraction infime des lignées paternelles modernes en France et en Belgique.

Baptême de Clovis 1er, roi des Francs, par St Rémi, représenté derrière la Basilique Saint Rémi à Reims (1996) de Daphné du Barry.
Baptême de Clovis 1er, roi des Francs, par St Rémi, représenté derrière la Basilique Saint Rémi à Reims (1996) de Daphné du Barry.

Au début du VIe siècle, les Francs, dirigés par le roi mérovingien Clovis Ier et ses fils, avaient consolidé leur emprise sur une grande partie de la France d'aujourd'hui. Les autres grands peuples germaniques qui arrivèrent en France (après les Francs et les Wisigoths) étaient les Normands ou northmen (« homme du nord » qui a été raccourci en normand en français). Au cours des IXe et Xe siècles, des envahisseurs Vikings venus du Danemark et de la Norvège modernes s’établissent aux côtés d’anglo-scandinaves et d’anglo-saxons de la Danelaw définitivement dans la région correspondant à la Normandie d’aujourd’hui. Les Vikings se mélangèrent éventuellement avec les populations locales et se convertirent au christianisme. Les Vikings apportèrent un nouvel afflux de haplogroupes germaniques (R1b-U106, R1a-Z283, I1, I2-M223), mais cette fois avec une proportion plus élevée de I1, en particulier le sous-clade nordique I1a2 (L22), mais aussi le sous-clade R1a-Z284 typiquement scandinave[29]. Ce sont ces normands qui, deux siècles plus tard, iraient à nouveau, à la conquête de l'Angleterre. Durant le Moyen Âge, le duché indépendant de Normandie fut de nouveau incorporé dans le royaume français.

À l’occasion des croisades, 120 000 Francs s’établissent dans le royaume des Croisés de Jérusalem fondé en 1099[33].

Royaume de France[modifier | modifier le code]

Louis XIV roi de France « Le Roi-Soleil »
Louis XIV roi de France « Le Roi-Soleil »

Voir aussi: Démographie médiévale

Environ 900 ans après les invasions normandes, la France avait une population relativement sédentaire. Contrairement à d'autres pays européens, la France a connu des niveaux proportionnellement faibles d'émigration vers les Amériques, à l'exception des Huguenots. Cela peut être expliqué par un taux de natalité plus faible que dans le reste de l'Europe. L'émigration importante de populations françaises principalement catholiques romaines a cependant conduit à l'établissement de la province de l'Acadie (Nouvelle-France) et de la Louisiane, qui étaient à l'époque des possessions françaises, ainsi que des colonies dans les Antilles, les îles Mascareignes et en Afrique.

Le 30 décembre 1687, une communauté de Huguenots français s’installa en Afrique du Sud. La plupart de ces colons s’installèrent dans la colonie du Cap, puis furent rapidement absorbés dans la population Afrikaner. Après la fondation de Québec en 1608 par Champlain, elle devint la capitale de la Nouvelle-France. L’encouragement à l’immigration vers les nouveaux territoires était malgré tout difficile. En 1763, la Nouvelle-France avait une population de seulement 65 000 individus[34]. De 1713 à 1787, 30 000 colons quittèrent la France métropolitaine pour Saint-Domingue. En 1805, quand les français furent forcés de quitter Saint-Domingue (Haïti), 35 000 colons français reçurent des terres à Cuba[35].

Au début du XVIIe siècle, 20 % de la population masculine totale de la Catalogne était composée d'immigrants français[36].

Au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, un groupe restreint de Français émigra, à la suite de l'invitation officielle des Habsbourg, vers l'Empire austro-hongrois. Aujourd'hui correspondant aux nations de l'Autriche, de la République tchèque, la Hongrie, la Slovaquie, la Serbie et de la Roumanie[37]. Certains d’entre eux, venant de communes francophones de Lorraine ou du canton suisse du Valais, parvinrent à maintenir pour quelques générations la langue française et une identité ethnique spécifique qui plus tard fut appelée Banat (Français du Banat). En 1788, il y avait 8 villages peuplés par des colons français[38],[39].

République française[modifier | modifier le code]

Liberté guidant le peuple d'Eugène Delacroix
Liberté guidant le peuple d'Eugène Delacroix

La Première République française est apparue à la suite de la Révolution française de 1789. Elle a remplacé l'ancien royaume de France, gouvernée par droit divin royal.

Hobsbawm a souligné le rôle de la conscription introduite par Napoléon et des lois de l'instruction publique mises en place dans les années 1880 qui permirent le mélange des différents groupes constituant la France dans un moule nationaliste créant alors le citoyen français et sa conscience d'appartenir à une nation commune. Les différentes langues régionales de France furent ensuite progressivement éliminées.

La guerre de 1870, qui a conduit à l'éphémère Commune de Paris de 1871, a contribué à renforcer les sentiments patriotiques. Jusqu'à la Première Guerre mondiale (1914-1918), les politiciens français ne perdirent jamais complètement de vue de la région Alsace-Lorraine contestée qui joua un rôle majeur dans la définition de la nation française et du peuple français.

Les décrets du 24 octobre 1870 d’Adolphe Crémieux permirent l’obtention automatique et massive de la citoyenneté française à tous les Juifs d'Algérie.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La dynamique de la population de la France a commencé à changer au milieu du XIXe siècle, la France rejoint alors la révolution industrielle. Le rythme de la croissance industrielle attire des millions d'immigrants européens au cours du siècle suivant, avec en particulier un grand nombre en provenance de Pologne, de Belgique, du Portugal, d'Italie et d'Espagne. Ces vagues successives d'immigrants au cours des XIXe et XXe siècles ont été rapidement assimilés dans la culture française[40]. Un nombre significatif de français dans les régions du Nord et du Nord-Est ont émigrés depuis l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Durant la période 1915-1950, de nombreux immigrants viennent de Tchécoslovaquie, de Hongrie, de Russie, de Scandinavie et de Yougoslavie.

Entre 1956 et 1967, environ 235 000 Juifs d'Afrique du Nord, en particulier de l'Algérie, de la Tunisie et du Maroc, ont également émigré en France en raison du déclin de l'Empire colonial français et à la suite de la guerre des six jours. Ainsi, en 1968, les Juifs d'Afrique du Nord représentaient la majorité de la population juive de France. Comme ces nouveaux immigrants étaient déjà culturellement français, ils eurent besoin de peu de temps pour s’intégrer à la société française[41].

À la fin de l’empire colonial, la loi française fut adaptée pour rendre le retour en France métropolitaine de milliers de colons, ressortissant français des anciennes colonies de l’Afrique du nord et de l'est, d'Inde et d'Indochine plus aisé. On estime que 20 000 colons vivaient à Saïgon en 1945, et que 68 430 colons européens vivaient à Madagascar en 1958[42]. 1,6 million de colons européens pieds-noirs ont émigré depuis l'Algérie, la Tunisie et le Maroc vers la France[43]. En l’espace de quelques mois en 1962, 900 000 pieds-noirs ont quitté l'Algérie dans une des relocalisations la plus massive de population en Europe depuis la Seconde guerre mondiale[44]. Dans les années 1970, plus de 30 000 colons français ont quitté le Cambodge après que le régime des Khmers rouges de Pol Pot ait confisqué leurs fermes et propriétés foncières.

