Tour de France 2017

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Tour de France 2017 Cycling (road) pictogram.svg
Hauptfeld Tour de France 2017 bei der 2. Etappe von Düsseldorf nach Lüttich (35671704645).jpg
Le peloton lors de la deuxième étape entre Düsseldorf et Liège
Généralités
Course 104e Tour de France
Compétition UCI World Tour 2017 2.UWT
Étapes 21
Dates 1 – 23 juillet 2017
Distance 3 540 km
Pays FRA France
GER Allemagne
BEL Belgique
LUX Luxembourg
Lieu de départ Düsseldorf
Lieu d'arrivée Paris
Équipes 22
Partants 198
Arrivants 167
Vitesse moyenne 40,996 km/h
Résultats
Vainqueur GBR Christopher Froome (Sky)
Deuxième COL Rigoberto Urán (Cannondale-Drapac)
Troisième FRA Romain Bardet (AG2R La Mondiale)
Classement par points AUS Michael Matthews (Sunweb)
Meilleur grimpeur FRA Warren Barguil (Sunweb)
Meilleur jeune GBR Simon Yates (Orica-Scott)
Super-combatif FRA Warren Barguil (Sunweb)
Meilleure équipe GBR Sky
2017 Tour de France map.png
2016 2018
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Le Tour de France 2017 est la 104e édition du Tour de France cycliste, l'un des trois grands tours. Il part de Düsseldorf en Allemagne le et s'achève sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris le pour un total de 3 540 km répartis en 21 étapes. Un total de 198 coureurs au sein de 22 équipes participent à cette course.

Ce tour est remporté par Christopher Froome qui gagne l'épreuve pour la quatrième fois. Rigoberto Urán et Romain Bardet complètent le podium. Le classement par points est remporté par Michael Matthews tandis que son équipier Warren Barguil est le meilleur grimpeur et se voit également attribuer le prix du super-combatif. Simon Yates, 6e du classement général, est le meilleur jeune de ce Tour comme son frère Adam l'année précédente. Le classement par équipes est remporté par l'équipe Sky qui compte notamment Chris Froome et Mikel Landa, 4e du général.

Sommaire

Parcours[modifier | modifier le code]

Un Grand Départ allemand 30 ans après Berlin[modifier | modifier le code]

Panneau à Düsseldorf annonçant le grand départ du Tour.

Initialement, le Grand Départ devait avoir lieu à Londres mais la ville s'est désistée quelques mois avant l'annonce officielle[1],[2]. Pour le Grand Départ, la ville de Düsseldorf a finalement été sélectionnée. Il s'agit du quatrième Tour dont le départ est organisé en Allemagne après Cologne en 1965, Francfort en 1980 et Berlin-Ouest en 1987. Düsseldorf est seulement distante de 200 kilomètres d'Utrecht, où avait débuté l'épreuve en 2015. Le Grand Départ est une étape contre la montre, d'une longueur de 13 km. Le Tour ne reste qu'une journée et demie en Allemagne, puisque la deuxième étape, partant également de Düsseldorf, se dirige vers l'ouest pour rallier la Belgique. Ce départ en Allemagne marque un regain d'intérêt pour le cyclisme dans ce pays. En effet, à la suite de plusieurs affaires de dopage, les médias allemands s'étaient désintéressés du cyclisme en cessant notamment la diffusion télévisée du Tour de France pendant plusieurs années[3].

Première semaine : Ardennes, Vosges et Jura[modifier | modifier le code]

L'arrivée en Belgique se fait à Liège, pour une étape dévolue aux sprinteurs. La troisième étape traverse quatre pays : la Belgique, l'Allemagne, le Luxembourg, avant d'arriver en France à Longwy pour un final d'étape en bosse favorable aux puncheurs. Le peloton repart ensuite du Luxembourg, à Mondorf-les-Bains, pour rallier une autre ville thermale, Vittel, dont l'eau minérale éponyme est partenaire du Tour de France.

C'est de cette même ville que part la première étape décisive pour le classement général, en abordant les Vosges. La ligne terminale est tracée à la Planche des Belles Filles en Haute-Saône, qui est devenue en seulement quelques années un incontournable du Tour. Il s'agit d'une étape en format « course de côte », la montée vers la station étant la seule difficulté majeure de l'étape. Vesoul, préfecture de la Haute-Saône, accueille le départ de la sixième étape vers Troyes, avant de redescendre vers le sud pour atteindre Nuits-Saint-Georges. Les deux étapes sont promises aux sprinteurs.

Le week-end propose des difficultés répertoriées pour le classement de la Montagne toutes situées dans le massif du Jura avec une première étape entre Dole et la station des Rousses, avec une étape montant progressivement en difficulté et proposant un final plus difficile que l'étape de 2010, avec la montée inédite de la Combe de Laisia-les-Molunes. Enfin, le dimanche propose une étape atypique sur le Tour entre Nantua et Chambéry. Le peloton doit affronter les trois montées les plus difficiles du Jura, toutes classées hors catégorie : l'inédit col de la Biche, le versant le plus difficile du col du Grand Colombier, et le retour d'un monstre oublié du Tour, le mont du Chat, qui avait vu Raymond Poulidor lâcher Eddy Merckx en 1974[4],[5].

Deuxième semaine : Périgord, Pyrénées et Massif central[modifier | modifier le code]

La course réalise alors un transfert jusqu'en Dordogne pour sa première journée de repos. La course reprend le mardi 11 juillet pour une étape entre Périgueux et Bergerac, mais contrairement au Tour 2014, il s'agit d'une étape en ligne. Eymet est le départ de la onzième étape qui rallie la ville de Pau, qui n'avait plus connu une arrivée depuis cinq ans. C'est alors que les coureurs abordent le diptyque pyrénéen : la première étape, une des plus longues de cette édition avec 214 kilomètres, atteint la station de Peyragudes en franchissant le col des Ares et le col de Menté, le Port de Balès qui fête ses 10 ans d'apparition sur le Tour, avant le franchissement du col de Peyresourde et un final dans la station différent de celui de 2012 : cette fois, les coureurs gravissent la piste de l'altiport, où a été tournée 20 ans plus tôt la scène d'ouverture du film Demain ne meurt jamais.

La deuxième étape de ce duo pyrénéen, le vendredi 14 juillet, est l'étape en ligne la plus courte de cette édition avec seulement 100 kilomètres intégralement tracés dans l'Ariège. Au programme, trois cols après le départ de Saint-Girons : le col de Latrape, le difficile col d'Agnes et le col de Péguère avant l'arrivée à Foix. L'étape de transition entre Blagnac et Rodez reprend le même final que l'édition 2015. Enfin, pour la fin de la deuxième semaine, c'est le Massif central qui est à l'honneur dans une étape de moyenne montagne comportant deux montées majeures inédites : celle de Naves d'Aubrac, et le col de Peyra Taillade, avant un final complexe vers Le Puy-en-Velay, qui obtient une arrivée, une journée de repos, et un départ d'étape.

Troisième semaine : des Alpes à la Méditerranée, jusqu'aux Champs-Élysées[modifier | modifier le code]

À l'issue de la journée de repos, le peloton rallie à l'issue d'une étape de plaine dévouée aux sprinteurs la ville de Romans-sur-Isère. C'est alors qu'ils attaquent les Alpes par deux étapes, contenant seulement cinq cols au total. La première étape part de La Mure dans le département de l'Isère, et emprunte les cols d'Ornon, de la Croix-de-Fer et du Galibier, plus franchi depuis 2011, pour atteindre la station de Serre Chevalier. La deuxième étape quant à elle débute à Briançon pour une étape en forme de boucle, descendant jusqu'au lac de Serre-Ponçon, puis remontant la vallée de l'Ubaye pour gravir le col de Vars, pour ainsi repartir vers le nord en direction d'Arvieux pour atteindre le sommet du col d'Izoard, où est jugée l'arrivée. Ce tracé est également celui de la cyclosportive de l'Étape du Tour.

