Sainte-Maure

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Sainte-Maure
Sainte-Maure
Château.
Blason de Sainte-Maure
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Troyes Champagne Métropole
Maire
Mandat
Denis Pottier
2020-2026
Code postal 10150
Code commune 10352
Démographie
Gentilé Mauraciens, Mauraciennes
Population
municipale
1 679 hab. (2018 en augmentation de 14,61 % par rapport à 2013)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 43″ nord, 4° 03′ 44″ est
Altitude Min. 96 m
Max. 213 m
Superficie 20,92 km2
Unité urbaine Troyes
(banlieue)
Aire d'attraction Troyes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Creney-près-Troyes
Législatives Première circonscription
Localisation
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Sainte-Maure

Sainte-Maure est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le cadastre de 1837 montre au territoire : Beurville[1], Charley, Culoison et mont de Culoison, Davau, Dames de Saint-Pierre, le bois de Feuges, Guignon-ville, Laine-au-bois, Maison-Brûlés, Massonville[2], Maladière[3], Marnay, Montaiguillon, Planche-Quenat, Quincampoix, Rhèges, le ruisseau Araigne, Semoux, Vanne, Vaulx, le Veilleux et Vermoise.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sainte-Maure est une commune urbaine[Note 1],[4]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de Troyes, une agglomération intra-départementale regroupant 18 communes[7] et 136 438 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[10],[11].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (85,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (78,4 %), forêts (6 %), zones agricoles hétérogènes (5,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,4 %), zones urbanisées (4,6 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sainte Maure († 850) fut une jeune chrétienne morte à l'âge de vingt-trois ans qui consacra sa jeunesse à secourir toutes les misères. Les pauvres de la région et les fidèles témoignèrent de leur admiration en venant en pèlerinage pour demander son intercession auprès de Dieu.

Les seigneurs étaient le comte de Champagne et le sire de Chappes, par donations le chapitre st-Étienne, le chapitre st-Pierre, l'abbaye st-Martin et Notre-Dame-aux-Nonnains le devinrent aussi.

Avant de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du bailliage de Troyes, au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Mont-Bel-Air-Net [14].
Le 27 pluviôse an III, la commune a absorbé celles voisines de Culoison et de Vannes[14].

Vanne[modifier | modifier le code]

La seigneurie appartenait au chapitre cathédral de Troyes jusqu'à la cathédrale. En 1188 l'évêque Manassès II de Pougy donnait une partie de sa seigneurie et le moulin qu'il avait acheté à Geoffroi de Villehardouin[15],[16].
Le plus ancien bail fut donné à Jean Nêplot le 30 novembre 1392[17], puis à Colin Bonnelin le 23 mmai 1437, ce dernier payant quinze setiers de seigle par an. Le 3 juillet 1458 Felizet Salomon et Perrotin Sergent, papiratores à Troyes prenaient bail du moulin. Puis ce fut Jean Slomon et Guillaume Sémillard qui prenaient bail le 19 septembre 1473, où est cité moulin à blé et à papier, ils payaient quarante livres tournois et quarante mains de papier comme location annuelle. Vers 1580 Nicoals le Bé louait le moulin aux Gouault et Jacques le Bé avec Edmopnd Denise l'achetèrent le 16 novembre 1600, il y avait alors deux moulins à papier, deux à blé et un à chanvre[18]. Le dernier du nom, Nicolas marié à Marie-Anne Sageon, mourait en 1743 et laissait les moulins à ses neveux Marie-Barbe et Françoise Massey, Edme-François dit le Balloy et les autres moulins étaient dans les mains de la famille Denise.
Ancien hameau qui formait une communauté de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du bailliage de Troyes ; les droits royaux relevaient de la Mairie de la Grande-Rivière. Du 29 janvier au 27 novembre 1790, Vanne qui inclut Vermoise forme une commune du canton de Villacerf ; à partir de cette date, Vanne passe au canton de Creney.

Vanne avait 136 habitants en 1787 et 150 en 1790. Aujourd'hui orthographié Vannes il se trouve au nord de Sainte-Maure sur la route de Saint-Benoist.

Culoison[modifier | modifier le code]

En 1789, c'était une communauté de 251 habitants qui dépendait de l'élection de Troyes et de la Maire royale de la Grande-Rivière. C'était un arrière-fief relevait du comte de Champagne. Vers la fin du XVIe siècle un moulin était en activité.

Charley[modifier | modifier le code]

C'était un fief qui relevait de Saint-Sépulcre et de la Mairie royale de Grande-Rivière. Le premier seigneur relevé était Jeanne dite la Garnière, fille de Guillaume des Moulins et Guillemette de verdun, dame de Charley en 1399. Pierre Nicolas de Chavaudon de Sainte-Maure en était le seigneur en 1734 et son fils Pierre III se disait seigneur de Charley en 1762[19].

Marney[modifier | modifier le code]

Aussi orthographié Marnay, était un franc-alleu dont les seigneurs se confondaient souvent avec ceux de Culoison, la Vallotte et Vau ; il comprenait aussi les Maisons-Brûlées et dépendaient de la Mairie royale de Grande-Rivière.

Guignonville[modifier | modifier le code]

Ancien fief relevant de Saint-Sépulcre.

Le Davau[modifier | modifier le code]

Ancien domaine qui était au finage de Vannes et dépendait du chapitre Saint-Pierre de Troyes ; gagé, il appartenait à Nicolas de Mennat, seigneur de Mailly puis d'autre seigneurs avant d'être racheté par le chapitre en 1732 à Adam de Sommerécourt.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Sainte-Maure.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

écartelé : au premier de sinople aux deux épis de blé d’or passés en sautoir, au deuxième d’azur à l’étoile d’argent, au troisième d’azur au moulin à eau près d’une rivière, le tout au naturel, au quatrième d’or à la Vierge au naturel, accompagnée à senestre d’une église du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Roland Plumard    
mars 2001 En cours Denis Pottier[20]
Réélu pour le mandat 2020-2026[21]
DVG Cadre supérieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[23].

En 2018, la commune comptait 1 679 habitants[Note 3], en augmentation de 14,61 % par rapport à 2013 (Aube : +1,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
182651624665691736694712734
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
724696609636610579547509518
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
517518481471512535551546746
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
6657061 0031 1781 2181 2111 4571 4121 548
2018 - - - - - - - -
1 679--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ancien fief qui devint une ferme intégrée au château de Sainte-Maure.
  2. Fut un temps auberge et ferme.
  3. Ancienne léproserie qui, en 1761, avait 120 livres de revenus.
  4. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  5. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  7. « Unité urbaine 2020 de Troyes », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 24 mars 2021).
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2021).
  10. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2021).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2021).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 mai 2021)
  13. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Sainte-Maure », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 28 décembre 2012)
  15. Archives départementales de l'Aube, G3378 et 3677.
  16. Nicolas Camusat, Promptuarium sacrarum antiquitatum Tricassinae dioecesis, fol.179.
  17. Archives départementales de l'Aube, G124 inventaire, fol° 505v°.
  18. Archives départementales de l'Aube, G1256 fo;° 85r ; G3693 ; E289.
  19. Archives départementales de l'Aube, 5B231, f° 88.
  20. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  21. https://reader.cafeyn.co/fr/1927222/21599923
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  26. Charles Fichot, Statistiques monumentales de l'Aube..., TI, 1884, p. 74.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Abbé Audra, Mémoire de la paroisse et le prieuré-cure de Sainte-Maure, bibliothèque municipale de Troyes, ms 2297.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]