Dans les années 1960, une deuxième vague d'immigration arrive en France. Cette immigration vient alimenter le marché du travail dans la construction et offre une main-d'œuvre bon marché que les entrepreneurs français sont allés chercher dans les pays du Maghreb, encourageant ainsi l'immigration économique vers la France. Leur installation a ensuite été officialisée par Jacques Chirac et le « regroupement familial » de 1976. Depuis lors, l'immigration est devenue plus variée, bien que la France ait cessé d'être un pays d'immigration majeur par rapport aux autres pays européens. L’impact sur la société de l’immigration issue d'Afrique du nord et de l'immigration arabe en général a été important en ce qu’il a amené la société française à se poser des questions raciales, socioculturelles et religieuses dans un pays considéré jusqu'alors comme homogène européen, français et chrétien depuis plus de deux mille ans. Selon Justin Vaïsse, professeur à Sciences Po Paris, l'intégration des immigrés musulmans faisait partie d'une évolution de fond[45] montrant que « les Nord-Africains semblaient caractérisés par une forte degré d'intégration culturelle traduit par une propension relativement élevée à l'exogamie » avec des taux allant de 20% à 50% de couples mixtes[46]. Selon Emmanuel Todd l‘exogamie relativement élevée des algériens français peut être expliquée par le lien colonial entre la France et l'Algérie[47].

Dans les années 1970, un petit groupe de descendance française d'Amérique latine (Argentine, Chili et Uruguay) a immigré vers la France.

Langues[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Articles principaux: Langue française et Langues de France

Une carte des langues et dialectes de la France et des régions frontalières.
Une carte des langues et dialectes de la France et des régions frontalières.

La plupart des Français parlent la langue française comme langue maternelle, mais certaines langues comme l’occitan, le corse, le basque, le flamand de France et le breton restent parlées dans certaines régions, voir la politique linguistique de la France. Jusqu’à la fin du XIXe siècle la majorité des Français s’exprimait dans d'autres langues locales telles que l'occitan, le catalan, l’alsacien, le flamand occidental, le francique lorrain, le saintongeais, le gallo, le picard ou l’arpitan. Aujourd'hui, de nombreux immigrants parlent une autre langue à la maison.

Selon l'historien Eric Hobsbawm, « la langue française a été essentielle à la notion de France », bien qu’en 1789, 50 % du peuple français ne le parlait pas du tout et seulement 12 à 13 % pouvait le parler assez bien. Même dans les zones linguistiques oïl (qui sont considérés comme des variantes dialectales du français), le français n’était généralement pas utilisé, à l’exception des centres villes[48],[49].

À l'étranger[modifier | modifier le code]

 Les armoiries royales du Royaume-Uni arborent deux devises en français : « Dieu et mon droit » et « Honi soit qui mal y pense ».
Les armoiries royales du Royaume-Uni arborent deux devises en français : « Dieu et mon droit » et « Honi soit qui mal y pense ».

À l'étranger, la langue française est parlée dans de nombreux pays et en particulier les anciennes colonies françaises. Néanmoins, parler français est distingué de la citoyenneté française. Ainsi, la francophonie (la communauté des francophones) ne doit pas être confondue avec la citoyenneté ou l'origine ethnique française. Par exemple, les francophones en Suisse ne sont pas des « citoyens français ».

Les noirs anglophones sur l'île de Saint-Martin détiennent la nationalité française, même s’ils ne parlent pas le français, tandis que leurs voisins haïtiens francophones parlant un créole français n’ont pas la nationalité française. Un grand nombre de personnes d'origine française hors d'Europe possèdent d'autres langues maternelles, notamment l’anglais dans la plupart de l'Amérique du Nord (mis à part le Canada français), et en Amérique du Sud, l’espagnol ou portugais, ou bien encore en Afrique du Sud, l'afrikaans.

L'adjectif « français » peut être utilisé pour désigner soit un « citoyen français » soit un « francophone » et l'utilisation varie en fonction du contexte, le premier étant commun en France. Le deuxième sens est, par exemple, souvent utilisé au Canada, lors de l'examen des questions internes au Canada.

Nationalité, citoyenneté, ethnicité[modifier | modifier le code]

Les Français modernes sont les descendants des Celtes, des Ibères, des Ligures, dans le sud de la France, des Grecs[50],[51] et des Maures et Sarrasins[2],[52],[53], dans le nord et le nord-est, des peuples germaniques qui arrivent à la fin de l'Empire romain, tels que les Francs et les Burgondes, et, en Normandie, des Vikings qui se sont installés au IXe siècle[24].

Selon Dominique Schnapper, « La conception classique française de la nation est celle d'une entité qui, opposé au groupe ethnique, s'affirme comme une communauté ouverte où la volonté de vivre ensemble s'exprime par l'acceptation des règles d'un domaine public unifié qui transcende tous les particularismes »[54]. À cette conception de la nation comme étant composée par une « volonté de vivre ensemble », soutenue par la lecture classique de Ernest Renan de 1882 s’oppose une vision ethno-nationaliste du concept de « Français de souche » ou « indigène » français parfois reliée par les politiques français [55],[56],[57],[58]. La question de cette identité nationale est très discutée en France, par exemple, lors du débat sur l'identité nationale de novembre 2009.

Français à Paris, août 1944
Vercingetorix jette ses armes aux pieds de Jules César
Vercingetorix jette ses armes aux pieds de Jules César

La conception classique de l'histoire française commence par l'ancienne Gaule, et l'identité nationale française considère souvent les Gaulois comme ses précurseurs nationaux, soit comme des ancêtres biologiques (d'où le refrain nos ancêtres les Gaulois), soit comme ancêtres émotionnels et spirituel, ou les deux à la fois[59],[60],[61]. Vercingétorix, le chef gaulois qui essaya d'unir les différentes tribus gauloises contre l’invasion romaine, mais fut finalement vaincu par Jules César, est souvent vénéré comme un « premier héros national »[60],[61]. Dans le célèbre populaire comique français Astérix, les personnages principaux sont des gaulois patriotiques qui luttent contre les envahisseurs romains[59],[61]. Aujourd’hui, le terme « gaulois » est utilisé en français pour distinguer un « natif » français d’un Français d'origine immigrée. Cependant, en dépit de son utilisation nativiste occasionnelle, l'identité gauloise a également été adoptée par les Français d'origine non indigènes notamment, Napoléon III, dont la famille avait des racines corses et italiennes[61] déclarait que « la Nouvelle-France, l'ancienne France, la Gaule sont une seule et même personne morale »[60].

La vision française des origines gauloises a évolué au cours de l'histoire. Avant la Révolution française, cette vision divisait les classes sociales, les paysans s’identifiant avec les Gaulois natifs tandis que l'aristocratie était identifiée avec les Francs[60]. Au début du XIXe siècle, les intellectuels ont commencé à utiliser l'identification avec la Gaule comme une force unificatrice[60],[61] pour surmonter les divisions au sein de la société française grâce au mythe d'une origine nationale commune. Myriam Krepps de l'Université de Nebraska-Omaha fait valoir que la vision d'un « territoire unifié (une terre depuis le début de la civilisation) et d'un peuple unifié », qui relègue à l’arrière-plan « toutes les disparités et les successions de vagues d'envahisseurs » était majoritaire jusqu’à la fin des années 1870[60].

