Montbéliard

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Montbéliard
Château des ducs de Wurtemberg (XIIIe siècle).
Château des ducs de Wurtemberg (XIIIe siècle).
Blason de Montbéliard
Blason
Montbéliard
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs (sous-préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Montbéliard (chef-lieu)
Canton Montbéliard
Intercommunalité Pays de Montbéliard Agglomération
Maire
Mandat
Marie-Noëlle Biguinet
2014-2020
Code postal 25200
Code commune 25388
Démographie
Gentilé Montbéliardais
Population
municipale
25 521 hab. (2014)
Densité 1 700 hab./km2
Population
aire urbaine
161 868 hab. (2010[1])
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 37″ nord, 6° 47′ 56″ est
Altitude Min. 311 m – Max. 454 m
Superficie 15,01 km2
Localisation

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Montbéliard
Liens
Site web montbeliard.com

Montbéliard (en franc-comtois : Monbyai) est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

L'ancien nom germanique de Montbéliard fut Mömpelgard. De 1042 à 1793, la ville fit partie du Saint-Empire romain germanique et forma le cœur du comté puis de la principauté de Montbéliard (Grafschaft Mömpelgard) fondé par l'empereur Henri III du Saint-Empire. Au XVIe siècle, Montbéliard adhéra à la Réforme protestante à l'instar de la République de Mulhouse et des cités suisses. La principauté fut annexée par la France en 1793. Montbéliard changea alors plusieurs fois de département. La ville fit d'abord partie de la Haute-Saône, puis en 1797 du département du Mont-Terrible avant d'être rattachée à l'Alsace en 1800 par son intégration au département du Haut-Rhin. Les pertes territoriales de 1815 entraînèrent son rattachement définitif au département du Doubs en 1816.

Montbéliard est le centre de l'unité urbaine de Montbéliard qui rassemble 108 852 habitants en 2009 et forme avec Belfort la plus grande aire urbaine de la région avec 285 026 habitants.

La commune est ville d'Art et d'Histoire, ville Internet @@ et également ville fleurie (4 fleurs).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Montbéliard, ville de l'Est de la France est situé dans le nord-est de la Franche-Comté, dans l’extrémité nord du département du Doubs.

Rose des vents Laire
Raynans
Issans
Vyans-le-Val, Héricourt
(Haute-Saône)
Bethoncourt
Grand-Charmont
Rose des vents
Allondans
Sainte-Suzanne
N Sochaux
O    Montbéliard    E
S
Courcelles-lès-Montbéliard Arbouans Exincourt

Topographie[modifier | modifier le code]

Montbéliard, est située dans la Trouée de Belfort et possède un paysage légèrement vallonné dû à la proximité du massif jurassien, le château local est notamment construit sur un éperon rocheux.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Montbéliard et des communes voisines est essentiellement recouvert par l'étage Kimméridgien. Dans les environs des roches sidérolithiques sont extraites pour leur fer[2].

La commune est située à proximité de deux bassins houillers : le bassin houiller keupérien de Haute-Saône à l'ouest, riche en gypse, sel gemme (sous forme de saumure), houille[3] et le bassin houiller stéphanien sous-vosgien au nord, qui englobe l'est de la Haute-Saône, le Territoire de Belfort et le sud du Haut-Rhin[4],[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Rive de l'Allan.

La ville est arrosée par l'Allan et la Lizaine. En dehors du territoire communal, le Doubs s'écoule au sud, le Rupt à l'ouest et la Savoureuse à l'est.

Climat[modifier | modifier le code]

La région de Montbéliard connait un climat océanique dégradé, semi-continental[6]. L'hiver apporte des manteaux neigeux d'épaisseur variable, de 5 à 40 cm, et inversement, les températures atteignent jusqu'à 40 °C sous abri au plus fort de l'été.

Transports[modifier | modifier le code]

carte de la Franche-Comté présentant les principales aires urbaines et les voies de communication de la région
Situation de Montbéliard au sein des voies de communications franc-comtoises.

Chemin de fer et réseau routier[modifier | modifier le code]

Montbéliard est desservie par l'autoroute A36 surnommée « La Comtoise » et par les routes départementales 34, 37, 390 et 438.

