Montbéliard

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Montbéliard
2011-09-16 12-52-14-chateau-montbeliard.jpg
. Quartier de l'église saint Maimboeuf. (2).jpg Montbéliard, vu de la rue Emile Blazer.(2) - Crop.jpg
De haut en bas, de gauche à droite : Le château des ducs de Wurtemberg (XIIIe siècle), quartier de l'église Saint-Maimbœuf et vue générale du centre.
Blason de Montbéliard
Blason
Montbéliard
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
(sous-préfecture)
Arrondissement Montbéliard
(chef-lieu)
Intercommunalité Pays de Montbéliard Agglomération
(siège)
Maire
Mandat
Marie-Noëlle Biguinet (LR)
2020-2026
Code postal 25200
Code commune 25388
Démographie
Gentilé Montbéliardais
Population
municipale
25 809 hab. (2018 en augmentation de 0,44 % par rapport à 2013)
Densité 1 719 hab./km2
Population
agglomération
112 634 hab. (2017)
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 37″ nord, 6° 47′ 56″ est
Altitude Min. 311 m
Max. 454 m
Superficie 15,01 km2
Unité urbaine Montbéliard
(ville-centre)
Aire d'attraction Montbéliard
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Montbéliard
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Montbéliard
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Montbéliard
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Montbéliard
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Montbéliard
Liens
Site web montbeliard.fr

Montbéliard (/mɔ̃.be.ljaʁ/) est une commune de l'Est de la France, sous-préfecture du département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle est située dans le nord-est de la Franche-Comté, à moins d'une vingtaine de kilomètres de la Suisse, aux portes du massif du Jura. Montbéliard et sa proche région (le « Pays de Montbéliard ») n'ont été rattachés à la France qu'en 1793.

Ses habitants, les Montbéliardais, étaient au nombre de 25 809 habitants en 2018. L'unité urbaine, qui comptabilisait pour sa part 112 634 habitants, est la troisième agglomération de la région en nombre d'habitants. Elle est au centre de l'intercommunalité Pays de Montbéliard Agglomération, comprenant 72 communes et 140 002 habitants en 2018, et d'une aire d'attraction de 180 158 habitants en 2018.

Labellisée Ville d'Art et d’Histoire, la ville est connue mondialement pour son marché de Noël, considéré comme l'un des plus beaux de France, mais aussi pour son patrimoine agricole et culinaire, dont les fleurons sont la vache montbéliarde et la saucisse de Montbéliard. Le Pays de Montbéliard est aussi le berceau des automobiles Peugeot.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Montbéliard, ville de l'Est de la France est situé à l’extrémité nord du département du Doubs.

La ville de Belfort est seulement à une vingtaine de kilomètres au nord et partage d'ailleurs un certain nombre d'investissements avec Montbéliard notamment dans le cadre du pôle métropolitain Nord Franche-Comté. Mulhouse est à 62 km à l'est, Besançon à 81 km vers l'ouest. La frontière suisse n'est qu'à 18 km (point de passage entre Delle et Boncourt sur la Transjurane). La ville suisse la plus proche est Porrentruy, à 30 km de Montbéliard. Bâle est à 70 km à l'est à vol d'oiseau mais accessible plus rapidement par l'autoroute via Mulhouse, ce qui représente une distance de plus de 90 km.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Montbéliard est située dans la Trouée de Belfort et possède un paysage légèrement vallonné dû à la proximité du massif jurassien ; le château local est notamment construit sur un éperon rocheux.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Montbéliard et des communes voisines est essentiellement recouvert par l'étage kimméridgien. Dans les environs des roches sidérolithiques sont extraites pour leur fer[1].

La commune est située à proximité de deux bassins houillers : le bassin houiller keupérien de Haute-Saône à l'ouest, riche en gypse, sel gemme (sous forme de saumure), houille[2] et le bassin houiller stéphanien sous-vosgien au nord, qui englobe l'est de la Haute-Saône, le Territoire de Belfort et le sud du Haut-Rhin[3],[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Rive de l'Allan.

La ville est arrosée par l'Allan et la Lizaine. En dehors du territoire communal, le Doubs s'écoule au sud, le Rupt à l'ouest et la Savoureuse à l'est.

Climat[modifier | modifier le code]

La région de Montbéliard connait un climat semi-continental [5] avéré. L'hiver est froid et apporte des manteaux neigeux d'épaisseur variable, de 5 à 40 cm, et inversement, les températures atteignent jusqu'à 40 °C sous abri au plus fort de l'été.

Relevé météorologique de la station de Belfort (normales 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,5 −1,1 1,9 4,6 8,7 11,7 13,8 13,6 10,3 6,9 2,3 −0,4 5,9
Température maximale moyenne (°C) 3,8 5,7 10,3 14,3 18,8 22,1 24,5 24,2 19,6 14,6 8,2 4,5 14,2
Record de froid (°C)
date du record
−20,6
1985
−21,4
1956
−13,9
2005
−6,1
1986
−3,7
1979
1,7
2006
4,6
1960
4,4
1979
0,3
1971
−6
1950
−10,1
1998
−15,7
2001
Record de chaleur (°C)
date du record
16,9
1999
20,4
1960
25,2
1989
29
1968
32,1
2009
35
2011
38
1949
37,5
2003
34
1949
27,5
2009
20,3
1979
18,2
1989
Précipitations (mm) 97,7 86,7 88,7 72 99,7 85,7 81,2 88,1 96,1 106,1 99,3 119,9 1 121,2
Nombre de jours avec précipitations 12 11 12 11 13 11 10 11 10 12 12 13 139
Source : L'Internaute des Villes[6] et Lameteo.org[7]


Transports[modifier | modifier le code]

carte de la Franche-Comté présentant les principales aires urbaines et les voies de communication de la région
Situation de Montbéliard au sein des voies de communications franc-comtoises.

