Saint-Germain (Aube)

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Saint-Germain
Saint-Germain (Aube)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Troyes Champagne Métropole
Maire
Mandat
Maxime Dusacq
2020-2026
Code postal 10120
Code commune 10340
Démographie
Gentilé Germinois
Population
municipale
2 304 hab. (2017 en augmentation de 1,27 % par rapport à 2012)
Densité 167 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 31″ nord, 4° 01′ 57″ est
Altitude Min. 113 m
Max. 252 m
Superficie 13,8 km2
Élections
Départementales Canton de Saint-André-les-Vergers
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Germain

Saint-Germain est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est. Commune située au Sud-Ouest de l’agglomération Troyenne, qui présente la particularité d’être composée de trois hameaux bien distincts répartis sur un territoire : Lépine (L'Epine), Chevillèle et Linçon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Triffoire[1], petit affluent direct de la Seine qu'il rejoint à Troyes, prend naissance la commune. Le Lincon, autre ruisseau.

Topographie[modifier | modifier le code]

Au cadastre de 1828 sont cités : Bochot, Brébant[2], Breton, Courcelles, Chevillèle, Chavan, Crot-aux-Fées, l'Epine, Ferme-Neuve, Fontaine-au-Loup, Lincon, Les Marais, la Mission, Moulin-Brûlé, Saint-Barthélemi et Vantrouilly.

Ses communes limitrophes sont :

Histoire[modifier | modifier le code]

Patrimoine ecclésiastique[modifier | modifier le code]

La seigneurie était à l'abbaye Notre-Dame-aux-Nonnains depuis le don de Linçon et l'Epine par Hugues, comte de Troyes ; donation complétée par Henri II, son petit-neveu, en 1219.

Jusqu’au XVIe siècle, ni le bourg de Saint-Germain ni celui de Lépine n’étaient pourvus d’église. Par conséquent, les habitants devaient se rendre au hameau de Linçon pour la célébration des offices, seul hameau à posséder son lieu de culte. Cependant, après 400 ans de service, le monument a été démoli en raison de son état devenu trop délabré. C’est à ce moment là que furent érigées les églises de Saint-Germain et de Lépine autour desquelles fut aménagé un cimetière.

Saint-Germain formait avec Linçon et Courcelles une communauté tant du point de vue civil que religieux. Les biens communaux étaient, en 1640 : quatre-vingt arpent de bois et broussailles au finage de Messon, plus huit autres arpents au même finage pour y prendre de la "terre rouge" au lieu-dit Berthon. Cinquante arpents d'eau et pâturages au lieu-dit Parfons du finage de Courcelles, quatre arpents de marias et pâturages au Marault de Breban du même finage.

En 1789, le village dépendait de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du bailliage de Troyes ; il dépendait de la Mairie royale des Noës.

Fin XVIIIe, faute de moyens humains pour assurer le bon fonctionnement de leur lieu de culte, les habitants de Lépine ont vu leur église mise en vente pour démolition. Ils se sont alors cotisés pour la racheter en tant que bien privé et ont créé « Le Conseil de Fabrique » pour la gestion de l’édifice.

La « Fabrique » déterminait tout ce qui appartenait à une église paroissiale, y compris les fonds affectés à son entretien. Elle désignait aussi l’ensemble des membres du « Conseil de fabrique » – « les fabriciens » – qui étaient chargés de l’administration de la paroisse. Parmi eux, trois « marguillers » étaient désignés pour gérer les finances, établir le budget et préparer les réunions. Par la suite, la Fabrique s’est également saisie du presbytère (actuelle impasse Berthelot) qui a été loué à la commune pour le logement de l’instituteur et la tenue de la classe.

La présence d’une église au hameau de Lépine dénote, à cette époque, de la volonté d’indépendance de ses habitants au regard du bourg de Saint-Germain. Le monument est resté en leur possession pendant plus de 100 ans, jusqu’à la promulgation de la Loi prônant la séparation de l’Église et de l’État, où les habitants ont été spoliés [non neutre] de leur bien devenu propriété de la commune. Depuis, c’est elle qui en assume la charge.

Aujourd’hui, les églises de Saint-Germain et de Lépine sont dans un état de délabrement. Des fissures apparaissent, des vitraux sont brisés, les murs rapiécés. L’église de Lépine manque même de s’effondrer ; un pilier venant maintenir l’un des pans.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

L’habitat traditionnel de la région troyenne se caractérise par son ossature bois, sa forme rectangulaire de plain-pied ainsi que ses ouvertures petites et rares (la porte plus une ou deux fenêtres côté sud).

Appelé également « chaumine », son toit s’avançait généralement en auvent du côté sud-sud est et s’abaissait en basse-goutte jusqu’à environ 50 cm du sol du côté nord/nord-est.

Au fur et à mesure des besoins, la maison pouvait s’agrandir et comporter des éléments tels qu’une cave, une pièce pour les animaux, et plus tard une grange. En outre, il se singularisait par son pan à colombage, dont les matériaux de construction étaient bien souvent d’origine locale.

À Saint-Germain, l’aulne et le peuplier étaient les principales essences de bois utilisées, abondant dans les marais alentour. Quant à la maçonnerie, elle se composait de moellons de craie ou de silex liés avec de l’argile et trouvés sur place. Enfin, le toit était recouvert de chaume.

