Haguenau

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Haguenau
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Tour des Pêcheurs - Halle aux houblons -
Musée historique - Église Saint-Georges -
Maison de la Chancellerie.
Blason de Haguenau
Blason
Haguenau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Haguenau-Wissembourg (chef-lieu)
Canton Haguenau (chef-lieu)
Intercommunalité C.A. de Haguenau
Maire
Mandat
Claude Sturni
2014-2020
Code postal 67500
Code commune 67180
Démographie
Gentilé Haguenovien(ne)s
Population
municipale
34 761 hab. (2014)
Densité 190 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 02″ nord, 7° 47′ 19″ est
Altitude Min. 115 m – Max. 203 m
Superficie 182,59 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-haguenau.fr

Haguenau ((ʔ)agəno Prononciation du titre dans sa version originale Écouter), prononcé Hawenau en dialecte alsacien (peut changer selon le dialecte utilisé), est une sous-préfecture française du département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune est située dans le nord de l'Alsace (faisant partie du Rhin Supérieur). Elle est située à vingt-huit kilomètres au nord de Strasbourg. Elle est traversée par la Moder et l'Eberbach, qui draine la forêt de Haguenau.

C’est la quatrième ville d’Alsace, et la deuxième du Bas-Rhin. La population de Haguenau s'élève à 35 000 habitants tandis que son unité urbaine en compte 50 000[1]. La commune de Haguenau a la particularité d’avoir une très vaste superficie (18 259 hectares, soit la plus vaste d’Alsace). Ce territoire comprend notamment une importante forêt[2], qui marque une réelle coupure au sein de la plaine d'Alsace. La ville est située dans une vaste clairière au sud de ce massif forestier.

Le nom d'orgine « Hagenau » est la description du paysage qu'on trouve encore entre Soufflenheim et Haguenau : en effet, un 'Haag' en allemand est un petit bois ; une 'Aue' est un paysage de prés proche d'une rivière.

Le château fut fondée vers 1115 par Frédéric II de Souabe, dit Frédéric le Borgne sur l’île de la Moder. En 1164, son fils Frédéric Ier de Hohenstaufen, dit Frédéric Barberousse, empereur du Saint-Empire romain germanique, rédigea la charte de la ville de « Hagenau », qui octroyait à la cité qui s'était développée autour du château des droits et des privilèges[3], et fit du château une de ses résidences. Ville d’Empire, elle profite du grand interrègne (1250-1273) pour obtenir de l'empereur de plus en plus de droits[4]. Elle devient, en 1354, la capitale d'une ligue urbaine réunissant les dix villes impériales d'Alsace : la Décapole [5],[6].

En 2013, la commune de Haguenau a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[7].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Gros chêne et la chapelle, dans la Forêt sainte.

Haguenau est située à 140 m d'altitude à vingt-huit kilomètres au nord de Strasbourg. C’est la quatrième ville d’Alsace. Avec 18 259 hectares, elle a le territoire le plus vaste d'Alsace. Il comprend la vaste forêt de Haguenau, forêt de 13 800 hectares intégrée dans un massif forestier de 20 000 hectares[2]. Elle marque une réelle césure au sein de la plaine d'Alsace. De ce fait, la partie alsacienne située au nord de cette forêt est nommée l’Outre-Forêt par les Alsaciens. Haguenau est située dans une clairière au sud de cette forêt.

La commune est baignée par la Moder.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Avec 25 communes limitrophes, Haguenau fait partie des communes les plus entourées de France en nombre de communes limitrophes.

Communes limitrophes de Haguenau
Mietesheim
Kindwiller
Val-de-Moder
Niedermodern
Dauendorf
Mertzwiller
Laubach
Eschbach
Walbourg
Biblisheim
Surbourg
Betschdorf
Schweighouse-sur-Moder Haguenau Leutenheim
Rountzenheim
Soufflenheim
Batzendorf
Niederschaeffolsheim
Kaltenhouse
Bischwiller
Gries
Weitbruch
Schirrhoffen
Schirrhein
Oberhoffen-sur-Moder

Géologie[modifier | modifier le code]

Le gisement pétrolifère de Pechelbronn s'étend sur plusieurs communes au nord de la forêt de la ville. Des lambeaux du bassin houiller de la vallée de Villé sont présents à l'est et au nord.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Hagenau ou Haguenau : Au désigne un paysage de prés près d'une rivière qui est cultivé, qui n'est pas une « prairie humide » et qui est rarement inondé par l'extension de la rivière. Haag désigne dans les dialectes franciques et alémaniques un bois comme celui près de Haguenau, même mot que l'allemand standard Hag qui peut avoir ce sens régionalement.

À noter que l'orthographe initiale était Hagenau (orthographe toujours actuelle en allemand), la lettre U ayant été intercalée pour éviter la prononciation « ajenau » en français avec [ʒ] en place du [g] étymologique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mithra Mider accompagné d'un taureau (IIIe siècle) trouvé dans la forêt de Haguenau, Musée archéologique de Strasbourg.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas eu de présence romaine sur le site de Haguenau qui était à l'époque une vaste forêt. Une ville, chef-lieu des Celtes de la tribu des Triboques. était installée à Brumath appelé Brocomagus. Des camps romains sont installés en - 15 pour sécuriser le Rhin en Alsace du Nord à Strasbourg appelé Argentoratum, Drusenheim (Castellum Drusi), Seltz ou Saletio, voir l'Histoire de Seltz, et Lauterbourg (Concordia)[8]. Au IIe siècle après J.-C., le panthéon traditionnel romain est remis en cause par les cultes à mystères séduisant légionnaires, artisans et esclaves. C'est à ce contexte que renvoie la découverte d'une sculpture bas relief du dieu Mithra a été retrouvée dans la forêt près de Haguenau, avec l'inscription suivante : "Deo Medru Matutina Cobnerta que l'on peut traduire par : "au dieu Mithra Matutina Cobnerta". (La lettre R du mot Medru est renfermée dans le D). Le dieu coiffé d'un bonnet de forme particulière, tient dans la main gauche une pique, sa main droite repose entre les cornes d'un taureau qui se trouve à côté de lui alors que d'habitude Mithra est représenté au moment où il tire le taureau[9],[10]. S'agit-il de Mars, dieu romain de la guerre, qu'on voit rarement avec un taureau, de Mithra, culte oriental ou Medru, un dieu celte local ou tout simplement d'un syncrétisme religieux mélangeant les trois, les spécialistes sont divisés sur la question.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Haguenau au temps des Hohenstaufen[modifier | modifier le code]

Comparution de Richard Cœur de Lion devant l'empereur Henri VI à Haguenau en 1193, vitrail de Léo Schnug, au Musée historique de Haguenau.
Stèle rappelant l'emplacement de la Burg (château) des Hohenstaufen (jardin de la maison de retraite).

Le château a été fondé par Frédéric II de Souabe, dit le Borgne, sur une île de la Moder, vers 1115, pour protéger les possessions de son suzerain, l'empereur Henri V du Saint-Empire. Selon la légende, il aurait découvert le lieu au milieu de la forêt en chassant. Il autorise alors son vassal à fonder une ville sur la rive droite de la Moder qui porte le nom de "Hagenau". Une église est construite à partir de 1143, l'Église Saint-Georges de Haguenau.

En 1164, son fils Frédéric Barberousse, empereur du Saint-Empire romain germanique, rédigea la charte de Haguenau, qui octroyait à la cité un certain nombre de droits et privilèges [3], et fit du château une des résidences impériales de la dynastie des Hohenstaufen[11] (il existe aujourd’hui encore une place portant son nom et une stèle marque l'emplacement de la résidence). En 1189, il part de Haguenau pour la Troisième croisade non sans avoir auparavant fondé un hospice confié à l'ordre des Prémontrés pour accueillir les pèlerins à l'Église Saint-Nicolas de Haguenau. Il se noie en passant à gué une rivière d'Asie Mineure. Ses successeurs Henri VI du Saint-Empire et Frédéric II (empereur des Romains) firent de nombreux séjours dans le château. Selon l'historien allemand Ernst Kantorowicz, « Frédéric II aimait à séjourner en Alsace et sur le Rhin, à Worms et à Spire […] Mais de tous les palais allemands, Frédéric II préféra celui de Haguenau, où les vastes forêts convenaient sans doute à sa passion de la chasse et la riche collection d'écrits d'antiques à sa soif de savoir[12]. »

En 1193, Richard Cœur-de-Lion fut jugé devant le tribunal impérial présidé par Henri VI du Saint-Empire (qui fait 13 séjours à Haguenau[13]) pour avoir abandonné le combat de la Troisième croisade. Le roi anglais fut libéré contre une rançon de 24 millions de deniers d’argent (l’équivalent d’un 36 tonnes rempli d’argent). Après la disparition de la dynastie des Hohenstaufen, la résidence fut délaissée.

Tour des Chevaliers à Haguenau de la deuxième enceinte (1230).

Durant le grand interrègne (1250-1273), les bourgeois de la ville obtiennent de nombreux droits. Petit à petit, ils se gouvernent eux-mêmes et obtiennent la moitié de la propriété de la forêt. C'est l'origine du statut juridique de la forêt actuelle : l'indivision.

En 1268, deux cloches sont installées à l'Église Saint-Georges de Haguenau, il s'agit des deux plus anciennes cloches d'Europe qui sont toujours en activité.

Haguenau au temps des Habsbourg[modifier | modifier le code]

Rodolphe Ier de Habsbourg à partir de 1273 veut récupérer les biens impériaux de l'ancienne famille des Hohenstaufen qui suscitent la convoitises des seigneurs et de l'évêque de Strasbourg. L'empereur Rodolphe fait de la ville la capitale du grand-bailliage regroupant 45 villages et 10 villes impériales. Il fait plusieurs séjours à Haguenau de 1273 à 1283[14].