La gare de Montbéliard est établie sur la ligne de Dole-Ville à Belfort. La LGV Rhin-Rhône passe au nord de la ville, qui est desservie par la gare de Belfort - Montbéliard TGV située à 10 km.

Voie cyclable[modifier | modifier le code]

Tracé de l'EV6.
Article détaillé : EuroVelo 6.

L'EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d'« Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Montbéliard en reliant Saint-Nazaire à Constanţa[7]. C'est la plus célèbre véloroutes européennes, longue de 3 653 km, elle traverse l'Europe d'ouest en est, de l'océan Atlantique à la mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube.

À l'horizon 2016 la ville sera desservis par le Bus à Haut niveau de service de l'agglomération: cadencité

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Centre-ville de Montbéliard.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les quartiers de Montbéliard

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention connue remonte à 985 sous le toponyme Montem beliardae (ou Montem Billiardae)[8]. D'autres variantes telles que Mons Belgardis[9] peuvent être trouvées dans la littérature.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Mont-Réuni[10].

Gentilé

Les habitants de Montbéliard sont appelés officiellement les Montbéliardais[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Montbéliard.

L'histoire de Montbéliard couvre à la fois celle de la ville de Montbéliard et celle de la Principauté de Montbéliard, possession des comtes de Wurtemberg de 1407 à 1793 et considérée à ce titre comme faisant partie du Saint-Empire romain germanique, bien que restée totalement francophone. Par voie de conséquence, étant donné les règles fixées par la paix d'Augsbourg, Montbéliard a adopté le luthéranisme religion d’État, seule ville francophone dans ce cas, et a constitué par la suite l'un des bastions du protestantisme en France. Annexée à la France en 1793, Montbéliard a connu dès lors un développement économique et industriel rapide, illustré par des familles telles que les Peugeot ou les Japy. Elle reste à ce jour marquée par l'industrie automobile (Usine PSA de Sochaux).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Intercommunalité et fonctions[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Montbéliard[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Montbéliard s'établit à 59 850 000 € en dépenses et 59 902 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 44 915 000 € de charges (1 695 € par habitant) pour 46 641 000 € de produits (1 760 € par habitant), soit un solde de 1 726 000 € (65 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour une valeur totale de 21 972 000 € (49 %), soit 829 € par habitant, ratio supérieur de 13 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (733 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio augmente de façon continue de 744 € à 829 € par habitant ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 4] pour une valeur de 14 112 000 € (30 %), soit 533 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 455 € à 533 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Montbéliard[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour une valeur de 8 613 000 € (58 %), soit 325 € par habitant, ratio inférieur de 14 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (379 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 325 € par habitant en 2013 et un maximum de 501 € par habitant en 2010 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour une valeur totale de 4 555 000 € (30 %), soit 172 € par habitant, ratio supérieur de 79 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (96 € par habitant).

Les ressources en investissement de Montbéliard se répartissent principalement en[A2 4] :

  • nouvelles dettes pour un montant de 2 500 000 € (19 %), soit 94 € par habitant, ratio inférieur de 13 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (108 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 94 € par habitant en 2013 et un maximum de 375 € par habitant en 2012 ;
  • subventions reçues pour une somme de 1 531 000 € (12 %), soit 58 € par habitant, ratio inférieur de 21 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (73 € par habitant).

L'endettement de Montbéliard au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour une valeur de 39 031 000 €, soit 1 473 € par habitant, ratio supérieur de 35 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (1 092 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 1 106 € par habitant en 2009 et un maximum de 1 539 € par habitant en 2012[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur totale de 6 121 000 €, soit 231 € par habitant, ratio supérieur de 74 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (133 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 148 € par habitant en 2009 et un maximum de 260 € par habitant en 2011[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour un montant de 4 500 000 €, soit 170 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 170 € par habitant en 2013 et un maximum de 319 € par habitant en 2011[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 8 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum d'environ 2 années en 2004 et un maximum en 2013.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le mouvement des jumelages franco-allemands est né au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. La ville de Montbéliard fut la première ville après la Seconde Guerre mondiale à développer un partenariat avec une ville allemande. C'est en 1950, que le maire de Montbéliard Lucien Tharradin, ancien résistant et rescapé de Buchenwald, pose les premières bases d'un jumelage avec Ludwigsburg[12] dans le Bade-Wurtemberg, en allemand, Montbéliard se dit Mömpelgard ou Mümpelgart[13]. Ce premier jumelage franco-allemand, officialisé en 1962, soit cinq ans après le décès de Lucien Tharradin, garde une valeur de symbole[14].

