Florian Philippot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Philippot.
Florian Philippot
Florian Philippot à Strasbourg en 2014.
Florian Philippot à Strasbourg en 2014.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
(2 ans 10 mois et 22 jours)
Élection 25 mai 2014
Circonscription Est
Législature 8e
Groupe politique NI (2014-2015)
ENL (depuis 2015)
Vice-président du Front national
En fonction depuis le
(4 ans 10 mois et 11 jours)
Avec Marie-Christine Arnautu
Alain Jamet (2011-2014)
Steeve Briois (depuis 2014)
Louis Aliot
Jean-François Jalkh
Président Marine Le Pen
Conseiller régional du Grand Est
En fonction depuis le
(1 an 4 mois et 19 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Philippe Richert
Groupe politique Front national (président)
Conseiller municipal de Forbach
6 avril 2014
(1 an 8 mois et 29 jours)
Élection 30 mars 2014
Successeur Pascal Stock
Biographie
Date de naissance (35 ans)
Lieu de naissance Croix
Nationalité Français
Parti politique FN (depuis 2011)
Diplômé de HEC (2001-2005)
Université Paris-Dauphine (2005-2007)
ENA (2007-2009)
Profession Inspecteur général de l'administration

Florian Philippot, né le à Croix, est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Se réclamant du gaullisme et du souverainisme, il soutient Jean-Pierre Chevènement, puis adhère au Front national en 2011. Porte-parole du Rassemblement bleu Marine et directeur stratégique de la campagne présidentielle de 2012 de Marine Le Pen, il devient ensuite l'un de ses principaux conseillers et vice-président du FN.

Après avoir été battu aux élections législatives de 2012 et aux élections municipales de 2014 à Forbach, il est élu député européen cette même année. Il est aussi conseiller régional du Grand Est depuis 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et vie personnelle[modifier | modifier le code]

Florian Philippot est le fils d'une institutrice, Marion Dondaine[1], et d'un directeur d'école primaire publique[2], Daniel Philippot (le couple vote pour François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1981 avant de se rapprocher de la droite les années suivantes[3]) ; ce dernier est nommé directeur de la section du collectif d'enseignants « Racine » du Nord-Pas-de-Calais-Picardie par Marine Le Pen en octobre 2015[4], et est élu conseiller régional de cette région en décembre 2015. Sa grand-mère est d'origine polonaise[5].

Son frère, Damien Philippot, diplômé de l'ESCP Europe et de Sciences Po Paris, travaille à l'Institut français d'opinion publique (Ifop) de 2003 ou 2007 selon les sources à 2016[6],[7],[8], en tant que directeur des études politiques puis, selon les sources, chargé des stratégies d'entreprise au département opinion ou directeur adjoint du département opinion[8],[9]. Il est présenté comme un « conseiller occulte » ou « officieux » de Marine Le Pen[10],[11],[12]. Florian Philippot affirme quant à lui que « Damien n’a pas de rôle politique. C’est un fantasme lié aux instituts de sondage »[9]. Cependant, en décembre 2016, Damien Philippot rejoint l'équipe de campagne de Marine Le Pen pour l'élection présidentielle de 2017[13].

Le , le magazine Closer affirme que Florian Philippot est homosexuel et publie des photographies où il apparaît aux côtés d'un homme au visage flouté, présenté comme étant un journaliste de télévision trentenaire et son compagnon[14],[15]. L'outing de Florian Philippot par le magazine provoque l'indignation de médias et d'une partie de la classe politique[16],[17],[18],[19]. Deux jours plus tard, tout en dénonçant une atteinte à sa vie privée, Florian Philippot confirme son homosexualité[20]. Peu après, des sites de la « blogosphère d'extrême droite » — comme Jeune Nation — révèlent l'identité de son partenaire[21].

Formation et carrière dans l'administration[modifier | modifier le code]

Florian Philippot passe son enfance à Bondues[22], dans la banlieue de Lille, puis fait ses études au lycée privé de Marcq à Marcq-en-Barœul[23],[24] avant d'entrer à Paris au lycée Louis-le-Grand en classe préparatoire économique et commerciale[22].

En 2001, il intègre l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC), dont il sort diplômé en 2005. Dans son mémoire de fin d'études, Le Modèle fédéral belge et l'Effet d'une éventuelle explosion de la Belgique sur l'avenir de l'Union européenne, il avance différentes prospectives pour l'avenir de la Belgique[25].

Durant ses études à HEC, il effectue un stage au sein de l'entreprise de sondages politiques TNS Sofres[26], où il occupe ensuite un poste. Il travaille également pour le compte d'acteurs de la distribution (notamment 3 Suisses en France et le groupe Louis Delhaize en Belgique)[27]. En dehors de l'école, il mène en tant qu'indépendant des enquêtes partout en France pour contribuer à payer ses études[28]. D'après Renaud Dély, Florian Philippot « cultive [...] un intérêt personnel » pour les sondages depuis son stage à la Sofres[28].

Il passe le concours de Sciences Po, mais échoue à l'oral[29]. Consécutivement, il prépare à l'université Paris-Dauphine le concours de l'École nationale d'administration (ENA), qu'il réussit[22]. Il intègre la promotion Willy-Brandt en 2007[30].

Classé 34e sur 92 de sa promotion[22], Florian Philippot est affecté à l'Inspection générale de l'administration[31] où il devient le collègue et ami de Jean-Yves Le Gallou[32].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Premières opinions et actions militantes[modifier | modifier le code]

Il s'est déclaré « horrifié par les privatisations » intervenues sous le gouvernement Édouard Balladur alors qu'il avait 13 ans. Selon lui, l'État a ainsi « perd[u] quelque chose[22]. » Concernant sa filiation politique, Florian Philippot déclare : « De Gaulle, c'est pour moi la référence absolue[2]. » Lors des élections européennes de 1999, il dit être « séduit » par la « liste souverainiste Pasqua-de Villiers », qui devance le Rassemblement pour la République (RPR) sur une ligne néo-gaulliste[2].