Le grand-bailli (Landvogt) est le représentant de l'empereur : il perçoit l'impôt et lève l'armée tout en assurant la protection des territoires[15]. L'administration se loge dans un ensemble de bâtiments à côté de l'ancienne résidence impériale. Seule subsiste la chapelle impériale où les Staufen mettaient en sûreté les insignes impériaux et les grandes reliques lorsqu'ils résidaient au château.

La capitale de la Décapole[modifier | modifier le code]

En 1354, son rang de chef-lieu fait d'elle la capitale d'une ligue urbaine appelée la Décapole (Saint-Empire) qui réunit les dix villes impériales d'Alsace. Cette association avait pour but de défendre les droits des villes face aux grands seigneurs à qui l'empereur, toujours en manque d'argent, était obligé de mettre les villes en gage.

Haguenau est une ville de 5 000 habitants et fait 81 ha. En 1328, le prévôt impérial Ottelin Truttmann donne à la ville une maison sur la Place d'Armes pour y soigner les malades ; ce sera le lieu du futur hôpital de la ville[16]. La ville construit une deuxième muraille achevée en 1330. C'est une ville importante comme le montrent l'organisation des deux foires annuelles, l'une au printemps, l'autre à l'automne et le fait que depuis le XIIIe siècle, elle bat sa propre monnaie. La ville est gouvernée par 12 échevins issus des familles de marchands et de nobles qui se cooptent. Une bourgeoisie des métiers émerge et demande de pouvoir participer à la gestion de la ville. Louis de Bavière accorde, en 1332, la mise en place officielle de 24 représentants élus par les corps de métiers de la ville sont mis en place. L'empereur Wenceslas décide, en 1379, que les échevins seront élus par l'ensemble du Conseil. Haguenau est dirigé par un Conseil composé de 36 membres, 12 échevins et 24 bourgeois qui élisent chaque année 4 stettmeister qui dirigent la ville pendant un trimestre[17].

L'Ancienne Douane de Haguenau (1515).
Grenier de l'Hôpital, rue de la Filature à Haguenau.

La cité-État est prospère : elle perçoit les taxes des paysans dont les terres appartiennent aux propriétaires, aux bourgeois, à l'église Saint-Georges, à l'hôpital bourgeois ou aux monastères des environs. De vastes greniers sont construits pour entreposer les récoltes, comme le grenier de l'Hôpital, rue de la filature ou celle de la paroisse Saint-Georges.La gestion de la forêt est une source importante de revenus. C'est un moyen d'engraisser les 2 000 à 8 000 porcs achetés à bas-prix et revendus le double du prix. En 1350, une douane est construite pour percevoir les taxes sur les marchandises vendues ou transitant par la ville[18].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Diebold Lauber, l'atelier de manuscrits les plus diffusés en Europe et les débuts de l'imprimerie à Haguenau[modifier | modifier le code]

W. von Eschenbach, Parzival, atelier de copistes de Diebold Lauber, Universitätsbibliothek Heidelberg.
Léo Schnug, L'Atelier de Diebold Lauber, dessin (aquarelle) pour la mosaïque à l'entrée du Musée historique de Haguenau.

Haguenau avait un atelier de copie de manuscrit au fonctionnement très efficace. Diebold Lauber développe cet atelier à Haguenau de 1420 à 1467. Il s'appuie sur un atelier comprenant 4 copistes et 5 illustrateurs. C'est un des copistes les plus diffusés au XVe siècle : on conserve 56 manuscrits de lui dans les bibliothèques européennes [19]. Il diffuse des récits de chevalerie, comme le « Tristan » de Gottfried von Straßburg et le « Parzival » de Wolfram von Eschenbach, des romans, comme La Guerre de Troie de Konrad von Würzburg, des œuvres religieuses, comme la Bible en langue allemande en cinq tomes (1441-1449), des vies de saints et des encyclopédies. Depuis 2013, l'université de Leipzig, avec le soutien de l'Union européenne, a lancé un projet de numérisation des ouvrages de Diebold Lauber, le « Diebold Lauber digital », détenus dans les bibliothèques européennes[20]. À l'entrée du Musée historique de Haguenau, une céramique murale extérieure de Charles Bastian, créée à partir du carton de Leo Schnug, rappelle le souvenir de l'imprimeur Diebold Lauber. Une rue porte le nom de Diebold Lauber dans le quartier du Château Fiat.

Diebold Lauber n'a pas vu émerger l'imprimerie qui rend obsolète la copie de manuscrits, son atelier disparaît avec cette invention qui se diffuse dans toute la vallée du Rhin. Deux imprimeurs s'imposent à Haguenau. Heinrich Gran (1489-1527) et Thomas Anshelm (1470-1523).

Heinrich Gran, bourgeois de Haguenau en 1489, est actif de 1489 à 1527. Il introduit l'imprimerie à Haguenau et travaille pour les imprimeurs-libraires de Strasbourg (Johann I Knobloch), de Cologne (Franz Birckmann), d'Augsbourg (John Rynmann) et de Spire (Konrad Hist). Wilhelm Seltz dirige par la suite son imprimerie[21]. On lui doit l'impression de 213 ouvrages de 1501 à 1527, des ouvrages surtout théologiques.

Johannes Reuchlin, De accentibus, et orthographia, linguae Hebraicae, imprimé par l'atelier  de Thomas Anshelm, Haguenau, 1518.

Thomas Ansehlm, imprimeur à Pforzheim et Tübingen, était l'imprimeur du réformateur protestant Philippe Mélanchthon. Il s'installe en 1516 à Haguenau et travaille avec l'imprimeur Hans Albrecht et des graveurs comme Hans Baldung Grien et J.F. Schaeufelin. II imprime 114 ouvrages dans son atelier d'imprimerie de Haguenau de 1516 à 1522[22],[23].

Johann Setzer prend la succession de l'atelier (216 ouvrages de 1523 à 1534) et imprime des ouvrages des réformateurs protestants que sont Luther, Johan Brentius (connu également sous les noms de Jean Brentz ou Johannes Brenz) et Philippe Mélanchthon.

Entre 1550 et 1560, l'imprimerie disparaît à Haguenau, probablement en raison de la concurrence de Strasbourg ou de la fin des contrats d'édition avec les imprimeurs libraires d'autres villes[24].

Les réalisations de l'Œuvre Saint-Georges : une transition entre l'art gothique et la Renaissance[modifier | modifier le code]

Le retable du Jugement dernier de Veit Wagner (église Saint-Georges).
Tête du Christ de Lux Kotter (Musée historique).
Diebold Martin, La Nativité (retable église Saint-Georges).

Pendant une quarantaine d'années (1490 à 1529), Haguenau connaît une période artistique flamboyante avec des artistes qui vont faire de nombreuses réalisations, encore visibles à l'Église Saint-Georges de Haguenau ou au Musée historique de Haguenau. Ces artistes haguenoviens vont avoir une influence jusqu'à Strasbourg et Colmar.

L'Œuvre Saint-Georges est riche en raison des donations des Hohenstaufen, des testaments de personnes dans descendance, des rentes des immeubles, des redevances des terres et de la dîme. La gestion des biens est confiée pendant deux cents ans (1354 à 1535) à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem relevant de la commanderie de Dorlisheim, d'où le nom de la rue des Johannites[25].

L'Œuvre Saint-Georges est chargée d'assurer le financement et l'agrandissement de l'Église Saint-Georges de Haguenau. À partir de 1490, elle commande pour l'église des sculptures et des meubles liturgiques aux artisans de la ville pour les chapelles Saint-Jacques (1496) et Saint Jean-Baptiste (1517-1519). Elle fait appel au sculpteur Lux Kotter pour ériger le calvaire du cimetière Saint-Georges (1477 détruit à la Révolution) et à Veit Wagner (1420-1517) pour réaliser le buffet d'orgue en 1492, la chaire de l'église (un Saint Georges tuant un dragon) et le retable du Jugement dernier (les peintures sont de Diebold Martin, auteur des fresques de la chapelle des Annonciades[26]). Ces deux artistes travailleront ensuite pour la Fondation de l'Œuvre Notre-Dame de Strasbourg Veit Wagner sculpte Le Mont des Oliviers (cathédrale de Strasbourg) du transept Nord (1498) et réalise la chaire avec Hans Hammer et Nicolas de Haguenau de la cathédrale de Strasbourg (1485). À Colmar, Nicolas de Haguenau réalise la partie centrale des sculptures du retable d'Issenheim (en 1500-1505), dont les peintures des volets et des panneaux centraux sont de Matthias Grünewald.

L'architecte Fritz Hammer construit la sacristie de l'église, la custode du chœur (1523) et le grenier de la paroisse Saint-Georges, visible au 10, rue du Grenier (1527-1529, restauré en 1683, suite à un incendie)[27].

À la même période, entre 1513 et 1520, Le peintre Hans Baldung Grien réalise, à Strasbourg ou à Fribourg, un retable pour l'église du couvent de franciscains à Haguenau ou à l'église du prieuré de guillelmites à Marienthal. Ce retable est au Musée historique de Francfort[28].

La Réforme protestante[modifier | modifier le code]

Ouvrage du réformateur Michel Servet sur « les Erreurs de la Trinité », imprimé à Haguenau en 1531.

De 1530 à 1550, la communauté protestante gagne en importance à Haguenau. Soutenu par le chef de l'Église protestante strasbourgeoise Martin Bucer, le prédicateur Wolfgang Capiton ou Capito (une rue et le foyer protestant portent son nom) introduit la Réforme protestante à Haguenau en 1525 où il prêche à l'église Saint-Georges à la demande de quelques bourgeois. Jean Calvin et Michel Servet séjournent à Haguenau en 1530-1532, Servet y fait imprimer son traité de la Trinité qui lui vaudra une condamnation à mort à Genève à la demande Calvin. En 1565, un prédicateur Jacques Andréa prêche au couvent des Franciscains vide[29], une paroisse protestante est officiellement créée. Les magistrats de la ville protestants favorisent la diffusion de la réforme luthérienne à Haguenau de 1566 à 1585.

