Florian Philippot

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Florian Philippot
Florian Philippot au Parlement européenà Strasbourg, le 2 juillet 2014.
Florian Philippot au Parlement européen
à Strasbourg, le 2 juillet 2014.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
Élection 25 mai 2014
Législature 8e
Groupe politique NI (2014-2015)
ENL (depuis 2015)
Vice-président du Front national
En fonction depuis le
En tandem avec Alain Jamet (2012-2014)
Steeve Briois (2014-)
Louis Aliot
Marie-Christine Arnautu
Jean-François Jalkh
Président Marine Le Pen
Conseiller régional d'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
En fonction depuis le
Élection
Conseiller municipal de Forbach
6 avril 2014
Élection
Biographie
Date de naissance (34 ans)
Lieu de naissance Croix (Nord)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique FN (depuis 2011)
Diplômé de Université Paris-Dauphine
HEC Paris
ENA
Profession Haut fonctionnaire de l'Inspection générale de l'administration

Florian Philippot, né le à Croix (Nord), est un homme politique et ancien haut fonctionnaire français de l'Inspection générale de l'administration.

Se réclamant du gaullisme et du souverainisme, il soutient l'ancien ministre socialiste Jean-Pierre Chevènement, puis adhère au Front national (FN) en 2011. Devenu directeur stratégique de la campagne présidentielle de 2012 de Marine Le Pen et porte-parole permanent du Rassemblement bleu Marine (RBM), il est actuellement vice-président du FN et l'un des principaux conseillers de Marine Le Pen.

Après avoir été battu aux élections législatives de 2012 et aux élections municipales de 2014 à Forbach, il est élu député européen le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Florian Philippot est le fils d'un directeur d'école primaire publique et d'une institutrice[1]. Son père, Daniel Philippot, est nommé directeur du collectif Racine (collectif d'enseignants) du Nord-Pas-de-Calais-Picardie par Marine Le Pen en octobre 2015[2] et est élu conseiller régional (FN) de cette région en décembre 2015. Sa grand-mère est d'origine polonaise[3]. Son frère, Damien Philippot, diplômé de l'ESCP et de Sciences-Po Paris, est directeur des Études politiques de l'Institut français d'opinion publique (Ifop)[4].

Le 12 décembre 2014, le magazine Closer affirme que Florian Philippot est homosexuel et publie des photographies où il apparait aux côtés d'un homme au visage flouté, présenté comme étant un journaliste de télévision trentenaire et comme étant son compagnon[5],[6]. L'outing de Florian Philippot par le magazine provoque l'indignation de médias et d'une partie de la classe politique[7],[8],[9],[10]. Deux jours plus tard, tout en dénonçant une atteinte à sa vie privée, Florian Philippot confirme son homosexualité[11].

Études et carrière de haut fonctionnaire[modifier | modifier le code]

Florian Philippot passe son enfance à Bondues[12] (Nord) dans la banlieue de Lille puis fait ses études à Marcq-en-Barœul[13] avant d'entrer à Paris au lycée Louis-le-Grand en classe préparatoire économique et commerciale[12].

En 2001, il intègre HEC, dont il sort diplômé en 2005. Dans son mémoire de fin d'études, Le modèle fédéral belge et l'effet d'une éventuelle explosion de la Belgique sur l'avenir de l'Union européenne, il avance différentes prospectives pour l'avenir de la Belgique[14].

Durant ses études à HEC, il effectue un stage au sein de l'entreprise de sondages politiques TNS Sofres[15], où il occupe ensuite un poste. Il travaille également pour le compte d'acteurs de la distribution (notamment 3 Suisses en France et le groupe Louis Delhaize en Belgique)[16].

Il passe le concours de Sciences Po, mais échoue à l'oral[17]. Consécutivement, il prépare à l'université Paris-Dauphine le concours de l'ENA, qu'il réussit[12]. Il intègre la promotion Willy Brandt en 2007[18],[19].