Le pont reliant le quartier de la Prairie à la zone commerciale du Pied Des Gouttes porte le nom de pont de Ludwigsburg.

Drapeau de l'Allemagne Ludwigsburg (Allemagne) : C'est le premier jumelage franco-allemand.

Drapeau des États-Unis Greensboro (États-Unis)

Ancien régime[modifier | modifier le code]

Avant son rattachement à la France, Montbéliard fut indépendante puis sous souveraineté du Würtemberg, le conseil commun de Montbéliard se composait de neuf maîtres bourgeois et d'un maître bourgeois en chef, élu pour le présider. Le maire était un officier du comte, nommé par lui, accrédité auprès des magistrats municipaux et n'ayant que voix consultative dans les délibérations du conseil[15].

Liste des maîtres bourgeois en chef
Période Identité
1633 Gerson Parrot[16]
1689 Jules-Frédéric Scharffenstein[17]
1678 George Euvrard[18]
1728 Pierre Scharffenstein[19]
1767 Jean-Jacques Parrot (père de Georges Frédéric Parrot)

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793-1795 Pierre-Frédéric Goguel Premier maire du nouveau conseil municipal établit par la Révolution française, nommé par la Convention nationale et Bernard de Saintes, membre du comité de sûreté générale qui prit possession de la Principauté de Montbéliard au nom de la France
1795 Charles-Christophe Verenet Sous le Directoire, les compétences de maire sont assurées par les présidents de l'administration municipale
1795-1797 Léopold-Frédéric Flamand Président de l'administration municipale
1797-1798 Charles-Christophe Duvernoy Président de l'administration municipale
1798-1799 Jean-Jacques Morel Président de l'administration municipale, démission
1799 Charles-Christophe Duvernoy Président de l'administration municipale
1800-1809 Charles-Frédéric Surleau À partir de 1800, sous le Consulat, la fonction de maire est rétablie
1809-1815 Georges Frédéric Joseph Rossel Maire sous le Premier Empire, reste en fonction sous la Première Restauration puis révoqué pendant les Cents-Jours
1815 Charles Louis Berger Maire pendant les Cent-Jours, révoqué sous la Seconde Restauration
1815-1816 Philippe-Henry Goguel Maire nommé sous la Seconde Restauration
1816-1818 Pierre-Frédéric Fallot Démission
1818-1831 Charles Louis Berger
1831 Georges-Frédéric Rossel
1831-1833 Jean-Christophe Perdrizet
1833-1840 Jacques-Frédéric Goguel
1840-1865 Charles-Samuel Sahler
1865-1871 Charles-Frédéric Lalance Rentier, maire pendant la Guerre franco-allemande de 1870 où la ville est occupée par les Prussiens
1871-1872 Charles Samuel Frédéric Fallot Pharmacien
1874 Louis-Rodolphe Cucuel Médecin
1875-1877 Charles-Louis Fallot Pharmacien, révoqué
1877-1878 Jean-Baptiste Knauss Ancien officier, maire imposé
1878-1879 Charles-Louis Fallot Pharmacien
1880-1881 Léopold Jean-Baptiste Garnier Rentier
1881-1882 Léon Albert Villars Avocat
1882-1884 Charles-Christophe Goguel Industriel
1884-1888 Jules-Charles-Édouard Beurnier Médecin
1888-1896 Auguste Georges Louis Pardonnet Notaire
1896-1897 Auguste Samuel Marti Industriel
1897-1901 Eugène Frédéric Oscar Flamand Médecin
1901-1904 Frédéric Thourot
1904-1908 Charles Jules Bourcart
1908-1912 Georges Léon Parrot
1912-1921 Gustave Ulmann Maire pendant la Première Guerre mondiale, proche de la frontière avec l'Alsace annexée par l'Allemagne, la ville est placée sous protection militaire
1921-1925 Georges Benjamin Bernard
1925-1929 Joseph Rossel
1929-1944 Armand Bermont SFIO Maire pendant la Seconde Guerre mondiale et l'Occupation, révoqué par le gouvernement de Vichy
1944 René-Megnin Bernard Président délégation spéciale, maire imposé par le gouvernement de Vichy
1944-1946 Armand Bermont SFIO Rétabli après la Libération de la France, décédé en fonction
1946-1947 Marius Blajot
1947-1957 Lucien Tharradin RPF Décédé en fonction
1957-1959 Eugène Ferrand
1959-1965 Jean-Pierre Tuefferd
1965-1978 André Boulloche PS Député, ancien Ministre, décédé en fonction
1978-1989 André Lang PS
1989-2008 Louis Souvet RPR-UMP Sénateur
2008-2014 Jacques Hélias[20] PS
2014-en cours Marie-Noëlle Biguinet UMP-LR Assistante sociale, première femme à occuper cette fonction
Les données manquantes sont à compléter.