Le siège de la ville et les pillages des troupes protestantes de Ernst von Mansfeld de 1621 à 1622 mettent un coup d'arrêt à l'influence protestante à Haguenau. Haguenau est assiégé par les troupes catholiques du chef militaire et évêque de Strasbourg, l'archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg. En 1624, les pasteurs et les maîtres d'école protestants ne sont plus payés[30].

Les jésuites et la contre-réforme catholique[modifier | modifier le code]

Depuis 1567, les Jésuites de Molsheim viennent prêcher régulièrement à Haguenau. En 1604, ils administrent l'église Saint-Georges de Haguenau. Ils réinstaurent les processions de la Fête-Dieu en 1606 et le pèlerinage à la Basilique Notre-Dame de Marienthal à 5 km de la ville. Ils prennent en charge l'instruction des enfants de la bourgeoisie et fondent un collège Jésuite à l'emplacement de la Burg (actuelle maison de retraite du centre-ville) en 1730. Par leurs méthodes, ils arrêtent la progression du luthéranisme à Haguenau. Sous Louis XV, les jésuites sont suspectés de n'être fidèle qu'au pape, à la suite de la Suppression de la Compagnie de Jésus en 1763, les biens des jésuites sont inventoriés et en 1766, le collège jésuite de Haguenau est dissous et les bâtiments servent de caserne de cavalerie[31].

Ville impériale ou ville royale ?[modifier | modifier le code]

Haguenau perd, selon l'interprétation qui est faite par les Français du très ambigu Traité de Münster, son statut de ville impériale en 1648. Or, avec les villes de la Décapole, Haguenau ne l'entend pas de cette oreille, dans la mesure où ce traité garantit également aux villes leur immédiateté d'Empire. Haguenau veut résister et rester une ville impériale indépendante. Un nouveau traité en 1676 donne cependant définitivement la souveraineté au roi de France. En 1677, Louis XIV décide de soumettre la Décapole par la force : la ville est prise par les soldats du maréchal de François de Créquy. Elle est incendiée, en janvier et en août 1677, par les troupes du général Montclar, il ne reste qu'une trentaine de maisons et quelques églises. La population réduite à quelques centaines de personnes est chassée avec interdiction de revenir. La population n'est autorisée à revenir dans la ville qu'en juillet 1678. En 1687, la Burg (le château impérial) est détruite et les pierres servent à construire Fort-Louis[32]. Jusqu'en 1715, Haguenau ne connaît que la guerre.

Les transformations de la ville au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de ville : de la chancellerie à l'hôtel du prêteur royal[modifier | modifier le code]
Ancienne chancellerie devenue le Musée alsacien de Haguenau.

Le Conseil de 36 membres s'occupe de fournir du travail aux artisans et de surveiller leur travail, de crédit et de banque, et de battre monnaie. Les activités nécessitent de recruter des employés administratifs et de construire une nouvelle chancellerie municipale qui se trouvait, dans une rue de traverse entre la rue Georges Clemenceau et la rue du Bouc, elle fut transférée dans l'immeuble "Au loup". Malgré cela, on se retrouva à l'étroit, si bien que le Magistrat décida d'acquérir la maison voisine du "Panthier" dite "zum Bracken" afin, de pouvoir agrandir dans cette direction. Le corps du bâtiment daterait de 1330-1340. Au milieu du XVe siècle, l'Hôtel de ville dut subir un premier agrandissement par l'incorporation de la maison voisine[33].

La ville avait atteint l'apogée de sa prospérité, lorsque le Magistrat décida de transformer l'ensemble immobilier de fond en comble entre 1540 et 1544,et de décorer la façade dans le style de la Renaissance : De nouveaux travaux sont menés en 1641 et seraient dus à Frédéric Hammer tailleur de pierre ; les différents éléments d'architecture conservés au Musée historique proviendraient de l'hôtel de ville (porte datée de 1541, colonne galbée datée 1541, fenêtres avec médaillons à l'antique, autoportrait de Hammer de 1542 et marches de l'escalier ornées de motifs de ferrures postérieurs à 1560)[34].

L'Hôtel de Ville garda le nom "zum Engel" jusqu'à la fin du XVIe siècle faisant allusion aux démêlés religieux de cette époque, selon la chronique des Franciscains. C'est là qu'on délibéra pendant 400 ans de la destinée de la ville, avec parfois des débats tumultueux. À l'occasion de mariages de notables ou d'autres festivités, on y organisait des bals, pour lesquels il fallait solliciter une autorisation spéciale.

Ancien hôtel du prêteur royal devenu Hôtel de ville jusqu'en 1955

Lors de l'incendie de la ville en 1677, l'intérieur de l'Hôtel de ville brûla entièrement. Entre 1677 et 1681, on le remit en état et on l'utilisa à nouveau. Mais bientôt on décela de tels dégâts, qu'on pensait au milieu du XVIIIe siècle, à une nouvelle construction. Finalement, la vénérable construction, ne fut démolie pour vétusté qu'en 1784 avec pour consignes de conserver les éléments d'architecture les plus intéressants, alors que l'aile droite fit conservée et passa entre les mains privées. Cet immeuble était au début réuni avec la chancellerie, puis passa plus tard entre des mains privées et fut racheté à la fin du XVIIe siècle par la ville pour des usages communaux et comme logement pour "Unterwachtmeister". En 1791 la maison fut vendue aux enchères et acquise par le "Stadtprokurator". En 1802, l'Hôtel de ville s'installe dans l'ancien hôtel du prêteur royal[35] construit par Jean Philippe Antoine de Cointoux (1741 à 1775) sans doute dans le troisième quart du XVIIIe siècle[36].

En 1955, l'Hôtel de ville s'installe à la place du Palais de justice de la Place Charles de Gaulle et le tribunal s'installe dans l'Hôtel de ville[37] avant son déménagement dans l'éco-quartier Thurot en 2015[38].

L'Hôtel du Commandant de la Place[modifier | modifier le code]
Hôtel du Commandant de la Place de Haguenau.

L’hôtel du Commandant de la Place, situé au 11, rue Georges Clemenceau, fut construit en 1700. Il se compose à l’origine, d’un long bâtiment, dont la façade sur jardin s’interrompt d’un avant-corps central à fronton triangulaire enrichi de baies en anse de panier à mascarons. Ce balcon, situé dans la quinzième travée de la façade sur jardin, en est l’un des derniers vestiges. Il porte encore sa ferronnerie d’origine et ses consoles en forme de personnages simiesques accroupis [39].

Rénové au style rocaille (rococo) au début du XIXe siècle, il appartient à Xavier Hallez. En 1815, après la bataille de Waterloo, des conférences réunissant le duc de Wellington, le roi de Prusse et le prince de Hohenzollern sont organisées pour décider du sort de la France. Il fut transformé en hôtel accueillant des voyageurs, connu sous le nom d'hôtel de l’Europe au début du XXe siècle, où il était fréquenté par la bonne société haguenovienne, civile ou militaire[40].

Le canal de décharge de la Moder[modifier | modifier le code]

En 1751, le canal de décharge de la Moder est construit pour empêcher les nombreuses inondations de la rivière qui passait alors au centre la ville (jusqu'en 1949). A l'emplacement de la Douane, deux inscriptions rappellent les inondations de 1544 et 1734[41].

Deux hôpitaux pour Haguenau au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]
Hôpital bourgeois et militaire, actuelle médiathèque (1788).

L'hôpital bourgeois de Haguenau, actuelle Résidence Saint-Martin, est construit en 1757 par l'architecte municipal Georges Joseph Barth (dont l'hôtel particulier est situé au no 59, Grand'rue) s'inspirant des plans de Joseph Massol, architecte de l'Aubette de Strasbourg. Une chapelle, la chapelle Saint-Martin, est intégrée au centre de l'édifice en 1759 par l'architecte Jean-Baptiste Chassain[42].

L'Hôpital militaire et bourgeois de Haguenau, actuelle médiathèque, est construit entre 1783 et 1788 à la demande d'Antoine-Martin Chaumont de La Galaizière, l'intendant d'Alsace. Ce bâtiment de style de Louis XVI a été réalisé l'architecte Charpentier, directeur adjoint des Ponts et Chaussées d'Alsace et Jean-Baptiste Pertois, maître d'œuvre[43] ; la ville a financé sa construction. Il comporte des motifs néo-classiques composés de triglyphes (frises), de guirlandes et de pommes de pin sur le portail central. Les bâtiments de trois étages sont construits en grès, briques, pierres avec des briques de remplissage, avec un toit à longs pan, et croupe, recouvert d'ardoises et de tuiles.

Deux prestigieux hôtels particuliers[modifier | modifier le code]
Hôtel du Bailli Hoffmann (1770).

La culture de la garance pour réaliser la couleur rouge est pratiquée depuis le XVe siècle, mais elle connaît une expansion importante au XVIIIe siècle. Les Hoffmann développe la culture et l'industrie de la garance, ce qui leur permet de s'enrichir. Le bailli François Joseph Ignace Hoffmann (1730-1793) introduit les fours hollandais pour la transformation de la garance et construit 120 fours dans la région, à Brumath, Geiselbronn, Molsheim, Reichshoffen, Schweighouse-sur-Moder, Wasselonne, produisant 6 000 quintaux de teinture rouge par an. En 1770, le bailli Hoffmann se fait construire un hôtel particulier, l'Hôtel du bailli Hoffmann, aux no 55-57, Grand'rue. En 1778, la société Hoffmann est en déclin[44].

L'Hôtel Barth, situé au no 59, Grand'rue, a été construit en 1760.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Tête du Christ victime de l'iconoclasme révolutionnaire.

