Elie Wiesel

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Elie Wiesel

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Elie Wiesel en 2012 au Time 100.

Nom de naissance Eliezer Wiesel
Alias
Elie Wiesel
Naissance 30 septembre 1928 (85 ans)
Sighet, Județ de Maramureș, Royaume de Roumanie
Nationalité Américaine
Pays de résidence États-Unis
Diplôme
Docteur en philosophie (Sorbonne)
Profession Écrivain, professeur, militant des droits de l'homme
Activité principale Fondation Elie Wiesel pour l'humanité
Distinctions

Elie (Eliezer) Wiesel, né le à Sighetu Marmației (Roumanie) est un écrivain et un philosophe américain issu d'une famille juive hongroise et de langues française, hébraïque, yiddish et anglaise. Il consacre une partie de son œuvre à l'étude de la Shoah dont il est rescapé.

Grand-croix de la Légion d'honneur et commandeur de l'ordre de l'Empire britannique, ayant reçu aux États-Unis la Médaille d'or du Congrès et la Médaille présidentielle de la liberté, fait docteur honoris causa par plus de cent universités parmi lesquelles Harvard, Yale, Stanford, Cambridge, Princeton, Columbia, l'École normale supérieure, Oxford, la Sorbonne et l'Université hébraïque de Jérusalem, il reçoit le Prix Nobel de la paix en 1986.

Son livre la Nuit est resté sur la liste des meilleurs ventes du New York Times The New York Times bestseller list pendant neuf semaines d'affilée, un record inégalé pour un livre non-fictif (paperback non-fiction).

Biographie[modifier | modifier le code]

Sighet - La maison natale, aujourd'hui maison commémorative d'Elie Wiesel.

Elie Wiesel a une enfance pauvre, mais heureuse[2], à Sighet, dans la région de Marmatie (Roumanie) d'abord épargné par la guerre. Mais à 15 ans, comme tous les Juifs de la zone hongroise de Transylvanie, il est déporté avec sa famille par les nazis à Auschwitz-Birkenau, puis Buchenwald. Il y perdra sa mère et une de ses trois sœurs, ainsi que son père malade, avec qui il avait passé tout son temps en déportation. Le récit de cette captivité se retrouve dans l'ouvrage (d'une véracité discutée) La Nuit[3]. Les deux autres sœurs d'Elie Wiesel, Hilda et Bea, déportées elles aussi, ont survécu[4].

Article connexe : La Nuit (Wiesel).

Libéré par les Américains, il passe une dizaine d'années en France, durant lesquelles il fait des études de philosophie à la Sorbonne. Apatride, il écrit pour le quotidien israélien Yediot Aharonot, ce qui lui permet de parcourir le monde et de rencontrer d'importantes personnalités, des artistes, des philosophes, et des chefs d'État ; il se lie d'amitié avec François Mauriac (qui l'aidera à publier sa toute première œuvre, La Nuit) et Golda Meir.

Elie Wiesel (7e homme couché sur la 2e rangée en partant du bas) lors de la libération du camp de Buchenwald.

À trente ans, il commence à décrire son expérience concentrationnaire, à témoigner pour les victimes de la Shoah. Ainsi commence une longue œuvre littéraire. Outre une quinzaine de romans, Elie Wiesel est l'auteur de quatre pièces de théâtre[5], de nombreux essais traitant de sujets d'actualité, de judaïsme (avec notamment la série des Célébrations : hassidique, biblique, talmudique, prophétique, en attendant un prochain volume « mystique »), le lien entre tous ces ouvrages se situant dans la défense de la Mémoire. Plus qu'un romancier, un dramaturge ou un essayiste, Elie Wiesel se définit avant tout comme un conteur. Devenu citoyen américain en 1963, il obtient une chaire en sciences humaines à l'université de Boston. Il a entre autres soutenu la cause des juifs d'Union soviétique.

Il se marie à l'âge de 41 ans et est père d'un enfant, Elisha.

Il apparait trois fois dans Italiques en 1972 et 1973[6].

Il fonde en 1980 le conseil de l'Holocauste américain.

Témoin lors du procès Barbie qui s'est tenu à Lyon du 11 mai au 4 juillet 1987[7], il inaugure le Centre d'histoire de la résistance et de la déportation le 15 octobre 1992.