La commune de Montbéliard et la Pays de Montbéliard Agglomération (communauté d'agglomération du pays de Montbéliard) sont membres du syndicat mixte de l’aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle.

Pays de Montbéliard Agglomération est l'une des communautés d'agglomération les plus efficaces de France, en effet beaucoup de tâches dites de « ville » (logement, développement urbain, taxe industrielle, développement touristique) sont gérées par la communauté qui regroupe plus de 125 000 habitants.

Avant 1973 et avant sa scission, le canton de Montbéliard était composé de vingt et une communes entières, Montbéliard, Aibre, Allondans, Bart, Bavans, Bethoncourt, Beutal, Bretigney, Désandans, Dung, Échenans, Issans, Laire, Lougres, Présentevillers, Raynans, Sainte-Marie, Sainte-Suzanne, Saint-Julien-lès-Montbéliard, Semondans et Le Vernoy.

La ville était chef-lieu de deux cantons de 1973 à 2015 :

À partir de 2015, suite aux élections départementales de mars 2015 et au redécoupage des cantons, la ville devient le chef-lieu d'un unique canton : le canton de Montbéliard regroupe quatre communes entières, Montbéliard, Bart, Courcelles-lès-Montbéliard et Sainte-Suzanne (30 173 habitants).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[21],[Note 11].

En 2014, la commune comptait 25 521 habitants, en diminution de -2,14 % par rapport à 2009 (Doubs : 1,76 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 428 3 693 3 592 4 485 4 767 5 133 5 789 5 829 6 144
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 852 6 353 6 484 6 509 8 938 8 784 9 531 9 561 9 799
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 034 10 455 10 392 10 063 10 292 12 767 14 217 14 301 17 023
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
21 699 23 908 30 425 31 836 29 005 27 570 26 535 25 974 25 521
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population passe de 3 823 habitants en 1815 à 10 400 en 1913. L'ouverture de la région grâce au canal, le chemin de fer, la route Porrentruy-Montbéliard-Belfort ont permis une immigration. La gare, construite en 1852, va permettre l'essor industriel. L'exode rural devient alors très fort mais aussi des Italiens travaillant dans le bâtiment, les Suisses dans l'horlogerie et les optantes (réfugiés alsaciens) nourrissent la démographie. L'espérance de vie est de 47 ans pour les hommes et 49 ans pour les femmes, la mortalité infantile est de 20 %. Le réseau hydrographique dense empêche l'expansion de la ville et provoque des inondations.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements scolaires de Montbéliard sont[24] :

Collèges
  • Collège Guynemer
  • Collège Lou Blazer
  • Collège Saint Maimboeuf (privé)
  • Un nouveau collège est en projet dans la zone du Mittan
Lycées

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville est nationalement connue grâce à son club de football évoluant en Ligue 2 pour la saison 2014-2015 : le FC Sochaux-Montbéliard. Le club a passé 66 saisons en Ligue 1.