Depuis le début de la Troisième République (1871-1940), l'État n'a plus classé les individus en fonction de leurs origines ethniques. Par conséquent, contrairement aux États-Unis par exemple, les Français n’ont pas à définir leur appartenance ethnique. L'utilisation de la catégorisation ethnique et raciale est évitée afin officiellement de prévenir tout cas de discrimination. Les mêmes règles s’appliquent aux données d'appartenance religieuse qui ne peuvent être recensées. Cette conception classique républicaine française non-essentialiste de la nationalité est aujourd’hui officialisé par la Constitution française, selon laquelle « français » désigne une nationalité et non pas un groupe ethnique spécifique.

Génétique[modifier | modifier le code]

 Haplogroupe R1b (Y-ADN), typique chez toutes les populations d'Europe occidentale.
Haplogroupe R1b (Y-ADN), typique chez toutes les populations d'Europe occidentale.

Depuis la préhistoire et le néolithiques, la France a été influencée par de nombreuses migrations humaines différentes qui ont traversé l'ensemble de l'Europe au fil du temps. Une étude réalisée en 2009 a analysé l'ADN de 555 individus français à partir de 7 régions différentes en France métropolitaine et a trouvé les haplogroupes Y-ADN suivants (seuls les adultes consentant avec des noms de famille français ont été analysés)[62] :

Les cinq principaux haplogroupes sont R1 (63,41%), E (11,41%) (principalement dans la région parisienne), I (8,88%), J (7,97%) et G (5,16%). R1b (en particulier R1b1b2) semble être la lignée Y dominante en France et couvre environ 60% des lignées de chromosomes Y. La fréquence élevée de cet haplogroupe est typique dans toutes les populations d'Europe occidentale. Les haplogroupes I et G sont également des marqueurs caractéristiques de nombreuses populations d'Europe occidentale. Les haplogroupes J et E1b1b (M35, M78, M81 et M34) sont des lignées présentent aujourd'hui en Europe mais aussi au Moyen-Orient et en Afrique du Nord[62].

Région Nb BD E* E-M35* E-M78 E-M81 E-M34 G I J1 J2 K N1c P* R1a R1b1 T
1 Alsace 80 0 0 0 6.25 0 3.75 2.50 8.75 1.25 8.75 1.25 0 0 3.75 58.75 5
2 Auvergne 89 0 2.25 0 3.37 5.62 1.12 8.99 4.49 3.37 7.87 1.12 0 0 5.62 52.80 3.37
3 Bretagne 115 0 0 0 0 0 0 1.74 13.04 0.87 2.61 0 0 0 0.87 80.88 0
4 Île-de-France 91 0 10.99 0 4.40 5.49 1.10 4.40 7.69 1.10 5.49 0 1.10 0 2.20 56.05 0
5 Midi-Pyrénées 67 0 1.49 1.49 2.99 1.49 1.49 4.48 10.45 4.48 7.46 0 0 0 2.99 59.69 1.49
6 Nord-Pas-de-Calais 68 0 1.47 1.47 5.88 4.41 0 7.35 8.82 0 5.88 0 0 0 2.94 61.76 0
7 Provence-Alpes-Côte d'Azur 45 2.22 0 2.22 8.89 2.22 0 6.67 8.89 0 6.67 0 0 4.44 0 55.55 2.22
France métropolitaine 555 0.32 2.31 0.74 4.54 2.75 1.07 5.16 8.88 1.58 6.39 0.34 0.16 0.63 2.62 60.78 1.73

Le projet Benelux & France Y-DNA d'Eupedia a trouvé des résultats comparables en se basant sur diverses données recueillies jusqu'à présent :

R1b est l'haplogroupe le plus courant en France. Il comprend quatre principaux sous-clades : le R1b-L21 dit « Celtique Atlantique » majoritaire dans le nord-ouest, le R1b-DF27 dit « Gascon-ibérique » (y compris le basque R1b-M153) dans le sud-ouest, le germanique R1b-U106 dans le nord et le « Gaulois celtique et italique » R1b-U152 à l'est[29].

Fait notable, les anciens Burgondes, une tribu germanique de l'est du Danemark, semblent avoir porté des pourcentages considérables de haplogroupes R1a et Q, deux haplogroupes qui se trouvent désormais à des fréquences anormalement élevées autour de l'ancien royaume des Burgondes dans ce qui est maintenant la région Rhône-Alpes et le nord de la Provence.

Conception actuelle[modifier | modifier le code]

Nationalité et citoyenneté[modifier | modifier le code]

Informations complémentaires: Nationalité et citoyenneté

La nationalité française n'a pas toujours été l'équivalent de citoyenneté française. Certaines catégories de personnes françaises ont été exclues, durant l’histoire, de la pleine citoyenneté :

  • Femmes: jusqu'à la Libération, les femmes ont été privées du droit de vote. Le gouvernement provisoire du général de Gaulle leur a accordé ce droit par prescription le 21 avril 1944. Aujourd’hui, les femmes souffrent encore de sous-représentation dans la classe politique et de salaires moindres à fonctions égales. La loi du 6 juin 2000 sur la parité a tenté de répondre à cette question[63].
  • Armée : pendant une longue période, l’armée a été surnommée « la grande muette » en référence à l'interdiction de toute ingérence dans la vie politique. Pendant une grande partie de la Troisième République (1871-1940), l'armée était dans sa majorité anti-républicaine (et donc contre-révolutionnaire). L'Affaire Dreyfus et la crise de 16 mai 1877 qui conduit presque à un coup d’État d'état monarchiste par MacMahon, sont des exemples de cet esprit anti-républicain. Par conséquent, les militaires n’avaient pas le droit de vote et ne l’obtiennent qu’avec la prescription du 17 août 1945 : la contribution de De Gaulle et de la Résistance française réconcilient l'armée avec la République. Néanmoins, les militaires ne bénéficient pas de l'ensemble des libertés publiques, comme spécifié dans la loi du 13 juillet 1972 sur le statut général des militaires.
  • Les jeunes: la loi de juillet 1974 à l'instigation du président Valéry Giscard d'Estaing a abaissé l'âge de la majorité de 21 à 18 ans.
  • Les étrangers naturalisés : depuis la loi du 9 janvier 1973, les étrangers qui ont acquis la nationalité française ne doivent plus attendre cinq ans après leur naturalisation pour être en mesure de voter.
  • Les habitants des colonies : la loi du 7 mai 1946 fixe le statu de non citoyen français les soldats de l ' « Empire colonial » (comme les tirailleurs) tués pendant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale[64].
  • Les citoyens étrangers d'un État membre de l'UE forment un cas particulier en ce que même si non français, ils sont autorisés à voter aux élections locales françaises[65] et peuvent assumer toutes missions diplomatiques ou consulaires françaises[66].

La France a été l'un des premiers pays à mettre en œuvre des lois de dénaturalisation. Le philosophe Giorgio Agamben souligne le fait que la loi française de 1915 a permis la dénaturalisation de citoyens naturalisés d'origine « ennemies ». C’est l'un des premiers exemples d'une telle législation[67].

