Bréviandes

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Bréviandes
Bréviandes
La mairie.
Blason de Bréviandes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Troyes Champagne Métropole
Maire
Mandat
Thierry Blasco
2020-2026
Code postal 10450
Code commune 10060
Démographie
Gentilé Bréviandois
Population
municipale
2 851 hab. (2019 en augmentation de 12,33 % par rapport à 2013)
Densité 464 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 25″ nord, 4° 05′ 47″ est
Superficie 6,14 km2
Unité urbaine Troyes
(banlieue)
Aire d'attraction Troyes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vendeuvre-sur-Barse
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Bréviandes
Liens
Site web breviandes.fr

Bréviandes est une commune française située dans le département de l'Aube, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bréviandes est une commune urbaine[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Troyes, une agglomération intra-départementale regroupant 18 communes[4] et 136 438 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (46 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (54,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (39,1 %), zones urbanisées (27,4 %), forêts (26,6 %), zones agricoles hétérogènes (6,9 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village (et des diverses communes au nom similaire en France) vient de « brève viande » dans le sens de maigre pitance. Non que les paysans d'autrefois eussent l'habitude de manger de la viande, mais il faut savoir que le mot « viande » était alors utilisé pour la nourriture en général (du bas latin vivanda, ce qui sert à vivre, « vivance »). Ce n'est qu'à partir du XVIIe siècle que le mot « viande » se substituera à « chair ».

C'est l'un des quelques villages et lieux-dits de France dont le nom, transmis par les petites-gens (étymologie populaire), est lié à la dureté de sa terre pour les paysans ou à la production d'icelle comme Rompéchine en Charente, Bapaume dans le Nord-Pas-de-Calais, Bramefain et Balledent dans le Limousin ou encore Moque-Baril en Touraine parmi une multitude d'autres…

L'ajout du s est moderne, jusqu'au milieu du XIXe siècle, ce s n'apparait pas.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pointes de fléchés du Rubané trouvées à Bréviandes.

Pendant l'Antiquité, la voie romaine de Troyes à Vertault traverse le territoire, Charles le Chauve cite le village Brinnia[11] comme possession de l'abbaye Saint-Pierre de Montier-la-Celle entre 840 et 854. Il y avait le moulin de la Faissenelles à Bréviande qui a été donné par Gilo de Torneel, en 1187, à la léproserie des Deux-Eaux[12] de Troyes qui a été à blé et à papier. Il passe à une date indéterminée à la ville de Troyes qui le louait en 1567 à Guyon Richard papetier. Il ne laisse pas de trace de location après 1627.
Avant la Révolution française de 1789, la commune était divisée en trois parts.

  • Bréviande-Saint-Léger, à l'ouest de la route de Bourgogne.
  • Bréviande-Sancey.
  • Villepart. Elles étaient toutes trois communes en 1790 avant d'être réunies en 1795 en Bréviande qui fait partie du canton de Saint-Germain jusqu'au 25 ventôse An X.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 Michel Guinot PS  
en cours Thierry Blasco[13]
Réélu pour le mandat 2020-2026 [14]
DVG Fonctionnaire
Vice–président de Troyes Champagne Métropole
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2019, la commune comptait 2 851 habitants[Note 3], en augmentation de 12,33 % par rapport à 2013 (Aube : +1,19 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
161550583548583633664663641
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
593568553564561533566579530
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
513524522593690747765734791
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
9251 0951 5011 6831 6871 9262 0622 1372 259
2014 2019 - - - - - - -
2 6592 851-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (35,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,3 % la même année, alors qu'il est de 27,7 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 377 hommes pour 1 461 femmes, soit un taux de 51,48 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,41 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[19]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ou +
3,5 
6,9 
75-89 ans
9,7 
16,5 
60-74 ans
16,8 
20,6 
45-59 ans
19,7 
19,4 
30-44 ans
19,1 
15,7 
15-29 ans
13,8 
19,8 
0-14 ans
17,5 
Pyramide des âges du département de l'Aube en 2018 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
7,1 
75-89 ans
10,2 
17,2 
60-74 ans
18 
19,8 
45-59 ans
19,3 
17,9 
30-44 ans
17,3 
18 
15-29 ans
16 
19,2 
0-14 ans
17,2 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bréviandes Blason
D'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées et contre-potencées d'or; au chef d'azur chargé de quatre burelles ondées d'argent et de trois roues de moulin d'or brochant sur les burelles[21].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Troyes », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Charles Lalore, Collection des principaux cartulaires du diocèse de Troyes, vol. 6, E. Thorin (Paris), (lire en ligne), « 187- Avant 854 », p. 193.
  12. Entre les ruisseaux Hurande et Trifoir.
  13. Conseil général de l'Aube (mise à jour au 10 avril 2008)
  14. https://reader.cafeyn.co/fr/1927222/21598181
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  19. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Bréviandes (10060) », (consulté le ).
  20. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de l'Aube (10) », (consulté le ).
  21. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=6782

Liens externes[modifier | modifier le code]