On trouve également à Montbéliard le stade Bonal, où évolue justement le FCSM.

La ville et sa salle de 6 400 places (Axone) sont candidates à l'organisation du championnat du monde de handball masculin 2017 qui se déroulera en France. Finalement, elles n'ont pas été retenues.

Médias[modifier | modifier le code]

Un seul journal de presse écrite est présent (L'Est républicain) après la disparition du journal Le Pays en 2013. Un média internet existe depuis 2000 traitant exclusivement de l'actualité montbéliardaise[25].

Les radios Chérie FM, Radio Star, France Bleu Belfort-Montbéliard et PrincesFM[26] existent sur Montbéliard. En télévision, France 3 Franche-Comté a des bureaux à Montbéliard.

Cultes[modifier | modifier le code]

Montbéliard est une ville historiquement protestante (luthérienne). Le temple Saint Martin est d'ailleurs le plus ancien temple luthérien en activité en France.

Le culte Catholique est animé par le biais de la paroisse Saint Paul qui regroupe les anciennes paroisses de la ville.

Animations[modifier | modifier le code]

Temple Saint-Martin illuminé lors du réveillon Cité rêvée 2007
  • Montbéliard compte près de 450 associations diverses (sport, loisirs, culture, solidarité, éducation, environnement…), dont 43 associations d'anciens combattants.
  • Le marché de Noël de Montbéliard ou les Lumières de Noël qui se tiennent pendant tout le mois de décembre, attirent chaque année près de 400 000 visiteurs venus admirer et faire des achats auprès des artisans qui y exposent, ce qui en fait le 3e marché de Noël de France[réf. nécessaire]. Sans oublier la possibilité de déguster les spécialités locales et boire un bon vin chaud. Plus de cent vingt artisans se blottissent autour du temple Saint-Martin. L'artisanat d'art côtoie la gastronomie régionale. Les maîtres mots du comité de sélection : tradition et authenticité. L'esprit de Noël doit être au rendez-vous. Les animations sont nombreuses (conférences, dégustations, ateliers pour enfants, patinoire à ciel étoilé, expositions…) et chaque année un pays invité est à l'honneur (le Canada en 2005, le Pérou en 2006, la Finlande en 2007…).
  • Tous les deux ans, le réveillon de fin d'année se passe dans la rue…

(2005) Le réveillon dans les rues (appelé réveillon des Boulons), tous les deux ans, est une tradition déjà ancienne à Montbéliard, mais entièrement renouvelée depuis la dernière édition en 2003. Voici donc Cité rêvée, deuxième acte, aboutissement d’un travail de plus de dix-huit mois pendant lesquels sept compagnies ont élaboré ensemble le menu d’une nuit inoubliable.
L’évènement ne se raconte pas, il se partage avec les milliers de voisins d'un soir, au cœur d’une fête étrange et joyeuse, d’un spectacle gigantesque étreignant la ville, courant dans ses artères, bousculant les repères familiers.
Il y a le feu qui fascine, la musique omniprésente, des caravanes d’animaux fantasmagoriques, des acrobates, des comédiens, des projections monumentales transfigurant les façades historiques, des concerts…
Ils sont plus de deux cents artistes et gais poètes à confectionner une œuvre unique et foisonnante à l’échelle d’une ville.

Économie[modifier | modifier le code]

Emplois[modifier | modifier le code]

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

Services[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Montbéliard est classée ville d'art et d'histoire.

Dans les proches environs :

Personnages liés à la ville[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Saucisse de Montbéliard
  • Montbéliard a donné son nom à la saucisse de Montbéliard, souvent servie dans les potées ou avec un accompagnement de lentilles. Cette saucisse fumée pendant dix heures dans un tuyé prend son essor au XIXe siècle (compagnons du Boitchu). On trouve des traces de son existence en 58 av. J.-C. La « Saucisse de Montbéliard » est protégée. Les producteurs doivent suivre un cahier des charges strict pour sa fabrication (les porcs dont elle provient doivent avoir été engraissés au petit lait des fromageries, elle doit être embossée en boyau naturel d'au moins 25 mm de diamètre, épicée au cumin et fumée au bois provenant de résineux). Depuis le 21 juin 2013, ses caractéristiques essentielles sont préservée par l'IGP (Indication Géographique Protégée). Seuls les fabricants du Doubs, de la Haute-Saône, du Territoire de Belfort et du Jura sont habilités à la produire[31]. La saucisse de Montbéliard est utilisée dans la préparation de la choucroute d'Alsace.