En 1789, Haguenau compte environ 4 600 habitants[45]. La ville est prise par les troupes austro-prussiennes du général Dagobert Sigmund von Wurmser, né à Strasbourg, le 20 octobre 1793. L'Armée des émigrés de Louis V Joseph de Bourbon-Condé occupe la ville[46]. La ville est reprise le par les troupes françaises. L'aumônier ayant accompagné les troupes émigrés est exécuté à Strasbourg et un habitant ayant mis la cocarde blanche est dénoncé et est guillotiné à Strasbourg. Les biens de l'Église (églises, monastères, fermes, terres) sont vendus comme biens nationaux. Deux prisons sont créées dans les monastères des cordeliers et des augustins pour les suspects (familles des émigrés, soldats déserteurs, prêtres réfractaires, paysans refusant de livrer leurs récoltes à l'armée). Pendant la Terreur, les autels et la chaire de l'église Saint-Nicolas sont brûlés par les révolutionnaires. Les cloches, à l'exception de deux, ont été fondées. La fête de la déesse Raison est célébrée dans l'église Saint-Georges. Par la suite, les églises Saint-Georges et saint-Nicolas sont transformées en temples de l'Être Suprême. En janvier 1795, les émigrés sont amnistiés. En 1801, grâce au Concordat, les églises sont rouvertes[47].

En 1810, le bâtiment principal de la sous-préfecture de Haguenau est construit. Il comporte toujours l'aigle impérial au-dessus de l'entrée[48].

L'hôpital bourgeois, actuelle Résidence Saint-Martin, sert d'hôpital militaire à partir de 1812 jusqu'en 1940. 

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Haguenau sous la monarchie parlementaire (1815-1848)[modifier | modifier le code]

Fontaine en l'honneur de Charles X, Place d'armes (1825).

Haguenau compte 7 000 personnes. La ville vit de la culture de la garance et du tabac, de la fabrication de l'amidon[49]. Mais en 1830-1840, la culture de la garance est en déclin, le houblon prend le relais. C'est le brasseur François-Ignace Derendinger (snon nom est francisé en Rendinger) qui prend l'initiative de planter du houblon en 1802. Suite à une pénurie de houblon, il part en Bohême et achète 800 pousses de houblon qu'il plante autour de Haguenau. En 1837, 56 hectares sont plantés avec du houblon, on atteindra même 436 hectares[50]. Cette culture devient emblématique de la culture de la région de Haguenau en 1860 jusqu'en 1950[51]. Au XIXe siècle, la région de Haguenau emploie massivement de la main-d'œuvre étrangère à la région pour aider les cultivateurs dans leur travail (plus de 7 000 saisonniers), notamment des Bavarois et des Lorrains germanophones[52].

La synagogue de Haguenau est construite no 3, rue du Grand-Rabbin Bloch par l'architecte Léopold entre 1819 et 1821, en effet la communauté juive est très nombreuse dans la ville (autour de 700 personnes) et les deux autres lieux (une synagogue et un logement loué) sont trop petits[53] .

Théâtre à l'italienne de C. Morin (1846).

En 1822, l'hôpital militaire (actuelle médiathèque) est transformé en prison de femmes[54].

En 1823, le tribunal de Wissembourg est transféré à Haguenau[55].

En 1825, la ville édifie la fontaine aux dauphins sur la place d'Armes en l'honneur de Charles X : le buste du roi était en haut de la colonne cannelée en grès rose. Avec la Révolution des Trois Glorieuses, le buste est enlevé et est remplacé par un panier de fleurs et de fruits sculpté. Quatre dauphins ornent les différentes parties de la fontaine[56].

Le maire Henri Guntz améliore l'administration municipale en créant une caisse d'épargne, une compagnie de pompiers et une garde nationale. La municipalité tente, en 1836, de centraliser l'enseignement en créant une école de garçons et une école de filles au détriment d'une organisation par paroisses, c'est un échec[57].

Sur le plan culturel, une bibliothèque est créée en 1839. Une salle de spectacles est envisagée : entre 1842 et 1846, l'architecte Charles Morin, architecte de la ville de Haguenau de 1838 à 1842, construit le Théâtre municipal de Haguenau. Il s'agit d'un théâtre à l'italienne de grès rose situé au no 2 de la Place du maire Guntz. La structure métallique, témoin de la Révolution industrielle, est utilisée pour la première fois à Haguenau[58]. Cet architecte va, par la suite, restaurer le Grand Séminaire de Strasbourg[59] et édifier la Basilique Notre-Dame de Marienthal de Haguenau. Haguenau compte alors 10 000 habitants.

Haguenau sous le Second empire (1852-1870)[modifier | modifier le code]

Église paroissiale protestante (1860).

En 1855, la ville d'Haguenau est dotée d'une gare. En 1860, une église protestante est construite pour la communauté luthérienne de 226 personnes. En 1867, une Halle aux houblons est construite sous la direction de l'architecte municipal Guntz[60]. En effet, la ville cherche à devenir le marché international du houblon : la halle permet d'abriter la récolte des intempéries et sert de lieu de stockage pendant les trois mois d'automne[61].

Depuis 1837, la municipalité demandait le déclassement de l'enceinte pour donner plus d'espace à la ville et permettre une meilleure circulation. La demande est acceptée en 1867 : les murailles sont détruites (les rues du Marché aux grains et du Maréchal Foch).

La municipalité a le souci de l'instruction des jeunes filles. Entre 1865 et 1867, une école primaire de filles Saint-Nicolas et une école maternelle, rue des Roses, sont construites par l'architecte Eugène Petiti[62]. Le maire demande aux sœurs de Ribeauvillé d'ouvrir un pensionnat de jeunes filles, c'est la naissance de l'école Sainte Philomène.

Hagenau sous le Reichsland (1871-1918)[modifier | modifier le code]

Après la Bataille de Frœschwiller-Wœrth (1870), la ville sert d'hôpital pour les blessés allemands et français du champ de bataille. 301 militaires blessés originaires de métropole et de l'empire colonial (Algérie : Constantine, Mostaganem, Sétif) sont enterrés dans une fosse commune au cimetière Saint-Georges. Parmi les soldats tués lors de cette bataille, on trouve Antoine Heyer, originaire de Haguenau. 15 autres Haguenoviens seront tués lors de la Guerre franco-allemande de 1870[63],[64].

À la suite de la défaite de la guerre franco-allemande de 1870, l'Alsace a le statut de territoire impérial Alsace-Lorraine ou Reichsland Elsaß-Lothringen. Les Alsaciens peuvent opter pour la France et doivent quitter l'Alsace ; à Haguenau, c'est le cas de l'architecte Georges Morin, constructeur du théâtre, qui opte pour la France et devient architecte diocésain de Fréjus et de Digne, puis architecte du département de la Gironde[65]. Le maire Joseph Thierry (1866-1870), jugé trop francophile est expulsé. Un de ses fils Joseph Thierry deviendra plusieurs fois ministre entre 1913 et 1917. Les juifs haguenoviens, marchands de houblon, francophiles, décident de quitter l'Alsace, comme Eisenmann, Abraham Ephraïm, Isidore Gougenheim[66]

Les principaux aménagements urbains[modifier | modifier le code]
École Saint-Georges (1880).

Deux écoles primaires sont construites, l'école Saint-Nicolas en style néo-classique (1875) et l'école Saint-Georges par l'architecte Charles Stoll en style néo-roman (1880). En 1878, un établissement de rééducation pour les jeunes en difficultés est créé, la « d'kolonie », il s'agit de l'actuel bâtiment des Missions africaines[67].

Les autorités allemandes font de Haguenau une importante ville de garnison. Deux vastes casernes sont construites à proximité du centre-ville. En 1895, une église protestante de garnison est érigée pour accueillir les soldats.

Halle aux houblons (1867-1881).

En 1881, la Halle aux houblons est agrandie par quatre travées et un avant-corps. La date de 1881 est indiquée sur le portail métallique à l'arrière[68].

En 1886, l'alimentation en eau de Haguenau est améliorée et un château d'eau de style néo-renaissance, situé place Schuman, est construit, dont il ne reste que les deux lions. En 1892, une nouvelle gare est construite. La gare et le château d'eau seront détruits en 1944 par les SS pour ralentir la progression des troupes alliées.

Les empereurs allemands feront trois visites de Haguenau, Guillaume Ier en mai 1877 et octobre 1879 et Guillaume II en avril 1890[69].

Un lycée pour la ville[modifier | modifier le code]
Gymnasium (1900), collège Foch.

Un « Humanistische Gymnasium de Hagenau » est créé, le , pour 43 élèves. Entre 1875 et 1896, 151 lycéens sont devenus bacheliers. Certains de ces élèves feront une brillante carrière, comme l'architecte Paul Bonatz (bachelier en 1896), qui réalise le lycée Louis Pasteur de Strasbourg, quelques bâtiments de l'Hôpital civil de Strasbourg, la Gare centrale de Stuttgart, le Kunstmuseum de Bâle et l'opéra d'Ankara ou le musicologue européen Emile Schneider, spécialiste de musique de la Renaissance, professeur aux universités de Barcelone, Cologne et Amsterdam ou Johannes Stroux (bachelier en 1903), professeur de philologie et recteur de l'université de Berlin-Est, fils du professeur de mathématiques du lycée de Haguenau, Heinrich Stroux. Les lycéens étaient dans les mêmes locaux que le collège. En 1900, un nouveau bâtiment de briques orange, est construit à côté du couvent des Annonciades qui sert de collège[70].

La Poste impériale[modifier | modifier le code]
La Poste de L. Bettcher (1902).

En 1901-1902, une nouvelle Poste est construite par l'architecte Ludwig Bettcher, architecte responsable des bâtiments postaux en Alsace-Lorraine, construit la Poste de Haguenau dans un style néo-renaissance pour un coût de 27 500 marks. 67 employés travaillent à la Poste de Haguenau. L’ancienne Poste (la Caisse d’épargne à côté de la halle aux houblons) ne suffisant plus pour le trafic postal : 35 800 cartes et lettres en 1880 à 1 455 000 cartes et lettres, sans compter les 18 000 télégraphes en 1900. Le télégraphe est arrivé en 1879. La Poste est décorée de grès rose des Vosges à ses angles et à chaque ouverture. Une tête de femme (symbole de Germania ?) ayant pour coiffe la Burg (le château de Haguenau) entourée de végétaux. Sur le côté, on remarque un oriel doté d’un toit en bulbe. Le balcon est décoré de végétaux et d’une tête de jeune fille avec une grande chevelure. En dessus, il y avait un immense aigle impérial  enlevé en 1919. L’immense tour télégraphique (le câble) et téléphonique située à l’arrière a été démantelée en 1960. Ludwig Bettcher est également l’architecte superviseur des Postes de l'Hôtel des Postes de Metz[71], Mulhouse, Ribeauvillé, Saverne[72], Thionville, Wissembourg[73] et de l'hôtel des postes dans la Neustadt (Strasbourg).

