Bernard Chenot

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Bernard Chenot est un haut fonctionnaire et un homme politique français, né le à Paris et décédé le . Il a été ministre de la Justice et vice-président du Conseil d'État.

Études[modifier | modifier le code]

Licencié en droit et diplômé de l’École libre des sciences politiques, ancêtre de l'Institut d'études politiques (Sciences Po Paris).

Carrière[modifier | modifier le code]

Bernard Chenot entre en 1932 au Conseil d'État comme auditeur et dirige plusieurs cabinets ministériels, avant d’être délégué général au Tourisme (1938-1942). Après la Guerre, il devient secrétaire général des Houillères du Nord (1945-1946), puis secrétaire général du Conseil économique en 1951. Parallèlement, il est maître de conférences à l’Institut d'études politiques de Paris. Alors qu'il est commissaire du gouvernement, Bernard Chenot est à l'origine d'une controverse doctrinale avec le professeur Jean Rivero, en raillant dans ses conclusions sous l'affaire Gicquel "les faiseurs de système". Dans une réponse restée célèbre publiée au Recueil Dalloz, le professeur Rivero fera "l'apologie pour les "faiseurs de systèmes"" en prenant la défense du système universitaire en soutenant "que les systèmes soient indispensables au droit administratif qu'en fait, les contempteurs de "systèmes" tombent eux-mêmes sous la condamnation qu'ils portent, et apparaissent comme des "faiseurs de systèmes', parce qu'ils sont de remarquables juristes, et que tout juriste est faiseur de systèmes".

Le , le général de Gaulle le nomme ministre de la Santé publique (gouvernement Charles de Gaulle (3)) du au , fonction qu’il conserve dans le gouvernement Michel Debré, du au , puis ministre de la Justice du même gouvernement du au .

Lorsque Georges Pompidou devient premier ministre en 1962, Bernard Chenot le remplace pendant deux ans (du au ) au Conseil constitutionnel. En 1964, il est nommé à la présidence des Assurances générales de France.

Candidat aux élections législatives en 1968 dans la 1ère circonscription de l'Yonne, il est battu par Jean-Pierre Soisson. (Référence : https://www.cairn.info/revue-histoire-politique-2010-3-page-7.htm).

Vice-président du Conseil d'État[modifier | modifier le code]

De 1971 à 1978, il est vice-président du Conseil d'État. Il est également président de la première Commission nationale de l'informatique et des libertés et président de l'Institut français des sciences administratives (1971-1979). Il préconise le recours plus fréquent au référendum ainsi que la séparation et l’équilibre des pouvoirs. Il soutint la candidature de François Mitterrand en 1981. Il n'a jamais revêtu de mandat électif et plaide pour des ministres affranchis des servitudes électorales et parlementaires.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Institut français des sciences administratives[modifier | modifier le code]

Il est pendant plusieurs années président de l'Institut français des sciences administratives, association reconnue d’utilité publique et ayant pour but de promouvoir le modèle français de sciences administratives par l’organisation de colloques et la participation aux activités de l’Institut international de sciences administratives (IFSA).

Publications[modifier | modifier le code]

  • Les Entreprises nationalisées (1956),
  • Être ministre (1967),
  • Référendum (1969),
  • L’Hôpital en question (1970),
  • Réflexions sur la cité (1981).

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]