Sainte-Maure

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Sainte-Maure
Château.
Château.
Blason de Sainte-Maure
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Canton Creney-près-Troyes
Intercommunalité Troyes Champagne Métropole
Maire
Mandat
Denis Pottier
2014-2020
Code postal 10150
Code commune 10352
Démographie
Population
municipale
1 507 hab. (2014)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 43″ nord, 4° 03′ 44″ est
Altitude Min. 96 m – Max. 213 m
Superficie 20,92 km2
Localisation

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Sainte-Maure

Sainte-Maure est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le cadastre de 1837 montre au territoire : Beurville[1], Charley, Culoison et mont de Culoison, Davau, Dames de st-Pierre, le bois de Feuges, Guignon-ville, Laine-au-bois, Maison-Brûlés, Massonville[2], Maladière[3], Marnay, Montaiguillon, Planche-Quenat, Quincampoix, Rhèges, le ruisseau Araigne, Semoux, Vanne, Vaulx, le Veilleux et Vermoise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sainte Maure († 850) fut une jeune chrétienne morte à l'âge de vingt-trois ans qui consacra sa jeunesse à secourir toutes les misères. Les pauvres de la région et les fidèles témoignèrent de leur admiration en venant en pèlerinage pour demander son intercession auprès de Dieu.

Les seigneurs étaient le comte de Champagne et le sire de Chappes, par donations le chapitre st-Etienne, le chapitre st-Pierre, l'abbaye st-Martin et Notre-Dame-aux-Nonnains le devinrent aussi.

Avant de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du bailliage de Troyes, au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Mont-Bel-Air-Net [4].
Le 27 pluviôse An III, la commune a absorbé celles voisines de Culoison et de Vannes[4].

Vanne[modifier | modifier le code]

La seigneurie appartenait au chapitre cathédrale de Troyes jusqu'à la cathédrale. En 1188 l'évêque Manassès II de Pougy donnait une partie de sa seigneurie et le moulin qu'il avait acheté à Geoffroi de Villehardouin[5],[6].
Le plus ancien bail fut donné à Jean Nêplot le 30 novembre 1392[7], puis à COlin Bonnelin le 23 mmai 1437, ce dernier payant qinze setiers de seigle par an. Le 3 juillet 1458 Felizet Salomon et Perrotin Sergent , papiratores à Troyes prennaient bail du moulin. Puis ce fut Jean Slomon et Guillaume Sémillard qui prennaient bail le 19 septembre 1473, où est cité moulin à blé et à papier, ils payaient quarante livres tournois et quarante mains de papier comme location annulelle. Vers 1580 Nicoals le Bé louait le moulin aux Gouault et Jacques le Bé avec Edmopnd Denise l'achetèrent le 16 novembre 1600, il y avait alors deux moulins à papier deux à blé et un à chanvre[8]. Le dernier du nom, Nicolas marié à Marie-Anne Sageon, mourait en 1743 et laissait les moulins à ses neveux Marie-Barbe et Françoise Massey, Edme-François dit le Balloy et les autres moulins étaient dans les mains de la falille Denise.
Ancien hameau qui formait une communauté de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du bailliage de Troyes ; les droits royaux relevaient de la Mairie de la Grande-Rivière. Du 29 janvier au 27 novembre 1790, Vanne qui inclut Vermoise forme une commune du canton de Villacerf ; à partir de cette date, Vanne passe au canton de Creney.

Vanne avait 136 habitants en 1787 et 150 en 1790. Aujourd'hui orthographié Vannes il se trouve au nord de Ste-Maure sur le route de st-Benoist.

Culoison[modifier | modifier le code]

En 1789, c'était une communauté de 251 habitants qui dépendait de l'élection de Troyes et de la Maire royale de la Grande-Rivière. C'était un arrière-fief relevait du comte de Champagne. Vers la fin du XVIe siècle un moulin était en activité.

Charley[modifier | modifier le code]

C'était un fief qui relevait de Saint-Sépulcre et de la Mairie royale de Grande-Rivière. Le premier seigneur relevé était Jeanne dite la Garnière, fille de Guillaume des Moulins et Guillemette de verdun, dame de Charley en 1399. Pierre Nicolas de Chavaudon de Sainte-Maure en était le seigneur en 1734 et son fils Pierre III se dsisait seigneur de Charley en 1762[9].

Marney[modifier | modifier le code]

Aussi orthographié Marnay, était un franc-alleu dont les seigneurs se confondaient souvent avec ceux de Culoison, la Vallotte et Vau ; il comprenait aussi les Maisons-Brûlées et dépendaient de la Mairie royale de Grande-Rivière.

Guignonville[modifier | modifier le code]

Ancien fief relevant de Saint-Sépulcre.

Le Davau[modifier | modifier le code]

Ancien domaine qui était au finage de Vannes et dépendait du chapitre st-Pierre de Troyes ; gagé, il appartenait à Nicolas de Mennat, seigneur de Mailly puis d'autre seigneurs avant d'être racheté par le chapitre en 1732 à Adam de Sommerécourt.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Sainte-Maure.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : écartelé : au premier de sinople aux deux épis de blé d’or passés en sautoir, au deuxième d’azur à l’étoile d’argent, au troisième d’azur au moulin à eau près d’une rivière, le tout au naturel, au quatrième d’or à la Vierge au naturel, accompagnée à senestre d’une église du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Denis Pottier[10] DVG Cadre supérieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 507 habitants, en augmentation de 6,35 % par rapport à 2009 (Aube : 1,56 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
182 651 624 665 691 736 694 712 734
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
724 696 609 636 610 579 547 509 518
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
517 518 481 471 512 535 551 546 746
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
665 706 1 003 1 178 1 218 1 211 1 457 1 412 1 507
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ancien fief qui devint une ferme integrée au château de Sainte-Maure.
  2. Fut un temps auberge et ferme.
  3. Ancienne léproserie qui, en 1761, avait 120 livres de revenus.
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Sainte-Maure », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 28 décembre 2012)
  5. Archives départementales de l'Aube, G3378 et 3677.
  6. Nicolas Camusat, Promptuarium sacrarum antiquitatum Tricassinae dioecesis, fol.179.
  7. Archives départementales de l'Aube, G124 inventaire, fol° 505v°.
  8. Archives départementales de l'Aube, G1256 fo;° 85r ; G3693 ; E289.
  9. Archives départementales de l'Aube, 5B231, f° 88.
  10. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. Charles Fichot, Statistiques monumentales de l'Aube..., TI, 1884, p74.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Abbé Audra, Mémoire de la paroisse et le prieuré-cure de Sainte-Maure, bibliothèque municipale de Troyes, ms 2297.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]