Elie Wiesel au Congrès américain

Lors de l'inauguration du musée du Mémorial de l'Holocauste des États-Unis à Washington, le 22 avril 1993, il tente de sensibiliser le président des États-Unis Bill Clinton à la guerre de Bosnie-Herzégovine par ces termes : « Je suis allé en ex-Yougoslavie. Monsieur le président, je ne peux pas ne pas vous le dire : nous devons faire quelque chose pour arrêter ce carnage ! » Le 16 avril 1993, l'Organisation des Nations unies avait adopté la résolution 819 concernant la mise en zone de sécurité de la ville de Srebrenica, habitée principalement par une population musulmane et qui était assiégée par les forces serbes de Bosnie menées par le général Ratko Mladić. Le massacre de Srebrenica aura lieu deux ans plus tard, en juillet 1995.

Peu après avoir reçu le prix Nobel, il fonde avec son épouse la Fondation Elie Wiesel pour l'humanité[8]. Durant plus de deux décennies, cette Fondation lutte pour la mémoire de l'Holocauste et contre l'indifférence, l'intolérance et l'injustice, en particulier en organisant des actions de dialogue international et de sensibilisation de la jeunesse[8]. Mais en décembre 2008, la Fondation annonce que la quasi-totalité de ses fonds propres (équivalant à 15,2 millions de dollars[9]) se sont évaporés dans l'escroquerie montée par Bernard Madoff[10]. Il a alors des propos particulièrement durs à l'égard de Madoff, expliquant que « Psychopathe est un mot trop gentil pour le qualifier » et justifiant même une forme de torture psychologique à son égard « Il devrait être placé à l'isolement pendant au moins cinq ans avec un écran sur lequel seraient diffusées des photos de ses victimes [...] Il faudrait inventer n'importe quoi pour le faire souffrir[11] ».

Il préside, depuis sa création en 1993, l'Académie universelle des Cultures. Il a reçu, en 2005, le Prix Lumière de la vérité pour son action en faveur des Droits de l'Homme et du peuple tibétain.

Ses œuvres ont également reçu plusieurs prix littéraires.

Le , il écrit dans le San Francisco Chronicle[12] : « Bien que je sois opposé à la guerre, je suis favorable à une intervention quand aucune autre option n'est possible, et telle est la situation présente, en raison des louvoiements de Saddam Hussein et de sa constante procrastination ». Elie Wiesel affirme croire Colin Powell« un grand soldat est un homme qui n'aime pas la guerre » — quand il affirme que l'armée irakienne possède des armes de destruction massives. Il a depuis regretté cette prise de position[13].

En octobre 2006, le Premier ministre israélien Ehud Olmert lui propose le poste de Président de l'État d'Israël, en remplacement de Moshe Katsav. Elie Wiesel refuse l'offre en expliquant qu'il n'est « qu'un écrivain »[14].

En 2010, il publie Rashi, ébauche d'un portrait[15] (en mars) et son quinzième roman, Otage (en août)[16]. En décembre 2010, il donne un concert à New York, Memories and Melodies of my Childhood, enregistré sur DVD[17].

En 2011, il subit une opération à cœur ouvert, et raconte son cheminement après cette opération dans Cœur ouvert[18].

La même année, il prend la tête du conseil d'administration d'Elad, un groupe de colons israéliens d'extrême droite gérant un parc archéologique situé en plein cœur du quartier palestinien de Silwan à Jérusalem. Le journaliste Benjamin Barthe indique : « Si le ralliement d'Elie Wiesel à cette entreprise n'est pas une surprise, compte tenu de son opposition farouche à tout partage de Jérusalem, son geste a néanmoins semé la consternation dans les cercles pacifistes israéliens, persuadés que la judaïsation de Jérusalem-Est constitue une bombe à retardement ». Elie Wiesel se défend en affirmant : « Je ne me mêle jamais de la politique intérieure d'Israël. Seules les fouilles archéologiques m'intéressent »[19].

Elie Wiesel est membre d'honneur du Club de Budapest[20].

Il annonce être à l'écriture d'un ouvrage en collaboration avec Barack Obama en novembre 2012[21].

