Canal de la Haute-Seine

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Canal de la Haute-Seine
Illustration.
Le bassin du canal depuis les quais à Troyes
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Début Bar-sur-Seine
48° 06′ 53″ N, 4° 22′ 35″ E
Fin Marcilly-sur-Seine
48° 33′ 39″ N, 3° 43′ 04″ E
Traverse Aube, Marne
Caractéristiques
Statut actuel Radié, aliéné partiellement
Longueur 76 km
Altitudes Début : 153 m
Fin : 68 m
Maximale : 153 m
Minimale : 68 m
Dénivelé 85 m
Gabarit Freycinet
Mouillage 2 m
Hauteur libre 3,70 m
Infrastructures
Écluses 32
Histoire
Année début travaux 1805
Année d'ouverture 1846
Concepteur Pierre-Olivier Lebasteur

Le canal de la Haute-Seine est un cours d'eau artificiel français traversant les départements de l'Aube et de la Marne entre la confluence de l’Aube et de la Seine, près de Romilly-sur-Seine, et Troyes.

Projeté dès le XVIIIe siècle mais décidé sous l’Empire, le canal est mis en service en 1846.

Présentation et localisation[modifier | modifier le code]

Le canal de la Haute-Seine est situé en région Champagne-Ardenne. Long de 76 km, seuls 44 km furent utilisés pour la navigation[1].

Ce cours d'eau est composé de deux parties :

  • Le canal de la Haute-Seine proprement dit traverse la ville de Troyes jusqu'à celle de Marcilly-sur-Seine,
  • La partie dite du "canal sans eau", située entre Bar-sur-Seine et Troyes, n'a jamais été mise en service.

Des projets de raccordement au canal de Bourgogne et au canal latéral à la Marne ont été abandonnés[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le canal de la Haute-Seine date du XIXe siècle.

La construction[modifier | modifier le code]

En visite à Troyes le , Napoléon Ier déclare qu'avant six ans, la Seine sera rendue navigable depuis Paris jusqu'à Bar-sur-Seine et au-delà[2],[3]. Cette annonce est rapidement confirmée par un décret du précisant les aménagements à réaliser jusqu'à Châtillon-sur-Seine[4]. Les travaux démarrent en 1806 par la construction de l'écluse de Méry-sur-Seine[5].

Le chantier se déroule en deux étapes :

L’entrée de l'eau de la Seine en 1846 signe la fin des travaux. Le canal est inauguré le [3].

L'échec du prolongement[modifier | modifier le code]

Écluse inachevée de Villebertin
Pont-canal de l'Hozain, converti en pont routier

En 1844, les travaux entre Troyes et Marcilly-sur-Seine sont en voie d’achèvement et déjà sont envisagés le prolongement et la liaison avec le canal de Bourgogne. Au sein du conseil général de l'Aube, deux options s’affrontent. L’une recommande que la liaison s’opère au port de Charrey (Marolles-sous-Lignières), l’autre que le canal de jonction soit dirigé par Polisy, Les Riceys, Laignes et Ravières[15]. Cette dernière a la préférence de l'administration qui entreprend les études[16]. La préparation du projet est terminée en 1847 entre Troyes et Polisy et a été approuvée par l’administration supérieure entre Troyes et Bar-sur-Seine[17].

Pour faire face à la crise économique en 1848, l'état ouvre un crédit de 500 000 francs pour le prolongement amont du canal de la Haute-Seine par un décret du [18]. Dès le , 300 ouvriers au chômage, issus des ateliers nationaux, partent pour le chantier[19]. Jusqu'à 1 500 ouvriers sont progressivement affectés aux travaux de terrassement du canal entre Troyes et Bar-sur-Seine. En 1849, les travaux sont bien avancés sur toute la longueur, mais les ateliers sont dissous et le chantier est abandonné[20].

Le Ministre des Travaux publics approuve en principe, par décision du , les projets présentés pour l'achèvement du canal entre Troyes et Bar-sur-Seine. La dépense totale est évaluée à 2 700 000 francs[21], mais aucun crédit n’est affecté.