Élève à HEC, Florian Philippot préside le comité Grandes écoles d'une douzaine de personnes autour de Jean-Pierre Chevènement, candidat à l'élection présidentielle de 2002, et dont le slogan est « HEC avec le Che », surnom de Jean-Pierre Chevènement qui fait référence à Che Guevara[33],[34]. Gaël Brustier souligne que « les faits d’armes avérés » de Florian Philippot envers Jean-Pierre Chevènement se limitent à avoir « signé un document soutenant [sa] candidature » et à avoir « paraph[é] en même temps le texte d’un « comité Grandes Ecoles », produit dérivé de la même campagne de Chevènement » : « S’il «soutient» Jean-Pierre Chevènement en 2002, c’est parce que la droite, alors dirigée par Jacques Chirac, s’est ralliée au processus enclenché en 1992 à Maastricht »[35]. Florian Philippot affirme plus tard avoir trouvé « pas très démocratique, ni républicaine » l'ambiance au sein des manifestations contre la présence au second tour de Jean-Marie Le Pen, président du Front national[2] ; au second tour, tout comme lors de l'élection présidentielle de 2007, il déclare avoir mis dans l'urne un bulletin blanc, marqué « non à l'euro »[36].

Lors du référendum de 2005, il fait campagne contre le traité établissant une Constitution européenne[22]. En avril 2005, au Zénith de Paris, il participe, en tant que militant, à un meeting de Jean-Luc Mélenchon, membre du Parti socialiste opposé à ce traité[22]. Après lui avoir dit qu'il le soutenait, il indique avoir acté leur désaccord sur leur rapport à la nation[22].

Engagement sous pseudonyme auprès de Marine Le Pen (2009-2011)[modifier | modifier le code]

Séduit par les discours de Marine Le Pen lors de la campagne pour les élections européennes de 2009[30], en particulier par son « discours social »[2] et le rôle qu'elle entend donner à « l'autorité de l'État », Florian Philippot la rencontre dans un bar près de la porte de Saint-Cloud[37] avant les élections, au printemps, par l'entremise du souverainiste Paul-Marie Coûteaux[32] et en présence de son frère Damien ainsi que de l'éditeur Jean Robin[38]. Il évoque cette première rencontre comme un « coup de foudre, amical et professionnel »[22].

Il est ensuite intégré aux réunions de travail de Marine Le Pen[30], qu'il impressionne « par sa capacité à pondre des notes sur tous les sujets » selon les journalistes Abel Mestre et Caroline Monnot[39], et transmet au FN des documents du ministère de l'Intérieur où il travaille, fait passible d'une radiation de l'administration[40]. D'après Renaud Dély, « c'est surtout en l'abreuvant de sondages que le jeune homme va se rendre indispensable à sa supérieure »[28]. Il admet n'avoir avant jamais voté pour le FN et reconnaît qu'il n'aurait pas pu travailler pour celui-ci lorsque Jean-Marie Le Pen le dirigeait, notamment en raison de son programme économique qui, selon lui, « n'était pas aussi précis et performant que celui de Marine. Le rôle de l'État n'était pas exprimé de la même manière, mais il faut reconnaître qu'il a été le premier à dire que l'euro n'était pas viable. En cela, c'est un visionnaire[2]. »

Selon Jean Robin, Florian Philippot est, de manière anonyme, de mai 2009 à avril 2011, blogueur associé à Marianne, site internet du magazine classé à gauche Marianne[41],[42]. D'après Gaël Brustier, c'est alors qu'« il contacte plusieurs anciens de la campagne de Jean-Pierre Chevènement. [...] Il se prend d’une passion subite et compulsive pour les colloques mensuels de la Fondation Res Publica, fondée en 2004 par Chevènement, où il tente de s’asseoir au premier rang à portée des objectifs photographiques »[35].

Le , lors d'un entretien pour Le Parisien-Aujourd'hui en France, il se fait passer, sous le pseudonyme d'« Adrien »[33], pour un haut fonctionnaire du ministère des Finances qui « fait profiter Marine Le Pen de son réseau, des hauts fonctionnaires et des fiscalistes qui l'aident à développer sa culture économique » et qui « sort des rapports confidentiels de l'Inspection générale des finances »[43]. Le même mois, il est chargé par Marine Le Pen de présenter les grandes lignes du programme économique du FN lors d'un petit déjeuner de presse[32]. Il se fait alors appeler « François », choisissant un pseudonyme car n'étant pas encore en disponibilité de la fonction publique[32].

Au Front national (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

Ascension dans le sillage de Marine Le Pen[modifier | modifier le code]

Florian Philippot lors de la présentation du programme présidentiel du FN, le à Paris.

Florian Philippot adhère au Front national en [36]. À la même date, il est nommé directeur stratégique de la campagne présidentielle de Marine Le Pen[44], poste auquel Philippe Olivier a d'abord été pressenti[39]. En mai 2012, il devient, avec Louis Aliot, porte-parole du Rassemblement bleu Marine (RBM)[45], nouvellement constitué, et en est depuis le porte-parole permanent. À partir du , il assume la fonction de vice-président du Front national, chargé de la stratégie et de la communication[46]. Il devient alors la personnalité du FN la plus présente dans les médias audiovisuels après Marine Le Pen[23], voire la personnalité politique la plus invitée tous partis confondus[47].