Récompenses et hommages[modifier | modifier le code]

Décoré en 1984 en France de la Légion d'honneur[22], il est élevé à la dignité de Grand-officier de cet ordre en 1990[23], puis Grand-croix en 2001[24].

Titulaire de la Médaille d'or du Congrès américain, il reçoit le Prix Nobel de la paix en 1986.

En 2006, il est fait Chevalier commandeur honoraire de l'Ordre de l'Empire britannique (KBE)[25].

Il reçoit le NADAV Award en 2012 [26].

Critiques[modifier | modifier le code]

Selon l'écrivain Michaël de Saint-Cheron, Elie Wiesel est critiqué par des « personnes inqualifiables qui cherchent non pas à salir mais à démolir la statue morale » qu'il incarne, et dont certaines remettent en cause la réalité de sa déportation. Il mentionne « les amis de Simon Wiesenthal », l'Américaine Carolyn Yeager et le juif hongrois Miklos Grüner. Ce rescapé d'Auschwitz accuse Wiesel d'avoir « usurpé le numéro matricule A-7713 d'un certain Lazar Wiesel et [de s'être] approprié le récit de ce dernier sur son passage à Auschwitz ». Cette thèse se trouve soutenue par des négationnistes et par l'éditeur et journaliste Jean Robin, qui se dit « anti-antisémite » et qui a reçu des archives du Musée national Auschwitz-Birkenau un courriel selon lequel le déporté immatriculé A-7713 était nommé Lazar Wiesel et avait pour année de naissance 1913 (alors qu'Elie Wiesel est né en 1928). Michaël de Saint-Cheron met en question la fiabilité de ces archives, affirme que Wiesel a progressivement changé l'orthographe de son prénom (Lazar étant le diminutif yiddish d’Eliezer) et signale avoir vu par lui-même son tatouage[27].

Dans son ouvrage L'Industrie de l'Holocauste, Norman G. Finkelstein reproche à Elie Wiesel d'instrumentaliser l'Holocauste nazi pour défendre, notamment, la politique israélienne[28]. De son côté, Alain Gresh qualifie Wiesel d'« imposteur moral qui mériterait un traitement différent dans les médias » : il lui reproche ses positions sur le conflit israélo-palestinien et la question du statut de Jérusalem, son appel à la torture du financier Bernard Madoff chez qui il avait placé une partie de sa fortune, et son discours « adressé le 25 octobre 2009 à 6 000 chrétiens sionistes adeptes du pasteur John Hagee, un homme qui tient des propos homophobes, mais aussi négationistes et antisémites », et ce pour des raisons financières[29].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres publiées en yiddish[modifier | modifier le code]

  • Un di Velt Hot Geshvign (littéralement : Et le monde se taisait), témoignage en yiddish vernaculaire, traduit/condensé en français sous le titre La Nuit - 1956.

Wiesel a écrit de nombreux articles dans des journaux en yiddish, non publiés en volumes. Certains ont été traduits (en français ou anglais) et présentés dans des essais sur son œuvre.

Œuvres publiées en français[modifier | modifier le code]