Par décision ministérielle du , l'avant-projet dressé pour le prolongement du canal de la Haute-Seine jusqu'aux Maisons-Blanches (Buchères) est approuvé[22]. Il s'élève à 1 400 000 francs, et son exécution sera échelonnée suivant les ressources disponibles. En 1862, un premier crédit de 50 000 francs permet de commencer les travaux. Ils seront poursuivis, au gré des financements obtenus, jusqu’à leur achèvement en 1876. Lors des premiers essais de mise en eau, d’importantes infiltrations sont constatées. Il ne pourrait y être remédié qu’au prix de couteux travaux d’étanchement.

Par décision ministérielle du , le projet d'achèvement du canal de la Haute-Seine entre les Maisons-Blanches et Bar-sur-Seine, est approuvé et financé à hauteur de 2 500 000 francs. Les travaux reprennent[23].

La circulaire du préconise un nouveau gabarit (gabarit Freycinet). Or les écluses, en aval de Troyes ainsi que sur la partie terminée entre Troyes et les Maisons-Blanches, ont des dimensions insuffisantes[24]. Sur cette dernière partie, les travaux d’étanchéité à l’étude, nécessitent en certains endroits le bétonnage de la cuvette (2 350 m) [25]. Ils ne peuvent être envisagés que simultanément à l’allongement des écluses et à l’approfondissement de la cuvette. Sur la partie en construction, les nouvelles dimensions de la cuvette et des écluses conduisent à des augmentations de coûts. Pour y faire face dans le budget prévu, l'administration a décidé l’ajournement de certains travaux. La construction des perrés dans les ports, du pont-canal de la Sarce, de l’écluse de L’enclos qui le jouxte (Virey-sous-Bar) et des portes des écluses sont différés.

En 1881, les travaux sont interrompus car les crédits sont épuisés, mais le canal n’est pas terminé entre Troyes et Bar-sur-Seine. L'administration a pris conscience que le canal nécessite aussi des travaux d’amélioration depuis les Maisons-Blanches jusqu'à Marcilly-sur-Seine pour le porter au gabarit Freycinet. Un avant-projet global est étudié pour l’achèvement et l’amélioration du canal sur toute sa longueur. Son coût est évalué à 7 millions de francs[26]. Les travaux ne seront pas entrepris et la partie inachevée entre Troyes et Bar-sur-Seine sera nommée ironiquement "canal sans eau".

Le canal au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Barrage mobile sur la Petite-Seine à Conflans-sur-Seine

Au XIXe siècle, le canal de la Haute-Seine favorisa le développement du transport fluvial mais n’apporta pas la prospérité espérée.
Après des débuts encourageants, l'activité du canal fut pénalisée par son envasement, par la mauvaise navigabilité de la Petite-Seine entre Nogent-sur-Seine et Montereau-Fault-Yonne[27] et subit la concurrence du chemin de fer après l'ouverture en 1848 de la ligne de Montereau à Troyes.

La navigabilité de la Petite-Seine sera améliorée progressivement par la réalisation de nombreux ouvrages.

À la fin du siècle, la navigation peut remonter la Petite-Seine, dans des conditions satisfaisantes, jusqu'à l'entrée du canal de la Haute-Seine à Marcilly-sur-Seine, mais le gabarit du canal (Gabarit Becquey) est désormais insuffisant pour les bateaux modernes.

Le canal au XXe siècle[modifier | modifier le code]

À cause de son gabarit insuffisant, qui ne permet pas la circulation des péniches du Nord dont l'emploi se généralise[29], et en l'absence de débouché au sud, l'activité du canal devient si faible que la ville de Troyes demande, par une délibération du conseil municipal du , la restitution de son emprise sur tout son territoire, en vue de la création de nouvelles artères[30].

La Première Guerre mondiale, par la pénurie des transports qu'elle engendre, induit un regain d'activité du canal[29]. L'état s'est ainsi rendu compte que les canaux peuvent encore rendre des services et étudie dès 1919, un projet devant relier Vitry-le-François à Montargis[31]. L'un des tracés possibles joindrait le canal de Bourgogne vers Saint-Florentin au canal latéral à la Marne à Vitry-le-François et rencontrerait le canal de la Haute-Seine aux Maisons-Blanches[32],[33]. Le canal de la Haute-Seine retrouverait une utilité et l'aliénation envisagée est ajournée.