Lieux de vie[modifier | modifier le code]

La présence du premier maître d’école à Lépine est à noter en 1694 et à Saint-Germain en 1738. Au départ, la classe devait se tenir chez le « recteur ». Plus tard, un décret autorisant les communes a installer l’école dans les presbytères laissés vacants a permis à la Fabrique de louer à la municipalité le bâtiment dont elle disposait.

Ce n’est qu’à partir de 1895 que l’école communale du hameau de Lépine fut implantée, en bordure de l’actuelle rue Louis Guillemin, pour remplacer la classe tenue jusqu’alors dans le presbytère. Le bâtiment scolaire reflète de fait l’identité du hameau de Lépine. Même si son potentiel architectural demeure faible, il n’en reste pas moins un élément remarquable à mettre en valeur.

Le café est un autre lieu important de la vie d’un village. À Saint-Germain, le café de la Poste tenait place également d’épicerie-mercerie et semblait occuper le rôle de centralité. Aujourd’hui, le bâtiment utilisé par la Poste fait l’objet de controverses. Situé au croisement de la RN77 et de la route menant à Lépine, certains le considèrent comme gênant la visibilité des commerces. De par son histoire et sa situation préférentielle dans le bourg, ce lieu contribue pleinement à l’identité patrimoniale de Saint-Germain.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Saint-germain 10.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

d’azur aux cinq châteaux d’argent ordonnées en sautoir, à la crosse épiscopale d’or brochant sur le tout.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Du au 27 fructidor an IX Saint-Germain a été chef-lieu de canton.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Un bus de la TCAT à son terminus Saint Germain-Courcelles.

La commune est desservie par la ligne 5 des transports en commun de Troyes.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1841 juillet 1870 Joseph Pascal Lefebvre    
1871 1876 Jacques Doué    
1876 1878 Justin Bernard    
1878 1892 Pierre Deniset    
1892 après 1915 Benjamin Desrust    
mars 2001 2008 Patrick Roher    
mars 2008 mai 2020 Paul Gaillard[3] DVD Retraité de l'enseignement
mai 2020 En cours Maxime Dusacq [4]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2017, la commune comptait 2 304 habitants[Note 1], en augmentation de 1,27 % par rapport à 2012 (Aube : +1,44 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
565657602596609647630610635
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
619566545545524519498480457
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
449442424399417406438447511
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4495649851 1161 7632 1522 2702 2792 294
2017 - - - - - - - -
2 304--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (22,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 16,5 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 23,5 %, plus de 60 ans = 19,3 %) ;
  • 51,4 % de femmes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 23,7 %, plus de 60 ans = 20,2 %).
Pyramide des âges à Saint-Germain en 2007 en pourcentage[9]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,5 
4,1 
75 à 89 ans
6,6 
14,9 
60 à 74 ans
13,1 
23,5 
45 à 59 ans
23,7 
19,4 
30 à 44 ans
21,7 
16,5 
15 à 29 ans
15,0 
21,3 
0 à 14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département de l'Aube en 2007 en pourcentage[10]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,4 
75 à 89 ans
10,0 
13,3 
60 à 74 ans
14,1 
21,3 
45 à 59 ans
20,6 
20,6 
30 à 44 ans
19,5 
19,2 
15 à 29 ans
17,2 
18,9 
0 à 14 ans
17,3 

Activité économique[modifier | modifier le code]

Entre la période 2000-2007, le nombre d'entreprises, tous secteurs confondus, a augmenté de 11,3 % toutefois le secteur de la construction a connu une baisse de ces entreprises dans la commune.

Au total, 59 entreprises sont implantées dans la commune avec une grande majorité d'entreprises dans le domaine des services et le secteur des commerces.

Commerces[modifier | modifier le code]

Concernant le secteur du commerce, un marché se tient le samedi matin, sur le parking situé rue du commerce (devant le centre commercial).

La commune recense un salon de coiffure, une boulangerie, un fleuriste, un buraliste/restaurant (Le Germinois : Brasserie, Bar Pizzeria), une auto-école, une boucherie (Frères Huguier). Une grande majorité des commerces se situe Rue du Commerce, véritable vitrine commerciale le long de la RN 77 bénéficiant très largement d’une clientèle de passage.

Services[modifier | modifier le code]

S’agissant des services liés au domaine de la santé publique, la commune compte sur son territoire : une pharmacie, un kinésithérapeute, une infirmière, deux médecins généralistes, deux orthophonistes, une sage-femme, un chirurgien dentiste, un cabinet vétérinaires, un podologue-pédicure et une antenne de l'agence d'aide à domicile (ADMR).

La DIDAMS (Direction Départementale des Actions Médico-sociales) dispose d’une antenne sur la commune, pour l’intervention d’assistantes sociales ainsi que pour la délivrance de services à la personne.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église, sous le vocable de Saint Germain d'Auxerre, est commencée par l'est au début du XVIe siècle sur un plan rectangulaire et une abside à cinq pans. Sa tour est de 1856. Sa partie occidentale s'est effondrée en 1936-1937 pour être relevée en 1942. Elle dépendait de l'abbaye Notre-Dame-aux-Nonnains de Troyes[11]. Elle était le siège d'une cure de l'archi-prêtrise de Troyes à la collation de l'évêque, elle avait l'Epine et la chapelle de Saint-Germain pour annexe. La dite chapelle étant disparue en 1499, le curé était un archiprêtre. Elle possède un ensemble de verrières du XVIe siècle :

  • Arbre de Jessé[12],
  • Une passion du Christ[13],
  • Une grisaille[14].

Culture[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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