Méry-sur-Seine

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Méry-sur-Seine
Ancienne vue du village
Ancienne vue du village
Blason de Méry-sur-Seine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Nogent-sur-Seine
Canton Creney-près-Troyes
Intercommunalité CC Seine et Aube
Maire
Mandat
Stéphanie BESNARD
2015-2020
Code postal 10170
Code commune 10233
Démographie
Gentilé Mérycien
Population
municipale
1 479 hab. (2014)
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 41″ nord, 3° 53′ 25″ est
Superficie 12,42 km2
Localisation

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Méry-sur-Seine est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au nord-ouest du département de l'Aube, entre la route Troyes-Paris et Anglure, sur la route de Sézanne, dans une dépression de la plaine champenoise, Méry-sur-Seine est essentiellement construit sur la rive droite du fleuve Seine, à 82 mètres d'altitude. Le bourg de Méry-sur-Seine est bordé, au nord, par le canal de la Haute-Seine qui reliait initialement la rivière Aube, près de Marcilly-sur-Seine, au cœur de la ville de Troyes. Dans Méry-sur-Seine, la rivière Seine reçoit la petite rivière du Moulin.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 451, possiblement à Méry, mais plus probablement au lieu-dit de Moirey, un site localisé au sein de la commune de Dierrey-Saint-Julien, le général romain, Aetius, Théodoric Ier le roi des Wisigoths et Mérovée, le roi des Francs s'unirent pour combattre et vaincre Attila[1],[2]. Après la levée du siège d'Orléans, Attila fait retraite sur la Seine et la Marne. Les deux armées se rencontrent une nouvelle fois au passage du fleuve à Méry ou plus de 30 000 hommes restèrent sur le champ de bataille. Attila put néanmoins passer la Seine et pris position aux Champs Catalauniques[3].

Elle fait partie de la province de Champagne.

Le 22 février 1814, pendant la campagne de France, eut lieu la bataille de Méry-sur-Seine entre les armées de l'Empire commandées par le général Antoine Gruyer et les troupes russes. Le général Joseph Boyer de Rebeval s'y distingua par sa bravoure.

Champigny[modifier | modifier le code]

Ancien hameau qui appartenait au fief de Méry et se trouve tant territoire Méry que de st-Oulph ; les habitants des deux communautés avaient un droit d'usage sur dix arpents de terres.

Hôtel-Dieu[modifier | modifier le code]

Il en existait une en 1220 sans pouvoir dire si c'est le même qui est cité comme étant fondé par les habitants en 1323 et existant toujours en 1775. Il possédait un moulin à Beauregard, l'étang de Bury, une ferme à Viâpre et une à Jouy.

Bailliage royal[modifier | modifier le code]

Méry était le siège d'un bailliage, les officiers étaient à la nomination du chapitre de la Sainte-Chapelle de Vincennes. Les sièges de Pouan et Bessy en dépendaient. Il avait un bailli de robe longue, un lieutenant, un greffier, un procureur et un avocat du roi.

Prieuré[modifier | modifier le code]

Sous le vocable de l'Assomption de la Vierge, il est en la chapelle castrale dés 1104 par don de Philippe de Pons à l'abbaye de Molesme. Elle est transférée hors les murs vers 1128, brûlée lors de la Guerre de Cent ans. Reconstruite, elle fut vendue comme bien national et démolis avec son cimetière en 1800. Prieurs :

  • 1177 : Gaucher,
  • 1260 : André,
  • 1317 : Jean le Vilain,

...