Le projet étant abandonné, le "canal sans eau" est rayé de la nomenclature des voies navigables entre Troyes et Bar-sur-Seine par décret du [34]. La ville de Troyes obtient le , la remise de la partie située en amont du port aux bois et y établit le boulevard Jules Guesde[35]. La commune de Saint-Julien-les-Villas procède de même pour construire l'avenue des Sapins qui le prolonge.

Le canal connaît encore une certaine activité à partir du port de Méry-sur-Seine vers l'aval, qui justifie l'allongement au gabarit Freycinet de ses 5 dernières écluses en 1936[36].

En 1942, le canal est radié des voies navigables de Troyes à La Chapelle-Saint-Luc[37], puis en 1957 jusqu'à Méry-sur-Seine[38]. En 1968, la section comprise entre Méry-sur-Seine et Marcilly-sur-Seine, bien que toujours classée navigable, est fermée à la navigation[39]. En 1974, il fut décidé par arrêté la fin du canal de Troyes[12]. L'avenue Chomedey de Maisonneuve, l'avenue Georges Vanier[40] et la pénétrante nord sont construites sur son emprise. Sous les voies, a aussi été établie la conduite d'évacuation des égouts de Troyes jusqu'à la station d'épuration de Barberey-Saint-Sulpice. À Troyes, seuls l'ancien port, nommé à présent bassin de la préfecture, et une partie du premier bief aval, situés dans le secteur sauvegardé, seront maintenus en eau[41].

Le canal au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Les quais du canal à Troyes

Dans le but de rendre le canal plus touristique, des aménagements ont été effectués par le Conseil général de l'Aube depuis 2000[3]. Il a été décidé :

Le département de l'Aube obtient de l'état, le transfert de propriété de la partie du canal située sur son territoire, par un arrêté préfectoral du [43]. Les travaux de la voie verte entre Barberey-Saint-Sulpice et Saint-Oulph, ont été réalisés de 2008 à 2010 pour un montant de 12 600 000 €[44]. La voie verte a été inaugurée le .

En 2010, la ville de Troyes propose la réouverture du canal sur une longueur de 115 m dans la partie comprise entre les quais Dampierre et des Comtes-de-Champagne[45]. Ce projet, financé pour 570 000 €[46], a été achevé fin 2011.

À partir du , le Conseil général de l'Aube entreprend la rénovation des 7 écluses situées entre Barberey-Saint-Sulpice (écluse No 4 de Vannes) et Méry-sur-Seine (écluse No 10 de Méry)[47]. Les travaux, d'un montant de 1 100 000 €, ont été achevés à l'été 2014.

À partir du , le Conseil général de l'Aube entreprend le prolongement de la voie verte vers La Chapelle-Saint-Luc. Ces travaux d'un montant de 1 800 000 € comprennent la restauration du pont-canal de Barberey-Saint-Sulpice. La voie verte de la Seine a été ouverte au public en [48],[49].

Communes desservies[modifier | modifier le code]

Dans la Marne :

Clesles, Bagneux, Saint-Just-Sauvage, Saron-sur-Aube, Marcilly-sur-Seine

Dans l'Aube :

  • Canal de la Haute-Seine proprement dit :

Troyes, La Chapelle-Saint-Luc, Barberey-Saint-Sulpice, Sainte-Maure, Saint-Lyé, Saint-Benoît-sur-Seine, Payns, Savières, Chauchigny, Rilly-Sainte-Syre, Saint-Mesmin, Vallant-Saint-Georges, Droupt-Sainte-Marie, Méry-sur-Seine, Saint-Oulph

  • Partie dite du "canal sans eau" jamais mise en service :

Troyes, Saint-Julien-les-Villas, Bréviandes, Buchères, Saint-Thibault, Clerey, Vaudes, Saint-Parres-lès-Vaudes, Chappes, Fouchères, Virey-sous-Bar, Bourguignons, Bar-sur-Seine

Ouvrages d'art[modifier | modifier le code]

Écluses[modifier | modifier le code]

Les écluses sont au nombre de 32 (15 dans le canal proprement dit et 17 dans le "canal sans eau"[1],[50]). Certaines ont disparu. Le tableau ci-dessous les présente de l'aval vers l'amont[2],[51],[52]. Les écluses du "canal sans eau" ont été vendues à des particuliers, ce qui a permis la préservation des maisons éclusières. Elles sont pour la plupart, toujours habitées.