Suit alors une ultime étape de transition à travers la Provence entre Embrun et Salon-de-Provence, avant le contre-la-montre situé à Marseille, capitale européenne du sport en 2017. L'itinéraire part et arrive au stade Vélodrome. Il passe au niveau des plages du Prado, la Corniche, fait le tour du Vieux-Port avant de faire demi-tour au niveau du MuCEM et de la cathédrale de la Major. Sur le final, le parcours emprunte les pentes menant à Notre-Dame-de-la-Garde, notamment le boulevard André-Aune. À l'issue de cette pénultième étape, le Tour réalise l'un des plus imposants transferts de son histoire, réalisant près de 750 km en moins de 24 heures.

L'étape francilienne, partant de Montgeron dans le département de l'Essonne, ville-départ historique du premier Tour de France et du Tour du Centenaire, vise à promouvoir la candidature de Paris pour l'organisation des Jeux Olympiques de 2024 en passant par les sites sportifs. L'épreuve passe par les Invalides, ainsi qu'à l'intérieur du bâtiment du Grand Palais, une « première » [6], avant de rejoindre le circuit final des Champs-Élysées. À noter également que Marseille, ville-étape de la veille, accueillerait les épreuves de voile des Jeux.

L'épreuve cycliste traverse le Grand Palais pour la première fois.

Cela faisait 25 ans que le Tour de France n'avait pas emprunté les cinq massifs majeurs de l'Hexagone : les Vosges, le Jura, les Pyrénées, le Massif Central, et les Alpes. De plus, pour la troisième année consécutive, la course aborde les Pyrénées avant les Alpes.

Participants[modifier | modifier le code]

Équipes[modifier | modifier le code]

WorldTeams (18)
  1. FRA AG2R La Mondiale
  2. KAZ Astana
  3. BRN Bahrain-Merida
  4. USA BMC Racing
  5. GER Bora-Hansgrohe
  6. USA Cannondale-Drapac
  7. RSA Dimension Data
  8. FRA FDJ
  9. SUI Katusha-Alpecin
  10. NED Lotto NL-Jumbo
  11. BEL Lotto-Soudal
  12. ESP Movistar
  13. AUS Orica-Scott
  14. BEL Quick-Step Floors
  15. GBR Sky
  16. GER Sunweb
  17. USA Trek-Segafredo
  18. UAE UAE Emirates
Équipes continentales professionnelles (4)
  1. FRA Cofidis
  2. FRA Direct Énergie
  3. FRA Fortuneo-Oscaro
  4. BEL Wanty-Groupe Gobert
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Liste des participants[modifier | modifier le code]

La liste des participants au Tour de France 2017 est entièrement connue le mardi 27 juin 2017, mais la cérémonie de présentation des coureurs se déroule le jeudi 29 juin à Düsseldorf. Entre ces deux dates, Geoffrey Soupe, « fatigué », est remplacé par Nicolas Edet pour compléter l'effectif de la formation Cofidis[7]. Le coureur portugais de la formation Trek-Segafredo, André Cardoso est provisoirement suspendu suite à un contrôle antidopage positif à l'EPO le 27 juin, il est immédiatement remplacé par Haimar Zubeldia qui est donc le vétéran de ce Tour 2017[8].

Favoris[modifier | modifier le code]

Pour le classement général[modifier | modifier le code]

Le principal favori à la victoire sur ce Tour de France est le double tenant du titre, Christopher Froome[9]. C'est sa sixième participation consécutive à l'épreuve. Sur les cinq précédentes, il a remporté la course trois fois, a terminé deuxième en 2012 pour permettre à son coéquipier, Bradley Wiggins, de l'emporter et a abandonné à la suite de multiples chutes en 2014. De plus, il n'est accompagné que d'un seul ancien vainqueur du Tour de France cette année, l'Espagnol de la Trek-Segafredo, Alberto Contador, vainqueur en 2007 et en 2009. Son plus grand avantage est de bénéficier d'une équipe programmée pour l'aider à remporter cette épreuve, la formation britannique de la Sky. Son manque de résultat depuis le début de la saison 2017 le rend toutefois plus vulnérable que les années précédentes[10].

Les coureurs considérés comme les principaux rivaux de Froome sont Richie Porte, Nairo Quintana, Romain Bardet, Alberto Contador, Fabio Aru[11]. Ancien équipier de Froome, aujourd'hui chez BMC, Porte[12] a certes perdu le Critérium du Dauphiné au profit du Danois Jakob Fuglsang lors de l'étape finale, mais il a dominé Froome notamment lors du contre-la-montre, et a semblé quasi-imbattable depuis le début de la saison[10]. Bardet, dauphin de Froome l'an dernier, semble en mesure de succéder à Bernard Hinault mais va devoir compenser le temps qu'il devrait perdre sur les deux contre-la-montre au programme. Pour cela, il pourra compter sur une équipe AG2R La Mondiale entièrement dévouée à sa cause, composée entre autres du Suisse Mathias Frank et du jeune Français Pierre Latour. Après avoir remporté le Giro 2014 et la Vuelta 2016, Quintana (Movistar) a tenté de réaliser un doublé Tour d'Italie-Tour de France. Il a manqué ce défi, terminant deuxième du Giro. Sur ce Tour, il va devoir composer avec la fatigue accumulée lors de cette course. Lors de chacune de ses participations précédentes (en 2013, 2015 et 2016), remportées par Froome, il a terminé sur le podium. Pour Contador, cette édition semble être sa dernière chance de remporter à nouveau le Tour[10]. Enfin, Fabio Aru, vainqueur de la Vuelta 2015, tentera de faire mieux que lors du Tour 2016 qu'il avait terminé à la treizième place. Il devait participer au Giro, mais a dû faire face à une blessure au genou droit à quelques semaines du départ. La grande inconnue est donc sa forme physique, puisque le Tour ne faisait pas partie de sa préparation initiale[13]. Il est notamment accompagné sur ce Tour par Fuglsang, récent vainqueur du Critérium du Dauphiné.

Pour les principaux outsiders, nous pouvons citer le Colombien d'Orica-Scott, Esteban Chaves[10], bien qu'il revienne d'une blessure à un genou, l'Anglais Simon Yates, également chez Orica-Scott, le Polonais Rafał Majka (Bora-Hansgrohe), l'Irlandais Dan Martin pour la Quick-Step Floors, l'Espagnol Ion Izagirre (Bahrain-Merida), le Français de la FDJ, Thibaut Pinot, qui vise cependant les victoires d'étapes plutôt le classement général[14], l'Espagnol Alejandro Valverde, équipier de Quintana chez Movistar, ou Fuglsang[15],[10].

Pour le classement par points[modifier | modifier le code]

Pour le maillot vert, un seul nom ressort, celui de Peter Sagan. Cette année, il a l'occasion d'égaler la légende Erik Zabel[16], en remportant pour la 6e fois consécutive le classement par points aux Champs-Élysées. Il aura le soutien d'un coéquipier particulier, son grand frère Juraj.

Si peu de favoris apparaissent, on compte beaucoup d'outsiders. Le classement par points quittera la Slovaquie si un coureur se révèle ou si Peter Sagan produit une contreperformance ou s'il est contraint à l'abandon. Rick Zabel pourrait permettre à son père de reste seul détenteur du record de maillots verts encore une année, même si le sprinteur désigné de la Katusha-Alpecin reste le Norvégien Alexander Kristoff. Les Allemands André Greipel, John Degenkolb et Marcel Kittel pourraient aussi briller dans ce classement si l'un d'eux enchaine les sprints victorieux. Le Britannique Mark Cavendish, seul autre vainqueur de ce classement présent sur ce tour, tentera de battre le record du nombre de victoires d'étapes détenu par le « Cannibale », Eddy Merckx[17]. Il lui en faut cinq pour ce faire. Une telle performance lui donnerait des chances de remporter ce classement. Il faudra aussi compter sur le jeune Néerlandais Dylan Groenewegen, qui tentera, tout comme les sprinteurs français Nacer Bouhanni et Arnaud Démare, de bouleverser la hiérarchie des sprints massifs sur le Tour de France.