Lors du congrès du FN qui se tient à Lyon en , il arrive en quatrième position pour l'élection du comité central avec 69 % des voix, derrière Marion Maréchal-Le Pen, Louis Aliot et Steeve Briois, et devant Bruno Gollnisch. Marine Le Pen évoque à son sujet « un excellent résultat »[23]. Au contraire, la presse signale une contre-performance, en particulier face à Marion Maréchal-Le Pen qui est présentée comme sa rivale, tant sur le plan personnel qu'idéologique[48],[49],[50],[51]. Pour le sociologue Sylvain Crépon, ce vote confirme la « forme de réticence vis-à-vis de sa personne et de son parcours universitaire et politique » qu'il a pu observer chez les militants du FN rencontrés au cours d'enquêtes de terrain[49]. En août 2015, Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'Ifop, relève que « le score de « bonnes opinions » de Florian Philippot parmi les sympathisants frontistes [est] sensiblement plus faible » que ceux de Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen, les deux autres principales figures du FN, ce qui s'explique « par un double handicap » : « un déficit de notoriété parmi les proches du FN » et une mauvaise opinion plus importante à son sujet[52].

D'après Abel Mestre et Caroline Monnot, journalistes au Monde, Florian Philippot apparaît comme « le grand gagnant » du nouvel organigramme du parti dévoilé le , qui « confirme sa position de numéro 2 du parti ». Il dirige désormais les pôles « communication », « société civile » et « veille et prospective » — cette dernière appellation étant une nouveauté et désignant une cellule chargée notamment de décrypter les programmes politiques des partis de gauche radicale européens tels que SYRIZA en Grèce ou Podemos en Espagne[53].

Proche de Marine Le Pen, il est souvent présenté comme son « éminence grise » et son conseiller le plus influent[54]. Auteur d'un ouvrage consacré aux numéros 2 du Front national, l'historien Nicolas Lebourg estime à son sujet que « jamais un second n'a eu autant d'influence » au sein du parti[55]. Avec le documentariste Joseph Beauregard, il note que Florian Philippot a « peu ou prou obtenu ce que n'avait eu aucun numéro deux, la fusion sous son autorité de prérogatives relevant de la présidence, du secrétariat général et de la délégation générale »[56]. Lorrain de Saint-Affrique estime que « Jean-Marie Le Pen ne [s'est] jamais autant lié à quiconque comme sa fille semble l'avoir fait avec Philippot »[57]. Abel Mestre et Caroline Monnot soulignent qu'il « a pris une importance considérable à la faveur de la crise frontiste [du printemps 2015]. À tel point que l'on peut résumer la situation du FN selon cet adage : si Marine Le Pen préside le Front national, Florian Philippot le dirige »[58]. Pour le magazine Le Point, il fait partie de la « nouvelle génération de militants du Front national tout entier dévoués à Marine Le Pen et décidés, comme elle, à prendre le pouvoir au plus vite, au besoin en liquidant l'héritage du père, Jean-Marie Le Pen[59] ». D'après le sociologue Sylvain Crépon, l'émergence de Florian Philippot s'explique à la fois par sa légitimation de la stratégie de dédiabolisation et de normalisation impulsée par Marine Le Pen[60], et par sa convergence avec cette dernière sur une ligne « ni droite ni gauche »[61].

Alors qu'en 2011 il le jugeait « brillant » tout en émettant déjà des réserves à son encontre[2], Jean-Marie Le Pen attaque vivement Florian Philippot après sa suspension du FN en 2015, voyant en lui le principal responsable de sa sanction[62]. D'après Le Monde, « l’ancien chevènementiste a pesé de tout son poids pour parvenir à l’évincer. En petit comité, Marine Le Pen reconnaît volontiers que son bras droit a été le plus allant contre son père dans le huis clos du parti »[63]. Une partie de l'appareil frontiste exprime également son ressentiment à l'égard de Florian Philippot, en particulier en raison de ses prises de positions « étatistes » sur le plan économique[64]. Le directeur du Front national de la jeunesse, Julien Rochedy, indique notamment avoir quitté le FN en raison de son influence et de son entourage au FN[65].

Durant la campagne présidentielle de 2017, il est l’une des « plumes » privilégiées de la candidate, avec son frère Damien et Philippe Olivier[66]. Ce trio prépare le débat d'entre-deux-tours face à Emmanuel Macron avec pour objectif de faire perdre son sang-froid à ce dernier[67].

Peu après le second tour, alors qu'il est contesté au sein du FN pour la ligne politique de la campagne présidentielle[68], il déclare qu'il quitterait le parti si celui-ci ne prônait plus la sortie de la zone euro[69]. Il lance et préside une association rattachée au FN (mais à laquelle il est possible d'adhérer sans être membre du FN), baptisée « les Patriotes » et ayant pour objet de « défendre et porter le message de Marine Le Pen au soir du second tour de l’élection présidentielle », à savoir engager « une transformation profonde » du Front national pour créer « une nouvelle force politique ». Elle est dotée de trois vice-présidents : Sophie Montel, députée européenne FN ; Franck de Lapersonne, comédien ayant rallié le FN ; et Maxime Thiebaut, ex-directeur adjoint de cabinet de Nicolas Dupont-Aignan à Debout la France. Éric Richermoz, conseiller régional des Hauts-de-France, en est le secrétaire général[70]. Libération souligne que « la démarche est exceptionnelle au Front national » et la compare avec celle menée par Marine Le Pen à la tête de l’association « Générations Le Pen » au début des années 2000[68].

Implantation électorale en Moselle[modifier | modifier le code]

Florian Philippot en septembre 2012.

Interrogé par France 3 Nord-Pas-de-Calais en 2011, Florian Philippot déclare qu'il n'envisage pas une candidature ailleurs que dans le département du Nord, où il est né et a grandi[71].

Pourtant, il se présente aux élections législatives de 2012 dans la sixième circonscription de la Moselle, déclarant avoir été « parachuté, comme tous les résistants »[72],[73]. Il prend ainsi la place du candidat FN habituel, Éric Vilain, qui présente une candidature dissidente. Florian Philippot se qualifie pour le second tour avec 26,34 % des suffrages exprimés face au socialiste Laurent Kalinowski (37,45 %), tandis que le député UMP sortant Pierre Lang est éliminé dès le premier tour[74],[59]. Au second tour, avec 46,30 % des suffrages exprimés, Florian Philippot est battu.