Chemin de fer et réseau routier[modifier | modifier le code]

La gare de Montbéliard est établie sur la ligne de Dole-Ville à Belfort, et a des liaisons fréquentes vers Belfort et Besançon-Viotte. La LGV Rhin-Rhône passe au nord de la ville, qui est desservie par la gare de Belfort - Montbéliard TGV (située à 10 km).

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Montbéliard est le centre névralgique du réseau évolitY. Le pôle multimodal de l'Acropole se situe au pied du château de Montbéliard, à deux pas de la gare. Les deux lignes express « Diam » A et B desservent l'Acropole, ainsi que de nombreuses autres lignes.

Entre 2016 et 2019 la ville est petit à petit desservie par le Bus à haut niveau de service de l'agglomération, baptisé Evolity.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Montbéliard est desservie par l'autoroute A36 surnommée « La Comtoise » : la sortie 8 dessert directement la ville. Montbéliard est aussi connectée aux routes départementales 34, 37, 390 et 438.

Voie cyclable[modifier | modifier le code]

Tracé de l'EV6.

L'EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d'« Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Montbéliard en reliant Saint-Nazaire à Constanţa[8]. C'est la plus célèbre des véloroutes européennes, longue de 3 653 km, elle traverse l'Europe d'ouest en est, de l'océan Atlantique à la mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montbéliard est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[9],[10],[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montbéliard, une agglomération inter-départementale regroupant 25 communes[12] et 112 634 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[13],[14].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montbéliard, dont elle est la commune-centre[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 137 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[15],[16]. Elle compte 180 158 habitants en 2018.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (64,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (58,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (48,1 %), forêts (20 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (16,8 %), terres arables (8,6 %), zones agricoles hétérogènes (5,7 %), prairies (0,8 %)[17].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[18].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les quartiers de Montbéliard
Centre-ville de Montbéliard.

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre de logements sur la commune a été estimé à 13 589 en 2007. Ces logements se composent de 12 222 résidences principales, 136 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 1 231 logements vacants[19].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention connue remonte à 985 sous le toponyme Montem beliardae (ou Montem Billiardae)[20]. D'autres variantes telles que Mons Belgardis[21] peuvent être trouvées dans la littérature.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Mont-Réuni[22].

Le nom germanique de Montbéliard est Mömpelgard.

Gentilé[modifier | modifier le code]

Les habitants de Montbéliard sont appelés officiellement les Montbéliardais[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

De 1042 à 1793, la ville fait partie du Saint-Empire romain germanique et forme le cœur du comté puis de la principauté de Montbéliard (Grafschaft Mömpelgard) fondé par l'empereur Henri III du Saint-Empire. De 1407 à 1793, elle appartient aux comtes de Wurtemberg, sans cesser d'être francophone, même si une cour germanique occupait parfois le château.

Au XVIe siècle, Montbéliard adhéra à la Réforme protestante, à l'instar de la République de Mulhouse et des cités suisses. Le prince de Wurtemberg étant luthérien, en vertu des règles fixées par la paix d'Augsbourg, Montbéliard adopte, volens nolens, le luthéranisme comme religion d’État, seule ville francophone dans ce cas[réf. nécessaire]. Certains survivants du Massacre de Mérindol trouvèrent refuge à Montbéliard[24].

La principauté est annexée par la France en 1793. Montbéliard changea alors plusieurs fois de département. La ville fait d'abord partie de la Haute-Saône, puis en 1797 du département du Mont-Terrible, avant d'être rattachée à l'Alsace en 1800 par son intégration au département du Haut-Rhin. Les pertes territoriales de 1815 entraînent son rattachement définitif au département du Doubs en 1816[25].

Après son rattachement à la France, Montbéliard connaît un développement économique et industriel rapide, illustré par des familles telles que les Peugeot ou les Japy. Elle reste à ce jour marquée par l'industrie automobile (usine Stellantis de Sochaux et ses divers fournisseurs).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

La ville est le chef-lieu de l'arrondissement de Montbéliard du département du Doubs.

Jusqu'en 1973 et avant sa scission, le canton de Montbéliard était composé de vingt et une communes entières, Montbéliard, Aibre, Allondans, Bart, Bavans, Bethoncourt, Beutal, Bretigney, Désandans, Dung, Échenans, Issans, Laire, Lougres, Présentevillers, Raynans, Sainte-Marie, Sainte-Suzanne, Saint-Julien-lès-Montbéliard, Semondans et Le Vernoy. Ce canton est scindé en 1973 et la ville devient le Chef-lieu de deux cantons :

Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune depuis 2014 est le bureau centralisateur d'un unique canton de Montbéliard

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la huitième circonscription des Hauts-de-Seine, qui regroupe quatre communes entières, Montbéliard, Bart, Courcelles-lès-Montbéliard et Sainte-Suzanne.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Montbéliard est le siège de la communauté d'agglomération Pays de Montbéliard Agglomération, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1999 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Cette intercommunalité succédait au district urbain du Pays de Montbéliard (DUPM), créé le avec 23 communes. Depuis l’extension de 2017, Pays de Montbéliard Agglomération regroupe 72 communes et plus de 125 000 habitants et assure de nombreuses tâches comme développement économique, le logement, le développement urbain, le développement touristique, l'environnement... .