Classé 34e sur 92 de sa promotion[12], Florian Philippot est affecté à l'Inspection générale de l'administration[20] où il devient le collègue et ami de Jean-Yves Le Gallou, ancien adjoint de Bruno Mégret au Mouvement national républicain (MNR)[21].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Premières opinions et actions militantes[modifier | modifier le code]

Il s'est déclaré « horrifié par les privatisations » intervenues sous le gouvernement Édouard Balladur alors qu'il avait 13 ans. Selon lui, l'État a ainsi « perd[u] quelque chose[12]. » Concernant sa filiation politique, Florian Philippot déclare : « De Gaulle, c'est pour moi la référence absolue[1]. » Lors des élections européennes de 1999, il dit être « séduit » par la « liste souverainiste Pasqua-de Villiers », qui devance le RPR sur une ligne néo-gaulliste[1].

Élève à HEC, Florian Philippot préside le comité Grandes écoles d'une douzaine de personnes autour de Jean-Pierre Chevènement, candidat à l'élection présidentielle de 2002, et dont le slogan est « HEC avec le Che », surnom de Jean-Pierre Chevènement qui fait référence à Che Guevara[22],[23]. Il affirmera plus tard avoir trouvé « pas très démocratique, ni républicaine » l'ambiance au sein des manifestations contre la présence au second tour de Jean-Marie Le Pen, président du Front national[1] ; au second tour, tout comme lors de l'élection présidentielle de 2007, il déclare avoir mis dans l'urne un bulletin blanc, marqué « non à l'euro »[24].

Lors du référendum de 2005, il fait campagne contre le traité établissant une Constitution européenne[12]. En avril 2005, au Zénith de Paris, il participe, en tant que militant, à un meeting de Jean-Luc Mélenchon, membre du Parti socialiste opposé à ce traité[12]. Après lui avoir dit qu'il le soutenait, il indique avoir acté leur désaccord sur leur rapport à la nation[12].

Engagement sous pseudonyme[modifier | modifier le code]

Florian Philippot rencontre Marine Le Pen en 2009 par l'entremise du souverainiste Paul-Marie Coûteaux ; il se dit alors intéressé par son « discours social »[1]. Il évoque cette première rencontre comme un « coup de foudre, amical et professionnel »[12]. Il admet n'avoir avant jamais voté pour ce mouvement et reconnaît qu'il n'aurait pas pu travailler pour celui-ci lorsque Jean-Marie Le Pen le dirigeait, notamment en raison de son programme économique : « Le projet économique n'était pas aussi précis et performant que celui de Marine. Le rôle de l'État n'était pas exprimé de la même manière, mais il faut reconnaître qu'il a été le premier à dire que l'euro n'était pas viable. En cela, c'est un visionnaire[1]. »

Selon le journaliste et éditeur Jean Robin, Florian Philippot est, de manière anonyme, de mai 2009 à avril 2011, blogueur associé à Marianne2.fr, site internet du magazine classé à gauche Marianne[25],[26].

Le , lors d'un entretien pour Le Parisien-Aujourd'hui en France, il se fait passer, sous le pseudonyme d'« Adrien »[22], pour un haut fonctionnaire du ministère des Finances qui « fait profiter Marine Le Pen de son réseau, des hauts fonctionnaires et des fiscalistes qui l'aident à développer sa culture économique » et qui « sort des rapports confidentiels de l'Inspection générale des finances »[27]. Trois jours plus tard, il présente, toujours sous pseudonyme, les grandes lignes du programme économique du FN lors d'un petit déjeuner de presse au siège national du FN, à Nanterre.

Au Front national[modifier | modifier le code]

Ascension dans le sillage de Marine Le Pen[modifier | modifier le code]

Florian Philippot lors de la présentation du programme présidentiel du FN, le à Paris.