Son attitude supposée envers les militants et le recrutement contesté[75] au conseil régional de Lorraine d'Arnaud Menu, alias Arnaud Naudin, rédacteur en chef de Novopress, l'un des médias du Bloc identitaire, provoquent, début 2013, la démission de son suppléant, d'un ancien candidat FN aux dernières élections cantonales, ainsi que de quatre conseillers régionaux FN[76].

Après avoir été pressenti pour mener une liste FN aux élections municipales de mars 2014 à Freyming-Merlebach, deuxième ville la plus peuplée de la 6e circonscription mosellane[77],[78], Florian Philippot choisit finalement de mener la liste forbachoise en tandem avec son ancien rival Éric Vilain[79],[80]. La liste qu'il conduit arrive en tête au premier tour (35,7 % des voix), puis recule en pourcentage au second (35,2 %) dans le cadre d'une quadrangulaire ayant permis l'élection du candidat socialiste[81]. Après cette défaite, il devient conseiller municipal de Forbach[82]. Il démissionne de cette fonction début janvier 2016, après avoir été élu conseiller régional[83],[84].

Par ailleurs, Florian Philippot prend la tête de liste de son parti aux élections européennes de mai 2014 dans la circonscription Est, qui comprend cinq régions[85]. Sa liste arrive en tête (28,98 % des voix) et il est élu député européen.

Il est tête de liste FN pour les élections régionales de 2015 en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine[86]. Il fait principalement campagne sur la crise migratoire, la fermeture des frontières et la sécurité[87]. Dans le même temps, il tente de placer deux de ses proches sur les listes conduites par Wallerand de Saint-Just en Île-de-France, mais est éconduit par Marine Le Pen[88]. La liste qu'il conduit arrive en tête au premier tour, avec 36,07 % des voix, dix points devant la liste de droite conduite par Philippe Richert et vingt points devant la liste socialiste menée par Jean-Pierre Masseret[89]. Au second tour, après que le PS a retiré son investiture à Jean-Pierre Masseret et appelé à voter pour la droite, la liste de Philippe Richert l'emporte avec 48,40 % des voix alors que la liste de Florian Philippot obtient un score identique à celui du premier tour (36,08 %)[89],[90]. Élu conseiller régional, il prend la présidence du groupe « Les Patriotes - Front national »[91].

Entourage[modifier | modifier le code]

Le Monde présente Florian Philippot comme « le patron d’une PME qui s’échine à modifier le logiciel du Front national. Le leader d’une petite troupe persuadée de pouvoir couper le parti de son passé et d’en faire une simple formation souverainiste, qui aurait largué les amarres de l’extrême droite. Des militants venus de la gauche, bien souvent, qui ont rédigé un nouveau calendrier : l’an I se situe au moment de la prise de pouvoir de Marine Le Pen et de son bras droit, en 2011 »[92].

Au FN, il s'entoure principalement de Joffrey Bollée (son directeur de cabinet), David Masson-Weyl et Aloïs Navarro[93] (fondateurs du collectif étudiant Marianne)[94] ou encore Kévin Pfeffer, Mathilde Androuët, Marie-Amélie Dutheil de la Rochère[95] et Alain Avello, président du collectif Racine (qui vise à implanter le parti chez les enseignants) et ancien adhérent d'Égalité et Réconciliation[92],[96]. Sophie Montel, députée européenne, est également proche de lui[96].

Ses proches, « profitant de chaque occasion pour soutenir leur leader », forment une « génération Philippot », qui s'investit principalement sur Twitter[97],[98]. Ils font l'objet de virulentes critiques, notamment de Minute — qui titre en 2013 sur le prétendu « lobby gay » qui se serait formé autour de lui[99] —, de Jean-Marie Le Pen — qui évoque, en référence à son homosexualité, en « ses hommes, ses mignons »[100],[101] — ou de Julien Rochedy[102], mais aussi, de manière plus feutrée, de « cadres historiques du [FN] » comme Stéphane Ravier[103].

En , après le congrès de novembre, une partie de ses fidèles intègre l'organigramme du parti[95]. Nicolas Lebourg relève que « les amis de [Marion Maréchal-Le Pen] sont marginalisés » tandis que Florian Philippot « a la part du lion »[104]. Alors que Marion Maréchal-Le Pen décline la proposition de sa tante d'intégrer l'organigramme de sa campagne présidentielle de 2017, celui-ci fait la part belle aux proches de Florian Philippot[8].

Opinions, prises de position[modifier | modifier le code]

Étatisme[modifier | modifier le code]

Sur le plan idéologique, le journaliste Laurent de Boissieu considère qu'il a apporté au FN « une cohérence entre la dénonciation du libéralisme extérieur (protectionnisme face au libre-échangisme mondial) et une dénonciation du libéralisme intérieur (interventionnisme social-étatiste contre la remise en cause du modèle social français), en rupture avec le programme de libéralisation interne défendu hier par Jean-Marie Le Pen et aujourd'hui [en 2015] par Marion Maréchal-Le Pen[105]. » Le politologue Thomas Guénolé voit dans sa ligne « un colbertisme qui veut fédérer le non du référendum de 2005 à la constitution européenne »[55]. Abel Mestre et Caroline Monnot indiquent qu'« avec son courant « national-républicain », il mène une bataille idéologique pour changer le logiciel frontiste en une sorte de synthèse chevènemento-lepéniste, se revendiquant plus que jamais du leitmotiv « ni droite ni gauche »[58].

En juin 2014, lors des grèves de la SNCF, il soutient les grévistes, réfutant l'argument que la libéralisation du rail soit synonyme de baisse des prix pour les usagers. Ces propos sont largement repris et commentés par les médias[106].

Il souhaite par ailleurs ramener l'âge de départ à la retraite à 60 ans[26] et a fait retirer la suppression de l'ENA du programme du FN[107].