Le musée et la bibliothèque[modifier | modifier le code]
Musée historique des architectes Kuder et Müller (1900-1905).

Entre 1900-1905, le maire Xavier Nessel décide de construire le musée historique. Cet édifice de style néo-gothique et néo-renaissance construit par le cabinet d'architecte strasbourgeois Kuder et Müller est destiné à conserver les résultats des fouilles (le musée), ainsi que les ouvrages et les archives municipales (la bibliothèque). Il comporte les sculptures d'Herrade de Landsberg (dans le hall sous les escaliers) et de Frédéric Barberousse (à l'angle du musée) par le sculpteur Charles Albert Schultz, des fresques des entrées de Haguenau d'Auguste Spinner et de fresques et d'un vitrail de Léo Schnug représentant le jugement de Richard Cœur de Lion par l’empereur Henri VI du Saint-Empire.

De 1908 à 1910, un Palais de Justice (actuelle mairie, Place Charles de Gaulle) est construit en style néo-baroque par l'architecte strasbourgeois Wendel. Il remplace le tribunal communal qui siégeait dans l'aile droite de la Halle aux houblons.

La Révolution industrielle à Haguenau[modifier | modifier le code]

Première voiture achetée, en 1900, par J. Grusenmeyer et vendue au maire X. Nessel (Musée historique).

Cette période est également importante pour la Révolution industrielle. André Grusenmeyer, mécanicien, répare les machines agricoles : il invente la batteuse (éjecte la paille non broyée) qu'il perfectionne (séparation du grain, de la paille et des saletés) entre 1878 et 1889 donnant naissance à la moissonneuse batteuse. Il invente la charrue-buteur et des scies. N'arrivant pas à transformer ses inventions en entreprise viable, il s'endette et quitte Uhlwiller pour Haguenau. Il vend ses inventions à l'entreprise de machines agricoles Kuhn de Saverne[74]. Son fils aîné, Joseph Grusenmeyer, invente une scie de deux mètres de haut dans son atelier du 22 boulevard de Lattre de Tassigny.Il achète la première voiture en 1900 à l'usine Benz à Mannheim qu'il revend au maire X. Nessel que l'on peut voir au  musée historique. Il perfectionne les machines agricoles en leur mettant des bandes de protection amovible leur permettant de rouler sur la route (1926)[75].

La Première Guerre mondiale à Haguenau[modifier | modifier le code]

Monument aux morts du sculpteur E. Preiser à Haguenau.
L'écrivain Alfred Döblin, médecin militaire à Haguenau de 1917 à 1918.

Les Haguenoviens sont mobilisés dans l'armée allemande pendant la Première Guerre mondiale. On trouve parmi eux les quatre frères de la famille Aveline. Aloïs sert comme matelot dans la flotte de guerre de Wilhelmshaven, Joseph dans un régiment d'artillerie chargé de protéger le port militaire de la même ville. Louis est mobilisé dans l'artillerie de la 5e armée du Kronprinz. Il est gravement blessé d'une balle à proximité du cœur lors des combats de l'Argonne lors de la bataille de Champagne. Quant à Charles, il sert dans une unité allemande en Lorraine[76].

L'écrivain Alfred Döblin est médecin militaire dans deux hôpitaux militaires de Haguenau de 1917 à 1918[77], ces hôpitaux militaires sont situés à côté de l'aérodrome au vieux Lazarett, actuelle résidence des Platanes en direction de Kaltenhouse et au "ReserveLazarett" installé au carmel de Marienthal. Les bâtiments des Missions africaines ont aussi servi d'hôpital militaire[78]. C'est pendant la guerre qu'il commence à écrire son roman Wallenstein, publié en 1920.

L'aérodrome de Haguenau, à vocation initialement militaire, est construit par des prisonniers de guerre russes, en avril 1916, sur une centaine d'hectares entre Haguenau, Kaltenhouse et Marienthal pour protéger les usines pétrolières de Merkwiller-Pechelbronn de raids de bombardements. L'aérodrome est composé de dix hangars et de deux pistes en herbe de 1 000 mètres. En 1918, une école de pilotage « Arthur Sasse » destinée à une centaine d'élèves est créée sur le site. Le , l'aviation française bombarde alors l'aérodrome et la ville causant la mort de quatre enfants[79],[80]. 398 Haguenoviens sont morts pendant la Première Guerre mondiale. 5 sont morts sous l'uniforme français et les 4 enfants ont été victimes de bombardements aériens[81]. 92 soldats français[82], 595 militaires étrangers (472 Roumains, 122 Russes et 1 Britannique), 188 soldats allemands décédés, suite à leurs blessures à l'hôpital, ont été enterrés dans la nécropole militaire de Haguenau[83].

Haguenau durant la période française des années 1920 et 1930[modifier | modifier le code]

Le retour à la France[modifier | modifier le code]

En novembre 1918, un soviet s'y organise, comme dans d'autres villes alsaciennes. Alfred Döblin, médecin militaire à Haguenau, en fera le récit dans le premier livre Bourgeois et soldats de sa tétralogie novembre 1918[84]. Ce mouvement éphémère né à la suite de la vacance du pouvoir entre la disparition de l'administration allemande et avant l'arrivée de l'administration française, disparaît avec l'entrée, le , des troupes françaises commandées par le général Augustin Gérard : celui-ci met en avant le général Duport, commandant du 6e corps, originaire de Haguenau[85]. Une rue de Haguenau porte le nom du général Gérard en souvenir de cet événement.

Le , Raymond Poincaré, président de la République, visite Haguenau à cette occasion un album de photos de la ville lui est offert[86]. Le 23 août 1919, Georges Clemenceau, Président du Conseil (Premier Ministre) et ministre de la Guerre de 1917 à 1920, visite Haguenau avant d'aller à Wœrth et à Wissembourg. Une rue porte le nom de G. Clemenceau en souvenir de son passage[87].

Le « Rodin alsacien » Alfred Marzolff et l'embellissement de la ville[modifier | modifier le code]
A. Marzolff, sculpteur peint par E. Schneider.

En 1918, à la demande de la municipalité, Alfred Marzolff, sculpteur considéré comme « le Rodin alsacien », réalise deux bustes du maire Xavier Nessel (décédé en 1918) et de l'archiviste et abbé Charles Hanauer (1828-1908). Les deux bustes décorent le musée historique. Le buste en marbre de Xavier Nessel est installé dans le sous-sol à l'entrée de la salle d'archéologie. Le bas-relief de l'abbé Charles Hanauer est accroché dans la bibliothèque. En 1919, Alfred Marzolff propose comme monument aux morts La Marseillaise composé de deux soldats de 1792 brandissant un drapeau français. L'œuvre ne faisant pas l'unanimité parmi le conseil municipal, elle sera installée, en 1922, sur la Place Broglie à Strasbourg[88].

En 1928, la municipalité décide de construire des Bains municipaux, actuel centre social et culturel Robert Schuman, sur la place Robert Schuman. En effet il n'existe aucune douche pour les écoliers et les 3 000 militaires des casernes de la ville. Elle fait appel à l'architecte Gustave Oberthür qui s'inspire des Bains municipaux de Strasbourg pour réaliser les Bains de Haguenau. Gustave Oberthür a également réalisé le Magasin Moderne, appelé Magmod racheté par la suite par les Galeries Lafayette, situé derrière la fontaine de l'église Saint-Georges de Haguenau dans la Grand'rue. Alfred Marzolff est chargé de réaliser les décorations, les deux angelots sur le toit, les décors de l'entrée principales avec les pilastres et les rosettes, ainsi que les six corbeilles de fruits, les mêmes que celles qu'il a sculptées devant sa maison de Rountzenheim, dont il ne reste que deux exemplaires à l'entrée gauche du bâtiment[89].

En 1929, l'Ecole de perfectionnement artisanal et commercial, actuel bâtiment du collège Foch, est construite par l'architecte de la ville Adolphe Dollmeyer pour accueillir les 500 élèves du premier établissement professionnel d'Alsace-Moselle créé en 1919. Alfred Marzolff est sollicité en 1931 pour construire les statues du Bûcheron et de la Cueilleuse de houblon, allégories de l'artisanat et du commerce, devant l'établissement sur la Place Robert Schuman. Ses statues ressemblent à celles qu'il avait édifiées pour le Pont des Quatre-Hommes ou Pont Kennedy de Strasbourg. Il puise le thème des travailleurs et du style de sculpture en s'inspirant de Constantin Meunier et Auguste Rodin[90].

En 1951, la municipalité achète le lion à sa veuve datant des années 20 ou 30 et qui était dans sa propriété de Rountzenheim[91].

En 2017, la Neustadt (Strasbourg) a été classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, ce sont dix œuvres d'Alfred Marzolff qui sont intégrés dans le périmètre ; à Haguenau, les œuvres du sculpteurs sont au nombre de cinq.

Les transformations économiques et l'installation de nouvelles institutions[modifier | modifier le code]

Dans les années 1920, la culture du houblon est en recul, la Halle aux houblons est utilisée uniquement pour les marchés hebdomadaires.

En 1922, la Banque de France s'installe dans une vaste maison individuelle datant de 1840.

De 1933 à 1940, la Maison Centrale d'Haguenau accueille une prisonnière accusée de parricide Violette Nozière qui sera condamnée à mort, la peine sera transformée en travaux forcés. Le 14 mai 1940, face à l'avancée allemande, Violette est transférée à la maison d'arrêt de Rennes en Bretagne.