Florian Philippot adhère au Front national en octobre 2011[24]. À la même date, il est nommé directeur stratégique de la campagne présidentielle de Marine Le Pen[28]. En mai 2012, il devient, avec Louis Aliot, porte-parole du Rassemblement bleu Marine (RBM)[29], nouvellement constitué, et en est depuis le porte-parole permanent. À partir du , il assume la fonction de vice-président du Front national, chargé de la stratégie et de la communication[30]. Il devient alors la personnalité du FN la plus présente dans les médias audiovisuels après Marine Le Pen[31].

Lors du congrès du FN qui se tient à Lyon en novembre 2014, il arrive en quatrième position pour l'élection du comité central avec 69 % des voix, derrière Marion Maréchal-Le Pen, Louis Aliot et Steeve Briois, et devant Bruno Gollnisch. Marine Le Pen évoque à son sujet « un excellent résultat »[31]. Au contraire, la presse signale une contre-performance, en particulier face à Marion Maréchal-Le Pen qui est présentée comme sa rivale, tant sur le plan personnel qu'idéologique[32],[33],[34],[35]. Pour le sociologue Sylvain Crépon, ce vote confirme la « forme de réticence vis-à-vis de sa personne et de son parcours universitaire et politique » qu'il a pu observer chez les militants du FN rencontrés au cours d'enquêtes de terrain[33]. En août 2015, Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'Ifop, relève que « le score de « bonnes opinions » de Florian Philippot parmi les sympathisants frontistes [est] sensiblement plus faible » que ceux de Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen, les deux autres principales figures du FN, ce qui s'explique « par un double handicap » : « un déficit de notoriété parmi les proches du FN » et une mauvaise opinion plus importante à son sujet[36].

D'après Abel Mestre et Caroline Monnot, journalistes au Monde, Florian Philippot apparaît comme « le grand gagnant » du nouvel organigramme du parti dévoilé le , qui « confirme sa position de numéro 2 du parti ». Il dirige désormais les pôles « communication », « société civile » et « veille et prospective » — cette dernière appellation étant une nouveauté et désignant une cellule chargée notamment de décrypter les programmes politiques des partis de gauche radicale européens tels que SYRIZA en Grèce ou Podemos en Espagne[37].

Proche de Marine Le Pen, il est souvent présenté comme son « éminence grise » et son conseiller le plus influent[38]. Auteur d'un ouvrage consacré aux numéros 2 du Front national, l'historien Nicolas Lebourg estime à son sujet que « jamais un second n'a eu autant d'influence » au sein du parti[39]. Avec le documentariste Joseph Beauregard, il note que Florian Philippot a « peu ou prou obtenu ce que n'avait eu aucun numéro deux, la fusion sous son autorité de prérogatives relevant de la présidence, du secrétariat général et de la délégation générale »[40]. Lorrain de Saint Affrique estime que « Jean-Marie Le Pen ne [s'est] jamais autant lié à quiconque comme sa fille semble l'avoir fait avec Philippot »[41]. Abel Mestre et Caroline Monnot soulignent qu'il « a pris une importance considérable à la faveur de la crise frontiste [du printemps 2015]. À tel point que l'on peut résumer la situation du FN selon cet adage : si Marine Le Pen préside le Front national, Florian Philippot le dirige »[42]. Pour le magazine Le Point, il fait partie de la « nouvelle génération de militants du Front national tout entier dévoués à Marine Le Pen et décidés, comme elle, à prendre le pouvoir au plus vite, au besoin en liquidant l'héritage du père, Jean-Marie Le Pen[43] ». D'après le sociologue Sylvain Crépon, l'émergence de Florian Philippot s'explique à la fois par sa légitimation de la stratégie de dédiabolisation et de normalisation impulsée par Marine Le Pen[44], et par sa convergence avec cette dernière sur une ligne « ni droite ni gauche »[45].