Gaullisme et souverainisme[modifier | modifier le code]

Le , il se rend à Colombey les Deux Églises pour fleurir, « à titre personnel », le tombeau de Charles de Gaulle, en se revendiquant des valeurs du gaullisme[108]. Ce geste, qui est une première pour un haut responsable du Front national, irrite une partie du mouvement. Le président d'honneur du parti, Jean-Marie Le Pen, juge l'évènement comme un « acte de communication superflu »[109].

Après la commémoration de la rafle du Vélodrome d'Hiver par le Premier ministre Manuel Valls, qui y reconnaît l'implication de l'État français, Florian Philippot accuse le gouvernement d'« entretenir la haine de la France » en arguant que « la France était à Londres et il y avait un pays occupé, non pas complice de l'occupant mais victime de l'occupant[110]. »

Lors de sa campagne à Forbach pour les élections municipales de 2014, il exploite un logo inédit montrant une croix de Lorraine, emblème gaulliste, entourée de la flamme du logo du Front national, ce qui lui attire des critiques de la mouvance gaulliste[111],[112].

Le politologue Jean-Yves Camus estime que « sa conviction centrale est l’europhobie. Le reste varie »[113]. À plusieurs reprises, il tente de lancer une alliance avec Nicolas Dupont-Aignan et son mouvement Debout la France, mais celui-ci décline la proposition[114]. D'une manière générale, Florian Philippot affirme que le FN détient le monopole d'expression du souverainisme en France, déclarant en mai 2013 : « Nous incarnons la question souverainiste, nous n'avons pas de concurrence. Nous couvrons tout le champ du camp patriote »[115].

Républicanisme[modifier | modifier le code]

Pour Laurent de Boissieu, Florian Philippot prône « l’affirmation de la défense de tous les Français sans distinction d’origine ou de couleur de peau, à condition que les immigrés s’assimilent à la culture française », ce qui correspondait déjà aux statuts du FN mais contredit certaines déclarations de Jean-Marie Le Pen sur l’« inégalité des races » ou encore l’appartenance de la France au « monde blanc ». Or, d'après Laurent de Boissieu, « sur cette thématique, Florian Philippot est minoritaire à la base du parti », plutôt acquise aux thèses de la mouvance identitaire[57]. Louis Aliot, vice-président du FN, affirme que « ce n’est pas Florian Philippot qui a amené le républicanisme au Front national, Marine [Le Pen] défend cette ligne depuis 2002 »[63].

S'il dissocie islam et islamisme radical[116], il affirme « que c'est une évidence qu'il y a un lien entre l'immigration et la montée du fondamentalisme islamique »[117]. Il souhaite le maintien du concordat en Alsace-Moselle et s'oppose à ce qu'il intègre l'islam, ce qui serait selon lui « une atteinte tant à la laïcité de la République qu’à la mémoire de ceux qui ont toujours montré leur attachement à la France »[118].

Sujets de société[modifier | modifier le code]

À titre personnel, Florian Philippot se déclare hostile à la peine de mort et favorable à une « perpétuité réelle »[36],[119].

Comme Marine Le Pen, il n'a pas manifesté contre la loi ouvrant le mariage aux homosexuels ; il a également critiqué les élus qui ne voulaient pas appliquer la loi[36]. En avril 2016, il compare la question de l'abrogation du mariage homosexuel à celle de « la culture du bonsaï », suscitant des critiques à l'extrême droite et de la part de la Manif pour tous[120].

International[modifier | modifier le code]

Après la mort d'Hugo Chávez en 2013, il lui rend hommage, voyant en lui « d'abord une volonté, un courage, à l'intérieur comme à l'extérieur de son pays »[121].

Au surlendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015, il laisse entendre que le Qatar finance le terrorisme islamiste, ce qui conduit l'émirat à porter plainte pour diffamation à son encontre. Le Parlement européen refuse finalement la levée de son immunité parlementaire demandée par la cour d'appel de Versailles[122].

Divers[modifier | modifier le code]

Il se dit favorable à la suppression du Sénat et pour « une seule Assemblée avec moins d'élus, élus par contre à la proportionnelle intégrale »[123].

En 2016, il obtient l'arrêt du défilé traditionnel du FN le 1er mai en l'honneur de Jeanne d'Arc[124].

