Lavau (Aube)

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Lavau
Lavau (Aube)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Troyes Champagne Métropole
Maire
Mandat
Jacques Gachowski
2020-2026
Code postal 10150
Code commune 10191
Démographie
Gentilé Lavautins, Lavautines
Population
municipale
910 hab. (2019 en diminution de 5,99 % par rapport à 2013)
Densité 159 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 33″ nord, 4° 05′ 15″ est
Altitude Min. 99 m
Max. 148 m
Superficie 5,74 km2
Unité urbaine Troyes
(banlieue)
Aire d'attraction Troyes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Creney-près-Troyes
Législatives Première circonscription
Localisation
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Lavau

Lavau est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Lavau est située sur la rive droite de la Seine. Le cours principal du fleuve borde le sud-ouest du territoire communal et s'écoule selon un axe sud-est/nord-ouest. Deux bras secondaires de la Seine arrosent aussi la commune :

  • L'Écorce, s'écoulant lui aussi selon un axe sud-est/nord-ouest, qui rejoint le cours principal de la Seine au sud-ouest de la commune ;
  • Le Melda, qui, toujours sur le territoire communal et quelques centaines de mètres avant le confluent de la Seine et de l'Écorce, diverge de cette dernière et sur quelques centaines de mètres a un cours méandreux prenant un axe globalement sud-ouest/nord-est, puis bifurque à angle droit à gauche, et le cours devenant plus rectiligne, suit un axe sud-est/nord-ouest parallèle à la Seine qu'elle rejoint plusieurs kilomètres après sa traversée de Lavau.

La commune de Lavau est bordée au sud par celle de Pont-Sainte-Marie et au sud-ouest par La Chapelle-Saint-Luc, elles aussi membres de Troyes Champagne Métropole, communauté d'agglomération qui regroupe la ville-préfecture de l'Aube et la plupart des communes de sa banlieue. Lavau, en raison de sa proximité avec Troyes est fortement concernée par la périurbanisation. La rocade est de l'agglomération troyenne (D 610) scinde en deux le territoire communal selon un axe est/ouest, et c'est particulièrement au sud de cette voie que la commune se lotit, en prolongement vers le nord de la zone commerciale à fort rayonnement de Pont-Sainte-Marie (où se situe notamment le village de marques Mc Arthur Glen).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lavau est une commune urbaine[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Troyes, une agglomération intra-départementale regroupant 18 communes[4] et 136 438 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (68,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (83 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (15,5 %), zones agricoles hétérogènes (10,1 %), zones urbanisées (9,6 %), forêts (6,1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vau est une forme ancienne pour val, au féminin comme le latin vallis, "vallée, vallon".

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne maison seigneuriale.

La seigneurie était un Franc-alleu et avait une maison seigneuriale décrite en 1739 avait deux bâtiments enclos avec par deux : chambres basses et hautes, celliers[11].

En tant que hameau, le village dépendait de la paroisse de Pont-Sainte-Marie.

En 1789, Lavau formait avec La Valotte une commune qui était de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du bailliage de Troyes, de la Mairie royale de la Grande-Rivière.

Moulins[modifier | modifier le code]

Deux moulins l'un à blé, l'autre à papier sur la rivière banale en 1382. Il existe la trace de deux moulins en 1716 sur la Seine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Lavau faisait partie du canton de Sainte-Maure du 29 janvier au 29 novembre 1790, passait à celui de Creney jusqu'au 27 fructidor An IX.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Jacques Rousseau    
mars 2008 En cours Jacques Gachowski[12] Sans étiquette Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2019, la commune comptait 910 habitants[Note 3], en diminution de 5,99 % par rapport à 2013 (Aube : +1,19 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
264261257255259255241228225
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
224237199201182209202179179
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
170167170150151166175213229
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
248313445574485472734771945
2017 2019 - - - - - - -
943910-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts.
  • Monuments aux morts,
  • Salle municipale.