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au 2d tour de l'élection présidentielle à Montbéliard, Emmanuel Macron (En Marche!) arrive en tête du scrutin, avec 68,51 % des suffrages exprimés. Il devance Marine Le Pen (FN) qui récolte 31,49 % des voix.

A l'issue du 1er tour à Montbéliard, Emmanuel Macron (En Marche!) était également arrivé en première position avec 22,37 % des votes.

Sur l'ensemble des votants, 6,65 % ont voté blanc[27].

Récapitulatif de résultats électoraux récents[modifier | modifier le code]

Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e % 4e %
Municipales 2014 UMP 41,29 PS 24,40 FN 16,92 SE 10,46 UMP 50,19 PS 27,71 FN 12,00 SE 10,08
Européennes 2014[28] UMP 26,48 FN 23,19 PS 14,30 UDI 7,79 Tour unique
Régionales 2015[29] FN 30,21 PS 27,23 UDI 24,04 DLF 3,94 PS 39,89 UDI 31,72 FN 28,38 Pas de 4e
Présidentielle 2017[30] EM 22,37 LFI 21,70 LR 20,69 FN 20,62 EM 68,51 FN 31,49 Pas de 3e ni de 4e
Législatives 2017[31] LREM 37,78 LR 19,21 FN 17,41 FI 10,19 LREM 59,57 LR 40,43 Pas de 3e ni de 4e
Européennes 2019[32] RN 22,02 LREM 21,31 LR 10,87 EELV 10,43 Tour unique
Municipales 2020 DVD 54,52 PS 27,40 DVC 13,88 EXG 4,18 Pas de 2d tour

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Avant son rattachement à la France, Montbéliard fut indépendante puis sous souveraineté du Würtemberg, le conseil commun de Montbéliard se composait de neuf maîtres bourgeois et d'un maître bourgeois en chef, élu pour le présider. Le maire était un officier du comte, nommé par lui, accrédité auprès des magistrats municipaux et n'ayant que voix consultative dans les délibérations du conseil[33].

Liste des maîtres bourgeois en chef
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1633   Gerson Parrot[34]    
1689   Jules-Frédéric Scharffenstein[35]    
1678   George Euvrard[36]    
1728   Pierre Scharffenstein[37]    
1767   Jean-Jacques Parrot   Père de Georges Frédéric Parrot

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1978 André Boulloche[40] PS Compagnon de la Libération, ingénieur général des Ponts et Chaussées
Député du Doubs (2e circ.) (1967 → 1978)
Ministre (1958 → 1959)
Décédé en fonction
1978 1989 André Lang[41],[Note 3]   Enseignant
Président du District Urbain du Pays de Montbéliard (1978 → 1983)
Vice-président du conseil régional de Franche-Comté (1982 → ? )
Commandeur dans l’ordre des Palmes académiques
1989 2008 Louis Souvet[42],[Note 4] RPR puis UMP Ancien cadre de Peugeot
Sénateur du Doubs (1980 → 2008)
Président de la communauté d'agglomération du pays de Montbéliard (1989 → 2008)
Vice-président du conseil régional de Franche-Comté (1982 → 1989)
2008 avril 2014[43] Jacques Hélias[44] PS Conseiller général de Montbéliard-Est (1998 → 2011)
Président de la communauté d'agglomération Pays de Montbéliard Agglomération (2012 → 2014)
avril 2014 En cours
(au 2 novembre 2020)
Marie-Noëlle Biguinet UMPLR Assistante sociale
Conseillère générale de Montbéliard-Est (2011 → 2015)
Vice-présidente de la communauté d'agglomération Pays de Montbéliard Agglomération
Conseillère régionale de Bourgogne-Franche-Comté[Quand ?]
Première femme maire de Montbéliard, réélue pour le mandat 2020-2026[45],[46]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette section est consacrée aux finances locales de Montbéliard de 2000 à 2018[Note 5].

Les comparaisons des ratios par habitant sont effectuées avec ceux des communes de 20 000 à 50 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé, c'est-à-dire à la même strate fiscale.

Pour l'exercice 2018, le compte administratif du budget municipal de Montbéliard s'établit à 51 309 500 € en dépenses et 56 035 290 € en recettes :

  • les dépenses se répartissent en 38 950 880 € de charges de fonctionnement et 12 358 620 € d'emplois d'investissement ;
  • les recettes proviennent des 43 611 200 € de produits de fonctionnement et de 12 424 090 € de ressources d'investissement.

Pour Montbéliard en 2018, la section de fonctionnement[Note 6] se répartit en 38 950 880 € de charges (1 494 € par habitant) pour 43 611 200 € de produits (1 672 € par habitant), soit un solde de la section de fonctionnement de 4 660 320 € (179 € par habitant) :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 7] pour un montant de 20 547 000 € (53 %), soit 788 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 787 € par habitant en 2018 et un maximum de 847 € par habitant en 2014. Viennent ensuite les groupes des achats et charges externes[Note 8] pour 21 %, des subventions versées[Note 9] pour 13 %, des charges financières[Note 10] pour 2 % et finalement celui des contingents[Note 11] pour des sommes inférieures à 1 % ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 12] pour une somme de 14 270 000 € (33 %), soit 547 € par habitant, ratio inférieur de 12 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (625 € par habitant). Sur la période 2014 - 2018, ce ratio fluctue et présente un minimum de 544 € par habitant en 2017 et un maximum de 552 € par habitant en 2014. Viennent ensuite de la dotation globale de fonctionnement (DGF)[Note 13] pour 9 % et des autres impôts[Note 14] pour 13 %.