En outre, certains auteurs qui se sont intéressés à la « crise de l'État-nation », soutiennent que la nationalité et la citoyenneté deviennent des concepts distincts. Ils montrent à titre d'exemple, les concepts de « citoyenneté supranationale », « citoyenneté internationale » ou encore « citoyenneté du monde » (par exemple au travers d'adhésion à des organisations internationales non gouvernementales comme Amnesty International ou Greenpeace). D’après ces auteurs, cela pourrait indiquer la tendance à l’apparition de revendication d’une « citoyenneté post-nationale »[64].

À côté de cela, la citoyenneté moderne est liée à la participation civique (également appelé liberté positive), qui implique le vote, les manifestations, les pétitions, le militantisme, etc.

Divers auteurs (dont Philippe Van Parijs, Jean-Marc Ferry, Alain Caillé, André Gorz) soutiennent que l’instauration d’un revenu minimum ferait obstacle à l'exclusion de la citoyenneté. Pour eux, l'exclusion sociale pourrait conduire à la privation d’une partie de citoyenneté[68].

Multiculturalisme contre universalisme[modifier | modifier le code]

En France, la conception moderne de la citoyenneté oscille entre universalisme et multiculturalisme, en particulier au cours des dernières années. La nationalité française a été définie durant une longue période principalement par trois facteurs : l'intégration, l'adhésion individuelle, et la primauté du sol (jus soli). La politique d’intégration (qui inclut mais ne se limite pas à l'intégration raciale) repose sur des politiques volontaires qui visent à créer une identité commune et à l'intériorisation par chaque individu d'un héritage culturel et historique commun. En France, l'État a précédé la nation et les gouvernements ont mis en œuvre d’importantes politiques volontaires pour la création de cette identité culturelle commune[69].

D'autre part, l'intériorisation d'un héritage commun est un processus lent, que B. Villalba de l’université de Lille, compare à une acculturation. Selon lui, « l'intégration est le résultat d'une double volonté : la volonté de la nation de créer une culture commune pour tous les membres de la nation, et la volonté des communautés vivant dans la nation à reconnaître la légitimité de cette culture commune »[64]. Le problème politique étant de savoir si la diversité culturelle, en termes de religion, de différences sociales, d'appartenance nationale, est susceptible d'être transcendée par ce projet commun[70],[71].

Jus soli et jus sanguinis[modifier | modifier le code]

Article détaillé: Nationalité française

Pendant l'Ancien Régime (avant la Révolution française de 1789), le jus soli (ou « droit du sol ») était prédominant. Le droit féodal reconnaissait l’allégeance personnelle au souverain, mais les sujets du souverain étaient définis par leur terre natale. Selon la Constitution du 3 septembre 1791, Les individus nés en France d'un père étranger et qui vivent en France, ou encore les individus qui, après être né dans un pays étranger d'un père français, sont venus en France et ont jurés serment aux droits civils, peuvent devenir des citoyens français. En raison de la guerre, la méfiance envers les étrangers avait conduit à l'obligation de la part des Français nés à l’étranger de prêter un serment civique avant d'acquérir la nationalité française.

Le Code Napoléon insistait au contraire sur le jus sanguinis (« le droit du sang »). La paternité était le principal critère d’acquisition de la nationalité. Ce nouveau dogme, en brisant toute condition de résidence envers les enfants nés à l'étranger de parents français, créait donc une rupture pour la première fois avec l'ancienne tradition du jus soli. Selon Patrick Weil, la motivation de ce changement n’était pas ethnique mais signifiait que les liens familiaux transmis par le pater familias étaient devenus plus important que l’appartenance à un souverain[72].

Avec la loi du 7 février 1851, votée pendant la Seconde République (1848 - 1852), le « double jus soli » fut introduit dans la législation française, combinant l’origine de naissance avec la paternité. Un enfant né de parents étranger pouvait obtenir la nationalité si ses parents et l’enfant étaient nés en France, la double nationalité étant interdite. Cette loi de 1851 a été en partie motivée en raison du service militaire national. Ce système est resté plus ou moins le même jusqu'à la réforme de 1993 du Code de la nationalité, créé par le Règlement du 9 janvier 1973.

La réforme de 1993, qui redéfinit la loi sur la nationalité, est réputée être certains être controversée. Elle permet aux jeunes nés en France de parents étrangers de solliciter la nationalité française entre 16 et 21 ans. Ce fait a été critiqué. En effet, certains estimaient que le principe de l'égalité devant la loi n'était plus respecté puisque la nationalité française n’était plus donné automatiquement à la naissance, comme dans la loi classique « double jus soli », mais devait être demandée à l'approche de l'âge adulte. Désormais, les enfants nés en France de parents français étaient différenciés des enfants nés en France de parents étrangers ce qui créait une inégalité entre ces deux catégories.

La réforme de 1993 a été préparée par les lois Pasqua. La première loi Pasqua de 1986 limite les conditions de séjour en France et facilite les expulsions. Avec cette loi, un enfant né en France de parents étrangers ne peut acquérir la nationalité française que si elle démontre sa volonté de le faire à 16 ans en prouvant qu'il a été instruit en France et dispose d'une maîtrise suffisante de la langue française[64].

La deuxième loi Pasqua sur le « contrôle de l'immigration » a rendu la régularisation des étrangers en situation irrégulière et plus généralement les conditions de séjour des étrangers plus difficiles. Charles Pasqua déclare le 11 mai 1987 : « Certains m'ont reproché d'avoir utilisé un avion mais si nécessaire je vais utiliser les trains », et le 2 juin 1993 au journal Le Monde, il précise l’intention de la loi : « La France a été un pays d'immigration, il ne veut plus l’être. Notre objectif, en tenant compte des difficultés de la situation économique, est de tendre vers l'immigration zéro »[64].

Par conséquent, le droit de la nationalité française moderne combinait alors quatre facteurs : la paternité ou « droit du sang », l'origine de naissance, le pays de résidence et de la volonté exprimée par un étranger ou une personne née en France de parents étrangers de devenir français.

La loi sur l'immigration de M. Valls et M. Cazeneuve votée le 18 février 2016 transforme profondément le système français de l'immigration. La loi favorise l'ouverture, l'accueil et renforce les droits des étrangers et créée de nouvelles possibilités d'obtention de la nationalité française. Par exemple, la nouvelle loi permet aux étrangers malades en situation irrégulière et qui n'ont pas les moyens personnels d'être soignés dans leur pays d’obtenir leur régularisation et le droit de bénéficier du système de soin français. La nouvelle loi interdit également le placement en rétention administrative de familles avec enfant mineur (article L551-1 et L561-2) rendant dès lors, l’expulsion des familles en situation irrégulière quasi impossible[73],[74].

Citoyenneté européenne[modifier | modifier le code]

Article détaillé: Citoyenneté de l'Union européenne

Le Traité de Maastricht de 1992 a introduit le concept de citoyenneté européenne, qui vient en complément des citoyennetés nationales.

Citoyenneté des étrangers[modifier | modifier le code]

Par définition, un « étranger » est une personne qui n'a pas la nationalité française. Cependant, il n’est pas synonyme d’ « immigrant », puisqu’un étranger peut être né en France. Lors d’un séjour légal en France, il est possible de demander la naturalisation après une résidence de dix ans. Si la démarche n'est pas effectuée, la personne est alors considérée comme un « étranger illégal ». Certains font valoir que cette privation de nationalité et de citoyenneté ne cadre pas avec leur contribution aux efforts économiques nationaux, et donc à la croissance économique.