  • La Nuit, témoignage, Les Éditions de Minuit - 1958 ; réédition en 2007 avec une nouvelle préface d'Elie Wiesel.
  • L'Aube, roman, éditions du Seuil - 1960.
  • Le Jour, roman, éditions du Seuil - 1961.
  • La Ville de la chance, roman, éditions du Seuil - 1962, Prix Rivarol 1964.
  • Les Portes de la forêt, roman, éditions du Seuil - 1964.
  • Le Chant des morts, nouvelles et textes, éditions du Seuil - 1966.
  • Les Juifs du silence, témoignage, éditions du Seuil - 1966.
  • Le Mendiant de Jérusalem, roman, éditions du Seuil - 1968, Prix Médicis 1968.
  • Zalmen ou la folie de Dieu, théâtre, éditions du Seuil - 1968.
  • Entre deux soleils, essais et récits + une pièce de théâtre (Il était une fois, qui a été rédigée en 1968), éditions du Seuil - 1970.
  • Célébration hassidique, portraits et légendes, éditions du Seuil - 1972.
  • Le Serment de Kolvillàg, roman, éditions du Seuil - 1973.
  • Ani Maamin : Un chant perdu et retrouvé (cantate, édition bilingue Random House - 1973), repris dans Un juif aujourd'hui (Voir la Cantate Ani Maamin sur une musique de Darius Milhaud pour chœur, orchestre, 4 comédiens : le récitant, Abraham, Isaac et Jacob. ed. Eschig).
  • Célébration biblique, portraits et légendes, éditions du Seuil - 1975.
  • Un Juif aujourd'hui, récits, essais, dialogues, éditions du Seuil - 1977.
  • Le procès de Shamgorod tel qu'il se déroula le 25 février 1649, théâtre, éditions du Seuil - 1979.
  • Le Testament d'un poète juif assassiné, roman, éditions du Seuil - 1980, Prix du Livre Inter 1980, Prix des Bibliothécaires 1981.
  • Contre la mélancolie (Célébration hassidique II), éditions du Seuil - 1981.
  • Paroles d'étranger, textes, contes, dialogues, éditions du Seuil - 1982.
  • Le Golem, illustré par Mark Podwal, récit, éditions du Rocher - 1983, publié en français en 1998.
  • Le cinquième fils, roman, éditions Grasset - 1983, Grand prix du roman de la Ville de Paris 1983.
  • Signes d'exode, essais, histoires, dialogues, éditions Grasset - 1985.
  • Job ou Dieu dans la tempête, avec Josy Eisenberg, essai, éditions Fayard-Verdier - 1986.
  • Discours d'Oslo, éditions Grasset - 1987.
  • Le crépuscule, au loin, roman, éditions Grasset - 1987.
  • Silences et mémoire d'hommes, essais, histoires, dialogues, éditions du Seuil, 1989.
  • L'oublié, roman, éditions du Seuil - 1989.
  • Célébration talmudique, portraits et légendes, éditions du Seuil - 1991.
  • Célébrations, édition reliée, éditions du Seuil - 1994.
  • Tous les fleuves vont à la mer (Mémoires I), éditions du Seuil - 1994.
  • Mémoire à deux voix, avec François Mitterrand, dialogues, éditions Odile Jacob - 1995.
  • Se taire est impossible, avec Jorge Semprún, dialogue, éditions Arte / Mille et Une Nuits - 1995.
  • … Et la mer n'est pas remplie (Mémoires II), éditions du Seuil - 1996.
  • La Haggadah de Pâque, illustré par Mark Podwal, commentaires, éditions Le Livre de poche - 1997.
  • Célébration prophétique, portraits et légendes, éditions du Seuil - 1998.
  • Les juges, roman, éditions du Seuil - 1999.
  • Le mal et l'exil : 10 ans après, avec Michaël de Saint-Cheron, dialogues, éditions Nouvelle Cité - 1999.
  • Le roi Salomon et sa bague magique, illustré par Mark Podwal, récit, éditions Le Rocher-Bibliophane - 1999.
  • D'où viens-tu ?, textes, essais, dialogues, éditions du Seuil - 2001.
  • Le chant qui habite le chant, commentaires des Songes, énigmes et paraboles de Rabbi Nahman de Bratslav, essai, éditions Daniel Radford -Bibliophane - 2002.
  • Le temps des déracinés, roman, éditions du Seuil - 2003.
  • Et où vas-tu ?, textes, essais, dialogues, éditions du Seuil - 2004.
  • Un désir fou de danser, roman, éditions du Seuil - 2006.
  • Le Cas Sonderberg, roman, éditions Grasset - 2008.
  • Rashi, Ébauche d'un portrait, essai/biographie, éditions Grasset - 2010[15].
  • Otage, roman, éditions Grasset - 2010[16].
  • Cœur ouvert, récit, éditions Flammarion - 2011[18].
  • Espérer envers et contre tout : Un juif et un chrétien après Auschwitz, avec Johann Baptist Metz, entretiens réalisés en 1993[30], éditions Salvator - 2012.

En avril 2013, la pièce inédite Le choix est montée à Paris[31] : il n'y a pas encore à ce jour de date éventuelle de publication du texte.