Sites archéologiques protohistoriques et gallo-romains[modifier | modifier le code]

Complexe funéraire du Moutot[modifier | modifier le code]

Fouilles du site archéologique du Moutot.

Une exceptionnelle tombe à char, datant de la fin du Hallstatt final (début du Ve siècle av. J.-C.), est révélée le par l'Inrap lors de fouilles programmées sur le territoire de la commune[17],[18],[19]. Située sur la ZAC du Moutot, la tombe est recouverte d'un tumulus d'une quarantaine de mètres de diamètre. Outre le squelette d'aristocrate inhumé avec son char, la vaste chambre mortuaire de cette sépulture renferme un remarquable mobilier funéraire[17]. Cette fouille renouvelle notre connaissance du « phénomène princier » du premier âge du fer en Europe occidentale et confirme les échanges, déjà bien attestés par l'archéologie, notamment chez les Lingons, entre l'Europe centrale du Hallstatt et le Bassin méditerranéen antique[20],[21],[22],[23].

La pérennité de la vocation funéraire du site du Moutot est par ailleurs confirmée par l'identification de tertres circulaires délimités par des fossés et l'exhumation de cistes cinéraires datant respectivement de la Culture des tumulus et de la Civilisation des champs d'urnes, auxquels succèdent au premier âge du Fer les sépultures d'un guerrier inhumé avec son épée et d'une femme parée de bracelets en bronze. Vers -500 (Hallstatt final), des fossés unissent dans un même ensemble monumental ces anciens monuments funéraires et la « sépulture princière » récemment fouillée, l'espace ainsi défini étant encore en usage lors de la période gallo-romaine[24].

Autres sites archéologiques[modifier | modifier le code]

Au printemps 2002, l'Inrap a mis au jour sur le site des Corvées une implantation domestique de la période charnière entre l’âge du bronze et celui du fer (approximativement de -950 à -780). Les vestiges découverts correspondent aux différents éléments typiques d’une ferme protohistorique dotée de greniers, silo, puits et carrières d’extraction[25].
– Aux Petites Corvées, une fouille préventive a mis au jour en 1992 un complexe funéraire révélant une occupation depuis la fin de l'âge du bronze jusqu'à la période gallo-romaine : tessons d'amphores datant de la fin de la République romaine, tombes dont le mobilier archéologique date des IIIe et IVe siècles apr. J.-C.[26]
Entre Les-Corvées et Le-Moutot : Voie romaine des Chapelles

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Tex, humoriste et animateur de télévision y vécut avant de rejoindre Paris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Troyes », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Archives nationales, T 126 1.
  12. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2017, 2018 et 2019.
  17. a et b Découverte en France d’une nouvelle tombe princière du Ve siècle avant notre ère sur le site de l'Inrap le 5 mars 2015.
  18. « Archéologie : découverte exceptionnelle d'une tombe princière à Lavau », sur www.lest-eclair.fr, (consulté le ).
  19. En images : une tombe princière celte exceptionnelle découverte près de Troyes, Le Monde, 4 mars 2015.
  20. Archéologie: les images de l'incroyable tombe princière de Lavau sur lexpress.fr.
  21. Archéologie : l’Europe et la Méditerranée se rencontrent à Lavau sur lemonde.fr.
  22. Archéologie : découverte exceptionnelle d'une tombe princière à Lavau sur lest-eclair.fr.
  23. Tombe princière celte : tout savoir sur cette découverte exceptionnelle sur nouvelobs.com.
  24. Stéphane Foucart, « Une tombe celte de 2 500 ans découverte dans l'Aube », Le Monde,‎
  25. Occupations domestique et funéraire à Lavau
  26. Dominieck Dutoo, Hubert Cabart, Michel Chossenot & Cécile Paresys - Étude de la nécropole gallo-romaine de Lavau (Aube), lieu-dit « Les Petites Corvées » : zone funéraire de la transition Âge du Bronze/Âge du Fer jusqu'au IVe s. de notre ère, Bulletin de la Société archéologique champenoise, 101/4 (oct.-dec. 2008), p. 7-90

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]