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans la bande dessinée d'anticipation de François Durpaire et Farid Boudjellal, La Présidente, où Marine Le Pen gagne l’élection présidentielle de 2017, Florian Philippot devient président de l'Assemblée nationale[125]. Dans le roman de politique-fiction de Michel Wieviorka, Le Séisme : Marine Le Pen présidente (2016), avec un scénario similaire, il devient Premier ministre[126].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Florian Philippot », sur whoswho.fr.
  2. a, b, c, d, e, f et g « Florian Philippot, l'énarque qui conseille Le Pen », sur http://www.lexpress.fr/, .
  3. Sophie des Déserts, « Comment Florian est devenu Philippot », Vanity Fair no 42, décembre 2016 - janvier 2017, pages 136-145.
  4. « Front national : un Philippot peut en cacher un autre », sur lefigaro.fr, .
  5. Joséphine Lebard, « Et soudain, chez Ardisson, le discours du FN sur l'immigration s'écroule », sur Rue89, (consulté le 7 décembre 2013).
  6. « Damien Philippot, directeur des études politiques à l'IFOP », sur rfi.fr, (consulté le 9 juin 2015).
  7. lefigaro.fr, « Le frère de Florian Philippot quitte l'Ifop », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  8. a, b et c Marine Turchi, « Marine Le Pen dévoile son équipe de campagne, sa nièce part en Russie », sur Mediapart, (consulté le 12 novembre 2016).
  9. a et b Olivier Faye, « Le frère de Florian Philippot, Damien Philippot, a quitté l’IFOP », sur droites-extremes.blog.lemonde.fr, (consulté le 11 novembre 2016).
  10. Marie-Pierre Bourgeois, Rose Marine : enquête sur le FN et l'homosexualité, Paris, Le Moment, , 221 p. (ISBN 978-2354174927), p. 40.
  11. Complément d'enquête - Florian Philippot, le Mazarin de Marine - Diffusé sur France 2 le jeudi 13 octobre 2016 - interview de Paul-Marie Coûteaux au sujet de Damien Philippot, à voir https://www.youtube.com/watch?v=Xtfex5J-eqY#t=31m42s à 31 min 52 s : « [au sujet de la collaboration avec Marine Le Pen] Je crois qu'il y a une répartition des rôles entre les deux frères. (...) Damien joue un rôle de conseiller, omniprésent, et Florian est la figure de proue ».
  12. Chat avec Olivier Faye sur lemonde.fr, .
  13. « Damien Philippot rejoint l’équipe de campagne de Marine Le Pen », sur Lemonde.fr, (consulté le 22 décembre 2016).
  14. « Philippot va porter plainte contre Closer », sur lepoint.fr, 12-13 décembre 2014 (consulté le 13 décembre 2014).
  15. « Oui à l'amour pour tous ! », Closer, no 496,‎ .
  16. « Closer révèle l'homosexualité de Florian Philippot : un procédé abject et indigne », sur leplus.nouvelobs.com, (consulté le 3 décembre 2015).
  17. « La révélation de l’homosexualité de Philippot indigne », sur 24heures.ch/, (consulté le 3 décembre 2015).
  18. Renaud Dély, « L'outing de Philippot, une atteinte à la démocratie », sur tempsreel.nouvelobs.com, (consulté le 13 décembre 2014).
  19. « Les révélations de Closer sur Florian Philippot indignent la classe politique », sur leparisien.fr, (consulté le 13 décembre 2014).
  20. Marc de Boni, « Florian Philippot : Il n'y a pas de lobby gay au Front national », sur lefigaro.fr, (consulté le 15 décembre 2014).
  21. Bourgeois 2016, p. 32-34.
  22. a, b, c, d, e, f, g, h et i Valentin Spitz, « LEGISLATIVES 2012. Florian Philippot emmène le FN au 2d tour : je l'ai rencontré », sur http://leplus.nouvelobs.com, Le Nouvel Observateur, (consulté le 24 janvier 2016).
  23. a, b et c Mael Thierry, « Florian Philippot : 1er gars de la Marine... pas des militants », sur L'Obs, (consulté le 17 août 2015).
  24. « Florian Philippot : compagnon, père, frère... Les petits secrets de la nouvelle star du FN », sur linternaute.com, (consulté le 24 janvier 2016).
  25. « Biographie », sur florian-philippot.fr (consulté le 23 juillet 2016).
  26. a et b Florian Fayolle, « Florian Philippot, l'homme qui a dynamité le FN des Le Pen », sur Challenges, (consulté le 17 août 2015).
  27. « Biographie de Florian Philippot », sur Gala (consulté le 17 août 2015).
  28. a, b et c Renaud Dély, La vraie Marine Le Pen : une bobo chez les fachos, Plon, , 181 p. (ISBN 2259229557), p. 121.
  29. Nolwenn Le Blevennec, « FN : Philippot, « l’homme qui sait tout », rejoint Marine Le Pen », sur rue89.com, (consulté le 21 juillet 2015).
  30. a, b et c Olivier Beaumont, « Florian Philippot, l'apprenti », sur http://www.leparisien.fr/, Le Parisien, .
  31. « Arrêté du 4 mai 2009 portant affectation aux carrières des élèves de la promotion 2007-2009 « Willy Brandt » de l'Ecole nationale d'administration ayant terminé leur scolarité au mois de mars 2009 (élèves issus des concours externe, interne et troisième concours) », sur http://www.legifrance.gouv.fr/, .
  32. a, b, c et d Abel Mestre, « Florian Philippot, technocrate passé de Chevènement à Le Pen », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  33. a et b Nolwenn Le Bienvennec, « FN : Philippot, « l'homme qui sait tout », rejoint Marine Le Pen », sur http://www.rue89.com/.
  34. « Le fils du directeur d'école chouchou du FN », sur nordeclair.fr, .
  35. a et b Gaël Brustier, « Florian Philippot, un «chevènementiste» très discret », sur oeilsurlefront.liberation.fr, (consulté le 14 février 2017).
  36. a, b, c et d Béatrice Houchard, « Florian Philippot, l'homme qui veut changer le Front national », sur lopinion.fr, (consulté le 23 juin 2015).
  37. Marie-Pierre Bourgeois, Rose Marine : enquête sur le FN et l'homosexualité, Paris, Le Moment, , 221 p. (ISBN 978-2354174927), p. 148.
  38. « Damien Philippot : le frère de Florian Philippot utilise-t-il son job à l'Ifop pour le FN ? », sur L'Internaute, (consulté le 30 avril 2016).