  • 1747 - 1753 : Jean l'Empereur aussi de Péas,
  • 1755 - 1778 : Philippe Pierre Bourdon,
  • 1780 - 1787 : l'abbé de Bonneval.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1793   Louis Moreau-Guerrapin    
23 Brumaire An IV   Michel Blampignon    
3 floréal An VI   Nicolas Huguier-Jeannole    
6 Frimaire An VII   Nicolas Blampignon    
2 Messidor An IX   Croala    
10 Brumaire An XII   Edme Huguier    
24 aout 1815   Bazin-Dujonquoy    
28 septembre 1816   Michel Blampignon    
5 mars 1826   Edme Huguier    
25 février 1832   Vincent Rozier    
26 juin 1836   Louis-Denis Thomas    
4 octobre 1848   Louis-Edme Huguier    
1 juillet 1860   Alexandre Aveline    
Décembre 2015 en cours Mme Stéphanie BESNARD Sans étiquette Assistante RH
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 479 habitants, en augmentation de 5,72 % par rapport à 2009 (Aube : 1,56 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 165 1 194 1 366 1 123 1 362 1 316 1 328 1 369 1 347
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 317 1 415 1 445 1 450 1 356 1 328 1 332 1 372 1 342
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 276 1 291 1 222 1 019 996 1 008 1 017 970 1 085
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 135 1 109 1 174 1 254 1 302 1 326 1 394 1 462 1 479
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • le 22 février 1814 eut lieu la bataille de Méry-sur-Seine entre les armées de l'Empire commandées par le général Antoine Gruyer, blessé au combat, et les troupes russes.
  • L'église paroissiale de l'Assomption de la Vierge a été sous le vocable de Saint-Robert au XIIIe siècle. L'église est du XIIe siècle, grandement remaniée au XVIe siècle et possède comme mobilier :
    • la dalle funéraire d'Anne Corrard[10] morte en 1553 ;
    • Une Vierge de pitié[11] ;
    • Une éducation de Marie[12] ;
    • quatre chapiteaux historiés[13] morte en 1553.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Huon de Méry, trouvère du XIIIe siècle, originaire de Méry-sur-Seine.
  • François d'Amboise, seigneur de Mery-sur-Seine au XVIIe siècle. Il restaura le château de Mery tombé en ruine pendant les guerres de religion.
  • Antoine Maitrejean, opticien, né en 1650 à Méry-sur-Seine.
  • Louis-Pierre, Edme et Jean-Baptiste Croala, fils de Pierre Croala et Marie Maitrejean[14]. Ces trois enfants de Méry s'engagèrent dans l'armée de la République ; L'aîné est gendarme à résidence, les deux jumeaux s'engagèrent en Germinal An II, passant par l'Armée de la Moselle, firent partie des insurgés du 1er Prairial An III de Paris qui tuèrent le député Féraud et furent guillotinés. Une statue de R-C Carillon leur fut élevée en 1908 sur la place Croala.
  • Claude Thomas Guerrapain, militaire, conseiller du Roi, né le 21 décembre 1754 à Méry-sur-Seine et mort le 17 mars 1821 à Saint-Martin-ès-Vignes.
  • Adolphe Pinard, gynécologue-obstétricien, né à Méry-sur-Seine en 1844 et enterré dans la même ville en 1934.
  • Raymond Decary, scientifique français, né en 1891 à Méry-sur-Seine et mort en 1973 à Paris.
  • Paul Auguste Hariot, fils du pharmacien de Méry, Louis Hariot, il devint lui-même pharmacien et membre du Muséum national d'histoire naturelle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Isabelle Crété-Protin, « La christianisation de l'Antiquité tardive », dans Isabelle Crété-Protin, Église et vie chrétienne dans le diocèse de Troyes du IVe au IXe siècle., Presses Universitaires de France, coll. « Septentrion », , 446 p. (lire en ligne), page 168.
  2. Henri d'Arbois de Jubainville, « Encore un mot sur la bataille de Mauriacus. », Bibliothèque de l'école des chartes, École nationale des chartes, t. 31,‎ , p. 211 à 216 (DOI 10.3406/bec.1870.446323, lire en ligne).
  3. Histoire du département de la Marne par P. Chevallier
  4. Hariot, Recherches...Méry-sur-Seine...Arcis-sur-Aube, 1863, p319.
  5. « Partnergemeinden » Site web de la commune de Bischoffen, consulté le 26 mars 2017.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « dalle funéraire », notice no IM10011994, base Palissy, ministère français de la Culture
  11. « groupe sculpte », notice no PM10001210, base Palissy, ministère français de la Culture
  12. « statue », notice no PM10001209, base Palissy, ministère français de la Culture
  13. « chapiteaux », notice no IM10011993, base Palissy, ministère français de la Culture
  14. Louis Morin, Les trois frères Croala...Volontaires sous la Première République, Arcis-sur-Aube, 1909.

Liens externes[modifier | modifier le code]