Alors qu'en 2011 il le jugeait « brillant » tout en émettant déjà des réserves à son encontre[1], Jean-Marie Le Pen attaque vivement Florian Philippot après sa suspension du FN en 2015, voyant en lui le principal responsable de sa sanction[46]. D'après Le Monde, « l’ancien chevènementiste a pesé de tout son poids pour parvenir à l’évincer. En petit comité, Marine Le Pen reconnaît volontiers que son bras droit a été le plus allant contre son père dans le huis clos du parti »[47]. À cette occasion, Jean-Marie Le Pen fait notamment référence à l'homosexualité et à l'entourage de l'intéressé[46]. Une partie de l'appareil frontiste exprime également son ressentiment à l'égard de Florian Philippot, en particulier en raison de ses prises de positions « étatistes » sur le plan économique[48]. Le directeur du Front national de la jeunesse, Julien Rochedy, indique notamment avoir quitté le FN en raison de son influence et de son entourage au FN[49]. Une étude réalisée en juillet 2015 par l'Ifop indique que la cote de popularité de Florian Philippot n'a pas pâti de cette affaire, tant auprès de l'ensemble de la population française que des sympathisants FN[36].

Implantation électorale en Moselle[modifier | modifier le code]

Florian Philippot, en septembre 2012.

Interrogé par France 3 Nord-Pas-de-Calais en 2011, Florian Philippot déclare qu'il n'envisage pas une candidature ailleurs que dans le département du Nord, où il est né et a grandi[50].

Pourtant, il se présente aux élections législatives de 2012 dans la sixième circonscription de la Moselle, déclarant avoir été « parachuté, comme tous les résistants »[51],[52]. Il prend ainsi la place du candidat FN habituel, Éric Vilain, qui présente une candidature dissidente. Florian Philippot se qualifie pour le second tour avec 26,34 % des suffrages exprimés face au socialiste Laurent Kalinowski (37,45 %), tandis que le député UMP sortant Pierre Lang est éliminé dès le premier tour[53],[43]. Au second tour, avec 46,30 % des suffrages exprimés, Florian Philippot est battu.

Son attitude supposée envers les militants et le recrutement contesté[54] au conseil régional de Lorraine d'Arnaud Menu, alias Arnaud Naudin, rédacteur en chef de Novopress, l'un des médias du Bloc identitaire, provoquent, début 2013, la démission de son suppléant, d'un ancien candidat FN aux dernières élections cantonales, ainsi que de quatre conseillers régionaux FN[55].

Après avoir été pressenti pour mener une liste FN aux élections municipales de mars 2014 à Freyming-Merlebach, deuxième ville la plus peuplée de la 6e circonscription mosellane[56],[57], Florian Philippot choisit finalement de mener la liste forbachoise en tandem avec son ancien rival Éric Vilain[58],[59]. La liste qu'il conduit arrive en tête au premier tour (35,7 % des voix), puis recule en pourcentage au second (35,2 %) dans le cadre d'une quadrangulaire ayant permis l'élection du candidat socialiste[60]. Après cette défaite, il devient conseiller municipal de Forbach[61]. Il démissionne de cette fonction début janvier 2016, après avoir été élu conseiller régional[62],[63].

Par ailleurs, Florian Philippot prend la tête de liste de son parti aux élections européennes de mai 2014 dans la circonscription Est, qui comprend cinq régions[64]. Sa liste arrive en tête (28,98 % des voix) et il est élu député européen.

Il est tête de liste FN pour l'élection régionale de 2015 en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine[65]. Il fait principalement campagne sur la crise migratoire, la fermeture des frontières et la sécurité[66]. La liste qu'il conduit arrive en tête au premier tour, avec 36,07 % des voix, dix points devant la liste de droite conduite par Philippe Richert et vingt points devant la liste socialiste menée par Jean-Pierre Masseret[67]. Au second tour, après que le PS a retiré son investiture à Jean-Pierre Masseret et appelé à voter pour la droite, la liste de Philippe Richert l'emporte avec 48,40 % des voix alors que la liste de Florian Philippot obtient un score identique à celui du premier tour (36,08 %)[67],[68]. Élu conseiller régional, il prend la présidence du groupe « Les Patriotes - Front national »[69].