Écluse double de Saint-Just
Écluse de Saint-Mesmin
Écluse de Vannes
Nom Remarque Chute Dimensions État actuel Coordonnées géographiques
Écluse de Marcilly 4,05 m 5,20 x 39 m Écluse conservée. Maison éclusière disparue 48° 33′ 39″ N, 3° 43′ 09″ E
Écluse inférieure de Saint-Just 2,50 m 5,20 x 39 m Écluse conservée. Maison éclusière disparue 48° 33′ 39″ N, 3° 47′ 27″ E
Écluses accolées de Saint-Just 2 x 2,40 m 5,20 x 39 m Complète. Écluse double 48° 33′ 27″ N, 3° 47′ 49″ E
Écluse de Saint-Oulph 2,40 m 5,20 x 39 m Complète 48° 30′ 47″ N, 3° 52′ 34″ E
Écluse de Méry 2,40 m 5,20 x 34 m Écluse conservée. Maison éclusière disparue 48° 30′ 37″ N, 3° 53′ 17″ E
Écluse de Vallans 2,43 m 5,20 x 34 m Complète 48° 27′ 55″ N, 3° 55′ 10″ E
Écluse de Saint-Mesmin 2,40 m 5,20 x 34 m Complète 48° 26′ 44″ N, 3° 56′ 38″ E
Écluse du Melda (Savières) 2,79 m 5,20 x 34 m Écluse conservée. Maison éclusière disparue 48° 25′ 25″ N, 3° 57′ 11″ E
Écluse de Villacerf 2,20 m 5,20 x 34 m Écluse conservée. Maison éclusière disparue 48° 23′ 29″ N, 3° 58′ 58″ E
Écluse de Riancey 2,20 m 5,20 x 34 m Écluse conservée. Maison éclusière disparue 48° 22′ 18″ N, 4° 00′ 16″ E
Écluse de Vannes 2,20 m 5,20 x 34 m Complète 48° 21′ 29″ N, 4° 01′ 32″ E
Écluse inférieure de Barberey 2,40 m 5,20 x 34 m Écluse disparue. Maison éclusière conservée 48° 20′ 32″ N, 4° 02′ 24″ E
Écluse supérieure de Barberey 2,85 m 5,20 x 34 m Écluse conservée. Ruines de la maison éclusière 48° 20′ 09″ N, 4° 02′ 44″ E
Écluse de Troyes 2,40 m 5,20 x 34 m Disparue. Avenue Chomedey de Maisonneuve 48° 18′ 05″ N, 4° 04′ 30″ E
Écluse des Bas-Trévois Canal sans eau  ? 5,20 x 34 m Disparue. Boulevard Jules Guesde 48° 17′ 31″ N, 4° 04′ 56″ E
Écluse de la Grande-Ruelle Canal sans eau  ? 5,20 x 34 m Disparue. Boulevard Jules Guesde 48° 17′ 03″ N, 4° 05′ 01″ E
Écluse de la Saulte (Saint-Julien-les-Villas) Canal sans eau  ? 5,20 x 34 m Disparue 48° 16′ 04″ N, 4° 05′ 30″ E
Écluse de Villebertin (Marots) Canal sans eau  ? 5,20 x 39 m Sas conservé. ZAC Écluse des Marots 48° 13′ 22″ N, 4° 08′ 09″ E
Écluse de Saint-Thibault Canal sans eau  ? 5,20 x 39 m Sas et maison éclusière conservés 48° 12′ 55″ N, 4° 08′ 48″ E
Écluse de la Rompure (Terres Rouges) Canal sans eau  ? 5,20 x 39 m Sas et maison éclusière conservés 48° 12′ 13″ N, 4° 09′ 46″ E
Écluse de la Vacherie Canal sans eau  ? 5,20 x 39 m Maison éclusière conservée 48° 11′ 37″ N, 4° 10′ 36″ E
Écluse de la Fontaine-Sainte-Claire Canal sans eau  ? 5,20 x 39 m Maison éclusière conservée 48° 11′ 03″ N, 4° 11′ 25″ E
Écluse de la Plaine-de-Vaudes Canal sans eau  ? 5,20 x 39 m Maison éclusière conservée 48° 10′ 26″ N, 4° 12′ 15″ E
Écluse de Saint-Parres-lès-Vaudes Canal sans eau  ? 5,20 x 39 m Maison éclusière conservée 48° 10′ 02″ N, 4° 13′ 05″ E
Écluse de la Voie-Pousse Canal sans eau  ? 5,20 x 39 m Sas et maison éclusière conservés 48° 09′ 34″ N, 4° 14′ 11″ E
Écluse de Fouchères Canal sans eau  ? 5,20 x 39 m Maison éclusière conservée 48° 08′ 50″ N, 4° 15′ 57″ E
Écluse de la Fontaine-aux-Dames (Morte Vieille) Canal sans eau  ? 5,20 x 39 m Sas et maison éclusière conservés 48° 08′ 35″ N, 4° 17′ 16″ E
Écluse de l'Enclos Canal sans eau  ? 5,20 x 39 m Jamais construite de même que le pont-canal attenant 48° 08′ 30″ N, 4° 18′ 08″ E
Écluse de Virey-sous-Bar Canal sans eau  ? 5,20 x 39 m Maison éclusière conservée 48° 08′ 23″ N, 4° 19′ 13″ E
Écluse de Foolz Canal sans eau  ? 5,20 x 39 m Sas et maison éclusière conservés 48° 07′ 55″ N, 4° 20′ 23″ E
Écluse de Bourguignons Canal sans eau  ? 5,20 x 39 m Maison éclusière conservée 48° 07′ 39″ N, 4° 21′ 36″ E