Pour le classement de la montagne[modifier | modifier le code]

Double vainqueur du maillot à pois, le Polonais Rafal Majka (Bora Hansgrohe) peut être l'un des favoris à sa propre succession[18]. Sans véritable leader dans son équipe, à l'exception éventuelle du jeune Allemand Emanuel Buchmann, il aura carte blanche en montagne. Autre habitué des échappées sur le Tour, Thomas De Gendt (Lotto-Soudal) pourrait lui aussi viser le maillot[18]. Thibaut Pinot (FDJ), quatrième du dernier Giro, a quant à lui annoncé ne pas se concentrer sur le classement général pour viser une victoire d'étape, et au vu de ses qualités de grimpeur à la suite de plusieurs échappées il pourrait récupérer ce maillot à pois[19]. De même, alors que Rigoberto Uran et Andrew Talansky seront les leaders de son équipe (Cannondale-Drapac) pour le classement général, Pierre Rolland, récent vainqueur d'étape sur le Giro, est appelé à viser une victoire d'étape et par extension jouer un rôle au classement de la montagne[18]. Enfin, malgré une équipe construite pour la conquête d'un quatrième Tour de France par le Britannique Christopher Froome, le grimpeur espagnol Mikel Landa, vainqueur sortant du maillot azzuro de meilleur grimpeur du Tour d'Italie, n'est pas à exclure. D'une manière générale, les baroudeurs possédant des qualités de grimpeurs sont des candidats désignés au classement de la montagne, d'autant plus que les arrivées au sommet seront moins nombreuses. On pourra citer de nombreux autres coureurs, français notamment, capables de multiplier les échappés en se désintéressant du classement général. Ainsi, les jeunes Elie Gesbert et Guillaume Martin pourront être intéressants à suivre, tout comme Warren Barguil. À l'occasion de la dernière épreuve de sa carrière, Thomas Voeckler, déjà vainqueur de ce classement, aura probablement à cœur de briller à nouveau. Dans cette même équipe Direct Énergie, l'on pourra citer Lilian Calmejane. Du côté étranger, d'autres équipiers de leaders pourront également jouer leur carte personnelle, c'est le cas notamment de l'Italien Diego Ulissi, de l'Espagnol Daniel Navarro, des coureurs de la Dimension Data Stephen Cummings et Serge Pauwels, du Néerlandais Bauke Mollema. Enfin, les équipes disposant de plusieurs leaders pourront être amenées à jouer sur ce tableau si l'un des deux perd un temps significatif. C'est le cas chez Astana ou Orica-Scott ayant respectivement pour leaders Fabio Aru et Jakob Fuglsang, Esteban Chaves et Simon Yates[19].

Pour le classement du meilleur jeune[modifier | modifier le code]

Huitième du classement général en 2016, le Sud-Africain Louis Meintjes (UA Team Emirates) est le favori logique au maillot blanc après un bon Dauphiné. L'Allemand de l'équipe Bora, Emanuel Buchmann, a lui aussi été très en vue sur cette course, et pourrait également remporter le maillot de meilleur jeune. Vainqueur d'une étape en montagne sur la Vuelta, le Français d'AG2R Pierre Latour lorgnera aussi sur ce maillot qui pourrait venir à lui s'il arrive à emmener son leader Romain Bardet assez loin dans les ascensions. Sixième du dernier Tour d'Espagne, le Britannique Simon Yates pourrait succéder à son frère jumeau[20].

Règlement de la course[modifier | modifier le code]

Règlement du classement général[modifier | modifier le code]

Le classement général, dont le leader porte le maillot jaune, s'établit en additionnant les temps réalisés à chaque étape, puis en ôtant d'éventuelles bonifications (10, 6 et 4 s à l'arrivée des étapes en ligne). En cas d'égalité, les critères de départage, dans l'ordre, sont :

  • Centièmes de seconde enregistrés lors des contre-la-montre,
  • Addition des places obtenues lors de chaque étape,
  • Place obtenue lors de la dernière étape[21].

Règlement du classement par points[modifier | modifier le code]

Catégorie des 21 étapes pour l’attribution des points au classement par points
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21
Étapes en ligne dites « sans difficulté particulière »
Étapes en ligne dites de « parcours accidenté »
Étapes en ligne dites de « haute montagne » ou contre-la-montre individuel

À l'issue de chaque étape, le leader du classement par points porte le maillot vert.
Comme dans les deux dernières éditions, il n'y aura qu'un seul sprint intermédiaire maximum par étape. Le classement par points est établi en fonction du barème suivant[21] :

  • Pour les arrivées des étapes en ligne dites « sans difficulté particulière » : 50 points, 30, 20, 18, 16, 14, 12, 10, 8, 7, 6, 5, 4, 3 et 2 points pour les 15 premiers coureurs classés,
  • Pour les arrivées des étapes en ligne dites de « parcours accidenté » : 30 points, 25, 22, 19, 17, 15, 13, 11, 9, 7, 6, 5, 4, 3 et 2 points pour les 15 premiers coureurs classés
  • Pour les arrivées des étapes en ligne dites de « haute montagne », les étapes dites de "contre-la-montre" et les sprints intermédiaires : 20 points, 17, 15, 13, 11, 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2 et 1 point pour les 15 premiers coureurs classés.

Un coureur qui arrive en dehors des délais (par exemple dans un éventuel gruppetto) à une étape et qui est repêché reçoit une pénalité équivalente au nombre de points attribués au vainqueur de l'étape. Cette pénalité est automatique et peut conduire à un solde de points négatif.

En cas d'égalité de points au classement général les coureurs sont départagés par :

  • Le nombre de victoires d'étape,
  • Le nombre de victoires dans les sprints intermédiaires comptant pour le classement général par points,
  • Le classement général individuel au temps en cas d'égalité absolue.

Pour être déclaré vainqueur du classement par points, le coureur se doit de terminer le Tour de France.

Règlement du classement de la montagne[modifier | modifier le code]

Le classement de la montagne, dont le leader porte le maillot à pois est établi en fonction du barème suivant. Il diffère légèrement de celui de 2016.

  • Côte hors-catégorie : 20, 15, 12, 10, 8, 6, 4 et 2 points aux 8 premiers coureurs classés
  • Côte de 1re catégorie : 10, 8, 6, 4, 2 et 1 point aux 6 premiers coureurs classés
  • Côte de 2e catégorie : 5, 3, 2 et 1 point aux 4 premiers coureurs classés
  • Côte de 3e catégorie : 2 et 1 point aux 2 premiers coureurs classés
  • Côte de 4e catégorie : 1 point au premier coureur classé[21]

Contrairement aux années précédentes, seule l'arrivée au col d'Izoard aura un doublement des points[22].

En cas d'égalité de points entre deux coureurs au classement général final, le coureur ayant obtenu le plus grand nombre de places de premier au sommet des côtes hors catégorie est déclaré vainqueur. Si l'égalité demeure,

  • Le coureur ayant obtenu le plus grand nombre de places de premier au sommet des côtes de première catégorie est déclaré vainqueur, et ainsi de suite jusqu'aux côtes de quatrième catégorie, puis enfin par le classement général individuel au temps en cas d'égalité absolue.

Pour être déclaré vainqueur du classement de la montagne, le coureur se doit de terminer le Tour de France.

Règlement des autres classements annexes[modifier | modifier le code]

  • Le classement du meilleur jeune, dont le leader porte le maillot blanc, est réservé aux coureurs nés depuis le 1er janvier 1992. Le premier d’entre eux au classement général individuel au temps est leader journalier des jeunes. À l’issue de la dernière étape, il est déclaré vainqueur du classement des jeunes. En cas d'ex æquo, les mêmes critères de départage que pour le maillot jaune sont appliqués[21] .
  • Le classement par équipes de l'étape est obtenu par la somme des trois meilleurs temps individuels de chaque équipe (bonifications non comprises). En cas d'égalité, les critères de départage, dans l'ordre, sont : addition des places des 3 premiers coureurs des équipes concernées, place du meilleur coureur sur l'étape. Le classement général est obtenu par somme des temps obtenus par l'équipe à chaque étape. En cas d'égalité, les critères de départage, dans l'ordre, sont : nombre de premières places dans le classement par équipes du jour, nombre de deuxièmes places dans le classement par équipes du jour, etc., place au classement général du meilleur coureur des équipes concernées[21] .
  • Le prix de la combativité récompense « le coureur le plus généreux dans l’effort et manifestant le meilleur esprit sportif ». Ce prix, établi dans les étapes en ligne, est décerné par un jury présidé par le directeur de l’organisation. Le combatif de l’étape porte dans l’étape suivante un dossard rouge. À l'issue de la dernière étape un Super Combatif du Tour est désigné par les membres du Jury du Tour de France[21] .