Haguenau et l'empire colonial français[modifier | modifier le code]

François Ignace Rendinger (1837-1904), fils de François-Ignace Derendinger, est général de division. Il est né à Haguenau dans la maison située en face de la sous-préfecture, au no 3, rue des Sœurs. Une plaque commémorative rappelle sa carrière militaire. Il sert en Cochinchine de 1867 à 1868. En 1870, il est officier d'état-major à l'Armée du Rhin (1870). Il est officier de Génie à Orléanville en Algérie de 1871 à 1875. Il est nommé gouverneur d'Alger de 1895 à 1898[92].

En 1927, la Société des missions africaines de Lyon fait du centre de rééducation un séminaire Saint-Arbogast, actuel Collège des Missions africaines, pour former les missionnaires de l'Afrique.

Haguenau pendant les années sombres (1940-1945)[modifier | modifier le code]

Le totalitarisme nazi s'applique à Haguenau. La Gestapo s'installe au 24, rue de l'Aqueduc, pour pourchasser les résistants et francophiles. La politique antisémite nazie est mise en œuvre : sur les 564 juifs de Haguenau, 120 sont déportés[93]. Les jeunes sont mobilisés de force, dès 1942, dans l'armée allemande, on les appelle les Malgré-nous. 266 Haguenoviens ne reviendront pas des fronts russe et normand, et des camps de détention en URSS[94]. Un monument dédié aux Malgré-Nous détenus et décédés au camp de prisonniers de Tambov en URSS, le Camp 188 a été inauguré au cimetière Saint-Nicolas.

Des actes de résistance sont organisés, comme la filière d'évasion de prisonniers de guerre évadés et de réfractaires. Cette filière connue sous le nom de « Tante Jeanne » était dirigée par le docteur Flesch et Caroline Muller. Les membres du réseau ont été arrêtés en mars 1942 et mis en détention à Schirmeck (camp)[95].

En novembre 1944, les Allemands de la 256e division d'infanterie minent le parc près de la gare, détruisent la gare, l'usine à gaz, la station d'électricité, le château d'eau de la Place R. Schuman, les ponts ferroviaires et routiers. Les soldats américains du 314e régiment d'infanterie de la 79e division de la 7e armée mènent l'offensive : quelques combats ont lieu au niveau du château Walk à l'entrée de Haguenau. La ville est évacuée sans résistance le , le lendemain, les Américains s'emparent de Haguenau.

Le , Hitler lance l'opération Nordwind. Des combats ont lieu à Haguenau, du 22 au 24 janvier, 5 membres des Forces françaises de l'intérieur de Haguenau sont tués, un sixième sera tué le 8 février 1945 (la stèle commémorative est au cimetière Saint-Nicolas)[96]. Le 506e régiment d'infanterie parachutiste de la 101e division aéroportée défend la ville le en établissant une ligne de défense sur la Moder. Le 1945, l'unité est remplacée par la 16 division d'infanterie. De janvier à mars 1945, les Allemands bombardent Haguenau et les Américains ripostent. 7 000 civils se terrent dans la ville. Les clochers des églises Saint-Georges et Saint-Nicolas sont détruits. L'opération Undertone menée par la 1re armée française et la 7e armée américaine est une vaste offensive pour sécuriser la rive occidentale du Rhin. C'est dans ce contexte militaire que le , les Américains reprennent la totalité de la ville[97]. Pendant les combats, le sergent Morris E. Crain, sergent à la compagnie E du 141e régiment d'infanterie de la 36e division d'infanterie, est tué le à Haguenau. Il recevra à titre posthume pour ses actions héroïques dans les combats de Haguenau la plus haute décoration de l'armée américaine, la Medal of Honor. L'épisode 8 de la série Band of Brothers de Tom Hanks et Steven Spielberg, sorti en 2012 en France, traite des combats à Haguenau.

353 soldats français et étrangers sont enterrés au cimetière Saint-Georges[98].

À la Libération, le camp de Haguenau est spécialisé dans l’internement de femmes soupçonnées de collaboration (voir collaboration féminine).

L'histoire récente de Haguenau[modifier | modifier le code]

Le recouvrement de la Moder, rivière à l'origine de la fondation de la ville[modifier | modifier le code]
Emplacement où coulait la Moder après la Tour des Pêcheurs.

Le maire Désiré Brumbt souhaite recouvrir la Moder de la gare jusqu'à l'ancienne Douane en raison des mauvaises odeur provenant de l'usine de papier de Schweighouse-sur-Moder et des égouts qui se déversent directement dans la Moder rendant l'air putride en plein centre de Haguenau et à proximité de l'hôpital. De plus, le passage sur la Moder était limité à trois ponts rendant la circulation difficile au centre-ville. Mais Paris refuse de financer le projet (80 % l'Etat, 20 % la ville) et réclame la totalité de la couverte jusqu'à la Tour des Pêcheurs (Haguenau)[99].

De la fin 1948 à avril 1951, la Moder est progressivement recouverte de la gare jusqu'à la Tour des Pêcheurs (Haguenau). De cette présence de la rivière au cœur de la ville, il ne reste que le nom de la rue (rue de la Moder), le moulin du Cour de la Décapole et le nom du parking et de l'école (la Vieille-Île)[100].

Deux visites présidentielles[modifier | modifier le code]

Le Président de la République Charles de Gaulle (1958-1969) fait une tournée des villes d'Alsace et prononce un discours à Haguenau, le , devant l'actuelle mairie. Pour rappeler le souvenir de cette visite, la place porte le nom de Charles de Gaulle[101]. Le Président de la République Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981) fait un déplacement officiel dans la ville, le , débloquant des fonds pour le contournement routier de la ville, la rénovation du Musée historique et la construction du centre hospitalier[102].

Le pôle administratif et politique d'Alsace du Nord[modifier | modifier le code]

La ville devient un pôle tertiaire important en Alsace du Nord dans le domaine de la santé, des secours, de l'enseignement et de la culture. En 1983, le centre hospitalier de Haguenau est inauguré. Il est composé d'un Service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) et de six pôles médicaux : un pôle neuro-cardio-vasculaire, un pôle Gériatrie et des Soins palliatifs, un pôle Pédiatrie-Gynécologie-Obstétrique, un pôle Chirurgie, un pôle Réanimation, Néphrologie et Hémodialyse, un pôle laboratoire et radiologie. Le centre hospitalier a une capacité de 712 lits et a 236 personnels de santé[103]. Dans le domaine des secours, Haguenau est le siège du groupement d'Alsace du Nord des sapeurs-pompiers du Service départemental d'incendie et de secours[104]. L'unité de sapeurs-pompiers de Haguenau comprend 25 sapeurs-pompiers professionnels et 90 sapeurs-pompiers volontaires. L'unité dispose de véhicules spécifiques comme un groupe d'intervention de feux de forêts, un groupe de dépollution et un groupe d'assistance respiratoire[105].

En 1996, un Institut universitaire de technologie (IUT) est créé à Haguenau dans une aile de l'ancienne maison centrale de femmes. Plus de 2 000 étudiants ont été diplômés dans les 3 filières de génie électrique et informatique industrielle, dans les métiers du multimédia et de l'internet multimédia et en logistique industrielle. En 2001, la Médiathèque de Haguenau, auparavant installée au musée historique, déménage dans le bâtiment de l'ancienne maison centrale de femmes. C'est la plus grande médiathèque d'Alsace du Nord[106].

L'agglomération de Haguenau accroît progressivement son influence politique. En 2002, la communauté de communes de la région de Haguenau apparaît : elle regroupe 14 communes en 2012[107]. Dans le cadre de la nouvelle organisation territoriale, la loi NOTRe, Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, qui donne naissance à la Communauté d'agglomération de Haguenau (). Les communautés de communes de Bischwiller et environs, de la région de Brumath, de la région de Haguenau et du Val de Moder ont fusionné en une seule structure administrative. La communauté d'agglomération de Haguenau qui regroupe 95 000 habitants a pour objectif de développer l'économie locale et d'aménager le territoire (construction de complexes sportifs, de structures périsolaires, d'aires d'accueil pour la communauté des gens du voyages), en regroupant les moyens financiers des 36 communes[108].

Le lieu de tournage de trois films[modifier | modifier le code]

En 1967, le film La Motocyclette de Jack Cardiff est tourné en partie à Haguenau. Il sera dans la sélection officielle Festival de Cannes 1968. En 1960, la Maison Centrale d'Haguenau est fermée et transformée en centre de pénitentiaire de réadaptation pour les détenus souffrant de troubles psychiatriques. Le film la Fille de l'air de Maroun Bagdadi avec Béatrice Dalle, sorti en 1992, est tourné à la Maison centrale de Haguenau. En 2015, le film Le jour de la Comète est tourné à Haguenau. Les lieux sont transformés pour rappeler l'année 1986, date du passage de la comète 1P/Halley.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes de Haguenau ont été établies d'après les sceaux de l'ancienne ville impériale qui fut fondée au XIIe siècle autour du château de Frédéric de Hohenstaufen.


Blason d'Haguenau

Les armes d'Haguenau se blasonnent ainsi :
« D'azur à la quintefeuille d'argent boutonnée de gueules. »[109].


Blason d'Haguenau sous le 1er Empire

Les armes d'Haguenau sous le 1er Empire se blasonnaient ainsi :
«  D'azur à la quintefeuille en abîme d'argent, boutonnée de gueules ; franc quartier des villes de seconde classe[110].