La dotation globale de fonctionnement est quasiment égale à celle versée en 2017.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Montbéliard. Ils n'ont pas varié par rapport à 2017 :

Cette section détaille les investissements[Note 15] réalisés par la commune de Montbéliard.

Les emplois d'investissement en 2018 comprenaient par ordre d'importance :

  • des dépenses d'équipement[Note 16] pour une valeur totale de 8 169 000 € (66 %), soit 313 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 183 € par habitant en 2016 et un maximum de 313 € par habitant en 2018 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 17] pour une somme de 3 817 000 € (31 %), soit 146 € par habitant, ratio supérieur de 39 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (105 € par habitant).

Les ressources en investissement de Montbéliard se répartissent principalement en :

  • nouvelles dettes pour un montant de 2 067 000 € (17 %), soit 79 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2014 à 2018, ce ratio fluctue et présente un minimum de 18 € par habitant en 2016 et un maximum de 225 € par habitant en 2014 ;
  • subventions reçues pour une valeur totale de 1 469 000 € (12 %), soit 56 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate.

L'endettement de Montbéliard au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 18], l'annuité de la dette[Note 19] et sa capacité de désendettement[Note 20] :

  • l'encours de la dette pour une somme de 30 562 000 €, soit 1 172 € par habitant, ratio supérieur de 13 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (1 036 € par habitant). Depuis cinq ans, ce ratio diminue de façon continue de 1 510 € à 1 171 € par habitant ;
  • l'annuité de la dette pour une somme de 4 742 000 €, soit 182 € par habitant, ratio supérieur de 37 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (133 € par habitant). Depuis cinq ans, ce ratio diminue de façon continue de 238 € à 181 € par habitant ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une valeur totale de 6 824 000 €, soit 262 € par habitant, ratio supérieur de 37 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (191 € par habitant). En partant de 2014 et jusqu'à 2018, ce ratio fluctue et présente un minimum de 176 € par habitant en 2014 et un maximum de 261 € par habitant en 2018. La capacité de désendettement est d'environ quatre années en 2018. Sur une période de 19 années, ce ratio présente un minimum d'environ deux années en 2003 et un maximum d'environ huit années en 2013.
G4a - Capacité d'autofinancement et encours total de la dette de Montbéliard
Valeurs en euros
Montbéliard, Par habitant : Point bleu CAF Point rouge Encours total de la dette

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le mouvement des jumelages franco-allemands est né au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. La ville de Montbéliard fut la première ville après la Seconde Guerre mondiale à développer un partenariat avec une ville allemande. C'est en 1950, que le maire de Montbéliard Lucien Tharradin, ancien résistant et rescapé de Buchenwald, pose les premières bases d'un jumelage avec Ludwigsburg[47] dans le Bade-Wurtemberg. En Allemand, Montbéliard se dit Mömpelgard ou Mümpelgart[48]. Ce premier jumelage franco-allemand, officialisé en 1962, soit cinq ans après le décès de Lucien Tharradin, garde une valeur de symbole[49].

Le pont reliant le quartier de la Prairie à la zone commerciale du Pied Des Gouttes porte le nom de pont de Ludwigsburg.

Drapeau de l'Allemagne Ludwigsburg (Allemagne) : il s'agit du premier jumelage franco-allemand.

Drapeau des États-Unis Greensboro (États-Unis)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[50],[Note 21]

En 2018, la commune comptait 25 809 habitants[Note 22], en augmentation de 0,44 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 4283 6933 5924 4854 7675 1335 7895 8296 144
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 8526 3536 4846 5098 9388 7849 5319 5619 799
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 03410 45510 39210 06310 29212 76714 21714 30117 023
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
21 69923 90830 42531 83629 00527 57026 53525 97425 304
2018 - - - - - - - -
25 809--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[51].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population passe de 3 823 habitants en 1815 à 10 400 en 1913. L'ouverture de la région grâce au canal, le chemin de fer, la route Porrentruy-Montbéliard-Belfort ont permis une immigration. La gare, construite en 1852, va permettre l'essor industriel. L'exode rural devient alors très fort mais aussi des Italiens travaillant dans le bâtiment, les Suisses dans l'horlogerie et les optantes (réfugiés alsaciens) nourrissent la démographie. L'espérance de vie est de 47 ans pour les hommes et 49 ans pour les femmes, la mortalité infantile est de 20 %. Le réseau hydrographique dense empêche l'expansion de la ville et provoque des inondations.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Montbéliard compte 32 établissements dont 15 écoles maternelles, 10 écoles primaires, 3 collèges et 3 lycées[52].

Les collèges et lycées de Montbéliard sont[53] : le collège Guynemer, le collège Lou-Blazer et le collège privé Saint-Maimbœuf pour les lycées, la ville dispose des lycées Georges-Cuvier, Lycée Germaine-Tillion, lycée professionnel les Huisselets.