Primes[modifier | modifier le code]

Le montant des prix et des primes distribués par l'organisateur se montent à 2 280 950 . Le tableau ci-dessous liste les primes accordées aux premiers d'étapes et aux vingt premiers du classement final[21] :

Position 1er 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e
Classement général 500 000 200 000 100 000 70 000 50 000 23 000 11 500 7 600 4 500 3 800
Par étape 11 000 5 500 2 800 1 500 830 780 730 670 650 600
Position 11e 12e 13e 14e 15e 16e 17e 18e 19e 20e
Classement général 3 000 2 700 2 500 2 100 2 000 1 500 1 300 1 200 1 100 1 000
Par étape 540 470 440 340 300 300 300 300 300 300

À noter que tous les coureurs classés de la 20e à la 160e place au classement général touchent une prime de 1 000 .

  • Le détenteur du maillot jaune (1er du classement général) reçoit une récompense quotidienne de 500 .
  • Le détenteur du maillot vert (1er du classement par points) reçoit une récompense quotidienne de 300 .
  • Le détenteur du maillot à pois rouges (1er du classement de la montagne) reçoit une récompense quotidienne de 300 .
  • Le détenteur du maillot blanc (1er du classement des jeunes) reçoit une récompense quotidienne de 300 .

Le tableau ci-dessous liste les primes accordées en ce qui concerne les prix du meilleur sprinteur (maillot vert) :

Position 1er 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e
Classement par points 25 000 15 000 10 000 4 000 3 500 3 000 2 500 2 000
Sprints intermédiaires 1 500 1 000 500

Le tableau ci-dessous liste les primes accordées en ce qui concerne les prix du meilleur grimpeur (maillot à pois rouges) :

Position 1er 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e
Classement par points 25 000 15 000 10 000 4 000 3 500 3 000 2 500 2 000
Cols hors catégorie 800 450 300
Cols de première catégorie 650 400 150
Cols ou côtes de deuxième catégorie 500 250
Cols ou côtes de troisième catégorie 300
Cols ou côtes de quatrième catégorie 200

Le tableau ci-dessous liste les primes accordées en ce qui concerne les prix du meilleur jeune (maillot blanc) :

Position 1er 2e 3e 4e
Classement 20 000 15 000 10 000 5 000
À chaque étape 500

Le tableau ci-dessous liste les primes accordées en ce qui concerne les prix de la meilleure équipe (dossard jaune) :

Position 1er 2e 3e 4e 5e
Classement 50 000 30 000 20 000 12 000 8 000
À chaque étape 2 800
  • Chaque jour (hors contre-la-montre), le plus combatif reçoit une récompense de 2 000 .
  • À l'issue des 21 étapes, le super combatif reçoit une récompense de 20 000 .
  • Dite Souvenir Henri Desgrange, une prime exceptionnelle de 5 000 est attribuée au coureur qui passe en tête au sommet du Col du Galibier (17e étape).

Récit de la course[modifier | modifier le code]

Première semaine[modifier | modifier le code]

Grand départ à Dusseldörf (1er juillet)[modifier | modifier le code]

Le départ est donné de Düsseldorf avec un contre-la montre de 14 km. Le premier coureur à s'élancer est le benjamin du tour, le jour de ses 22 ans, Élie Gesbert (Fortuneo-Oscaro). Geraint Thomas (Sky) s'impose et obtient son premier maillot jaune, Christopher Froome (Sky) termine 6e et crée les premiers écarts (entre 30 et 45 secondes) sur ses principaux concurrents. La Sky marque sa domination avec 4 coureurs parmi les 8 meilleurs de ce contre-la montre. Ce premier jour de course est marqué par l'abandon de Alejandro Valverde (Movistar), ainsi que celui de son compatriote, leader de la Bahrain-Merida, Ion Izagirre après une chute sur une chaussée détrempée. Valverde était un partenaire de choix pour l'un des grands outsiders du Tour, Nairo Quintana, et il pouvait espérer prendre une bonne place au classement général. De même, Ion Izagirre, après sa victoire d'étape dans le Tour de France 2016, et la confirmation de ses prédispositions dans l'épreuve chronométrée était candidat à une place dans le « top 10 ».

Le Tour à l'étranger : trois sprints, trois vainqueurs (2-4 juillet)[modifier | modifier le code]

Lors de la deuxième étape, disputée sous la pluie entre Allemagne et la Belgique, une échappée est composée de 4 coureurs, Yoann Offredo, Taylor Phinney, Thomas Boudat et Laurent Pichon. Les 2 premiers coureurs cités sont repris à un kilomètre de l'arrivée. L'Allemand Marcel Kittel s'impose au sprint, devant le Français Arnaud Démare et son compatriote André Greipel. L'étape est marquée par une chute massive à 30 km de l'arrivée impliquant des leaders à l'instar de Froome et Romain Bardet.

La troisième étape part de Verviers en Belgique pour un final d'étape en bosse à Longwy. Dès les premiers kilomètres, Adam Hansen se détache après 10 km en compagnie de Nils Politt et Romain Hardy et sont ensuite rejoint au 13e km par Romain Sicard, Nathan Brown et Frederik Backaert. Après un passage sur le circuit de Spa-Francorchamps, la course se poursuit dans le Luxembourg où l'échappée possède un avantage maximal de plus de min 0 s. Les coureurs sont repris petit à petit et le dernier l'est à 10 km de l'arrivée. Après être passés sous la flamme rouge, le peloton est mené par Richie Porte mais c'est Peter Sagan qui s'impose malgré un déchaussage.

Le lendemain, étape arrivant à Vittel et promise aux sprinteurs, voit Guillaume Van Keirsbulck s'élancer dans une échappée solitaire. Après avoir compté plus de 13 min 30 s d'avance sur le peloton, il est repris après 190 km d'échappée. Le sprint attendu arrive mais une première chute sous la flamme rouge a lieu et retarde le maillot vert Marcel Kittel. À 200 m de la ligne, Mark Cavendish, en bagarre avec Peter Sagan, reçoit un coup de coude de celui-ci, s'écrase dans les barrières et est projeté sur la route où il fait chuter deux coureurs. Pendant ce temps, Arnaud Démare remporte l’étape et s'empare du maillot vert. Mark Cavendish abandonne et Peter Sagan est exclu de l'épreuve suite à son coup de coude.

Première arrivée en altitude dans les Vosges (5 juillet)[modifier | modifier le code]

La cinquième étape de ce Tour de France arrive en haut de la Planche des Belles Filles. Dès le départ de l’étape, une échappée de huit coureurs se forme avec Jan Bakelants, Mickaël Delage, Edvald Boasson Hagen, Philippe Gilbert, Thomas De Gendt, Dylan van Baarle, Pierre-Luc Périchon et Thomas Voeckler. Les coureurs de la BMC viennent à l'avant du peloton pour maintenir l'écart en dessous de min 30 s. Les échappés se font rattraper et à 2 400 m de l'arrivée, puis l'Italien Fabio Aru sort seul et personne ne peut le rattraper. Il gagne l'étape et s'empare du maillot à pois devant Daniel Martin, à 16 secondes, et Christopher Froome qui récupère le maillot jaune.

Kittel domine les sprints (6-7 juillet)[modifier | modifier le code]

La sixième étape arrive à Troyes et est remportée au sprint par l'Allemand Marcel Kittel devant Arnaud Démare et André Greipel. Cependant, Arnaud Démare conserve le maillot vert.