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Allemagne Landau (Allemagne) depuis le . Il y a de nombreux points communs entre les deux villes partenaires. Ville de 40 000 habitants C'était une cité impériale appartenant à la Décapole et qui de 1648 à 1815, était également Française. Ravagée comme Haguenau durant la guerre de Trente ans, elle longtemps été une ville de garnison et une place forte du royaume de France. Elle est au centre d'une vaste région agricole au sud de la Pfalz.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1789 1792 François Joseph Antoine Hell   Député du tiers état aux Etats généraux et de la Constituante 1789-1791
1789  ? Ignace Redé    
1790 1791 Schwendt    
1791 1792 Moevus    
1792 1792 Euloge Schneider    
1792 1793 André Weinum    
1793 1794 Sigrist    
1795 1797 André Weinum    
1797 1798 Vanderschuren    
1798 1799 Reichard    
1799 1800 Teetz    
1800 1808 François-Xavier Nebel    
1808 1811 Schwendt    
1811 1820 Antoine Félix Weinum    
1820 1830 Nicolas Thurot    
1830 1842 Henri-Ignace Guntz    
1842 1848 Prosper de Baudel    
1848 1853 Charles Hild    
1853 1866 Dominique Maurice Chompré    
1866 1870 Joseph Thierry    
1870 1902 Xavier Nessel Député Protestataire Conseiller général
Député du Reichstag 1877 - 1878
1902 1908 Charles Seyller    
1908 1914 Jean-Baptiste Zilliox    
1914 1919 Louis Muller    
1919 1934 Georges Weiss UPR Union populaire républicaine  
1935 1959 Désiré Brumbt    
1959 1960 Ernest Strasser    
1961 1971 Frédéric North    
1971 1989 André Traband UDF Sénateur en 1992
1989 1993 Alphonse Heinrich    
1993 2008 Pierre Strasser DVD  
mars 2008 en cours
(au 30 avril 2014)
Claude Sturni[111] DVD Conseiller régional
Député (2012-2017)

Garnison[modifier | modifier le code]

Haguenau est une importante ville de garnison depuis la période du « Reichsland ». Les autorités allemandes construisent plusieurs casernes en bordure du centre-ville et aménagent un terrain de manœuvres dans la forêt à proximité d'Oberhoffen.

Les unités du camp militaire d'Oberhoffen[modifier | modifier le code]

Les travaux du camp militaire d'Oberhoffen débutent en 1872. Ce vaste terrain d'entrainement, comportant aussi des baraquements, est utilisé par l'armée allemande puis par l'armée française jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale. À la fin du conflit, le camp est entièrement détruit. C'est finalement dans la première moitié des années 1970 que le quartier Estienne est construit au sein du camp militaire[112].

En 2004, le 54e régiment de transmissions quitte le quartier Thurot (situé au centre-ville) pour s'installer au quartier Estienne. Depuis cette date, le camp d'Oberhoffen accueille toutes les unités de la garnison de Haguenau.

En 2017, la garnison de Haguenau est composée des unités suivantes[113] :

Autres unités militaires ayant tenu garnison à Haguenau[modifier | modifier le code]

Unités allemandes pendant la période du Reichsland (1871-1918)[modifier | modifier le code]

  • Dragoner Kaserne Hagenau (carte postale de 1900)
    31e brigade d'artillerie, 31. Feldartillerie-Brigade (1899-1918)[114] ;
  • 31e régiment d'artillerie, Feldartillerie Regiment Nr. 31, devenu en 1902, le 1. Unter-Elsässisches Feldartillerie-Regiment Nr. 31 (1881-1918)[115] ;
  • 67e régiment d’artillerie[116], le 2 Unter-Elsässisches Feldartillerie-Regiment Nr. 67 (1899-1918)[117] ;
  • 137e régiment d'infanterie, Infanterie Regiment Nr. 137, devenu en 1902, le 2. Unter-Elsässisches Infanterie-Regiment Nr.137 (1887 à 1918)[118] ;
  • Bataillon de chasseurs du Schleswig-Holstein de Ratzebourg : Lauenburgisches Jäger-Bataillon Nr. 9 (1876-1882)[119] ;
  • 15e régiment de dragons, le 3. Schlesische Dragoner-Regiment 15 (1914-1918)[120] ;

Unités françaises pendant "la Drôle de Guerre" (1939-1940)[modifier | modifier le code]

Unités françaises après 1945[modifier | modifier le code]

Reconversion des anciennes casernes[modifier | modifier le code]

Lycée professionnel André Siegfried et école de musique (reconversion de l'ancienne caserne d'infanterie du Quartier Aimé).

La caserne Dahlmann (ancienne caserne des dragons) a été reconvertie en maison de retraite en 1960.

Le quartier Aimé (ancienne caserne d'infanterie) est construite en 1876 puis agrandie en 1887. Située à l'emplacement de l'ancien couvent des Dominicains, elle comptait une vingtaine de bâtiments. Après le départ des militaires, certains bâtiments ont été détruits et d'autres rénovés. Le site accueille aujourd’hui le commissariat de Police, la maison de la musique, le lycée André Siegfried et le centre aquatique Nautiland[122].

Le quartier Rondony ou quartier Thurot (ancienne caserne d'artillerie) est construite au sud du centre-ville en 1892. Le 54e régiment de transmissions s'y installe en 1986 et déménage au quartier Estienne en 2004, laissant le site à l'abandon. La ville l'a transformée en écoquartier[123]. Les travaux ont débuté en 2013, six bâtiments, dont le mess des officiers, au style caractéristique de l'architecture militaire prussienne de la fin du XIXe siècle ont été préservés[124]. Le nouveau palais de justice de Haguenau, ouvert le 17 février 2015, est le premier occupant de l'écoquartier. Il occupe un ancien bâtiment de commandement entièrement rénové et agrandi[125]. En 2017, Pôle Emploi, le Centre d'Information et d'orientation (CIO), la Mission locale et l'Institut de Formation en Soins Infirmiers se sont installés sur le site, ainsi que la Résidence Junior Alter et Toit (habitations pour jeunes travailleurs) et un parc à l'arrière des bâtiments[126]. Pour l'année 2018, un parking silo, des bureaux (bâtiments 002 et 005), une résidence de personnes âgées, une centaine de logements et une école primaire devraient voir le jour[127].

Économie[modifier | modifier le code]

Image satellite de l'Alsace avec les principales aires urbaines dont Haguenau.

De nombreuses entreprises (4 500) sont installés sur le territoire de la Communauté de Communes de la région de Haguenau, notamment sur ses zones d'activités et commerciales, offrant plus de 27 500 emplois[128].

On trouve trois zones d'activités :

  • La zone d'activités de la route de Soufflenheim est au nord-est de la ville. Elle regroupe 1300 emplois sur 17 hectares. L'entreprise la plus importante est SEW-Usocome ( 1 260 emplois).
  • La zone d'activité de l'aérodrome est située au sud-est de la ville sur 128 ha. Elle regroupe 3 100 emplois

Il existe deux grandes zones commerciales :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[130],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 34 761 habitants, en augmentation de 0,33 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 426 7 094 7 395 9 002 9 697 9 694 10 349 11 196 11 351
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
11 417 11 071 11 427 11 388 11 786 12 688 13 469 14 752 17 039
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 968 18 737 18 868 15 803 17 671 19 514 22 523 17 337 19 531
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
20 457 22 944 25 147 26 629 27 675 32 242 34 891 34 619 34 761
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[131] puis Insee à partir de 2006[132].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Douze écoles maternelles[modifier | modifier le code]

  • École maternelle Bellevue
  • École maternelle Bildstoeckel
  • École maternelle Françoise-Dolto
  • École maternelle Les Pins
  • École maternelle Marxenhouse
  • École maternelle Metzgerhof
  • École maternelle Moder
  • École maternelle Saint-Joseph
  • École maternelle Saint-Nicolas
  • École maternelle Schloessel
  • École maternelle bilingue A.B.C.M. Zweisprachigkeit
  • Institution Sainte Philomène

Neuf écoles élémentaires[modifier | modifier le code]

  • École élémentaire Saint-Nicolas
  • École élémentaire des Roses
  • École élémentaire Saint-Georges
  • École élémentaire de la Vieille-Île
  • Groupe scolaire de la Musau
  • Groupe scolaire Marienthal
  • École Harthouse
  • École élémentaire bilingue A.B.C.M. Zweisprachgkeit
  • Institution Sainte Philomène

Quatre collèges, dont deux privés[modifier | modifier le code]

  • Collège Foch, rue du Tournoi.
  • Collège Kléber, rue de Kléber.
  • Collège des Missions Africaines (privé), rue des missions africaines.
  • Institution Sainte-Philomène (privé), boulevard Hanauer.

Quatre lycées, dont un privé[modifier | modifier le code]

  • Lycée Heinrich-Nessel : LEGT Alphonse Heinrich et Lycée CFA Xavier Nessel, route de Strasbourg.
  • Lycée Robert-Schuman (LEGT), cf. Lycée Robert-Schuman (homonymie) Ce lien renvoie vers une page d'homonymie, quai des pêcheurs.
  • Lycée André-Siegfried (lycée professionnel, à côté de l'École de musique).
  • Institution Sainte-Philomène (lycée privé, boulevard Hanauer).