On peut également la servir avec de la cancoillotte chaude et du roësti ou fraîche cuite en papillote.

On ne peut pas parler de gastronomie sans évoquer une des meilleures races de vaches laitières, la race montbéliarde. Présentée la première fois en 1872, la race fut reconnue officiellement en 1889. Anecdote : avant la guerre de 1870, la vache s'appelait "l'Alsacienne". Elle ne vendait plus sur le marché français car elle portait le nom d'une province perdue annexée à l'Allemagne. Les éleveurs anabaptistes de l'époque se sont souvenus que leurs ancêtres avaient été bien accueillis par le prince Léopold-Eberhard de Wurtemberg du temps de leur exode au XVIIIe siècle dans le Pays. C'est ainsi qu'après la guerre, ils l'appelèrent la "Montbéliarde".

On doit également citer la pomme de terre, destinée au bétail mais qui fut consommée par la population de la région, pour raison de famine. Ce tubercule fut introduit au XVIe siècle par Jean Bauhin et son frère Gaspard dans le pays de Montbéliard, un siècle avant que Antoine Parmentier ne la « découvre » en 1771.

Le mobilier de style montbéliardais[modifier | modifier le code]

Lié au duché du Wurtemberg et à la religion luthérienne du XIVe siècle au XVIIIe siècle, le pays de Montbéliard a développé son propre style de meubles (renaissance germanique dit « meuble protestant »), très différent du style franc-comtois.

Ce style se caractérise en un meuble (principalement armoire ou buffet (appelé aussi "4 portes" localement) composé de deux corps juxtaposés et identiques. Le plus remarquable, et probablement unique en France, est la présence de poignées de chaque côté de la partie haute et basse, pour un déplacement aisé. À l'origine, le meuble était composé de deux coffres mis l'un sur l'autre, les poignées étaient très utiles pour déménager rapidement chaque élément lors des guerres et invasions très fréquentes du comté de Montbéliard à une certaine époque. Les « coffres » étaient ainsi transportés à l'abri dans les forêts ou les grottes de la région.

Les bois utilisés étaient le chêne, le noyer (pour les meubles les plus riches), mais aussi les arbres fruitiers (pommier, poirier, cerisier, merisier…) plus aisés à sculpter. Les sculptures se composent, sur le fronton, de godron, de grives, de grappes de raisin. Les ferrures sont très travaillées et les poignées sont en acier forgé. L'assemblage est toujours réalisé par chevillage et ne comportait aucun clou. Les meubles les plus riches comportaient des colonnes torsadées pleines ou évidées. Le fond était toujours en bois de sapin.

Une très belle collection se trouve au musée Jouffroy du château de Belvoir, ainsi qu'au musée du château et au musée Beurnier à Montbéliard.

Une exceptionnelle collection se trouverait[citation nécessaire] dans une des salles du palais des tsars de Saint-Pétersbourg. Ces meubles furent apportés en Russie par une des descendantes des Wurtemberg, la princesse Sophie-Dorothée de Wurtemberg qui épousa en 1776 le grand-duc Paul (famille des Romanov), devint tsarine sous le nom de Maria-Féodorovna. Le couple eut dix enfants, dont Nicolas Ier et Alexandre Ier, tsars de Russie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Industries d'hier[modifier | modifier le code]