L'étape suivante voit la troisième victoire de Marcel Kittel toujours au sprint, devançant Edvald Boasson Hagen de 6 mm[23] et glanant le maillot vert aux dépens d'Arnaud Démare.

Le Jura et les premières explications entre favoris (8-9 juillet)[modifier | modifier le code]

La 8e étape entre dans le Jura. Profitant de ce profil de moyenne montagne, une grande échappée d'une cinquantaine de coureurs se constitue à la mi-course. Peu à peu, ce groupe se fragmente et le Français Lilian Calmejane attaque dans la montée du dernier col, à 5 km de l'arrivée. Il fausse compagnie aux quelques coureurs qui n'avaient pas encore lâché puis résiste au retour de Robert Gesink pour finalement s'imposer en solitaire à la station des Rousses. Cette victoire lui permet de récupérer le maillot à pois de meilleur grimpeur[24].

La 9e étape s'annonce particulièrement difficile : elle comporte 7 cols dont 3 classés hors-catégorie, avec un dénivelé positif total de 4 600 m[25]. De nombreux baroudeurs se glissent dans l'échappée d'une quarantaine de coureurs. Le peloton laisse partir les échappées mais, dans la descente du col de la Biche, l'équipe AG2R, présente dans l'échappée et dans le peloton, fait la descente à bloc. Dans cette même descente rapide, Geraint Thomas, coéquipier de Christopher Froome est contraint à l'abandon suite à une chute, tout comme Manuele Mori et Robert Gesink. Au pied du Mont du Chat, l'écart avec le peloton se réduisant, Tony Gallopin attaque, mais est contré par Warren Barguil qui fait la montée seul. Alors que le maillot jaune Christopher Froome a des ennuis mécaniques, son rival italien Fabio Aru attaque mais est repris. Louis Meintjes, Nairo Quintana et Alberto Contador sont lâchés dans la montée. La pluie rend la chaussée glissante ; l'Australien Richie Porte, un des favoris, chute lourdement dans la descente du Mont du Chat et est obligé d'abandonner. Dans cette descente, Romain Bardet attaque et reprend Warren Barguil, qui intègre ensuite le groupe maillot jaune. À moins de 5 km de l'arrivée, c'est Bardet qui est repris. La victoire se joue au sprint : Warren Barguil pense avoir battu Rigoberto Urán sur la ligne, mais la photo-finish indique le Colombien vainqueur. Le Français s'empare du maillot à pois. Plusieurs coureurs arrivent hors-délai et quittent donc la course : Arnaud Démare, Mark Renshaw, Matteo Trentin[26]...

Deuxième semaine[modifier | modifier le code]

Cinq victoires pour Kittel (11-12 juillet)[modifier | modifier le code]

Après un jour de repos en Dordogne, le peloton arrive à Bergerac au terme d'une étape de plaine. Le sprint final est remporté par l'Allemand Marcel Kittel qui renforce ainsi son avance au classement par points[27].

Dès le kilomètre zéro de la 11e étape, une échappée se forme avec Maciej Bodnar, Marco Marcato et Frederik Backaert. Le Polonais Bodnar, spécialiste du contre-la montre, n'est rattrapé par le peloton qu'à 300 m de l'arrivée à Pau, qui se joue donc à nouveau au sprint. Marcel Kittel en profite pour signer sa 5e victoire sur l'édition 2017, la 14e de sa carrière sur le Tour, en seulement 5 participations. Malgré les chutes de certains favoris (Romain Bardet dans une chute collective, Alberto Contador dans le final), le classement général n'est pas modifié[28].

Aru en jaune dans les Pyrénées (13-14 juillet)[modifier | modifier le code]

Dans cette 12e étape, longue de 214,5 km entre Pau et Peyragudes, l'échappée, constituée de 12 coureurs, n'a jamais réussi à vraiment creuser l'écart avec le peloton, malgré les nombreuses tentatives de Stephen Cummings et Thomas De Gendt notamment. En effet, l'équipe Sky imprime un rythme très soutenu en tête de peloton afin de protéger le maillot jaune de Christopher Froome. La victoire se dispute entre les favoris lors d'un sprint dans les 300 derniers mètres. Dans cette montée très exigeante, Fabio Aru réussit à creuser l'écart avec Froome mais se fait rapidement dépasser par Romain Bardet qui s'impose au sommet. Le Britannique, incapable de suivre ses adversaires, arrive avec 22 secondes de retard, ce qui permet à l'Italien de devenir le nouveau leader du classement général[29].

La 13e étape, qui relie Saint-Girons à Foix, la plus courte de ce tour (hors contre-la-montre) avec seulement 101 km, semble propice aux attaques[30]. Le Français Warren Barguil intègre l'échappée afin de consolider son maillot de meilleur grimpeur, mais c'est Alberto Contador, rapidement suivi de Mikel Landa, qui dynamite la course en attaquant dès le premier col. Rejoints par Nairo Quintana et Warren Barguil, les deux Espagnols sont obligés de disputer un sprint à quatre pour la victoire d'étape, mais c'est le Français qui l'emporte. Cela faisait 12 ans qu'un Français n'avait pas gagné une étape le jour de sa fête nationale. Malgré de nombreuses attaques, les favoris arrivent ensemble et le classement général évolue peu : Aru reste en jaune mais Landa monte à la 5e place, tandis que Quintana et Contador se rapprochent du leader[31].

Le Massif central : Froome reprend le jaune, Matthews remonte au classement par points (15-16 juillet)[modifier | modifier le code]

Les trois premiers du classement général (Froome, Urán et Bardet) et le meilleur grimpeur (Barguil).

Troisième semaine[modifier | modifier le code]

Deuxième victoire pour Matthews (18 juillet)[modifier | modifier le code]

Les Alpes : Froome conserve le jaune, Matthews prend le maillot vert, Barguil sécurise le maillot à pois (19-20 juillet)[modifier | modifier le code]

Victoire pour Boasson Hagen (21 juillet)[modifier | modifier le code]

Contre-la-montre à Marseille : Froome vers un quatrième sacre, Uran et Bardet complètent le podium (22 juillet)[modifier | modifier le code]

L'arrivée à Paris : Dylan Groenewegen vainqueur sur les Champs-Élysées (23 juillet)[modifier | modifier le code]

Étapes[modifier | modifier le code]

La 104e édition du Tour de France prend son départ le samedi 1er juillet 2017 à Düsseldorf, en Allemagne, pour un contre-la-montre individuel de 14 kilomètres. Les coureurs doivent parcourir 3 540 kilomètres en vingt-et-une étapes. Il y a deux jours de repos : les 10 et 17 juillet. L'avant-dernière étape est également un contre-la-montre individuel[32],[33].