Globalement, les droits des étrangers en France se sont améliorées au cours du dernier demi-siècle:

  • 1946 : droit d'élire représentant syndical (mais pas d'être élu en tant que représentant)
  • 1968 : droit de devenir un délégué syndical
  • 1972 : droit de siéger au conseil d'entreprise et d'être un délégué des travailleurs à la condition de « savoir lire et écrire le français »
  • 1975 : ajout d’une condition supplémentaire: « être en mesure de s'exprimer en français »; droit d’élire les prud'hommes, mais impossibilité d’être élus; les étrangers peuvent aussi avoir des postes administratifs ou de direction au sein d’un syndicat mais suivants diverses conditions
  • 1982 : ces conditions sont supprimées, seule la fonction de conseiller prudhommal est réservé à ceux qui ont acquis la nationalité française. Les étrangers peuvent être élus aux fonctions de représentation des travailleurs (lois Auroux). Ils peuvent aussi devenir administrateurs au sein des structures publiques telles que les banques de sécurité sociale (caisses de sécurité sociale), OPAC (administration des HLM), OPHLM ...
  • 1992 : pour les citoyens de l'Union européenne : droit de vote aux élections européennes, d'abord exercés au cours des élections européennes de 1994 et aux élections municipales (à partir des élections municipales de 2001).

Statistiques[modifier | modifier le code]

 Français dans le quartier des affaires de La Défense, près de Paris, Mars 2009.
Français dans le quartier des affaires de La Défense, près de Paris, Mars 2009.

L'Insee ne recueille pas de données sur la langue, la religion ou l'origine ethnique suivant le principe laïc et unitaire de la République française[75]. Néanmoins, il existe des sources qui répertorient ces distinctions:

  • La CIA World Factbook définit les groupes ethniques de la France comme étant « celtique et latin avec des minorités germaniques, slaves, d’Afrique du Nord, d’Afrique subsaharienne, indochinoise, et des minorités basques. Et pour les départements d'outre-mer : noirs, blancs, mulâtres, indien, chinois et amérindien »[23]. Ces données sont régulièrement reprises dans les rapports de données démographiques[76].
  • Le Département d’État américain possède des données plus détaillées : « Depuis les temps préhistoriques, la France a été un carrefour de commerce, de voyageurs et d'invasions. Trois composantes ethniques européennes fondamentales se sont mélangées au fil des siècles sur le territoire de la France moderne : les peuples celtiques, latins et teutoniques (francs) - pour compenser sa population actuelle […] Traditionnellement, la France a eu un niveau élevé d'immigration […] en 2004, il y avait plus de 6 millions de musulmans, en grande partie d'origine nord-africaine, vivant en France. En France vivent à la fois les plus importantes populations musulmanes et juives d’Europe »[77].
  • L'Encyclopædia Britannica indiquent que « les Français ont fortement conscience d'appartenir à une seule nation, mais qu’ils constituent à peine un groupe ethnique unifiable par un indicateur scientifique », et il est ensuite mentionné différentes population composant la population de France : les basques, les celtes (appelés gaulois par les romains), et les peuples germaniques (teutonique) (y compris les normands ou vikings). La France est aussi devenu « au 19ème et surtout au XXe siècle, la destination principale de l'immigration étrangère en Europe »[78].

Immigration[modifier | modifier le code]

Article détaillé: Immigration en France

En 2008, l'Institut national français de la statistique INSEE estimait que 5,3 millions d'immigrants nés à l'étranger et 6,5 millions de descendants directs d'immigrés (nés en France d'au moins un parent immigré) vivaient en France représentant un total de 11,8 millions et 19% de la population totale en France métropolitaine (62,1 millions en 2008). Parmi eux, environ 5,5 millions sont d'origine européenne et 4 millions d'origine nord-africaine[79],[80].

Les populations d'ascendance française[modifier | modifier le code]

Ces chiffres dans le tableau suivant, fournis par le Ministère des Affaires étrangères, ne sont pas censés être complets car ils se basent sur des déclarations volontaires faites par les résidents français à l'étranger (que le Quai d'Orsay invite vivement à faire auprès de ses ambassades, afin également de faciliter les formalités administratives liées aux autorisations de séjour dans les pays concernés, la facilitation des déplacements dans ces pays ou lors de retours occasionnels en France, le maintien de droits en France auprès de certains organismes, et les opérations relatives aux rapatriements de revenus ou la défense des intérêts et droits légaux des personnes concernées dans ces pays).

Les personnes déclarées sont maintenant automatiquement retirées des fichiers consulaires après 5 ans (durée maximale de validité des passeports français), sans renouvellement de leur déclaration. Ce délai est généralement pour suivre les personnes dans des pays soumis à des visas de séjour, mais pas pour les pays où des visas de longue durée sont accordés (ou non nécessaires dans l'Union européenne où la carte d'identité valide 10 ans suffit), ni pour les personnes ayant obtenu une seconde nationalité (notamment par alliance) et qui omettent fréquemment d'effectuer ces déclarations pour renouveler leur passeport français. Dans certains pays en conflit, il est possible également que ces personnes ne soient pas déclarées comme françaises (ou n'entrent pas en contact avec l'autorité consulaire) mais utilisent un passeport issu d'un pays tiers avec lequel la France a passé des accords de coopération ou de représentation, ou bien n'y résident pas suffisamment longtemps pour justifier une telle déclaration.

Ces chiffres ne peuvent donc fournir qu'une estimation basse mais à peu près représentative de l'importance relative de la présence française dans les autres pays, avec une incertitude plus élevée pour les pays les moins fréquents.

Entre 1848 et 1939, 1 million de Français ont émigré vers d'autres pays[82]. Les principales communautés d'ascendance française se trouvent aux États-Unis, au Canada et en Argentine tandis que des groupes importants se trouvent également au Brésil, au Chili, en Uruguay et en Australie.

De nombreux chiffres circulent sur le nombre de personnes ayant ou revendiquant, dans un pays donné, des origines françaises. Les critères, les méthodes et la précision des chiffres peuvent être très variables.

Aux États-Unis, le bureau du recensement repose sur les déclarations des habitants eux-mêmes, sachant que les questions concernant les origines ne conduisent pas à des réponses obligatoires. Leurs chiffres de 2010 estiment le nombre de personnes ayant des origines françaises à 8 761 677 (chiffre ne prenant pas en compte les personnes d'origine basque), avec une marge d'erreur évaluée à +/- 55 529 personnes ; ces statistiques considèrent séparément les personnes aux origines franco-canadiennes, au nombre de 2 042 808 (+/- 28 673)[83].

Canada[modifier | modifier le code]

Voir aussi: Canadien français

 Acadiens célébrant le Tintamarre et la Journée nationale de l'Acadie à Caraquet, Nouveau-Brunswick.
Acadiens célébrant le Tintamarre et la Journée nationale de l'Acadie à Caraquet, Nouveau-Brunswick.