Elie Wiesel a aussi participé non pas à la rédaction de livres mais à leur enrichissement en accordant à l'auteur un long entretien :

  • Monsieur Chouchani, L'énigme d'un maître du XXe siècle (Salomon Malka, éditions Jean-Claude Lattès - 1994).
  • Le Roi David : une biographie mystique (Laurent Cohen, éditions du Seuil - 2000).

Enfin, certains essais sur Elie Wiesel contiennent des entretiens et/ou des textes inédits d'Elie Wiesel :

  • Elie Wiesel. Qui êtes-vous ? (Brigitte-Fanny Cohen, éditions La manufacture - 1987).
  • Elie Wiesel : Variations sur le silence (Myriam B. Cohen, éditions Rumeur des Âges - 1988).
  • Présence d'Elie Wiesel (David Banon, éditions Labor & Fides - 1991).
  • Une parole pour l'avenir (sous la direction de Michaël de Saint-Cheron, éditions Odile Jacob - 1996).
  • Elie Wiesel en hommage (mélanges réunis par Ariane Kalfa et Michaël de Saint-Cheron, éditions Cerf - 1998).
  • Entretiens avec Elie Wiesel suivi de Wiesel, ce méconnu par Michaël de Saint-Cheron (Parole et Silence - 2008)

Œuvres publiées en anglais[modifier | modifier le code]

La bibliographie en anglais ne correspond pas toujours à celle éditée en français, notamment pour les essais.

Avec exact équivalent en français :

  • Night (témoignage - 1960).
  • Dawn (roman - 1961).
  • The Accident (roman - 1962).
  • The Town Beyond the Wall (roman - 1964).
  • The Gates of the Forest (roman - 1966).
  • The Jews of Silence (témoignage - 1966).
  • A Beggar in Jerusalem (roman - 1970).
  • The Oath (roman - 1973).
  • Zalmen, or The Madness of God (théâtre - 1975).
  • A Jew Today (essais - 1978).
  • The Trial of God (théâtre - 1979).
  • The Testament (roman - 1980).
  • The Golem (récit - 1983).
  • The Fifth Son (roman - 1985).
  • The Nobel Speech (discours - 1987).
  • Twilight (roman - 1988).
  • The Forgotten (roman - 1992).
  • A Passover Haggadah (1993).
  • All Rivers Run to the Sea (Mémoires - 1995).
  • Memoir in Two Voices (dialogues avec François Mitterrand - 1996).
  • King Solomon and His Magic Ring (récit - 1999).
  • And The Sea Is Never Full (Mémoires II - 1999).
  • Hope Against Hope (entretiens de Johann Baptist Metz et d'Elie Wiesel avec Ekkehard Schuster & Reinhold Boschert-Kimming - 1999).
  • The Judges (roman - 2002).
  • The Time of the Uprooted (roman - 2005).
  • A Mad Desire to Dance (roman - 2009).
  • Rashi (essai/biographie - 2009)[15].
  • The Sonderberg Case (roman - 2010).
  • Hostage (roman - 2012)[32].
  • Open Heart (récit - 2012)[33].

Sans équivalent en français :

  • Dimensions of the Holocaust (essai, avec Lucy Dawidowicz, Dorothy Rabinowitz et Robert McAfee Brown - 1977).
  • A Journey of Faith (dialogues avec le Cardinal C. O'Connor - 1990).
  • Conversations with Elie Wiesel (dialogues avec H.J. Cargas - 1976 et 1992).
  • Conversations with Elie Wiesel (dialogues avec R. Heffner - 2001).
  • After the Darkness (essais - 2002).
  • Confronting Anti-semitism (essai, corédigé avec Kofi Annan - 2006).

Avec plus ou moins d'équivalent en français :

  • Legends of Our Time (essais - 1968).
  • One Generation After (essais - 1971).
  • Souls on Fire (essais - 1972).
  • Ani Maamin, (cantate - 1973).
  • Messengers of God: Biblical Portraits & Legends (essais - 1976).
  • Four Hasidic Masters (essais - 1978).
  • Images from the Bible (essais - 1980).
  • Five Biblical Portraits (essais - 1981).
  • Somewhere a Master (essais - 1982).
  • Against Silence: The Voice & Vision of Elie Wiesel (essais - 1985).
  • The Six Days of Destruction (essais - 1988).
  • From the Kingdom of Memory (essais - 1990).
  • Sages and Dreamers: Portraits & Legends (essais - 1991).
  • Evil and exile with Michaël de Saint-Cheron (conversations - 2000).
  • Wise Men and Their Tales (essais - 2003).