Wikidata-logo S.svgÉtape Date Villes étapes type Distance (km) Vainqueur d'étape Leader du classement général
1re étape  1er juil. Düsseldorf (ALL)Düsseldorf (ALL)
contre-la-montre individuel
14 GBR Geraint Thomas GBR Geraint Thomas
2e étape  2 juil. Düsseldorf (ALL)Liège (BEL)
étape de plaine
203,5 GER Marcel Kittel GBR Geraint Thomas
3e étape  3 juil. Verviers (BEL)Longwy
étape vallonnée
212,5 SVK Peter Sagan GBR Geraint Thomas
4e étape  4 juil. Mondorf-les-Bains (LUX)Vittel
étape de plaine
207,5 FRA Arnaud Démare GBR Geraint Thomas
5e étape  5 juil. VittelLa Planche des Belles Filles
étape de moyenne montagne
160,5 ITA Fabio Aru GBR Christopher Froome
6e étape  6 juil. VesoulTroyes
étape de plaine
216 GER Marcel Kittel GBR Christopher Froome
7e étape  7 juil. TroyesNuits-Saint-Georges
étape de plaine
213,5 GER Marcel Kittel GBR Christopher Froome
8e étape  8 juil. DoleStation des Rousses
étape de moyenne montagne
187,5 FRA Lilian Calmejane GBR Christopher Froome
9e étape  9 juil. NantuaChambéry
étape de montagne
181,5 COL Rigoberto Urán GBR Christopher Froome
10 juil. Jour de repos en Dordogne
Jour de repos
10e étape  11 juil. PérigueuxBergerac
étape de plaine
178 GER Marcel Kittel GBR Christopher Froome
11e étape  12 juil. EymetPau
étape de plaine
203,5 GER Marcel Kittel GBR Christopher Froome
12e étape  13 juil. PauPeyragudes
étape de montagne
214,5 FRA Romain Bardet ITA Fabio Aru
13e étape  14 juil. Saint-GironsFoix
étape de montagne
101 FRA Warren Barguil ITA Fabio Aru
14e étape  15 juil. BlagnacRodez
étape vallonnée
181,5 AUS Michael Matthews GBR Christopher Froome
15e étape  16 juil. Laissac-Sévérac l'ÉgliseLe Puy-en-Velay
étape de moyenne montagne
189,5 NED Bauke Mollema GBR Christopher Froome
17 juil. Jour de repos au Puy-en-Velay
Jour de repos
16e étape  18 juil. Le Puy-en-VelayRomans-sur-Isère
étape vallonnée
165 AUS Michael Matthews GBR Christopher Froome
17e étape  19 juil. La MureSerre Chevalier
étape de montagne
183 SLO Primož Roglič GBR Christopher Froome
18e étape  20 juil. BriançonIzoard
étape de montagne
179,5 FRA Warren Barguil GBR Christopher Froome
19e étape  21 juil. EmbrunSalon-de-Provence
étape vallonnée
222,5 NOR Edvald Boasson Hagen GBR Christopher Froome
20e étape  22 juil. MarseilleMarseille
contre-la-montre individuel
22,5 POL Maciej Bodnar GBR Christopher Froome
21e étape  23 juil. MontgeronParis - Champs-Élysées
étape de plaine
103 NED Dylan Groenewegen GBR Christopher Froome

Classements[modifier | modifier le code]

Classement général final[modifier | modifier le code]

Wikidata-logo S.svgClassement général
Coureur Pays Équipe Temps
1er Christopher Froome maillot jaune de leader du classement général GBR Royaume-Uni Sky 86 h 20 min 55 s
2e Rigoberto Urán COL Colombie Cannondale-Drapac + 54 s
3e Romain Bardet FRA France AG2R La Mondiale + 2 min 20 s
4e Mikel Landa ESP Espagne Sky + 2 min 21 s
5e Fabio Aru ITA Italie Astana + 3 min 05 s
6e Daniel Martin IRL Irlande Quick-Step Floors + 4 min 42 s
7e Simon Yates maillot blanc de leader du classement du meilleur jeune GBR Royaume-Uni Orica-Scott + 6 min 14 s
8e Louis Meintjes RSA Afrique du Sud UAE Emirates + 8 min 20 s
9e Alberto Contador ESP Espagne Trek-Segafredo + 8 min 49 s
10e Warren Barguil maillot à pois rouges du leader du classement du meilleur grimpeurmaillot blanc à dossard rouge de leader du classement du meilleur combatif FRA France Sunweb + 9 min 25 s
11e Damiano Caruso ITA Italie BMC Racing + 14 min 48 s
12e Nairo Quintana COL Colombie Movistar + 15 min 28 s
13e Alexis Vuillermoz FRA France AG2R La Mondiale + 24 min 38 s
14e Mikel Nieve ESP Espagne Sky + 25 min 28 s
15e Emanuel Buchmann GER Allemagne Bora-Hansgrohe + 33 min 21 s
16e Brice Feillu FRA France Fortuneo-Oscaro + 36 min 46 s
17e Bauke Mollema NED Pays-Bas Trek-Segafredo + 37 min 43 s
18e Carlos Betancur COL Colombie Movistar + 37 min 47 s
19e Serge Pauwels BEL Belgique Dimension Data + 39 min 36 s
20e Tiesj Benoot BEL Belgique Lotto-Soudal + 42 min 04 s
21e Tony Gallopin FRA France Lotto-Soudal + 42 min 39 s
22e Jan Bakelants BEL Belgique AG2R La Mondiale + 50 min 04 s
23e Guillaume Martin FRA France Wanty-Groupe Gobert + 53 min 52 s
24e Roman Kreuziger CZE République tchèque Orica-Scott + 59 min 58 s
25e Sylvain Chavanel FRA France Direct Énergie + 1 h 04 min 22 s


Classements annexes finals[modifier | modifier le code]

Classement par points[modifier | modifier le code]

Wikidata-logo S.svgClassement par points
Coureur Pays Équipe Points
1er Michael Matthews maillot vert de leader du classement par points AUS Australie Sunweb 370 pts
2e André Greipel GER Allemagne Lotto-Soudal 234 pts
3e Edvald Boasson Hagen NOR Norvège Dimension Data 220 pts
4e Alexander Kristoff NOR Norvège Katusha-Alpecin 174 pts
5e Sonny Colbrelli ITA Italie Bahrain-Merida 168 pts
6e Thomas De Gendt BEL Belgique Lotto-Soudal 149 pts
7e Dylan Groenewegen NED Pays-Bas Lotto NL-Jumbo 144 pts
8e Christopher Froome maillot jaune de leader du classement général GBR Royaume-Uni Sky 133 pts
9e Rigoberto Urán COL Colombie Cannondale-Drapac 106 pts
10e Daniel Martin IRL Irlande Quick-Step Floors 106 pts

Classement du meilleur grimpeur[modifier | modifier le code]

Classement du meilleur grimpeur
  Coureur Pays Équipe Point(s)
1er Warren Barguil Leader du classement du meilleur grimpeur Jersey red number.svg Drapeau de la France France Sunweb 169 points
2e Primož Roglič Drapeau de la Slovénie Slovénie Lotto NL-Jumbo 80 pts
3e Thomas De Gendt Drapeau de la Belgique Belgique Lotto-Soudal 65 pts
4e Darwin Atapuma Drapeau de la Colombie Colombie UAE Team Emirates 55 pts
5e Christopher Froome Jersey yellow.svg Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Sky 51 pts
6e Romain Bardet Drapeau de la France France AG2R La Mondiale 47 pts
7e Mikel Landa Drapeau de l'Espagne Espagne Sky 45 pts
8e Bauke Mollema Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Trek-Segafredo 37 pts
9e Alberto Contador Drapeau de l'Espagne Espagne Trek-Segafredo 36 pts
10e Serge Pauwels Drapeau de la Belgique Belgique Dimension Data 32 pts

Classement du meilleur jeune[modifier | modifier le code]

Classement général du meilleur jeune
  Coureur Pays Équipe Temps
1er Simon Yates Leader du classement du meilleur jeune Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Orica-Scott en 86 h 27 min 9 s
2e Louis Meintjes Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud UAE Emirates + min 6 s
3e Emanuel Buchmann Drapeau de l'Allemagne Allemagne Bora-Hansgrohe + 27 min 7 s
4e Tiesj Benoot Drapeau de la Belgique Belgique Lotto-Soudal + 35 min 50 s
5e Guillaume Martin Drapeau de la France France Wanty-Groupe Gobert + 47 min 38 s
6e Pierre Latour Drapeau de la France France AG2R La Mondiale + h 18 min 45 s
7e Lilian Calmejane Drapeau de la France France Direct Énergie + h 29 min 2 s
8e Michael Valgren Drapeau du Danemark Danemark Orica-Scott + h 19 min 22 s
9e Alexey Lutsenko Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan Astana + h 31 min 25 s
10e Dylan Van Baarle Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Cannondale-Drapac + h 40 min 57 s

Classement par équipes[modifier | modifier le code]