Santé[modifier | modifier le code]

Avant 2017, la commune de Montbéliard accueillait un hôpital. Issu de la fusion des hôpitaux de Belfort et de Montbéliard, l'hôpital Nord Franche-Comté a intégré ses nouveaux locaux à Trévenans en janvier 2017[54]. L’hôpital a une capacité totale de 1 213 lits en et places en 2019. Il s’adresse aux 350 000 habitants du Nord Franche-Comté. Il est composé de plusieurs établissements[55].

Le site des Portes du Jura a comporté une clinique privée de 1997 à 2015.

Sports[modifier | modifier le code]

La ville est nationalement connue grâce à son club de football évoluant en Ligue 2 pour la saison 2018-2019 : le FC Sochaux-Montbéliard. Le club a passé 66 saisons en Ligue 1.

On trouve également à Montbéliard le stade Bonal, où évolue justement le FCSM.

La ville et sa salle de 6 400 places (Axone) sont candidates à l'organisation du championnat du monde de handball masculin 2017 qui se déroulera en France. Finalement, elles n'ont pas été retenues.

Médias[modifier | modifier le code]

Un seul journal de presse écrite est présent (L'Est républicain) après la disparition du journal Le Pays en 2013. Un média internet existe depuis 2000 traitant exclusivement de l'actualité montbéliardaise[56].

Les radios Chérie FM, Radio Star et France Bleu Belfort Montbéliard disposent de rédactions à Montbéliard. En télévision, France 3 Franche-Comté a des bureaux à Montbéliard.

Cultes[modifier | modifier le code]

Montbéliard est une ville historiquement protestante (luthérienne)[57]. Le temple Saint-Martin est d'ailleurs le plus ancien temple protestant en activité en France.

Parmi les nombreuses communautés protestantes en activités dans le Pays de Montbéliard, on peut noter la présence mennonite depuis le XVIIIe siècle[58]. Cette présence dans le pays de Montbéliard est liée à une protection du duc de Wurtemberg à la suite de la demande d'expulsion de tous les mennonites d'Alsace par le chancelier Voysin de La Noiraye (sous Louis XIV).

Le culte catholique est animé par le biais de la paroisse Saint Paul qui regroupe les anciennes paroisses de la ville[59].

Animations[modifier | modifier le code]

Montbéliard compte près de 450 associations diverses (sport, loisirs, culture, solidarité, éducation, environnement…), dont 43 associations d'anciens combattants.

Le marché de Noël de Montbéliard ou les « Lumières de Noël », qui se tiennent pendant la période de l'avent, attirent chaque année près de 400 000 visiteurs venus admirer et faire des achats auprès des artisans qui y exposent, ce qui en fait l'un des marchés de Noël les plus importants d'Europe[réf. nécessaire]. Plus de cent vingt artisans se blottissent autour du temple Saint-Martin. L'artisanat d'art côtoie la gastronomie régionale. Les maîtres mots du comité de sélection sont tradition et authenticité. Les animations sont nombreuses (conférences, dégustations, ateliers pour enfants, patinoire à ciel étoilé, expositions…) et chaque année un pays invité est à l'honneur.

Tous les deux ans, le réveillon de fin d'année se passe dans la rue…

Le réveillon dans les rues (appelé réveillon des Boulons), tous les deux ans, est une tradition déjà ancienne à Montbéliard, mais entièrement renouvelée depuis 2003. Aujourd'hui, il comprend des caravanes d'animaux fantasmagoriques, des spectacles d'acrobaties et de théâtre, des projections sur des façades historiques de la ville, des concerts…

Montbéliard a été récompensée par quatre fleurs au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[60].

Économie[modifier | modifier le code]

Emplois[modifier | modifier le code]

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

Montbéliard, en 2012, dispose de 21 types de commerce ouverts sur la commune[61].

Services[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Montbéliard (XIIIe siècle).

Montbéliard est classée ville d'art et d'histoire.

Dans les proches environs :

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Maimbœuf, rue Saint-Georges : construite entre 1850 et 1875, elle affirma le retour du catholicisme sur cette terre protestante.
  • Le temple Saint-Martin, Place Saint-Martin : construit par l’architecte Schickhardt en 1601. Il est achevé en 1608 sur la demande du prince Frédéric. Il est le plus ancien édifice de France (en activité) affecté au culte de la réforme religieuse. Proportions parfaites, imposants pilastres toscans, larges baies surmontées de frontons triangulaires… Tout à l'extérieur du temple Saint-Martin évoque la Renaissance italienne.
  • Le temple Saint-Georges, 35 faubourg de Besançon, construit à partir de 1674, sous les ordres du prince Georges II de Wurtemberg pour pallier l'afflux de fidèles.
  • Synagogue de Montbéliard.
  • Église Saint Pierre et Paul, 32 rue Petit Chenois
  • La chapelle Saint-Léon, 4 rue Comtesse Henriette
  • Évangélique baptiste, 13 rue Jules Viette
  • Évangélique mennonite, 3 route Grand Charmont
  • Évangélique pentecôtiste, 12 rue du Parc
  • Congrégation de l'armée du Salut, 12 rue de la Chapelle
  • Salle du royaume des témoins de Jéhovah, 4 rue Jean Zay
  • Église de Jésus-Christ des Saints Derniers Jours, 9 rue du Port

Personnages liés à la ville[modifier | modifier le code]

Le passé de Montbéliard, longtemps principauté indépendante au développement économique très fort, explique sans doute la richesse de la liste des personnalités liées à la ville.