Il y a près de sept millions de francophones sur neuf à dix millions de personnes d’ascendance au moins partiellement française au Canada. La province canadienne du Québec, où le recensement de la population de 2006 comptabilise 7 546 131 habitants et où plus de 95% des habitants parlent le français en tant que première, deuxième ou troisième langue, est le centre de la vie française du côté occidental de l'Atlantique. La colonisation française a cependant commencé plus à l'est en Acadie. Le Québec est aussi un foyer culturel français et possède des médias et des universités. Il existe des communautés franco-canadiennes importantes disséminées dans les autres provinces du Canada, particulièrement en Ontario, qui compte environ 1 million de personnes d'ascendance française (dont 400 000 qui ont le français comme langue maternelle), au Manitoba et au Nouveau-Brunswick, qui est par ailleurs la seule province entièrement bilingue et composé à 33% d’Acadiens.

États Unis[modifier | modifier le code]

Voir aussi: Français américains

Les États-Unis est le lieu de résidence d’environ 13 à 16 millions de personnes d'origine française, soit 4 à 5 pour cent de la population des États-Unis en particulier en Louisiane, en Nouvelle-Angleterre et dans certaines parties du Midwest. La communauté française en Louisiane comprend les créoles, les descendants des colons français qui sont arrivés quand la Louisiane était une colonie française, et les Cajuns qui sont les descendants des réfugiés acadiens arrivés lors du Grand Dérangement. Très peu de créoles sont restés à la Nouvelle Orléans aujourd’hui. En Nouvelle-Angleterre, la grande majorité de l'immigration française du XIXe et du début du XXe siècle ne provenait pas de la France mais du Québec. Ces Canadiens français sont arrivés pour travailler dans les usines de bois et de plantes textiles qui sont apparus dans toute la région pendant son industrialisation. Aujourd'hui, près de 25% de la population du New Hampshire est d'ascendance française, c’est le pourcentage le plus élevé des USA.

Les colonies néerlandaises et anglaises de l'Amérique prérévolutionnaire ont attiré un grand nombre de Huguenots français qui fuyaient les persécutions religieuses en France. Dans la colonie hollandaise de la Nouvelle-Hollande qui devint plus tard New York, au nord du New Jersey et dans l'ouest du Connecticut, ces Huguenots français, qui pratiquaient une religion presque identique à celle de l'Église réformée néerlandaise, se sont assimilés complètement dans la communauté néerlandaise. Cette grande communauté française a perdu toute identité de son origine souvent avec la traduction des noms (exemples : de la Montaigne a été traduit en hollandais Vandenberg, de Vaux est devenu DeVos ou Devoe par correspondance phonétique). Les Huguenots sont apparus dans toutes les colonies anglaises et se sont totalement assimilés de la même manière. Même si cette population était comparable ne taille à celle du Québec, elle s’est intégralement assimilée dans le courant anglophone et a laissé peu de traces de ses origines culturelles. New Rochelle à New York est nommée d'après la ville de La Rochelle en France qui fut l'une des sources d'émigration huguenote vers la colonie hollandaise. New Paltz à New York était un peuplement non urbains de huguenots qui n’a pas subi pas le transformation massive des bâtiments contrairement aux grandes villes anciennes comme New York ou New Rochelle.

Argentine[modifier | modifier le code]

Voir aussi : Franco-Argentins

Les Argentins français forment le troisième groupe d’immigration en Argentine, après les italiens et les espagnols. La plupart des immigrants français sont venus en Argentine entre 1871 et 1890, bien qu’une immigration considérable a continué jusqu'à la fin des années 1940. Au moins la moitié de ces immigrants venaient du sud-ouest de la France et en particulier du Pays Basque, du Béarn (les Basses-Pyrénées ont représenté jusqu’à plus de 20% des immigrants), de la Bigorre et du Rouergue, mais aussi de Savoie et de la région parisienne. Aujourd'hui, environ 6,8 millions d'Argentins ont un certain degré d'ascendance française ou sont partiellement ou totalement d'origine française (jusqu'à 17% de la population totale)[84]. Les Argentins français ont considérablement influencé le pays, en particulier les styles architecturaux, les traditions littéraires ainsi que dans le domaine scientifique. Parmi les Argentins notables d'origine française figurent l'écrivain Julio Cortázar, le physiologiste et lauréat du prix Nobel Bernardo Houssay ou l’activiste Alicia Moreau de Justo. Grâce à leur culture en partie latine, les immigrants français se sont rapidement assimilés dans la société argentine traditionnelle.

Uruguay[modifier | modifier le code]

Les Uruguayens français forment le troisième groupe le plus important en Uruguay, après les uruguayens italiens et espagnols. Au cours de la première moitié du XIXe siècle, l'Uruguay a reçu la plupart des immigrants français en Amérique du Sud. Elle constituait à l'époque le deuxième récepteur d'immigrants français dans le Nouveau Monde après les États-Unis. À titre de comparaison, entre 1820 et 1855, 195 971 immigrants français arrivent aux États-Unis et, entre 1833 et 1842, 13 922 immigrants français, la plupart venant du Pays Basque et du Béarn, s’établissent en Uruguay[85].

La majorité des immigrants vers l’Uruguay provenaient du Pays Basque, du Béarn et de la Bigorre. Aujourd'hui, il est estimé que 300 000 descendants de ces immigrants français vivent toujours en Uruguay[86].

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration française au Royaume-Uni

L’immigration française vers le Royaume-Uni est un phénomène qui a eu lieu à différents moments de l'histoire. De nombreux britanniques ont des ancêtres français et le français reste la langue étrangère la plus apprise par les Britanniques. Une grande partie de l'aristocratie médiévale du Royaume-Uni descendait des migrants franco-normands venus durant la conquête normande de l'Angleterre mais également pendant l'Empire angevin de la dynastie Plantagenêt.

Selon une étude réalisée par Ancestry.co.uk, 3 millions de britanniques aujourd’hui seraient d'origine française[87]. Parmi eux se trouvent les présentateurs de télévision Davina McCall et Louis Theroux. Additionnellement 400 000 citoyens français vivent aujourd’hui au Royaume-Uni, la plupart d'entre eux à Londres[88].

Costa Rica[modifier | modifier le code]

La première émigration française au Costa Rica fut le fait d’un nombre très réduits vers Cartago autour du milieu du XIXe siècle. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, un groupe d'exilés français (la plupart des soldats et des familles orphelines) migrèrent vers le Costa Rica.

Mexique[modifier | modifier le code]

Voir aussi: Immigration française au Mexique

Au Mexique, une importante partie de la population possède une ascendance française. Après l'Espagne, les immigrants français forment le deuxième plus grand groupe ethnique européen du pays. La majeure partie des immigrants français est arrivé au Mexique au cours du XIXe et du début du XXe siècle.

De 1814 à 1955, des habitants de Barcelonnette et de la vallée de l'Ubaye ont émigré au Mexique par dizaines. Ils établirent de nombreuses entreprises et des relations commerciales dans le textile entre le Mexique et la France. Au tournant du XXe siècle, il y avait 5 000 familles françaises de la région de Barcelonnette enregistrées auprès du consulat français du Mexique. Alors que 90% de ces familles est resté au Mexique, certaines sont retournées en France. Entre les années 1880-1930. Ces familles retournées à Barcelonnette ont bâti de grandes demeures appelées Maisons Mexicaines et ont laissé une marque sur la ville.

