Méry-sur-Seine

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Méry-sur-Seine
Ancienne vue du village
Ancienne vue du village
Blason de Méry-sur-Seine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Nogent-sur-Seine
Canton Creney-près-Troyes
Intercommunalité Communauté de Commune de Seine Fontaine Beauregard
Maire
Mandat
Serge Legras
2014-2020
Code postal 10170
Code commune 10233
Démographie
Gentilé Mérycien
Population
municipale
1 464 hab. (2013)
Densité 118 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 41″ Nord, 3° 53′ 25″ Est
Superficie 12,42 km2
Localisation

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Méry-sur-Seine est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au nord-ouest du département de l'Aube, entre la route Troyes-Paris et Anglure, sur la route de Sézanne, dans une dépression de la plaine champenoise, Méry-sur-Seine est essentiellement construit sur la rive droite du fleuve Seine, à 82 mètres d'altitude. Le bourg de Méry-sur-Seine est bordé, au nord, par le canal de la Haute-Seine qui reliait initialement la rivière Aube, près de Marcilly-sur-Seine, au cœur de la ville de Troyes. Dans Méry-sur-Seine, la rivière Seine reçoit la petite rivière du Moulin.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 451, à Méry, le général romain, Aetius, Théodoric Ier le roi des Wisigoths et Mérovée, le roi des Francs s'unirent pour combattre et vaincre Attila. Après la levée du siège d'Orléans, Attila fait retraite sur la Seine et la Marne. Les deux armées se rencontrent une nouvelle fois au passage du fleuve à Méry ou plus de 30 000 hommes restèrent sur le champ de bataille. Attila put néanmoins passer la Seine et pris position aux Champs Catalauniques[1].

Elle fait partie de la province de Champagne.

Le 22 février 1814, pendant la campagne de France, eut lieu la bataille de Méry-sur-Seine entre les armées de l'Empire commandées par le général Antoine Gruyer et les troupes russes. Le général Joseph Boyer de Rebeval s'y distingua par sa bravoure.

Champigny[modifier | modifier le code]

Ancien hameau qui appartenait au fief de Méry et se trouve tant territoire Méry que de st-Oulph ; les habitants des deux communautés avaient un droit d'usage sur dix arpents de terres.

Hôtel-Dieu[modifier | modifier le code]

Il en existait une en 1220 sans pouvoir dire si c'est le même qui est cité comme étant fondé par les habitants en 1323 et existant toujours en 1775. Il possédait un moulin à Beauregard, l'étang de Bury, une ferme à Viâpre et une à Jouy.

Bailliage royal[modifier | modifier le code]

Méry était le siège d'un bailliage, les officiers étaient à la nomination du chapitre de la Sainte-Chapelle de Vincennes. Les sièges de Pouan et Bessy en dépendaient. Il avait un bailli de robe longue, un lieutenant, un greffier, un procureur et un avocat du roi.

Prieuré[modifier | modifier le code]

Sous le vocable de l'Assomption de la Vierge, il est en la chapelle castrale dés 1104 par don de Philippe de Pons à l'abbaye de Molesme. Elle est transférée hors les murs vers 1128, brûlée lors de la Guerre de Cent ans. Reconstruite, elle fut vendue comme bien national et démolis avec son cimetière en 1800. Prieurs :

  • 1177 : Gaucher,
  • 1260 : André,
  • 1317 : Jean le Vilain,

...

  • 1747 - 1753 : Jean l'Empereur aussi de Péas,
  • 1755 - 1778 : Philippe Pierre Bourdon,
  • 1780 - 1787 : l'abbé de Bonneval.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1793   Louis Moreau-Guerrapin    
23 Brumaire An IV   Michel Blampignon    
3 floréal An VI   Nicolas Huguier-Jeannole    
6 Frimaire An VII   Nicolas Blampignon    
2 Messidor An IX   Croala    
10 Brumaire An XII   Edme Huguier    
24 aout 1815   Bazin-Dujonquoy    
28 septembre 1816   Michel Blampignon    
5 mars 1826   Edme Huguier    
25 février 1832   Vincent Rozier    
26 juin 1836   Louis-Denis Thomas    
4 octobre 1848   Louis-Edme Huguier    
1 juillet 1860   Alexandre Aveline    
Décembre 2015 en cours Mme Stéphanie BESNARD Sans étiquette Assistante RH
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 464 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 165 1 194 1 366 1 123 1 362 1 316 1 328 1 369 1 347
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 317 1 415 1 445 1 450 1 356 1 328 1 332 1 372 1 342
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 276 1 291 1 222 1 019 996 1 008 1 017 970 1 085
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 135 1 109 1 174 1 254 1 302 1 326 1 394 1 365 1 462
2013 - - - - - - - -
1 464 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • le 22 février 1814 eut lieu la bataille de Méry-sur-Seine entre les armées de l'Empire commandées par le général Antoine Gruyer, blessé au combat, et les troupes russes.
  • L'église paroissiale de l'Assomption de la Vierge a été sous le vocable de Saint-Robert au XIIIe siècle. L'église est du XIIe siècle, grandement remaniée au XVIe siècle et possède comme mobilier :
    • la dalle funéraire d'Anne Corrard[5] morte en 1553 ;
    • Une Vierge de pitié[6] ;
    • Une éducation de Marie[7] ;
    • quatre chapiteaux historiés[8] morte en 1553.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Huon de Méry, trouvère du XIIIe siècle, originaire de Méry-sur-Seine.
  • François d'Amboise, seigneur de Mery-sur-Seine au XVIIe siècle. Il restaura le château de Mery tombé en ruine pendant les guerres de religion.
  • Antoine Maitrejean, opticien, né en 1650 à Méry-sur-Seine.
  • Louis-Pierre, Edme et Jean-Baptiste Croala, fils de Pierre Croala et Marie Maitrejean[9]. Ces trois enfants de Méry s'engagèrent dans l'armée de la République ; L'aîné est gendarme à résidence, les deux jumeaux s'engagèrent en Germinal An II, passant par l'Armée de la Moselle, firent partie des insurgés du 1er Prairial An III de Paris qui tuèrent le député Féraud et furent guillotinés. Une statue de R-C Carillon leur fut élevée en 1908 sur la place Croala.
  • Claude Thomas Guerrapain, militaire, conseiller du Roi, né le 21 décembre 1754 à Méry-sur-Seine et mort le 17 mars 1821 à Saint-Martin-ès-Vignes.
  • Adolphe Pinard, gynécologue-obstétricien, né à Méry-sur-Seine en 1844 et enterré dans la même ville en 1934.
  • Raymond Decary, scientifique français, né en 1891 à Méry-sur-Seine et mort en 1973 à Paris.
  • Paul Auguste Hariot, fils du pharmacien de Méry, Louis Hariot, il devint lui-même pharmacien et membre du Muséum national d'histoire naturelle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire du département de la Marne par P. Chevallier
  2. Hariot, Recherches...Méry-sur-Seine...Arcis-sur-Aube, 1863, p319.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  5. « dalle funéraire », base Palissy, ministère français de la Culture
  6. « groupe sculpte », base Palissy, ministère français de la Culture
  7. « statue », base Palissy, ministère français de la Culture
  8. « chapiteaux », base Palissy, ministère français de la Culture
  9. Louis Morin, Les trois frères Croala...Volontaires sous la Première République, Arcis-sur-Aube, 1909.

Liens externes[modifier | modifier le code]