Wikidata-logo S.svgClassement par équipes
Équipe Pays Temps
1re Sky GBR Royaume-Uni 259 h 21 min 06 s
2e AG2R La Mondiale FRA France + 7 min 14 s
3e Trek-Segafredo USA États-Unis + 1 h 44 min 46 s
4e BMC Racing USA États-Unis + 1 h 49 min 49 s
5e Orica-Scott AUS Australie + 1 h 52 min 21 s
6e Movistar ESP Espagne + 1 h 55 min 52 s
7e Cannondale-Drapac USA États-Unis + 2 h 15 min 25 s
8e Fortuneo-Oscaro FRA France + 2 h 18 min 18 s
9e Lotto-Soudal BEL Belgique + 2 h 28 min 18 s
10e Astana KAZ Kazakhstan + 2 h 28 min 39 s

Évolution des classements[modifier | modifier le code]

Étape Vainqueur Classement général Classement par points Classement de la montagne Classement du meilleur jeune Classement par équipes Prix de la combativité
1 Geraint Thomas Geraint Thomas Geraint Thomas Non attribué Stefan Küng Sky Non attribué
2 Marcel Kittel Marcel Kittel Taylor Phinney Yoann Offredo
3 Peter Sagan Nathan Brown Pierre Latour Lilian Calmejane
4 Arnaud Démare Arnaud Démare Guillaume Van Keirsbulck
5 Fabio Aru Christopher Froome Fabio Aru Simon Yates Philippe Gilbert
6 Marcel Kittel Vegard Stake Laengen
7 Marcel Kittel Marcel Kittel Dylan Van Baarle
8 Lilian Calmejane Lilian Calmejane Lilian Calmejane
9 Rigoberto Urán Warren Barguil Warren Barguil
10 Marcel Kittel Élie Gesbert
11 Marcel Kittel Maciej Bodnar
12 Romain Bardet Fabio Aru Stephen Cummings
13 Warren Barguil Alberto Contador
14 Michael Matthews Christopher Froome Thomas de Gendt
15 Bauke Mollema Bauke Mollema
16 Michael Matthews Sylvain Chavanel
17 Primož Roglič Michael Matthews Alberto Contador
18 Warren Barguil Darwin Atapuma
19 Edvald Boasson Hagen Jens Keukeleire
20 Maciej Bodnar Non attribué
21 Dylan Groenewegen Non attribué
Classements finals Christopher Froome Michael Matthews Warren Barguil Simon Yates Sky Warren Barguil

UCI World Tour[modifier | modifier le code]

Le barème des points du classement World Tour sur ce Tour de France est le suivant :

Barème de points pour ce Tour de France[34]
Position 1er 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e 11e 12e 13e 14e 15e 16e 17e 18e 19e 20e 21e à 25e 26e à 30e 31e à 40e 41e à 50e 51e à 55e 56e à 60e
Classement général 1000 800 675 575 475 400 325 275 225 175 150 125 105 85 75 70 65 60 55 50 40 30 25 20 15 10
Par étapes 120 50 25 15 5
Classements finals annexes 120 50 25
Leader par étapes 25
Classement individuel
# Coureur Équipe Points
1 Drapeau : Royaume-Uni Christopher Froome Sky 1440
2 Drapeau : Colombie Rigoberto Urán Cannondale-Drapac 1025
3 Drapeau : France Romain Bardet AG2R La Mondiale 855
4 Drapeau : Italie Fabio Aru Astana 675
5 Drapeau : Espagne Mikel Landa Sky 605
6 Drapeau : Allemagne Marcel Kittel Quick-Step Floors 600
7 Drapeau : France Warren Barguil Sunweb 595
8 Drapeau : Irlande Daniel Martin Quick-Step Floors 475
9 Drapeau : Australie Michael Matthews Sunweb 450
- Drapeau : Royaume-Uni Simon Yates Orica-Scott 450
Classement par équipes
# Équipe Points
1 Drapeau : Allemagne Sunweb 920
2 Drapeau : Royaume-Uni Sky 765
3 Drapeau : Belgique Quick-Step Floors 695
4 Drapeau : Pays-Bas Lotto NL-Jumbo 435
5 Drapeau : Afrique du Sud Dimension Data 335
6 Drapeau : Allemagne Bora-Hansgrohe 285
7 Drapeau : Belgique Lotto-Soudal 230
8 Drapeau : États-Unis Cannondale-Drapac 230
9 Drapeau : États-Unis Trek-Segafredo 225
10 Drapeau : France FDJ 220

Bilan[modifier | modifier le code]

Bilan sportif[modifier | modifier le code]

Christopher Froome remporte son quatrième Tour de France. Au palmarès de la « grande boucle », il est le seul coureur avec ce total, derrière les quatre détenteurs du record de cinq victoires : Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain. Il s'est vu remettre le maillot jaune à 59 reprises en cinq ans. Il passe ainsi devant Anquetil (50 maillots jaunes) et n'est plus devancé que par Merckx, Hinault et Indurain[35],[36].

Cette victoire a été plus difficile que les précédentes, ce qu'illustrent des écarts plus faibles au classement général que lors de ses trois autres succès, l'absence de victoire d'étape[37],[35] et la perte provisoire du maillot au profit d'un rival, Fabio Aru[36],[37]. Alors qu'en 2013 et 2015 il s'était imposé grâce à ses performances en montagne[38], « dynamitant » la course[39], puis en 2016 en attaquant sur d'autres terrains[38],[35], il doit son succès cette année à sa gestion de la course, son équipe[38], à sa supériorité en contre-la-montre[35],[37], alors qu'il a été « légèrement dominé en montagne » par ses adversaires[35] et a donné à voir une « zigzagante impuissance dans la montée vers l'altiport de Peyragudes »[38]. Il aurait pu perdre le Tour de France à plusieurs occasions, notamment dans le col de Peyresourde, où il est victime d'une fringale que ne remarquent pas ses adversaires[39], ou dans le col de Peyra Taillade, où il est retardé par un probléme mécanique en début d'ascension[38],[36].

L'équipe Sky a été un élément clé de cette victoire. « Intelligente, puissante, clinique »[40], qualifiée de « rouleau-compresseur »[35], elle n'a pas semblé souffrir de l'abandon d'un équipier important, Geraint Thomas, lors de la neuvième étape[40]. Discrète en plaine[40], où l'essentiel du travail en tête de peloton était réalisé par les équipes de sprinter[41], elle a impressionné en montagne, contrôlant parfaitement la course[40],[41]. Deux de ces coureurs se sont particulièrement illustrés : Michał Kwiatkowski par ses longs relais en montagne, et Mikel Landa, qui a semblé pouvoir surpasser Froome sur ce terrain, rappelant Froome au service de Wiggins en 2012.

La « toute-puissance » de ce « train » Sky[41], efficace pour empêcher les attaques des adversaires, n'est pas du goût de tous[40],[41]. Il lui est notamment reproché de nuire au spectacle[41]. Ce constat, déjà dressé en 2016, avait conduit les organisateurs du Tour à adapter leur parcours, afin de rendre celui-ci plus propices aux attaques, avec moins d'arrivées au sommet et davantage d'étapes de moyenne montagne, et à réclamer que les grands tours soient disputés par équipes de huit coureurs et non plus neuf, ce qui sera le cas en 2018[40].

Mikel Landa, équipier de Froome, échoue à prendre la troisième place du podium à Romain Bardet pour une seconde[42]. S'il aurait pu tenter de la reprendre lors de la dernière étape, cette possibilité est exclue par son leader Chris Froome et son directeur sportif Nicolas Portal[43]. Déçu par ce résultat[44],[45], un départ de la Sky à l'issue de la saison 2017 semble donc probable, l'équipe Movistar étant une sérieuse possibilité pour lui[46].

Médiatisation et diffusion de l'épreuve[modifier | modifier le code]

Pour la première fois, l'épreuve est retransmise en intégralité à la télévision française, toujours sur le service public (France Télévisions)[47],[48].