  39. a et b « FN : qui fait vraiment quoi dans la campagne 2012 ? », Le Monde,
  40. « Florian Philippot, le Mazarin de Marine », reportage de Raphaël Tresanini diffusé dans Envoyé spécial du 13 octobre 2016, à partir de 12:00.
  41. « Le sous-marin de Marine »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur enquete-debat.fr., .
  42. « Et s'il fallait se libérer de l'euro ? », Le vrai débat - Blogueur associé, marianne.net, .
  43. « Adrien, haut fonctionnaire à Bercy et conseiller de Marine Le Pen », leparisien.fr, .
  44. « Marine Le Pen dévoile l'équipe de campagne dirigée par un jeune énarque », sur 20minutes.fr.
  45. « FN - Aliot et Philippot porte-paroles » sur lefigaro.fr.
  46. « F. Philippot devient vice-président du FN », Le Figaro, .
  47. Marc Belpois, Erwan Desplanques, Hélène Marzolf, Alice Rosenthal, « Les médias boudent le Front National... à moins que ce ne soit l'inverse ? », sur telerama.fr, (consulté le 30 juillet 2016).
  48. « Philippot arrive seulement quatrième du vote interne au FN, loin derrière Maréchal-Le Pen », sur francetvinfo.fr, (consulté le 21 août 2015).
  49. a et b David Doucet, « Florian Philippot subit une claque au congrès du FN », sur Les Inrockuptibles, (consulté le 21 août 2015).
  50. Abel Mestre, « Florian Philippot a moins la cote chez les sympathisants FN », sur Le Monde, (consulté le 21 août 2015).
  51. « Marion Le Pen plébiscitée, Philippot en retrait », (consulté le 21 août 2015).
  52. Jérôme Fourquet, « L’évolution de la popularité des chefs de file du Front national », IFOP Focus, no 130,‎ , p. 9 (lire en ligne).
  53. Abel Mestre, Caroline Monnot, « Ce que révèle le nouvel organigramme du FN », sur droites-extremes.blog.lemonde.fr, (consulté le 21 août 2015).
  54. R. S., « Front national - Divorce sur le mariage homo », in Le Figaro Magazine, semaine du , page 18.
  55. a et b Florian Fayolle, « Comment Florian Philippot a eu la peau de Jean-Marie Le Pen », sur challenges.fr, (consulté le 5 mai 2015).
  56. Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard, Dans l'ombre des Le Pen : Une histoire des numéros 2 du FN, Paris, Nouveau Monde, , 390 p. [détail de l’édition] (ISBN 978-2365833271) , p. 363.
  57. a et b « Florian Philippot pourra-t-il longtemps survivre au paradoxe de son lien très fort avec Marine Le Pen et très faible avec le FN ? », sur Atlantico, (consulté le 30 juillet 2015).
  58. a et b Abel Mestre et Caroline Monnot, « Les réseaux du Front national : sociologie d'un parti politique », dans Sylvain Crépon, Alexandre Dézé, Nonna Mayer, Les Faux-semblants du Front national, Presses de Sciences Po, , p. 52.
  59. a et b Nicolas Bastuck, « Moselle - Florian Philippot (FN) réussit son parachutage », sur http://www.lepoint.fr/, .
  60. « Florian Philippot, le « gourou » de Marine Le Pen, incarne-t-il les impasses et les contradictions du FN actuel ? », sur Atlantico, (consulté le 22 août 2015).
  61. Dominique Albertini, « Sylvain Crépon : «Le FN aura toujours besoin de la radicalité» », sur Libération, (consulté le 22 août 2015).
  62. Dominique Albertini, « Jean-Marie Le Pen, Florian Philippot et le « lobby gay », sur liberation.fr, (consulté le 14 mai 2015).
  63. a et b Olivier Faye, « Elections régionales : Florian Philippot, l’ambitieux bras droit en quête d’un bastion », sur www.lemonde.fr, Le Monde, (consulté le 7 décembre 2015).
  64. Dominique Albertini, « Le vieux FN attaque le « gauchiste » Florian Philippot », sur liberation.fr, (consulté le 2 juin 2015).
  65. Tristan Quinault Maupoil, « Rochedy a quitté le FN à cause « des petits mecs » qui gravitent « autour de Philippot », sur lefigaro.fr, (consulté le 20 juin 2015).
  66. Béatrice Houchard, « Philippe Olivier, l’homme qui dit à Marine Le Pen de regarder à droite », sur L'Opinion.fr, (consulté le 10 mai 2017).
  67. Sylvain Chazot, « La tactique anti-Macron de Marine Le Pen lors du débat a été inspirée par la vidéo d'un psy italien », sur Le Lab, (consulté le 10 mai 2017).
  68. a et b Dominique Albertini, « Contesté au FN, Florian Philippot lance son association », sur liberation.fr, (consulté le 17 mai 2017).
  69. « Philippot quitterait le FN si la sortie de l'euro était abandonnée », sur lefigaro.fr, (consulté le 17 mai 2017).
  70. Béatrice Houchard, « Florian Philippot lance son association, «Les Patriotes », sur L'Opinion.fr, (consulté le 17 mai 2017).
  71. « Quand Florian Philippot n'envisageait de se présenter que dans la région Nord », sur lelab.europe1.fr, (consulté le 16 décembre 2015).
  72. Nicolas Bastuck, « Parachutage mouvementé pour le FN à Forbach », sur Le Point.fr (consulté le 31 mars 2014).
  73. « Florian Philippot, un parachuté « contrarié » dans le Grand Est », sur Le Huffington Post, (consulté le 16 décembre 2015).
  74. « Candidats élections législatives 2012 en Moselle - 2e tour », sur TOUT METZ (consulté le 31 mars 2014).
  75. « Le FN recrute le rédacteur en chef de Novopress », sur Droite(s) extrême(s), (consulté le 31 mars 2014).
  76. « Philippot, le parachuté chahuté du FN », sur nouvelobs.com, (consulté le 31 mars 2014).
  77. « Le FN recrute à Freyming-Merlebach » sur Le Républicain Lorrain, .
  78. « F. Philippot envisage Freyming-Merlebach » sur Le Républicain Lorrain, .
  79. « À Forbach, le parachutage du FN dans le sens du vent » sur Libération.
  80. « Municipales : Philippot (FN) pressenti pour être candidat à Forbach », sur Le Point, (consulté le 23 décembre 2015).
  81. « Forbach - Candidats aux élections régionales 2015 - 57600 », sur Le Monde.fr (consulté le 30 novembre 2015).