Opinions, prises de position[modifier | modifier le code]

Étatisme[modifier | modifier le code]

Sur le plan idéologique, le journaliste Laurent de Boissieu considère qu'il a apporté au FN « une cohérence entre la dénonciation du libéralisme extérieur (protectionnisme face au libre-échangisme mondial) et une dénonciation du libéralisme intérieur (interventionnisme social-étatiste contre la remise en cause du modèle social français), en rupture avec le programme de libéralisation interne défendu hier par Jean-Marie Le Pen et aujourd'hui [en 2015] par Marion Maréchal-Le Pen[70]. » Le politologue Thomas Guénolé voit dans sa ligne « un colbertisme qui veut fédérer le non du référendum de 2005 à la constitution européenne »[39]. Abel Mestre et Caroline Monnot indiquent qu'« avec son courant « national-républicain », il mène une bataille idéologique pour changer le logiciel frontiste en une sorte de synthèse chevènemento-lepéniste, se revendiquant plus que jamais du leitmotiv « ni droite ni gauche » »[42].

En juin 2014, lors des grèves de la SNCF, il soutient les grévistes, réfutant l'argument que la libéralisation du rail soit synonyme de baisse des prix pour les usagers. Ces propos sont largement repris et commentés par les médias[71].

Il souhaite par ailleurs ramener l'âge de départ à la retraite à 60 ans[15] et a fait retirer la suppression de l'ENA du programme du FN[72].

Gaullisme[modifier | modifier le code]

Le , il se rend à Colombey-les-Deux-Églises pour fleurir, « à titre personnel », le tombeau de Charles de Gaulle, en se revendiquant des valeurs du gaullisme[73]. Ce geste, qui est une première pour un haut responsable du Front national, irrite une partie du mouvement. Le président d'honneur du parti, Jean-Marie Le Pen, juge l'évènement comme un « acte de communication superflu »[74].

Après la commémoration de la rafle du Vélodrome d'Hiver par le Premier ministre Manuel Valls, qui y reconnaît l'implication de l'État français, Florian Philippot accuse le gouvernement d'« entretenir la haine de la France » en arguant que « la France était à Londres et il y avait un pays occupé, non pas complice de l'occupant mais victime de l'occupant[75]. »

Lors de sa campagne à Forbach pour les élections municipales de 2014, il exploite un logo inédit montrant une croix de Lorraine, emblème gaulliste, entourée de la flamme du logo du Front national, ce qui lui attire des critiques de la mouvance gaulliste[76],[77].

À plusieurs reprises, il tente de lancer une alliance avec Nicolas Dupont-Aignan et son mouvement Debout la France, mais celui-ci décline la proposition[78].

Républicanisme[modifier | modifier le code]

Pour Laurent de Boissieu, Florian Philippot prône « l’affirmation de la défense de tous les Français sans distinction d’origine ou de couleur de peau, à condition que les immigrés s’assimilent à la culture française », ce qui correspondait déjà aux statuts du FN mais contredit certaines déclarations de Jean-Marie Le Pen sur l’« inégalité des races » ou encore l’appartenance de la France au « monde blanc ». Or, d'après Laurent de Boissieu, « sur cette thématique, Florian Philippot est minoritaire à la base du parti », plutôt acquise aux thèses de la mouvance identitaire[41]. Louis Aliot, vice-président du FN, affirme que « ce n’est pas Florian Philippot qui a amené le républicanisme au Front national, Marine [Le Pen] défend cette ligne depuis 2002 »[47].

Sujets de société[modifier | modifier le code]

Florian Philippot se déclare hostile à la peine de mort « à titre personnel »[24]. Comme Marine Le Pen, il n'a pas manifesté contre la loi ouvrant le mariage aux homosexuels ; il a également critiqué les élus qui ne voulaient pas appliquer la loi[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  4. « Damien Philippot, directeur des études politiques à l'IFOP », sur rfi.fr,‎ (consulté le 9 juin 2015).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]