Noblesse[modifier | modifier le code]

Ecclésiastiques[modifier | modifier le code]

Ingénieurs et entrepreneurs[modifier | modifier le code]

Militaires[modifier | modifier le code]

Enseignants, universitaires et scientifiques[modifier | modifier le code]

Personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Personnalités de l'humanitaire[modifier | modifier le code]

Artistes et artisans[modifier | modifier le code]

Sportifs[modifier | modifier le code]

  • Bernard Renault, né le 8 aout 1956, Kayakiste , champion de France, champion du Monde par équipe (1977) et champion d'Europe.
  • Stéphane Crucet, né le 1er Septembre 1970, joueur de football.
  • Stéphane Cassard, né le 11 Novembre 1972, joueur de football.
  • Gharib Amzine, né le 3 Mai 1973, joueur de football.
  • Pierre-Alain Frau, né en 1980, joueur de football.
  • Romain Hamouma, né en 1987, joueur de football.
  • Aurélie Chaboudez, née en 1993, athlète spécialiste du 400 mètres haies et des épreuves combinées.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Saucisse de Montbéliard.
  • Montbéliard a donné son nom à la saucisse de Montbéliard, souvent servie dans les potées ou avec un accompagnement de lentilles. Cette saucisse fumée pendant dix heures dans un tuyé prend son essor au XIXe siècle (compagnons du Boitchu). On trouve des traces de son existence en 58 av. J.-C. La « Saucisse de Montbéliard » est protégée. Les producteurs doivent suivre un cahier des charges strict pour sa fabrication (les porcs dont elle provient doivent avoir été engraissés au petit lait des fromageries, elle doit être embossée en boyau naturel d'au moins 25 mm de diamètre, épicée au cumin et fumée au bois provenant de résineux). Depuis le 21 juin 2013, ses caractéristiques essentielles sont préservées par l'IGP (Indication Géographique Protégée). Seuls les fabricants du Doubs, de la Haute-Saône, du Territoire de Belfort et du Jura sont habilités à la produire[65]. La saucisse de Montbéliard est utilisée dans la préparation de la choucroute d'Alsace.

On peut également la servir avec de la cancoillotte chaude et du roësti ou fraîche cuite en papillote.

La ville a donné son nom à une race de vache laitière, la montbéliarde. Présentée la première fois en 1872, la race fut reconnue officiellement en 1889. Anecdote : avant la guerre de 1870, la vache s'appelait "l'Alsacienne". Elle ne se vendait plus sur le marché français car elle portait le nom d'une province perdue annexée à l'Allemagne. Les éleveurs anabaptistes de l'époque se sont souvenus que leurs ancêtres avaient été bien accueillis par le prince Léopold-Eberhard de Wurtemberg du temps de leur exode au XVIIIe siècle dans le Pays. C'est ainsi qu'après la guerre, ils l'appelèrent la « Montbéliarde ».

On doit également citer la pomme de terre, destinée au bétail mais qui fut consommée par la population de la région, pour raison de famine. Ce tubercule fut introduit au XVIe siècle par Jean Bauhin et son frère Gaspard dans le pays de Montbéliard, un siècle avant que Antoine Parmentier ne la « découvre » en 1771.

Le mobilier de style montbéliardais[modifier | modifier le code]

Lié au duché du Wurtemberg et à la religion luthérienne du XIVe au XVIIIe siècle, le pays de Montbéliard a développé son propre style de meubles (renaissance germanique dit « meuble protestant »), très différent du style franc-comtois[66].

Ce style se caractérise en un meuble (principalement armoire ou buffet (appelé aussi « 4 portes » localement) composé de deux corps juxtaposés et identiques. Le plus remarquable, et probablement unique en France, est la présence de poignées de chaque côté de la partie haute et basse, pour un déplacement aisé. À l'origine, le meuble était composé de deux coffres mis l'un sur l'autre, les poignées étaient très utiles pour déménager rapidement chaque élément lors des guerres et invasions très fréquentes du comté de Montbéliard à une certaine époque. Les « coffres » étaient ainsi transportés à l'abri dans les forêts ou les grottes de la région.

Les bois utilisés étaient le chêne, le noyer (pour les meubles les plus riches), mais aussi les arbres fruitiers (pommier, poirier, cerisier, merisier…) plus aisés à sculpter. Les sculptures se composent, sur le fronton, de godron, de grives, de grappes de raisin. Les ferrures sont très travaillées et les poignées sont en acier forgé. L'assemblage est toujours réalisé par chevillage et ne comportait aucun clou. Les meubles les plus riches comportaient des colonnes torsadées pleines ou évidées. Le fond était toujours en bois de sapin.

Une très belle collection se trouve au musée Jouffroy du château de Belvoir, ainsi qu'au musée du château et au musée Beurnier à Montbéliard[67].

