Châtillon-sur-Seine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Châtillon.
Châtillon-sur-Seine
Châtillon-sur-Seine depuis Saint-Vorles.
Châtillon-sur-Seine depuis Saint-Vorles.
Blason de Châtillon-sur-Seine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
(chef-lieu)
Intercommunalité Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Hubert Brigand
1995-2020
Code postal 21400
Code commune 21154
Démographie
Population
municipale
5 487 hab. (2012)
Densité 166 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 31″ N 4° 34′ 26″ E / 47.85851, 4.5737547° 51′ 31″ Nord 4° 34′ 26″ Est / 47.85851, 4.57375  
Altitude Min. 211 m – Max. 298 m
Superficie 33,15 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Châtillon-sur-Seine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Châtillon-sur-Seine
Liens
Site web http://www.mairie-chatillon-sur-seine.fr/

Châtillon-sur-Seine est une commune française située dans le nord du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne. La ville bâtie sur un plateau calcaire est traversée par le haut cours de la Seine et se situe dans une région d'importants massifs forestiers. C'est le centre du Pays Châtillonnais qui regroupe 113 communes et la ville de Haute Côte-d'Or la plus peuplée avec 5 564 habitants au recensement provisoire de 2010. Ville d'art et d'histoire Châtillon possède le label Ville fleurie (deux fleurs) et celui des Plus beaux détours de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le cours de la Seine à Châtillon
Châtillon-sur-Seine et communes voisines.

Située sur un plateau calcaire dont le niveau moyen est supérieur à 300 m Châtillon dont la superficie est de 33,15 km2 est traversée par la Seine qui prend sa source à 40 km de là sur le territoire de la commune de Source-Seine sur le plateau de Langres à 446 m d'altitude. Le sous-sol fournit la pierre de Bourgogne extraite des carrières locales (Étrochey...) pour la construction[1]. La couverture végétale indigène est essentiellement forestière et calcicole ; la culture concerne surtout les céréales, les herbages et la vigne[L 1].



Rose des vents Montliot-et-Courcelles Massingy Rose des vents
Sainte-Colombe-sur-Seine N Prusly-sur-Ource
O    Châtillon-sur-Seine    E
S
Ampilly-le-Sec Buncey Maisey-le-Duc
Villiers-le-Duc

Zones naturelles protégées[modifier | modifier le code]

La Combe du Grand Prieur est classée zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique[2].

Sa forêt, une des plus grandes forêts domaniales de Bourgogne avec 8 875 ha, contribue avec celles d'Arc-en-Barrois et d'Auberive au parc national des Forêts de Champagne et Bourgogne dont la création est prévue pour 2015[3].

Accessibilité[modifier | modifier le code]

La place de la gare.

La ville est au cœur d'un nœud routier important et est avantagée par sa proximité avec les autoroutes A5 et A6. Elle se trouve à :

Depuis le déclassement du service voyageurs de la gare de Châtillon-sur-Seine le Réseau interurbain de Côte-d'Or assure les navettes vers Dijon, Montbard et Troyes. On peut ainsi se rendre à Paris en 1 h 50 par la gare TGV de Montbard et le bus de ligne Châtillon-sur-Seine - Montbard. Le réseau ferré reste cependant utilisé par l'industrie du bois et celle des céréales.

Les aéroports les plus proches sont ceux de Auxerre-Branches à 78 km et de Dijon Bourgogne-Longvic à 79 km. L'aérodrome de Châtillon-sur-Seine se trouve en bordure de la ville de Châtillon et est utilisé par l'Aéroclub du Châtillonnais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fanion de la ville.
Blason Blasonnement :
« De gueules au château en perspective de quatre tours d'argent, maçonné de sable, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or. »

Protohistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La région compte de nombreux vestiges d’occupation aux époques pré-historique[L 2], pré-celtiques, celtiques et gallo-romaines[L 3] : grottes[4], pierres levées[5] et surtout l'oppidum du Mont Lassois, un important centre d’habitat à l’âge du bronze qui est l'objet actuel de recherches et de fouilles, situé à 6 km de la ville. La peuplade gauloise qui peuple la région lors de l'invasion romaine, les Lingons, adhère rapidement à la colonisation[L 4] et Châtillon, une des trois place-fortes (Castell) de leur territoire du Lassois semble alors déjà au croisement stratégique de nombreuses routes[L 5]. Des photographies aériennes prises le 28 juin 1976 révèlent les traces d'un site archéologique composé de structures quadrangulaires et circulaires pouvant être d'origine funéraire d'époque gallo-romaine[6]. L’agglomération est ravagée par les Vandales au IIIe siècle[L 6].

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Roman de Girart de Roussillon[Note 1].