  • Brasserie de Montbéliard (bière ARLEN), fermée en 1930.
  • Brasserie de Sochaux.
  • Usine Schwander (bois)
  • Usine Goguel (1850-1960)
  • Filature Salher des Neufs-Moulins.
  • Usines Marti et Roux (horlogerie)
  • Filatures Bourcard
  • Usine Peugeot (1910), puis le seul établissement qui subsiste aujourd'hui à Sochaux.
  • Usine l'Épée (Ste Suzanne, 1939-1995)
  • Construction mécanique Rossel (1902)
  • Carrosserie Holliger-Leloup
  • Fabrique de navettes Ferrand (1901).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Seigneur, Le Roman d'une principauté : Montbéliard du XIVe au XVIIIe siècle, Éditions Cêtre, Besançon, , 408 p.
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Montbéliard, pp. 780-781

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Montbéliard. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Montbéliard.
  11. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aire urbaine 2010 de Montbéliard
  2. « La géologie de Montbéliard et de ses environs », sur hartic.ac-besancon.fr.
  3. Édouard Thirria, Manuel à l'usage de l'habitant du département de la Haute-Saône, (lire en ligne), p. 184-185.
  4. [PDF] Aurore Brach, Réalisation de l'Atlas Mouvements de Terrains : Territoire de Belfort, Département Laboratoire d'Autun, (lire en ligne), p. 21.
  5. « Montbéliard : carte géologique », sur ac-besancon.fr.
  6. « L’environnement naturel des élèves et habitants du département de Haute-Saône (section Le climat) », sur site de l'inspection académique de Haute-Saône, (consulté le 12 septembre 2009).
  7. EV6 c'est quoi ? - Eurovelo6.org Site édité par le conseil régional du Centre. L’EuroVelo 6 Atlantique-Mer Noire est l’un des 12 itinéraires du réseau EuroVelo 6 né à l’initiative de la Fédération européenne des cyclistes (ECF) (...). Son objectif est de suivre trois des plus grands fleuves européens, creusets de la civilisation européenne : la Loire, le Rhin et le Danube. Elle traverse donc la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Croatie, la Bulgarie et la Roumanie.
  8. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 2, Librairie Droz, , 676 p. (ISBN 9782600001335, lire en ligne), p. 988.
  9. La langue allemande en France: Des origines à 1830, Paul Lévy, page 22
  10. Notice Communale Montbéliard sur Ldh/EHESS/Cassini
  11. « La Citadelle de Montbéliard » par Jean-Paul Bourquin, 1993.
  12. Traduit « mot-à-mot » par le Bourg de Louis
  13. Histoire du pays de Montbéliard de Louis Renard, édition 1950
  14. Charles de Gaulle, président de la République française, et Konrad Adenauer, chancelier de la République fédérale d'Allemagne, signeront en 1963 le traité de l'Élysée pour sceller l'amitié et la coopération franco-allemandes
  15. Augustin Thierry, Recueil des monuments Inédits de l'histoire du Tiers État : première série, chartes, coutumes, actes municipaux, statuts des corporations d'arts et métiers des villes et communes de France : région du Nord, volume 2, F. Didot, 1853 p. XLIII
  16. L. Wetzel, Recueil mémorable de Hugues Bois-de-Chesne, chronique inédite du XVIIe siècle suivie de la Relation du siège d'Héricourt, en 1637, par Charles Duverney accompagnée de notes historiques et publiée d'après les manuscrits originaux, sous les auspices de la Société d'émulation de Montbéliard, Charles Deckherr, 1856, p. 84
  17. Solange Brault-Lerch, Les orfèvres de Franche-Comté et de la Principauté de Montbéliard du Moyen Âge, Droz, 1976, p. 824
  18. Mémoires de la Société d'émulation de Montbéliard, volume 3, 1859, p. 228
  19. Solange Brault-Lerch, Les orfèvres de Franche-Comté et de la Principauté de Montbéliard du Moyen Âge, Droz, 1976, p. 828
  20. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  21. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  24. « Etablissements de Montbéliard », onisep.fr (consulté le 2 juillet 2014)
  25. ToutMontbeliard.com
  26. PrincesFM
  27. Source : Villes et Villages Fleuris
  28. musée du Château
  29. La méridienne géante du parc de Prés-la-Rose
  30. Les cadrans solaires du parc de Prés-la-Rose
  31. « SITE OFFICIEL de la Saucisse de Montbéliard », sur Saucisse de Montbéliard (consulté le 26 août 2015)