De plus, comme pour les œuvres publiées en français, il y a des essais sur Elie Wiesel contenant des textes de lui ou des entretiens inédits :

  • Telling the Tale: A Tribute to Elie Wiesel (sous la direction de Harry James Cargas - 1993).
  • Elie Wiesel: Conversations (Robert Franciosi, editor - 2002).

Préfaces[modifier | modifier le code]

Elie Wiesel est également l'auteur de nombreuses préfaces, postfaces, avant-propos (liste non exhaustive) :

  • Veilleur, où en est la nuit ? (Alexandre Donat - 1967).
  • La mémoire oubliée (Guy Suarès - 1979).
  • Jérusalem l'irremplaçable (Jagodnik Franklin - 1980).
  • Les enfants du Buchenwald (Judith Hemmendinger - 1984).
  • Un monde disparu (Roman Vishniac - 1986).
  • Histoire du Ghetto de Venise (Ricardo Calimani - 1988).
  • Ces enfants qui nous manquent/Izieu, 6 avril 1944 (Antoine Spire - 1990).
  • Le sionisme trahi ou les Israéliens du dimanche (Roger Ascot - 1991).
  • Ma vigne à moi (Miriam Akavia - 1991).
  • Why my Father died (Annette Kahn - ed. Simon and Schuster New York 1991).
  • L'abandon des Juifs (David S. Wyman - 1992).
  • Le Testament de Liou-Lio-Lian (Léon Leneman - 1992).
  • La Prison no 5 (Mehdi Zana - 1995).
  • Un maillon dans la chaîne (André Neher, éditions Septentrion, coll.: Racines & modèles - 1995).
  • Coupable d'être née adolescente à Auschwitz (Simone Lagrange - 1997).
  • Holy Brother. Inspiring Stories And Enchanted Tales About Rabbi Shlomo Carlebach (Yitta Halberstam Mandelbaum - 1997).
  • Le Roi Salomon (Laurent Cohen - 1997).
  • L'Âme d'Israël (Schlomoh Brodowicz - 1998).
  • Le Livre et l'épée (David Weiss Halivni - 1999).
  • L'homme qui ne s'arrêtait jamais (Pierre Huth - 1999).
  • Être juif (Manès Sperber - 1999).
  • Migrations et Errances (Académie universelle des cultures - 2000).
  • Les Emeraudes de l'Étoile (Jean-Pierre Allali - 2001).
  • Sauvé par le dessin : Buchenwald (Walter Spitzer - 2004).
  • L'Alliance et l'exil (Ariane Kalfa - 2004).
  • Convoi no 6 : Destination : Auschwitz 17 juillet 1942 (Antoine Mercier - 2005).
  • Doctors from Hell. The Horrific Account of Nazi Experiments on Humans. (Vivien Spitz - 2005).
  • Là où il n'y a pas d'hommes, tâche d'être un homme… (Yael Vered - 2006).
  • The Righteous Among the Nations: Rescuers of Jews During the Holocaust (Mordecai Paldiel - 2007).
  • Lettres à maman, Par-delà l'enfer (Ingrid Betancourt - 2008).
  • Preventing Genocide (David A. Hamburg - 2008).
  • La Boxe ou la Vie (Noah Klieger - 2008).
  • A Lucky Child: A Memoir of Surviving Auschwitz As a Young Boy (Thomas Buergenthal - 2009).
  • Les larmes de la rue des Rosiers (Alain Vincenot - 2010).
  • Out Of The Depths. The Story Of A Child Of Buchenwald Who Returned Home At Last. A Memoir (Israel Meir Lau - 2011)
  • Une enfance sauvée (Jean Arouete - 2013).

Sur Elie Wiesel[modifier | modifier le code]

La liste n'est pas exhaustive.