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Renaissance[modifier | modifier le code]

Époque moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Armée[modifier | modifier le code]
Aviation[modifier | modifier le code]
Culture[modifier | modifier le code]
  • Philipp Friedrich Böddecker (de) (1607-1683), compositeur et organiste.
  • Jean-Georges Paulus, (1816-1898), clarinettiste et fondateur de l'Orchestre de la Garde républicaine, né à Haguenau.
  • Joseph Guerber (1824-1909), écrivain et journaliste, vicaire à Haguenau.
  • Charles Berdellé (1834-1917), dramaturge, né à Haguenau
  • Xavier Nessel (1834-1918), archéologue, maire de Haguenau, député au Reichstag et numismate.
    Xavier Nessel, maire de Haguenau et créateur de la bibliothèque et du musée historique de Haguenau
  • Léon Cahun (1841-1900), né à Haguenau, écrivain, journaliste et orientaliste, oncle de l'écrivain Marcel Schwob.
  • Louis Eisenmann (de) (1867-1937), slaviste et historien.
  • Alfred Marzolff (1867-1936), sculpteur des bustes de Xavier Nessel et de l'abbé Charles Hanauer, du Bûcheron et de la Cueilleuse de houblon de la place Schuman et du Lion aux aguets devant la gare à Haguenau.
  • Paul Bonatz (1877-1956)[134], architecte, fréquente le Gymnasium (lycée) de Haguenau.
  • Alfred Döblin (1878-1957), écrivain, médecin militaire à Haguenau de 1917 à 1918.
  • Johannes Stroux (de) (1886-1954), philologue, historien de l'antiquité.
  • Marius Schneider (1903-1982), musicologue, né à Haguenau.
  • Roger Corbeau (1908-1995), photographe de plateau du cinéma français de 1930 à 1970, né à Haguenau.
  • Ernest Huber (1910-2006), illustrateur et graveur, né à Haguenau.
  • Georges Klein (1921-2001), spécialiste des arts populaires, habitait Haguenau à la fin de sa vie.
  • Rémy Gug (né en 1950), facteur de clavecin renommé, ayant vécu Haguenau de 1995 à 1999.
  • Erik Izraelewicz (1954-2011), journaliste et directeur des rédactions du journal Le Monde, qui fréquenta le lycée Robert Schuman.
Inventeurs[modifier | modifier le code]
  • André Grusenmeyer (1840-1905), inventeur de la machine à battre le blé, du manège et de la charrue buteuse, décédé à Haguenau[135].
  • Joseph Grusenmeyer (1867-1949), fils d'André Grusenmeyer, inventeur (scie de 2 mètres de haut, bande de protection amovible sur les roues des tracteurs), maître mécanicien à Haguenau.
Médecine[modifier | modifier le code]
  • Edmond Weill (1858-1924), professeur de pédiatrie à Lyon, né à Haguenau.
Politique[modifier | modifier le code]
Résistants ou opposants au nazisme[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la ville de Haguenau[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]
Politique[modifier | modifier le code]
  • Claude Sturni, homme politique, maire de Haguenau depuis 2008 et député de 2012 à 2017.
Sport[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Ritmo et Gare de Haguenau.
Matériel roulant.

Depuis le , les communes d'Haguenau et ce Schweighouse-sur-Moder sont desservis par le réseau Ritmo par le biais de 4 lignes régulières, qui desservent quasiment tous les quartiers de la ville, 9 lignes scolaires, qui assurent la desserte des principaux établissements scolaires, 2 lignes virtuelles et 1 ligne de service de transport à la demande[138]. Le réseau a atteint 1,42 millions de voyages en 2010[139].

Une vingtaine de bus circulent sur le réseau, en majorité des Heuliez GX 127 L[140]. En période de pointe, des bus possédant une troisième porte circule sur le réseau. Ailleurs, le réseau TER Alsace dessert la gare de Haguenau, avec des trains à destination de Niederbronn-les-Bains, Wissembourg et Strasbourg-Ville, et qui offre en outre une intermodalité avec les autocars du Réseau 67, qui assurent une desserte du département du Bas-Rhin.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Festival « l’Humour des Notes ».
  • Piscines couverte (Nautiland) et de plein air.
  • Fête de la musique.
  • 150 associations sportives et culturelles[141].
  • Forêt de Haguenau.
  • Festival des Folklores du Monde.
  • Le « Bowl d'Hag », un skatepark d’intérieur de 900 m2, le seul skatepark indoor de l'Est de la France.
  • Aérodrome de Haguenau.
  • Les orgues de Haguenau[142],[143],[144],[145].
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Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Près de deux-cents bâtiments sont recensés sur la base Mérimée[146] :

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  • Hôtel Fleckenstein, l'une des demeures les plus anciennes de Haguenau, avec une tourelle d'escalier qui date de 1544 ;
  • La maison Zuckmantel avec son oriel de 1565 ;
  • L'hôtel du préteur royal (représentation du roi dans la ville), datant du XVIIIe siècle ;
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  • L'hôtel du Bailli Hoffmann et Hôtel Barth, XVIIIe siècle ;
  • L'hôtel du Commandant de la Place, XVIIIe siècle. Ce monument se trouve au no 11, rue Georges Clemenceau[39] ;
  • L'hôpital Saint-Martin dit hôpital bourgeois ;
  • L'ancienne prison ou hôpital militaire dit aussi Raspelhus, aujourd'hui médiathèque et une partie de l'I.U.T. ;
  • L'emplacement de l'ancien château impérial ou « Pfalz », puis hôpital militaire, aujourd'hui la maison de retraite Saint-Joseph. Des fouilles effectuées en 2005, ont permis de découvrir l’organisation et l’évolution du château impérial à partir de 1150 ainsi que la ville médiévale séparée du château par la Moder. Un dépotoir de potiers datant de la fin du XVIIe siècle a été découvert[147] ;
  • La fontaine aux Abeilles, provenant de l'abbaye de Neubourg. XVIIIe siècle, restaurée en 1991 ;
  • Le monument aux morts d'Edouard Preiser, sculpteur du monument aux morts de Weitbruch. Le projet de monument aux morts d'Alfred Marzolff est le monument de la Marseillaise situé dans les jardins de l'Hôtel de ville de Strasbourg ;
  • L'hôtel de Ville ;
  • Synagogue de Haguenau.
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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

  • le musée historique, 9, rue du Maréchal Foch, présente l'histoire de Haguenau du néolithique à la Seconde Guerre mondiale.
  • le musée alsacien, 1, place Joseph Thierry, conserve des costumes traditionnels, collection de peintures religieuses des XVIIIe et XIXe siècles, du mobilier et des poêles alsaciens.
  • le musée du Bagage, 5, rue Saint-Georges, présente 600 malles et valises du XVIIe siècle aux années 1960.

Bâtiments publics[modifier | modifier le code]

  • Le théâtre municipal (théâtre à l'italienne) de 420 places.
  • La Halle aux houblons, lieu des marchés bihebdomadaires (mardi et vendredi de 7 h 30 à 12 h) et de manifestations.
  • Médiathèque de Haguenau, 24, rue Traband et la bibliothèque des Pins, 44, rue des Carrières.
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Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Nicolas.
  • Église Saint-Wendelin à Harthouse.
  • Église du couvent des Carmélites à Marienthal.
  • Chapelle du château Hallez.
  • Chapelle des Confessions à Marienthal.
  • Chapelle du couvent des Annonciades.
  • Chapelle du foyer protestant.
  • Chapelle de l'Immaculée-Conception, Missions africaines.
  • Chapelle Saint-Arbogast aux Gros-Chêne.
  • Chapelle Saint-Christophe à Marienthal.
  • Ancienne chapelle de la Maison Saint-Gérard.
  • Église luthérienne de garnison néo-gothique, datant du fin XIXe siècle, place Albert-Schweitzer.
  • La synagogue construite en 1820 témoigne de l'importance de la communauté juive parmi les plus anciennes d'Alsace[148], saccagée durant l'Occupation, endommagée par un bombardement à la Libération, restaurée en 1959[149], [150], [151] et le cimetière Israélite fondé au XIIe siècle[152].
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André-Marcel Burg (abbé), Haguenau, Éditions municipales de France, 1968, 52 p.
  • Joseph Guerber (abbé), Haguenau au XVIe siècle, Impr. de L.-F. Leroux, Strasbourg, 1861.
  • Victor Guerber (abbé), Histoire politique et religieuse de Haguenau, Impr. de A. Sutter, Rixheim, 1876, tome 1, p. 581 et tome 2, p. 507.
  • Auguste Hanauer, Le protestantisme à Haguenau, F. Staat, 1905, 358 p. (texte intégral en ligne)
  • Eugène Keith, Haguenau, A. Sutton, 2002, 128 p. (ISBN 9782842538286)
  • Patrick Knobloch, Haguenau : les contrats de mariages du grand bailliage de Haguenau de 1656 à 1762, Familles d'Alsace du Nord-généalogie, 2010, 110 p.
  • Roger Lehni, Haguenau : art et architecture, Strasbourg, Editions Valblor, 4e trimestre 1988, 191 p. (ISBN 9782907793001)
    Cahiers de l'inventaire n° 16, Ministère de la Culture et de la Communication. Inventaire Général des Monuments et Richesses Artistiques de la France. Région Alsace
  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, , 663 p. (ISBN 2-7165-0250-1)
    Haguenau pp. 153 à 163
  • Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, 1370-1970, vol. 2, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe, , 362 p. (ISSN 1253-6008)
    N°56/57/58/59 2011. Tome 2 : G à O : plans 1682, 1686, 1702 (Archives Historiques de l'Armé), p. 191
  • Jean Schweitzer, La Toponymie alsacienne, (lire en ligne)
  • André Wagner, Haguenau, Ed. Cayelles, 2004, 191 p. (ISBN 9782950960078)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Unité urbaine 2010 : Haguenau (67501) sur insee.fr
  2. a et b La forêt de Haguenau sur le site de l'ONF
  3. a et b Aristide Matthieu Guilbert, Histoire des villes de France avec une introduction générale pour chaque province…, Furne, 1848, p. 41,42
  4. Revue numismatique, Société d'Édition les Belles Lettres, 1868, p. 468
  5. Comité des travaux historiques et scientifiques de France, Bulletin philologique et historique, 1969, p. 341
  6. Jean-Charles Édouard, Organisation et dynamique urbaines du nord du Massif central, 2001, p. 478
  7. « Haguenau, ville internet », sur ville-haguenau.fr (consulté le 10 juillet 2017)
  8. « L'Alsace romaine », sur .encyclopedie.bseditions.fr (consulté le 5 juillet 2017)
  9. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des…Par Johann Daniel Schoepflin
  10. Codex inscriptionum Romanarum Rheni
  11. Peter Koblank: Die verschwundene Königspfalz von Haguenau. Auf den Spuren einer staufischen Wasserburg im Elsass. Consulté le 13 décembre 2013.
  12. Ernst Kantorowicz, L'empereur Frédéric II, Paris, Quarto Gallimard (1er volume), , 642 p. (ISBN 2-07-075858-3), p. 75
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