Polémiques[modifier | modifier le code]

Plusieurs polémiques ont émaillé les trois semaines de course :

  • L’absence de protections dans les virages lors de la première étape contre-la-montre dans les rues de Düsseldorf a été pointée du doigt par le directeur sportif de Movistar, Eusebio Unzué, en ayant notamment entrainé les abandons d'Alejandro Valverde et d’Ion Izagirre qui ont glissé sur une chaussée détrempée : « Si les organisateurs avaient mis une protection, qui ne coûte rien, ça aurait évité les blessures si grave d’Alejandro et d’Ion »[49].
  • L'utilisation par l'équipe Sky, durant ce contre-la-montre inaugural, de bandes textiles sur le maillot appelées « Vortex », dont les équipes BMC et FDJ dénoncent l'illégalité, tandis que Nicolas Portal, directeur sportif de Sky dément toute tentative de triche[50]. L'équipe est autorisée à le réutiliser pour le contre-la-montre de Marseille (avant-dernière étape), sauf Chris Froome, qui lui doit porter la combinaison jaune officielle[51].
  • L’exclusion de Peter Sagan suite à la chute de Mark Cavendish lors du sprint de Vittel à l'arrivée de la quatrième étape a provoqué plusieurs jours de polémiques. Prise en deux temps (pénalité de temps puis exclusion une heure plus tard), elle sanctionne un « coup de coude » qui pour certains observateurs semblait avant tout une manière pour Peter Sagan de se maintenir en selle alors que Cavendish tentait de passer dans un espace insuffisant entre Sagan et les barrières le long de la route[52]. Le champion du Monde a finalement accepté la décision mais son équipe Bora-Hansgrohe a d’abord protesté formellement avant de déposer un recours en référé devant le TAS afin de faire réintégrer son coureur dans la course[53]. Les deux sprinteurs s'expliquent finalement et déclarent avoir hâte de recourir l'un contre l'autre[54].
  • Le sprinteur français Nacer Bouhanni a été impliqué dans plusieurs accrochages au cours de la première semaine de course, d'abord avec Arnaud Démare et son coéquipier Jacopo Guarnieri[55], puis lors de la dixième étape pour une altercation avec Jack Bauer, à 7 kilomètres de l'arrivée à Bergerac. Les seules images disponibles de l’incident, prises par hélicoptère, ne permettent de voir que la fin de l’action : geste d’agressivité du coureur de la Cofidis envers le Jack Bauer, qui se trouve sanctionné d'une amende de 200 francs suisses et une minute de pénalité. Bouhanni se plaint de n’être jamais jugé à l’égal de ses confrères cyclistes, et a regretté qu’on oublie dans cette affaire la part prise par Bauer dans l’incident[49].
  • Les pénalités pour ravitaillement illégal dans les 20 derniers kilomètres de la douzième étape vers Peyragudes, infligées dans un premier temps à Rigoberto Urán et George Bennett, sanctionnés de 20 secondes de pénalité au classement général, ont notamment été jugées injustes par Jonathan Vaughters, le directeur général de Cannondale-Drapac. Alors que la chaleur rendait l'ascension difficile pour les coureurs, il fustigeait l'iniquité de la sanction car Romain Bardet n'a quant à lui pas été sanctionné, lui qui a pris une bouteille des mains d’un spectateur. Les commissaires ont finalement décidé d’annuler la sanction au matin de l’étape suivante[49].
  • Christopher Froome a quant à lui subi des sifflets appuyés de la part de certains spectateurs lors de l’ascension du Col de Peyra Taillade, dans le final de la quinzième étape menant le peloton au Puy-en-Velay en traversant le fief de Romain Bardet. Mais le futur vainqueur du Tour 2017, aussi chahuté au départ et à l'arrivée de l'avant-dernière étape au Stade Vélodrome de Marseille, « n'en veut pas au public français », qui l'a d'ailleurs acclamé sur le podium après le contre-la-montre qui l'a sacré en défaveur d'Urán et de Bardet[56].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Pourquoi Londres a refusé de donner le Grand Départ du Tour de France 2017 - Sport - MYTF1News », sur MYTF1NEWS (consulté le 3 février 2016)
  2. « Londres ne sera pas le Grand Départ du Tour 2017 - Tour de France », sur www.francetvsport.fr (consulté le 3 février 2016)
  3. « Le Tour revient sur la télévision allemande », sur L'Equipe.fr (consulté le 3 février 2016)
  4. « Tour de France : le mont du Chat, toutes griffes dehors », sur lemonde.fr, (consulté le 9 juillet 2017)
  5. « Tour de France: au mont du Chat, une étape minée », sur liberation.fr, 9 juilllet 2017 (consulté le 9 juillet 2017)
  6. « Clap de fin pour le Tour de France », sur ladepeche.fr, (consulté le 24 juillet 2017)
  7. « Geoffrey Soupe (Cofidis) renonce au Tour de France, Nicolas Edet le remplace », L'Equipe.fr,‎ (lire en ligne)
  8. « Trek-Segafredo : Haimar Zubeldia remplace André Cardoso sur le Tour de France », L'Equipe.fr,‎ (lire en ligne)
  9. « Tour de France - Chris Froome : Je suis plus frais que jamais », sur www.cyclismactu.net (consulté le 2 juillet 2017)
  10. a, b, c, d et e (en) « Tour de France 2017: The essential preview », sur cyclingnews.com, (consulté le 3 juillet 2017)
  11. Clément Guillou, « Un Tour de France taillé pour les outsiders », sur lemonde.fr, (consulté le 3 juillet 2017)
  12. « Tour de France: "Richie Porte est le favori", assure Froome », Journal,‎ (lire en ligne)
  13. « Les équipes du Tour (14/22) : Astana avec une hydre à deux têtes Aru-Fuglsang », Francetvsport,‎ (lire en ligne)
  14. Robin Wattraint, « Thibaut Pinot vise une victoire d'étape plutôt que le classement général au Tour de France », L'Equipe.fr,‎ (lire en ligne)
  15. (en) « Tour de France 2017: Climbers, a debutant and a 250-1 outsider – who to watch », The Telegraph,‎ (lire en ligne)
  16. « Tour de France: le record de Zabel en vert menacé par Sagan », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
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  22. Avec AFP, « Tour de France : Seul l'Izoard comptera double pour le GP de la montagne », L'Equipe.fr,‎ (lire en ligne)
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  24. Gaétan Scherrer, « Tour de France (8e étape) : Lilian Calmejane s'impose en solitaire et au courage à la station des Rousses », sur lequipe.fr, (consulté le 28 juillet 2017).
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  27. Gaétan Scherrer, « Tour de France (10e étape) : Marcel Kittel réussit la passe de quatre à Bergerac », sur lequipe.fr, (consulté le 24 août 2017).
  28. Gaétan Scherrer, « Tour de France (11e étape) : Cinquième victoire pour Marcel Kittel, encore intouchable à Pau », sur lequipe.fr, (consulté le 24 août 2017).
  29. Amaury Perdriau, « 12e étape : Romain Bardet s'impose à Peyragudes, Fabio Aru prend le maillot jaune à Chris Froome », sur lequipe.fr, (consulté le 24 août 2017).
  30. « Tour de France : les étapes courtes où tout peut exploser », sur lequipe.fr, (consulté le 26 août 2017).
  31. Fabien Mulot, « Warren Barguil s'impose à Foix, Fabio Aru reste en jaune », sur lequipe.fr, (consulté le 26 août 2017).
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  37. a, b et c Robin Wattraint, « Moins cigale que Froomey », L'Équipe,‎ , p. 5
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  49. a, b et c David Guénel, « Un Tour de France 2017 marqué par de nombreuses polémiques », sur todaycycling.com, .
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  53. Clément Guillou, « Tour de France : sprint sauvage et sanction controversée », sur lemonde.fr, Le Monde, .
  54. « Tour de France : l’échange "classe" et fair-play entre Sagan et Cavendish », sur sudouest.fr, Sud Ouest, .
  55. Olivier Chauvet, « Quand l'équipier de Démare insulte Bouhanni », sur sports.fr, .
  56. Rodolphe Ryo, « Tour de France: "Les sifflets? Parfaitement normal", assure Froome », sur lexpress.fr, L'Express, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vélo magazine, vol. 552 : Guide du Tour,

Liens externes[modifier | modifier le code]

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