En français (ou traduit en français) :

  • Rire dans l'univers tragique d'Élie Wiesel (Joë Friedemann, Librairie Nizet - 1981).
  • Elie Wiesel : un message à l'humanité (Robert McAfee Brown, éditions Grasset - 1983).
  • Elie Wiesel. Qui êtes-vous ? (Brigitte-Fanny Cohen, éditions La manufacture - 1987).
  • Elie Wiesel : Variations sur le silence (Myriam B. Cohen, éditions Rumeur des Âges - 1988).
  • Fou de Dieu ou dieu des fous. L'œuvre tragique d'Elie Wiesel. (Vincent Engel, De Boeck Université - 1989).
  • Présence d'Elie Wiesel (David Banon, éditions Labor & Fides - 1991).
  • La Paix pour destin (Daniel Morgaine, éditions Denoël - 1995).
  • Une parole pour l'avenir (sous la direction de Michaël de Saint-Cheron, éditions Odile Jacob - 1996).
  • Au nom du père, de Dieu et d’Auschwitz ; regards littéraires sur des questions contemporaines au travers de l'œuvre d'Elie Wiesel (Vincent Engel, éditions Peter Lang - 1997).
  • Elie Wiesel en hommage (mélanges réunis par Ariane Kalfa et Michaël de Saint-Cheron, éditions Cerf - 1998).
  • Elie Wiesel : L'homme de la mémoire (Michaël de Saint-Cheron, Éditions Bayard - 1998).
  • Choisir le français pour exprimer l’indicible. Elie Wiesel (Olivier Rota), in Mythe et mondialisation. L’exil dans les littératures francophones, Actes du colloque organisé dans le cadre du projet bilatéral franco-roumain « Mythes et stratégies de la francophonie en Europe, en Roumanie et dans les Balkans », programme Brâcuși des 8-9 septembre 2005, Editura Universității Suceava, Suceava, 2006, rééd. in Sens, décembre 2007.
  • Entretiens avec Elie Wiesel, suivi de Wiesel, ce méconnu (Michaël de Saint-Cheron, éditions Parole Silence - 2008).
  • Elie Wiesel : Un témoin face à l'écriture (Delphine Auffret, éditions Le Bord de l'eau - 2009)[34].

En anglais uniquement :

  • The Vision of the Void. Theological Reflections on the Works of Elie Wiesel (Michael Berenbaum - 1979).
  • Telling the Tale: A Tribute to Elie Wiesel (sous la direction de Harry James Cargas - 1993).
  • Celebrating Elie Wiesel. Stories, Essays, Reflections. Alan Rosen - 1998).
  • Elie Wiesel: Spokesman for Remembrance (Linda Bayer - 2001).
  • Elie Wiesel: Conversations (Robert Franciosi, editor - 2002).
  • Elie Wiesel And the Art of Storytelling (Rosemary Horowitz - 2006).
  • Is God Man's Friend?: Theodicy And Friendship in Elie Wiesel's Novels (Carole J. Lambert - 2006).
  • Elie Wiesel: A Holocaust Survivor Cries Out for Peace (Sarah Houghton - 2007).
  • Elie Wiesel: Witness for Humanity (Rachel A. Koestler-Grack - 2009).

Documentaires[modifier | modifier le code]

Elie Wiesel a participé à plusieurs documentaires. On citera trois films ayant pour sujet Elie Wiesel lui-même :