Gares de chargement et déchargement[modifier | modifier le code]

Le port de Méry-sur-Seine

Les gares correspondent à un élargissement du canal plus ou moins étendu permettant aux péniches de charger et décharger sans gêner la navigation. 6 gares principales sont aménagées entre Troyes et Marcilly[2].

Nom Localisation Coordonnées géographiques
Bassin de Troyes Troyes 48° 17′ 49″ N, 4° 04′ 49″ E
Gare de Barberey Barberey-Saint-Sulpice 48° 20′ 22″ N, 4° 02′ 34″ E
Gare de Saint-Mesmin Rilly-Sainte-Syre 48° 26′ 48″ N, 3° 56′ 38″ E
Gare de Droupt-Sainte-Marie Droupt-Sainte-Marie 48° 29′ 33″ N, 3° 55′ 10″ E
Gare de Méry Méry-sur-Seine 48° 30′ 39″ N, 3° 53′ 08″ E
Gare de Saron Saron-sur-Aube 48° 33′ 40″ N, 3° 44′ 37″ E

Ponts-canaux[modifier | modifier le code]

Les ponts-canaux sont au nombre de quatre[1] et sont situés dans les communes de : Barberey-Saint-Sulpice ; Riancey ; Chauchigny ; Droupt-Sainte-Marie.

Prises d'eau[modifier | modifier le code]

4 prises d’eau sont établies à partir de Troyes[2].