Une exceptionnelle collection se trouverait[citation nécessaire] dans une des salles du palais des tsars de Saint-Pétersbourg. Ces meubles furent apportés en Russie par une des descendantes des Wurtemberg, la princesse Sophie-Dorothée de Wurtemberg qui épousa en 1776 le grand-duc Paul (famille des Romanov), devint tsarine sous le nom de Maria-Féodorovna. Le couple eut dix enfants, dont Nicolas Ier et Alexandre Ier, tsars de Russie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Industries d'hier[modifier | modifier le code]

  • Brasserie de Montbéliard (bière ARLEN), fermée en 1930.
  • Brasserie de Sochaux.
  • Usine Schwander (bois)
  • Usine Goguel (1850-1960)
  • Filature Salher des Neufs-Moulins.
  • Usines Marti et Roux (horlogerie)
  • Filatures Bourcard
  • Usine Peugeot (1910), puis le seul établissement qui subsiste aujourd'hui à Sochaux.
  • Usine l'Épée (Ste Suzanne, 1839-1995)
  • Construction mécanique Rossel (1902)
  • Carrosserie Holliger-Leloup
  • Fabrique de navettes Ferrand (1901).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Seigneur, Le Roman d'une principauté : Montbéliard du XIVe au XVIIIe siècle, Éditions Cêtre, Besançon, , 408 p..
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4 et 2-86535-070-3), p. 780-781 : « Montbéliard ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Une promenade porte le nom de ce maire : « Inauguration de la Promenade André Lang à Montbéliard », ToutMontbeliard.com,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. Une école porte le nom de ce maire : Sophie Dougnac, « Louis Souvet offre des livres et des tomates à… Louis Souvet : L’ancien sénateur-maire de la ville, aujourd’hui âgé de 88 ans, a inauguré, ce samedi, la toute nouvelle école qui porte son nom, rue des Batteries du Parc. Entre évocations du passé et projets d’avenir, le baptême a été riche en émotion », L'Est Républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. Cette section est réalisée à partir des données des données du site https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/comptes-individuels-des-communes-fichier-global du ministère de l'Économie et des Finances. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 3.0.0 : Yin Yang Sigma a effectué la synthèse des tableaux du site https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/comptes-individuels-des-communes-fichier-global concernant Montbéliard. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  6. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune. Y figure aussi le remboursement des intérêts des emprunts. Elle enregistre également les recettes fiscales, les dotations et participations de l’État ainsi que les recettes d’exploitation des services municipaux.
  7. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  8. Le poste « achats et charges externes » regroupe les achats non stockés de matières et fournitures (eau, énergie...), le petit matériel, les achats de crédits-bails, les locations, primes d'assurances...
  9. Les « subventions versées » rassemblent l'ensemble des subventions à des associations votées par le conseil municipal.
  10. Les « charges financières » correspondent à la rémunération des ressources d'emprunt.
  11. Les « contingents » représentent des participations obligatoires d'une commune au financement de services départementaux, notamment aux sapeurs-pompiers du département.
  12. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  13. Les « dotations globales de fonctionnement » désignent, en France, des concours financiers de l'État au budget des collectivités territoriales.
  14. Les « autres impôts » couvrent certains impôts et taxes autres que les impôts locaux.
  15. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  16. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  17. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  18. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  19. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  20. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Montbéliard.
  21. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  22. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La géologie de Montbéliard et de ses environs », sur hartic.ac-besancon.fr.
  2. Édouard Thirria, Manuel à l'usage de l'habitant du département de la Haute-Saône, (lire en ligne), p. 184-185.
  3. [PDF] Aurore Brach, Réalisation de l'Atlas Mouvements de Terrains : Territoire de Belfort, Département Laboratoire d'Autun, (lire en ligne), p. 21.
  4. « Montbéliard : carte géologique », sur ac-besancon.fr.
  5. « Climat | Bourgogne-Franche-Comté | Régions », sur www.groupe-mercure.fr (consulté le ).
  6. « Le climat de Belfort », sur le site internaute.com, société Benchmark Group (consulté le ).
  7. « Normales climatiques 1981-2010 Belfort », sur le site lameteo.org (consulté le ).
  8. EV6 c'est quoi ? - Eurovelo6.org Site édité par le conseil régional du Centre. L’EuroVelo 6 Atlantique-Mer Noire est l’un des 12 itinéraires du réseau EuroVelo 6 né à l’initiative de la Fédération européenne des cyclistes (ECF) (...). Son objectif est de suivre trois des plus grands fleuves européens, creusets de la civilisation européenne : la Loire, le Rhin et le Danube. Elle traverse donc la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Croatie, la Bulgarie et la Roumanie.
  9. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Unité urbaine 2020 de Montbéliard », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  13. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  14. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  18. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  19. « Ville de Montbéliard » (consulté le ).
  20. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 2, Librairie Droz, , 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne), p. 988.
  21. La langue allemande en France: Des origines à 1830, Paul Lévy, page 22
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Montbéliard », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  23. La Citadelle de Montbéliard par Jean-Paul Bourquin, 1993.
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  27. « Montbéliard (25200) : Résultats de l'élection présidentielle 2017 », sur LExpress.fr (consulté le ).
