Lavau (Aube)

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Lavau
La Mairie.
La Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Canton Creney-près-Troyes
Intercommunalité Troyes Champagne Métropole
Maire
Mandat
Jacques Gachowski
2014-2020
Code postal 10150
Code commune 10191
Démographie
Population
municipale
1 011 hab. (2014)
Densité 176 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 33″ nord, 4° 05′ 15″ est
Altitude Min. 99 m
Max. 148 m
Superficie 5,74 km2
Localisation

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Lavau

Lavau est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Lavau est située sur la rive droite de la Seine. Le cours principal du fleuve borde le sud-ouest du territoire communal et s'écoule selon un axe sud-est/nord-ouest. Deux bras secondaires de la Seine arrosent aussi la commune :

  • L'Écorce, s'écoulant lui aussi selon un axe sud-est/nord-ouest, qui rejoint le cours principal de la Seine au sud-ouest de la commune ;
  • Le Melda, qui, toujours sur le territoire communal et quelques centaines de mètres avant le confluent de la Seine et de l'Écorce, diverge de cette dernière et sur quelques centaines de mètres a un cours méandreux prenant un axe globalement sud-ouest/nord-est, puis bifurque à angle droit à gauche, et le cours devenant plus rectiligne, suit un axe sud-est/nord-ouest parallèle à la Seine qu'elle rejoint plusieurs kilomètres après sa traversée de Lavau.

La commune de Lavau est bordée au sud par celle de Pont-Sainte-Marie et au sud-ouest par La Chapelle-Saint-Luc, elles aussi membres de Troyes Champagne Métropole, communauté d'agglomération qui regroupe la ville-préfecture de l'Aube et la plupart des communes de sa banlieue. Lavau, en raison de sa proximité avec Troyes est fortement concerné par la périurbanisation. La rocade est de l'agglomération troyenne (D610) scinde en deux le territoire communal selon un axe est/ouest, et c'est particulièrement au sud de cette voie que la commune se lotit, en prolongement vers le nord de la zone commerciale à fort rayonnement de Pont-Sainte-Marie (où se situe notamment le village de marques Mc Arthur Glen).

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne maison seigneuriale.

La seigneurie était un Franc-alleu et avait une maison seigneuriale décrite en 1739 avait deux bâtiments enclos avec par deux : chambres basses et hautes, celliers[1].

En tant que hameau, le village dépendait de la paroisse de Pont-Sainte-Marie.

En 1789, Lavau formait avec La Valotte une commune qui était de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du bailliage de Troyes, de la Mairie royale de la Grande-Rivière.

Moulins[modifier | modifier le code]

Deux moulins l'un à blé, l'autre à papier sur la rivière banale en 1382. Il existe la trace de deux moulins en 1716 sur la Seine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Lavau faisait partie du canton de Sainte-Maure du 29 janvier au 29 novembre 1790, passait à celui de Creney jusqu'au 27 fructidor An IX.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Jacques Rousseau    
mars 2008 en cours Jacques Gachowski[2] DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 011 habitants, en augmentation de 24,35 % par rapport à 2009 (Aube : 1,56 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
264 261 257 255 259 255 241 228 225
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
224 237 199 201 182 209 202 179 179
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
170 167 170 150 151 166 175 213 229
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
248 313 445 574 485 472 771 945 1 011
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts.
  • Monuments aux morts,
  • Salle municipale.

Sites archéologiques protohistoriques et gallo-romains[modifier | modifier le code]

Complexe funéraire du Moutot[modifier | modifier le code]

Fouilles du Site archéologique du Moutot.

Une exceptionnelle tombe à char, datant de la fin du Hallstatt final (début du Ve siècle av. J.-C.), est révélée le par l'Inrap lors de fouilles programmées sur le territoire de la commune[7],[8],[9]. Située sur la ZAC du Moutot, la tombe est recouverte d'un tumulus d'une quarantaine de mètres de diamètre. Outre le squelette d'aristocrate inhumé avec son char, la vaste chambre mortuaire de cette sépulture renferme un remarquable mobilier funéraire[7]. Cette fouille renouvelle notre connaissance du « phénomène princier » du premier âge du fer en Europe occidentale et confirme les échanges, déjà bien attestés par l'archéologie, notamment chez les Lingons, entre l'Europe centrale du Hallstatt et le Bassin méditerranéen antique[10],[11],[12],[13].

La pérennité de la vocation funéraire du site du Moutot est par ailleurs confirmée par l'identification de tertres circulaires délimités par des fossés et l'exhumation de cistes cinéraires datant respectivement de la Culture des tumulus et de la Civilisation des champs d'urnes, auxquels succèdent au premier âge du Fer les sépultures d'un guerrier inhumé avec son épée et d'une femme parée de bracelets en bronze. Vers -500 (Hallstatt final), des fossés unissent dans un même ensemble monumental ces anciens monuments funéraires et la « sépulture princière » récemment fouillée, l'espace ainsi défini étant encore en usage lors de la période gallo-romaine[14].

Autres sites archéologiques[modifier | modifier le code]

Au printemps 2002, l'Inrap a mis au jour sur le site des Corvées une implantation domestique de la période charnière entre l’âge du bronze et celui du fer (approximativement de -950 à -780). Les vestiges découverts correspondent aux différents éléments typiques d’une ferme protohistorique dotée de greniers, silo, puits et carrières d’extraction[15].
– Aux Petites Corvées, une fouille préventive a mis au jour en 1992 un complexe funéraire révélant une occupation depuis la fin de l'âge du bronze jusqu'à la période gallo-romaine : tessons d'amphores datant de la fin de la République romaine, tombes dont le mobilier archéologique date des IIIe et IVe siècles apr. J.-C.[16]
Entre Les-Corvées et Le-Moutot : Voie romaine des Chapelles

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Tex, humoriste et animateur de télévision y vécut avant de rejoindre Paris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives nationales, T 126 1.
  2. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. a et b Découverte en France d’une nouvelle tombe princière du Ve siècle avant notre ère sur le site de l'Inrap le 5 mars 2015.
  8. « Archéologie : découverte exceptionnelle d'une tombe princière à Lavau », sur www.lest-eclair.fr, (consulté le 4 mars 2015).
  9. En images : une tombe princière celte exceptionnelle découverte près de Troyes, Le Monde, 4 mars 2015.
  10. Archéologie: les images de l'incroyable tombe princière de Lavau sur lexpress.fr.
  11. Archéologie : l’Europe et la Méditerranée se rencontrent à Lavau sur lemonde.fr.
  12. Archéologie : découverte exceptionnelle d'une tombe princière à Lavau sur lest-eclair.fr.
  13. Tombe princière celte : tout savoir sur cette découverte exceptionnelle sur nouvelobs.com.
  14. Stéphane Foucart, « Une tombe celte de 2 500 ans découverte dans l'Aube », Le Monde,‎
  15. Occupations domestique et funéraire à Lavau
  16. Dominieck Dutoo, Hubert Cabart, Michel Chossenot & Cécile Paresys - Étude de la nécropole gallo-romaine de Lavau (Aube), lieu-dit « Les Petites Corvées » : zone funéraire de la transition Âge du Bronze/Âge du Fer jusqu'au IVe s. de notre ère, Bulletin de la Société archéologique champenoise, 101/4 (oct.-dec. 2008), p. 7-90

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]