Dans les années 1860, le Second Empire mexicain est gouverné par l'empereur Maximilien Ier du Mexique et fait partie du plan de Napoléon III visant à créer un empire latin dans le Nouveau Monde (ce plan est notamment responsable de la création du terme « Amérique latine »). Dans le cadre de ce projet, de nombreux soldats français, des commerçants et leurs familles mettent le pied sur le sol mexicain. Carlota du Mexique, épouse de l'empereur Maximilien, était une princesse belge et la petite-fille de Louis-Philippe de France.

De nombreux Mexicains d'origine française vivent dans des villes telles que Zacatecas, San Luis Potosí, Sinaloa, Monterrey, Puebla, Guadalajara, et la capitale Mexico où les noms de famille français comme Chairez / Chaires, Renaux, Pierres, Michel, Betancourt, Alaniz, Blanc , Ney, Jurado (Jure), Colo (Coleau), Dumas ou Moussier peuvent être trouvés.

Chili[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration française au Chili

Les Français sont venus au Chili au XVIIIe siècle à Concepción tout d’abord comme marchands puis dans le milieu du XIXe siècle pour cultiver la vigne dans les haciendas de la vallée centrale. Cette vallée est devenue mondialement célèbre pour le vin chilien qui y est produit. La région d'Araucanie a également reçue un nombre important de personnes d'ascendance française. Ces colons qui étaient principalement des agriculteurs et des commerçants sont arrivés dans la région durant la seconde moitié du XIXe siècle. Avec leur culture en partie latine, les immigrants français se sont rapidement assimilés dans la société chilienne traditionnelle.

De 1840 à 1940, environ 25 000 Français ont immigré au Chili. 80% d'entre eux venaient du sud-ouest France, en particulier des Basses-Pyrénées (Pays basque et Béarn), de Gironde, de Charente-Inférieure et de Charente et des régions situées entre le Gers et la Dordogne[89].

En 1863, 1 650 citoyens Français étaient enregistrés au Chili. À la fin du siècle, ils étaient presque 30 000[90]. Selon le recensement de 1865, sur 23 220 étrangers établis au Chili, 2 483 étaient français, soit la troisième plus grande communauté européenne dans le pays après les allemands et les anglais[91] et 12% des 25 000 étrangers établis dans le pays. En 1875, la communauté atteignait 3 000 membres[92]. La plupart des immigrants français se sont ensuite installés dans le pays entre 1875 et 1895. Entre octobre 1882 et décembre 1897, 8 413 Français s’installèrent au Chili, ce qui représentait alors 23% des immigrants arrivés durant cette période (soit le deuxième groupe après les espagnols). On estime que 10 000 Français vivaient au Chili en 1912, soit 7% des 149 400 Français vivant en Amérique latine[93].

Durant la Seconde Guerre mondiale, un groupe de plus de 10 000 Chiliens d'origine française, dont la majorité avait des parents français, rejoignent les Forces Françaises Libres et combattent l'occupation nazie de la France[réf. souhaitée].

Aujourd'hui, on estime qu’environ 500 000 Chiliens sont d'origine française.

L'actuel président du Chili Michelle Bachelet est d'origine française ainsi que le dictateur Augusto Pinochet. Un grand pourcentage des hommes politiques, des hommes d'affaires, des professionnels et des artistes du pays sont d'origine française.

Brésil[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration française au Brésil

Immigration française au Brésil de 1914 à 1924
Année Nombre d'immigrants français
1914 696
1915 410
1916 292
1917 273
1918 226
1919 690
1920 838
1921 633
1922 725
1923 609
1924 634
Total 7558

On estime qu'il y a 500 000 à 1 million de Brésiliens d'origine française aujourd'hui. Ce qui fait du Brésil la deuxième plus grande communauté française en Amérique du Sud[94].

De 1819 à 1940, 40 383 Français ont immigré au Brésil. La plupart d'entre eux se sont installés dans le pays entre 1884 et 1925 (8 008 entre 1819 et 1883, 25 727 entre 1884 et 1925 et 6 648 entre 1926 et 1940). Une autre source estime que près de 100 000 Français ont immigré au Brésil entre 1850 et 1965.

La communauté française au Brésil comptait 592 individus en 1888 et 5 000 en 1915[95]. Certaines estimations parlent de 14 000 Français vivant au Brésil en 1912, soit 9% des 149 400 Français vivant en Amérique latine et la deuxième plus grande communauté après l'Argentine (qui comptait alors 100 000 Français)[96].

La famille impériale brésilienne est issue de la Chambre portugaise de Bragance. Isabella, l'héritière et la fille du dernier empereur, a épousé le prince Gaston d'Orléans comte d'Eu et membre de la Chambre d'Orléans qui est une branche cadette des Bourbons la famille royale française.

Guatemala[modifier | modifier le code]

Voir aussi: Franco-guatémaltèques

Les premiers immigrants français étaient des hommes politiques comme Nicolas Raoul, Isidore Saget, Henri Terralonge et les officiers Aluard, Courbal, Duplessis, Gibourdel et Goudot. Lorsque la Fédération d'Amérique centrale fut divisée en 7 pays, certains d'entre eux s’installèrent au Costa Rica, d'autres au Nicaragua, mais la majorité resta au Guatemala. Les bonnes relations entre la France et le Guatemala à partir de 1827 facilitent la migration de politiciens, de scientifiques, peintres, constructeurs, artistes et certaines familles. À la suite d'une détérioration des relations entre la France et le Guatemala la plupart des immigrants français quittent le Guatemala pour le Costa Rica. À la fin du XIXe siècle les bonnes relations sont cependant rétablies[97].

Amérique latine[modifier | modifier le code]

Informations complémentaires : Fièvre du caoutchouc

Dans les autres régions d’Amérique, la colonisation française a eu lieu entre le XVIe et le XXe siècle. Cette migration a eu lieu vers Haïti, Cuba (en particulier les réfugiés de la révolution haïtienne). Les familles politiques Betancourt ont influencé le Pérou[98], la Colombie, le Venezuela, l’Équateur, Puerto Rico, la Bolivie et le Panama[99].

Huguenots[modifier | modifier le code]

Un grand nombre de huguenots sont connus pour s’être installé au Royaume-Uni (environ 50 000), en Irlande, dans les zones protestantes de l'Allemagne (en particulier à Berlin) (environ 40 000), aux Pays-Bas (50 000), dans en Afrique du Sud et en Amérique du Nord. Beaucoup de personnes dans ces pays portent encore des noms français.

Asie[modifier | modifier le code]

 Bâtiment de l'École française d'Extrême-Orient à Pondichéry.
Bâtiment de l'École française d'Extrême-Orient à Pondichéry.
 Français de Nouvelle-Calédonie.
Français de Nouvelle-Calédonie.

En Asie, un certain nombre de personnes avec une ascendance française et vietnamienne mixte peut être trouvée au Vietnam. Y compris des personnes d'origine française uniquement. Beaucoup sont des descendants des colons français qui se sont marié avec des Vietnamiens locaux. Environ 5 000 personnes au Vietnam serait d'origine française unique[100]. Une petite proportion de personnes d'ascendance française et khmère mixte se trouvent au Cambodge. Ces personnes sont au nombre d'environ 16 000 et parmi ce nombre, environ 3 000 sont d'origine française non mixte[101]. Un nombre non déterminé de descendants des colons français et Lao mixte peut être trouvés à travers le Laos[102]. Quelques milliers de citoyens français créoles d'origine indienne et européenne vivent dans les anciennes possessions françaises en Inde (principalement Pondichéry). En plus de ces pays, des petites minorités peuvent être trouvés ailleurs en Asie; la majorité étant des expatriés[102].