  • La première apporte l’eau de la Seine et le trop-plein du canal des Trévois au bassin de Troyes.
  • La deuxième prend son origine dans la retenue d’un moulin sur la Seine et aboutit en dessous de l’écluse inférieure de Barberey, en suivant le tracé originel de la dérivation de Payns sur 500 m.
  • La troisième prend son eau dans le Melda (dérivation de la Seine) près du pont-canal homonyme, en amont d’un petit barrage, et la donne au canal en dessous de l’écluse de Saint-Mesmin par une rigole de 2,6 km.
  • La quatrième est établie dans l’ancienne dérivation de Clesles sur 300 m depuis la Seine jusqu’à l’aval de l’écluse de Saint-Oulph.
  • Le canal du Docteur, aboutissant en dessous de l'écluse inférieure de Saint-Just, aurait constitué, s'il avait été terminé, une alimentation supplémentaire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Le canal de la Haute Seine », sur Le dictionnaire des canaux et rivières de France (consulté le 18 décembre 2010)
  2. a, b, c, d, e, f et g « Mémoires de la Société académique d'agriculture, des sciences, arts et belles-lettres du département de l'Aube, 1845 », sur gallica BNF (consulté le 23 janvier 2013)
  3. a, b et c « Réhabilitation du canal de la haute Seine », sur Le site du Conseil général de l'Aube (consulté le 18 décembre 2010)
  4. « Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlemens et avis du Conseil d'État, 1805 », sur gallica BNF (consulté le 9 juillet 2016)
  5. « Archives parlementaires, recueil complet des débats législatifs, 1806 », sur gallica BNF (consulté le 9 juillet 2016)
  6. « Annuaire administratif et statistique du département de l'Aube, 1867. », sur gallica BNF (consulté le 30 mars 2017)
  7. « Carte de l'état major du XIXe siècle », sur Geoportail (consulté le 23 janvier 2013)
  8. « Situation des travaux: administration générale des Ponts et Chaussées et des mines, 1841. », sur Google-Books (consulté le 11 janvier 2014)
  9. « Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlemens et avis du conseil d'état, 1825. », sur gallica BNF (consulté le 6 juillet 2016)
  10. « Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlemens et avis du conseil d'état, 1840. », sur gallica BNF (consulté le 6 juillet 2016)
  11. « CDDP de l'Aube », sur Le site du Centre national de documentation pédagogique (consulté le 13 janvier 2013)
  12. a et b L’Héritage troyen du XIXe siècle, de Gabriel Groley, La Renaissance, 1984
  13. « Mémoires de la Société académique d'agriculture, des sciences, arts et belles-lettres du département de l'Aube 1879 », sur gallica BNF (consulté le 22 janvier 2013)
  14. « Rapports et délibérations - Marne, Conseil général -1851 », sur gallica BNF (consulté le 31 janvier 2013)
  15. « Délibérations du conseil général de l’Aube 1844 », sur gallica BNF (consulté le 8 janvier 2013)
  16. « Situation des travaux: administration générale des Ponts et Chaussées et des mines, 1846. », sur Google-Books (consulté le 3 mai 2014)
  17. « Délibérations du conseil général de l’Aube 1847 », sur gallica BNF (consulté le 8 janvier 2013)
  18. « Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlemens et avis du conseil d'état, 1848. », sur gallica BNF (consulté le 14 juillet 2016)
  19. « Compte rendu des séance de l'assemblée nationaledu 17 juin au 7 août 1848; page 33. », sur Google-Books (consulté le 14 juillet 2016)
  20. « Délibérations du conseil général de l’Aube 1849 », sur gallica BNF (consulté le 8 janvier 2013)
  21. « Délibérations du conseil général de l’Aube 1856 », sur gallica BNF (consulté le 8 janvier 2013)
  22. « Délibérations du conseil général de l’Aube 1862 », sur gallica BNF (consulté le 8 janvier 2013)
  23. « Délibérations du conseil général de l’Aube 1878 », sur gallica BNF (consulté le 8 janvier 2013)
  24. « Délibérations du conseil général de l’Aube 1880 », sur gallica BNF (consulté le 19 novembre 2013)
  25. « Délibérations du conseil général de l’Aube 1885 », sur gallica BNF (consulté le 8 janvier 2013)
  26. « Délibérations du conseil général de l’Aube 1882 », sur gallica BNF (consulté le 8 janvier 2013)
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  29. a et b « Délibérations du conseil général de l’Aube 1916 », sur gallica BNF (consulté le 8 avril 2013)
  30. « Délibérations du conseil général de l’Aube 1913 », sur gallica BNF (consulté le 8 avril 2013)
  31. « Délibérations du conseil général de l’Aube 1919 », sur gallica BNF (consulté le 8 avril 2013)
  32. « Délibérations du conseil général de l’Aube 1921 », sur gallica BNF (consulté le 8 avril 2013)
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  36. « Délibérations du conseil général de l’Aube 1937 », sur gallica BNF (consulté le 8 avril 2013)
  37. « Journal officiel de l'état français; Lois et décrets; 12 mai 1942 », sur gallica BNF (consulté le 29 juin 2016)
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