  • Elie Wiesel ou La ferveur hassidique (Marlène Bertin, Marie Grinewald - 1982).
  • Dire l'indicible : la quête d'Élie Wiesel (Judit Elek - 1997).
  • Elie Wiesel - Messager de la mémoire de Emmanuel Descombes et Guy Job - 2008)[35].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 2008 Outstanding American by Choice Recipients, United States Citizenship and Immigration Services (en)
  2. Cf. Tous les fleuves vont à la mer
  3. Le déporté Miklós Grüner, qui accuse Elie Wiesel d'avoir usurpé l'identité de Lázár Wiesel, a perdu à Budapest en février 2012, puis en appel en novembre 2012, son procès en diffamation contre le dirigeant de la Communauté israélite unie de Hongrie qui l'avait traité de falsificateur de l'histoire. — (hu) « Csalódott a bíróságban a holokauszt-túlélő [Le rescapé de l'holocauste est déçu par la justice] », Népszabadság,‎ 29 novembre 2012 (lire en ligne). La véracité du récit de Wiesel a cependant fait l'objet d'autres mises en doute; voir l'article détaillé La Nuit (Wiesel).
  4. Elie Wiesel, Tous les fleuves vont à la mer: mémoires, Volume 1, Éditions du Seuil, 1994, p. 143, consultable par fragments sur Google Livres.
  5. On connaît les deux pièces Le procès de Shamgorod et Zalmen ou la folie de Dieu, il en existe une troisième, Il était une fois, publiée dans le recueil Entre deux soleils, jouée pour la première fois en France à Avignon en 2008 : hebreu.net ; il faut ajouter la pièce inédite Le choix, qui a été créée à Paris en avril 2013.
  6. Italiques, deuxième chaîne de l'ORTF, 20 janvier 1972, 20 juillet 1972, 18 mai 1973
  7. extraits du Procès visionnés au Centre d'Histoire de Lyon
  8. a et b Page de présentation sur le site de la Fondation.
  9. Selon (en)Rachel Abrams and Diana B. Henriques. Jury Decides 5 Employees Of Madoff Knew Score. The New York Times, Tuesday, March 25, 2014, p. B1 &B4, le montant perdu par la Fondation Elie Wiesel se monte a plus que $15 millions de dollars (voir, page B4).
  10. Communiqué de la Fondation par rapport à la fraude Madoff.
  11. Bernard Madoff est un "psychopathe", selon Elie Wiesel
  12. Traduction de l'article d'Elie Wiesel sur le site d'une université canadienne
  13. Lire : le magazine littéraire. L'actualité de la littérature française et de la littérature étrangère
  14. francematin.info
  15. a, b et c Rashi sur le site des Éditions Grasset
  16. a et b Otage sur le site des Éditions Grasset
  17. http://www.92y.org/Uptown/Elie-Wiesel-DVD-Concert-Page.aspx Elie Wiesel in Concert
  18. a et b A cœur ouvert.
  19. Benjamin Barthe, Quand Elie Wiesel parraine les extrémistes juifs de Jérusalem, Le Monde, 26 octobre 2011
  20. (en) Elie Wiesel, membre d'honneur du Club de Budapest
  21. http://backchannel.al-monitor.com/index.php/2012/11/2955/president-obama-and-elie-wiesel-writing-book/
  22. Biographie d'Elie Wiesel, France Inter, décembre 2011, consulté le 17 janvier 2013.
  23. Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, sur l'action et la carrière d'Elie Wiesel, Oslo le 28 août 1990 (remise des insignes de Grand officier de la Légion d'honneur à M. Elie Wiesel à Oslo le 28 août 1990), consulté le 18 janvier 2013.
  24. Biographie de Elie Wiesel, Université du Kent, consulté le 17 janvier 2013.
  25. (en) Britain honours Professor Elie Wiesel, 30/11/2006
  26. Voir, (en) Elie Wiesel receives 2012 NADAV Award. Ynetnews. November 11, 2012.
  27. Michaël de Saint-Cheron, « Quel procès pour ceux qui mettent Elie Wiesel en procès ? », La Règle du jeu, 11 mars 2013.
  28. L'Industrie de l'Holocauste : réflexions sur l'exploitation de la souffrance des juifs (traduit de l'américain par Éric Hazan, avec une postface de Rony Brauman), éditions La Fabrique, Paris, 2001, 157 p., (ISBN 2-913372-10-4).
  29. Alain Gresh, « Elie Wiesel l’imposteur et Jérusalem », Les blogs du Monde diplomatique, 18 avril 2010.
  30. Cf. édition originale de 1993 publiée en allemand : Trotzdem hoffen, éditions Grünewald
  31. http://www.centrecomparis.com/index.php?option=com_events&task=view_detail&agid=508&year=2013&month=04&day=25&Itemid=9
  32. http://www.randomhouse.com/book/211544/hostage-by-elie-wiesel
  33. http://www.randomhouse.com/book/221354/open-heart-by-elie-wiesel
  34. (fr) « Elie Wiesel : Un témoin face à l'écriture », sur Éditions le Bord de l'Eau (consulté le 11 mars 2010)
  35. (fr) « Documentaires : Elie Wiesel messager de la mémoire », sur France 5 (consulté le 11 mars 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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