Autres foyers de populations françaises[modifier | modifier le code]

En dehors des Québécois, des Acadiens, des Cajuns et des Métis il existe d'autres populations ayant une ascendance française et vivant hors de France métropolitaine. Ces populations comprennent les Caldoches de Nouvelle-Calédonie, la Louisiane créole aux États-Unis, les Zoreilles et petits-blancs des différentes îles de l'océan Indien, ainsi que les populations de l'ancien empire colonial français en Afrique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Évolution de la population jusqu'en 2015 », sur Institut national de la statistique et des études économiques,‎ (consulté le 24 mars 2015).
  2. a et b Jean-Louis Brunaux, Nos ancêtres les Gaulois, éd. Seuil, , p. 261 :

    « Les Gaulois figurent seulement parmi d'autres dans la multitude de couches de peuplement fort divers (Ligures, Ibères, Latins, Francs et Alamans, Nordiques, Sarrasins...) qui aboutissent à la population du pays à un moment donné »

  3. Gérard Noiriel, Le Creuset Français, Paris, ed. Le Seuil,
  4. (en) Sylvia Zappi, « French Government Revives Assimilation Policy », sur migrationpolicy.org,‎ (consulté le 29 avril 2016)
  5. a et b « Constitution du 4 octobre 1958 Article 1 », sur www.legifrance.gouv.fr : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. »
  6. (en) Alexandra Hughes, Alex Hughes, Keith A. Reader et Keith Reader, Encyclopedia of Contemporary French Culture, Taylor & Francis, (ISBN 9780203003305, lire en ligne)
  7. « French Canadians - Introduction, Location, Language, Folklore, Religion, Major holidays, Rites of passage », sur www.everyculture.com (consulté le 29 avril 2016)
  8. Insee, résultats provisoires arrêtés à fin 2012, hors Mayotte
  9. bas de la page 9 du document Insee
  10. Insee Population totale au 1er janvier 2008 France métropolitaine 61 875 822
  11. Bilan démographique Insee 2007
  12. Statistiques de l'Insee
  13. Données 2010 relatives aux étrangers en France
  14. Données fin 2012 sur le site de l'assemblée des Français de l'étranger
  15. peuple, sur le site cnrtl.fr
  16. Cf. la définition n° 3 du mot nation dans Le Robert[Lequel ?] dès 1976.
  17. La CNIL a donné un avis favorable au recensement de 2009 pour la Nouvelle-Calédonie, qui fait apparaître « l'origine ethnique » des personnes. Ces données étaient enregistrées jusqu'en 1996, mais ne l'avaient pas été pour le recensement de 2004. La CNIL rappelle une délibération de 2002, dans laquelle elle avait affirmé que « le recueil de l'appartenance ethnique des personnes, compte tenu des caractéristiques sociodémographiques propres au territoire de Nouvelle-Calédonie, répond à un motif d'intérêt public […] »
  18. a et b L'article 8 de la loi Informatique et libertés de 1978 interdit «de collecter ou de traiter des données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques»: Un amendement au projet de loi sur l'immigration autorise la statistique ethnique Le Monde
  19. « Le Monde » - rubrique "Société", consultée 10 décembre 2013 : « Les personnes nées de parents nés à l'étranger ou nées elles-mêmes à l'étranger de parents français, ont eu le plus grand mal à prouver leur nationalité française » sur [1].
  20. (en) « France », sur Encyclopædia Britannica (consulté le 29 avril 2016) : « in the 19th and especially in the 20th century, [France has become] the prime recipient of foreign immigration into Europe »
  21. Par exemple, l'organisation mondiale de la santé a trouvé dans son rapport sur la santé de 2000 dans le monde que : « la France fournit les meilleurs soins de santé généraux, suivie notamment de l'Italie, de l'Espagne, d'Oman, de l'Autriche et du Japon ».
  22. Hughes LAGRANGES, « Emeutes, renovation urbaine et alienation politique », Observatoire sociologique du changement, Paris,‎ (lire en ligne)
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  24. a et b Dudon de Saint-Quentin, Historia Normannorum, Normandie, duc Richard Ier, 1015-1026
  25. Seguin-Orlando, A., Korneliussen, T.S., Sikora, M., Malaspinas, A.-S., Manica, A., Moltke, I., Albrechtsen, A., Ko, A., Margaryan, A., Moiseyev, V., Goebel, T., Westaway, M., Lambert, D., Khartanovich, V., Wall, J.D., Nigst, P.R., Foley, R.A., Lahr, M.M., Nielsen, R., Orlando, L. et Willerslev, E. (2014) - « Genomic structure in Europeans dating back at least 36,200 years », Science, 2014/11/06 [online].
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    « Compared with the Europeans, the Tunisians belong to a much more recent wave of migration and occupy a much less favourable socioeconomic position, yet their pattern of marriage behaviour is nonetheless similar (...). Algerian and Moroccan immigrants have a higher propensity to exogamy than Asians or Portuguese but a much weaker labour market position. (...) Confirming the results from other analyses of immigrant assimilation in France, this study shows that North Africans seem to be characterized by a high degree of cultural integration (reflected in a relatively high propensity to exogamy, notably for Tunisians) that contrasts with a persistent disadvantage in the labour market. »

  47. Emmanuel Todd, Le destin des immigrés: assimilation et ségrégation dans les démocraties occidentales, Paris, , p. 307
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  49. Renée Balibar et Dominique Laporte, Le Français national: politique et pratique de la langue nationale sous la Révolution, Paris,
  50. Éric Gailledrat, « Les Ibères de l'Èbre à l'Hérault (VIe-IVe s. avant J.-C.) », Lattes, Sociétés de la Protohistoire et de l'Antiquité en France Méditerranéenne, Monographies d'Archéologie Méditerranéenne, no 1,‎
  51. Dominique Garcia, « Entre Ibères et Ligures. Lodévois et moyenne vallée de l'Hérault protohistoriques », L'Archéologue, no 32,‎ , pp. 38–40
  52. Fernand Braudel, L'identité de la France - Les Hommes et les Choses, Flammarion, , p.215
  53. Justin Vaïsse, Intégrer l'Islam, Odile Jacob, , pp. 32–33 :

    « Les premiers musulmans arrivèrent en France à la suite de l'occupation de l'Espagne par les Maures, il y a plus d'un millénaire, et s'installèrent dans les environs de Toulouse - et jusqu'en Bourgogne. À Narbonne, les traces d'une mosquée datant du VIIIe siècle sont le témoignage de l'ancienneté de ce passé. Lors de la célèbre, et en partie mythologique, bataille de Poitiers en 732, dont les historiens reconsidèrent aujourd'hui l'importance, Charles Martel aurait stoppé la progression des envahisseurs arabes. Des réfugiés musulmans qui fuyaient la Reconquista espagnole, et plus tard l'Inquisition, firent souche en Languedoc-Roussillon et dans le Pays basque français, ainsi que dans le Béarn »

  54. Dominique Schnapper, « "La conception de la nation", "Citoyenneté et société" », Cahiers Francais, no 281,‎
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  66. S'il n'existe pas de représentation équivalente de leur pays
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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