  82. Matthieu Goar, « Forbach : le frontiste Florian Philippot rate son parachutage », sur Le Monde, (consulté le 31 mars 2014).
  83. Sylvain Chazot, « La région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine donne un iPhone et un iPad à ses 169 conseillers régionaux », lelab.europe1.fr, .
  84. « Élu à la Région, Florian Philippot démissionne du conseil municipal de Forbach », sur www.republicain-lorrain.fr/, (consulté le 28 janvier 2016).
  85. « Florian Philippot candidat aux Européennes dans l'Est à la place de Bruno Gollnisch » sur lelab.europe1.fr.
  86. Emmanuel Galiero, « Régionales: Philippot lancera sa campagne en surfant sur la « pagaille Morano » », sur www.lefigaro.fr, (consulté le 10 octobre 2015).
  87. Clotilde Alfsen, « Régionales 2015 - Grand Est : Florian Philippot, radiographie d'une campagne », sur www.lepoint.fr, Le Point, (consulté le 10 décembre 2015).
  88. Alexandre Dézé, « L'organisation partisane du FN : le changement dans la continuité », Pouvoirs, no 157,‎ (lire en ligne).
  89. a et b « Elections régionales de 2015 en Alsace - Champagne-Ardenne - Lorraine », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 7 décembre 2015).
  90. « Dans l'Est, le PS retire à Masseret son investiture socialiste », sur Libération.fr, (consulté le 15 décembre 2015).
  91. « Le Front National voudrait renationaliser la branche énergie d'Alstom », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 18 janvier 2016).
  92. a et b Olivier Faye, « Front national : la fidèle équipe de Florian Philippot », sur lemonde.fr, (consulté le 18 avril 2017).
  93. Bourgeois 2016, p. 35-36.
  94. « Le FN crée un collectif étudiant pour s'implanter sur les campus », sur lemonde.fr,
  95. a et b Olivier Faye, « Ce que révèle le nouvel organigramme du FN », sur droites-extremes.blog.lemonde.fr, .
  96. a et b « Florian Philippot: ce que cache le vernis de la “dédiabolisation du FN” », sur Les Inrockuptibles.com, (consulté le 18 avril 2017).
  97. Bourgeois 2016, p. 36.
  98. Dominique Albertini, « Au FN bleu Marine, tu l’aimes ou tu la fermes », sur liberation.fr, .
  99. Bourgeois 2016, p. 32-33.
  100. Bourgeois 2016, p. 44.
  101. Dominique Albertini, « Jean-Marie Le Pen, Florian Philippot et le Front national », sur liberation.fr, .
  102. Tristan Quinault-Maupoil, « Rochedy a quitté le FN à cause « des petits mecs » qui gravitent « autour de Philippot », sur lefigaro.fr, .
  103. Bourgeois 2016, p. 37.
  104. Nicolas Lebourg, « Les alliés du Front national au sein de l'Union européenne », Notes de la Fondation Jean Jaurès,‎ (lire en ligne).
  105. Laurent de Boissieu, « Le FN, l'euro et la politique économique », sur ipolitique.fr, (consulté le 17 avril 2015).
  106. Françoise Fressoz, « Florian Philippot soutient les cheminots en grève », sur lemonde.fr, (consulté le 18 juin 2014).
  107. Tristan Quinault Maupoil, « Philippot veut en priorité des « hauts fonctionnaires patriotes » à l'ENA », sur Le Figaro, (consulté le 18 août 2015).
  108. Christophe Forcari, « Le frontiste Florian Philippot célèbre le Général », in libération.fr, .
  109. David Doucet, « Philippot, le gourou de Marine Le Pen », lesinrocks.com, .
  110. « Vel' d'Hiv: Philippot dénonce « une haine de la France », sur lefigaro.fr, (consulté le 29 septembre 2015).
  111. « Municipales : le logo de campagne de Philippot déplaît aux jeunes gaullistes », sur www.lefigaro.fr, (consulté le 22 décembre 2015).
  112. « FN et croix de Lorraine : un « contresens » pour les gaullistes », sur www.lejdd.fr, (consulté le 22 décembre 2015).
  113. Richard Werly, « Florian Philippot, le Front tireur », sur Le Temps.ch, (consulté le 3 janvier 2017).
  114. Maël Thierry, « Ces questions qui montent au Front », L'Obs, no 2667,‎ , p. 48 (lire en ligne).
  115. Emmanuelle Reungoat, « Le Front national et l'Union européenne », dans Sylvain Crépon, Alexandre Dézé, Nonna Mayer, Les Faux-semblants du Front national : sociologie d'un parti politique, Presses de Sciences Po, , p. 241.
  116. entretien Florian Philippot, Causeur, , no 53.
  117. Florian Philippot : "Dire que l'islamisme radical n'a aucun rapport avec l'immigration, c'est vivre sur une autre planète", rtl.fr, 8 janvier 2015
  118. Sylvain Chazot, « Pour s'opposer à l'enseignement de l'islam au lycée en Alsace-Moselle, Florian Philippot défend le Concordat au nom de… la laïcité », sur Le Lab, (consulté le 11 octobre 2016).
  119. « Florian Philippot réclame « une extrême fermeté » face aux jihadistes français », sur bfmtv.com, (consulté le 5 juin 2016).
  120. Geoffroy Clavel, « La Manif pour tous attend « des excuses » de Marine Le Pen après le « bonsaï » de Philippot », sur http://www.huffingtonpost.fr/, (consulté le 14 avril 2016).
  121. « Mélenchon après la mort de Chavez : « Ce qu'il est ne meurt jamais », sur lemonde.fr, (consulté le 28 octobre 2016).
  122. « Le parlement européen refuse de lever l'immunité de Florian Philippot », sur lefigaro.fr, (consulté en 31 septembre 2016).
  123. « Florian Philippot : "François Fillon, c'est Thatcher il y a trente ans" », sur francesoir.fr, (consulté le 24 novembre 2016).
  124. Valérie Igounet, « Le 1er mai, il arrive qu'il pleuve aussi », sur http://blog.francetvinfo.fr/derriere-le-front, France Télévisions, (consulté le 18 février 2016).
  125. François Durpaire et Farid Boudjellal, La Présidente, Les Arènes, 2015, page 48.
  126. Michel Wieviorka, Le Séisme : Marine Le Pen présidente, Robert Laffont, 2016, p. 65.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie Labat et Astrid de Villaines, Philippot Ier : le nouveau visage du Front national, Paris, Plon, 2017.

Liens externes[modifier | modifier le code]