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  31. « Résultats des élections législatives 2017 ».
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  33. Augustin Thierry, Recueil des monuments Inédits de l'histoire du Tiers État : première série, chartes, coutumes, actes municipaux, statuts des corporations d'arts et métiers des villes et communes de France : région du Nord, volume 2, F. Didot, 1853 p. XLIII
  34. L. Wetzel, Recueil mémorable de Hugues Bois-de-Chesne, chronique inédite du XVIIe siècle suivie de la Relation du siège d'Héricourt, en 1637, par Charles Duverney accompagnée de notes historiques et publiée d'après les manuscrits originaux, sous les auspices de la Société d'Émulation de Montbéliard, Charles Deckherr, 1856, p. 84.
  35. Solange Brault-Lerch, Les orfèvres de Franche-Comté et de la Principauté de Montbéliard du Moyen Âge, Droz, 1976, p. 824.
  36. Mémoires de la Société d'émulation de Montbéliard, volume 3, 1859, p. 228.
  37. Solange Brault-Lerch, Les orfèvres de Franche-Comté et de la Principauté de Montbéliard du Moyen Âge, Droz, 1976, p. 828.
  38. a et b Gilles Morin, « BERMONT Armand [BERMONT Jules, Armand] : Né le 26 mai 1882 à Seloncourt (Doubs), mort le 15 octobre 1946 à Montbéliard (Doubs) ; ouvrier mécanicien puis inspecteur d’assurances ; maire socialiste de Montbéliard (1929-1940 ; 1945-1947) et conseiller général (1931-1940) ; membre du Comité départemental de Libération », Le Maitron en ligne, (consulté le ).
  39. Journal officiel de la République française. Lois et décrets, parution 26 mars 1943, (en ligne).
  40. Bruno Poucet, « BOULLOCHE André, François, Roger, Jacques : Né le 7 septembre 1915 à Paris (VIIe arr.), mort accidentellement le 16 mars 1978 à Marzell (Allemagne, Forêt noire) ; ingénieur général des Ponts et chaussées ; résistant ; déporté ; membre du comité directeur du Parti socialiste ; ministre délégué à la Présidence du Conseil, chargé de la fonction publique et des marchés de l’État ; ministre de l’Éducation nationale ; député SFIO, puis PS du Doubs, maire de Montbéliard ; membre du conseil régional de Franche-Comté, membre du conseil de l’Europe ; membre du syndicat FO des ingénieurs des Ponts et chaussées », Le Maitron en ligne, (consulté le ).
  41. « André Lang, ancien Maire de Montbéliard, est décédé », ToutMontbeliard.com,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Arrivé en 1954 à Montbéliard suite à sa première affectation en tant que professeur, il devient Conseiller municipal en 1959 et également en 1965, 1971 et 1977 et même Adjoint avec André Boulloche. Suite aux élections partielles provoquées par le décès accidentel d’André Boulloche, André Lang devient Maire de Montbéliard en 1978 et pendant 11 années. Il fut également Président du District Urbain du Pays de Montbéliard (actuellement Pays de Montbéliard Agglomération) de 1978 à 1983 et en fonction au Conseil Régional de 1976 et Vice-Président en 1982 ».
  42. Françoise Jeanparis, « Hommage à Louis Souvet : le pays de Montbéliard est en deuil : La Ville, l’Agglomération, le Département, l’Aire urbaine sont en deuil. Louis Souvet « le visionnaire, le bâtisseur », l’élu d’une « grande proximité avec ses concitoyens » est décédé lundi soir. Hommage simple à l’image de l’homme qu’il fut et minute de silence mardi au siège de l’agglomération », L'Est Républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ) « La minute de silence est suivie d’applaudissements nourris pour l’homme dont le nom demeurera attaché au développement de ce territoire urbain et rural. Qu’il s’agisse du développement économique (Technoland 1 et 2), universitaire (Pôle du Jura), sportif (Bonal), culturel (Bains Douches, Axone), environnemental (Près-la-Rose), etc. ».
  43. « Montbéliard : Cuisante défaite pour le maire sortant le socialiste Jacques Hélias : La cité des princes bascule à droite. Large victoire de l'UMP Marie-Noëlle Biguinet malgré une quadrangulaire », France 3 Bourgogne-Franche-Comté,‎ 30/03/2014 mis à jour le 10/06/2020 (lire en ligne, consulté le ) « La liste UMP conduite par Marie-Noëlle Biguinet a remporté la mairie avec 50,19% des voix face au sortant Jacques Hélias (PS). Ce dernier subit une cuisante défaite, avec 27,71 % des suffrages exprimés, à l'issue d'une quadrangulaire à laquelle participait notamment le Front National ».
  44. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  45. Hugo Girardot, « Marie-Noëlle Biguinet, maire de Montbéliard, annonce sa candidature aux élections municipales de 2020 : Marie-Noëlle Biguinet est officiellement candidate aux municipales de 2020. Une annonce qui s’appuie notamment sur deux arguments : sa proximité avec les habitants ainsi que le retour des investissements ces derniers mois », L'Est Républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  46. Sophie Dougnac, « Conseil municipal : Marie-Noëlle Biguinet est réélue maire : L’élue Les Républicains (LR) repart pour un deuxième mandat. Alexandre Gauthier, en charge des affaires scolaires, du sport et de l’attractivité, devient premier adjoint. La crise sanitaire et ses conséquences ont douché, sinon la volonté d’agir, du moins l’enthousiasme de ce début de mandat », L'Est Républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Très vite, l’ancien maire, seule candidate, est réélu. Avec 28 voix, 6 bulletins blancs et 1 nul (un vote pour Christophe Froppier, le nouvel adjoint au commerce et logement), elle reprend la tête de la ville ».
  47. Traduit « mot-à-mot » par le Bourg de Louis
  48. Histoire du pays de Montbéliard de Louis Renard, édition 1950
  49. Charles de Gaulle, président de la République française, et Konrad Adenauer, chancelier de la République fédérale d'Allemagne, signeront en 1963 le traité de l'Élysée pour sceller l'amitié et la coopération franco-allemandes
  50. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  51. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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  56. ToutMontbeliard.com
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  63. La méridienne géante du parc de Prés-la-Rose
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  65. « Site officiel de la Saucisse de Montbéliard », sur Saucisse de Montbéliard (consulté le ).
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