La crypte de l'église Saint-Vorles contient encore un oratoire réputé fondé par Saint Didier[L 7] aux premiers siècles de notre ère[T 1] et les premières "écoles" dateraient du VIe siècle[T 2]. Au VIIIe siècle les populations se déplacent sur l’actuel site de la ville et fortifient la colline du Castell qui donne son nom à Châtillon. Sous les Carolingiens l’histoire de la région est marquée par la figure quasi-légendaire du comte palatin Girart de Roussillon[L 8]. En 886 Gilon de Tournus, évêque de Langres fait transférer de Marcenay à Châtillon les reliques de Saint Vorles afin de les mettre à l’abri des invasions normandes qui ravagent une partie du pays[T 3]. Epargné, Châtillon devient alors un lieu important de pèlerinage et le centre politique, économique et religieux du Lassois. La ville actuelle est alors composée de deux agglomérations Chaumont, dépendant des comtes de Bourgogne, et le Bourg, dépendant des évêques de Langres[L 9]. Au Xe siècle, avec les premiers Valois, le Bourg devient le siège du bailliage de la Montagne, véritable capitale d'une région prospère où la laine des moutons alimente la draperie châtillonnaise et la sidérurgie se développe[L 10].

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Châtillon-sur-Seine au Moyen Âge. Chaumont à gauche, le Bourg à droite. Au centre la Seine et ses deux bras
La chapelle templière Saint-Thibault

.

Article détaillé : Abbaye Notre-Dame de Châtillon.

Dès le XIe siècle son développement industriel en fait une des 17 villes de loi[L 11] du royaume où marchands et industriels gouvernent eux-mêmes librement leur activité : pendant 600 ans le commerce des laines et tapisseries du faubourg de Courcelles[L 12] concurrence celui de Troyes[T 4]. Avec l'aval de l'évêque de Langres la ville se dote à partir de 1168 de deux systèmes de fortifications : une au nord pour le quartier de Chaumont, l'autre au sud pour le quartier du Bourg[7]. Les deux enceintes appartenant l’une aux Bourguignons (Chaumont), où le chancelier Nicolas Rolin est propriétaire d’une maison forte et l’autre (le Bourg) appartenant à l’évêque de Langres perdurent pendant tout le Moyen Âge. Châtillon est alors constituée de deux entités souvent rivales et au caractère bien marqué séparées par les méandres de la Seine : la première très active, assez fruste et volontiers guerrière, la seconde plus éminemment intellectuelle.

De grandes figures monastiques favorisent la prolifération d'établissements religieux avant l'extension des cisterciens de Saint Bernard : les bénédictins à Châtillon et Molesme avec Saint Robert, les chartreux à Lugny avec Saint Bruno, les chanoines réguliers à Châtillon et Oigny, les templiers à Bures, Châtillon[Note 2], Epailly et Voulaines ; enfin un ordre original, chef d'ordre, au Val des Choues[8]. L'abbaye Notre-Dame[T 5] est fondée en 1136 sous l'impulsion de Saint Bernard[T 6] qui fit ses études à Saint-Vorles avant de rejoindre Saint Robert à Molesme. Saint-Vorles devient alors église paroissiale[T 7]. La Guerre de Cent Ans ravage ensuite la région et 15 juillet 1475, Châtillon est quasi détruite par les troupes françaises[L 13].

Église Saint-Jean.

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Vestiges du collège dans le quartier des Ursulines

.

Dès les premières années du XVIe siècle Châtillon prend le parti des ligueurs de la Sainte-Union[L 14]. Pour appuyer la Contre-Réforme l'église Saint-Jean est construite et inaugurée en 1551[T 8]. En 1576 la ville est pillée par les troupes huguenotes du duc d’Alençon[L 15] et la peste sévit en 1583, 1595[L 16]. Entre les deux bras de la Seine un nouveau quartier reliant Bourg à Chaumont, dit de la rue des Ponts, élève ses propres remparts à partir de 1586[7]. En 1594 les deux bourgs réunis élisent un maire commun[L 17] et trois ans plus tard la population décide le démantèlement du château[L 18] alors les trois remparts sont unifiés avec la construction de bastions dont il demeure encore quelques vestiges malgré les démantèlements qui ont suivi la Révolution[7].

L’autorité monarchique est restaurée par Henri IV au prix des libertés locales et de la démolition des forteresses, vite remplacées par des châteaux d’agrément (Autricourt, Montigny-sur-Aube…)[8]. Avec la Ligue le bourg médiéval a vécu, une autre architecture émerge et de nouveaux espaces apparaissent tel le mail du cours l'Abbé devant l'abbaye Notre-Dame à la fin du XVIIe siècle. Couvents et abbayes d'hommes[T 9] et de femmes[T 10] prolifèrent mais certaines perdent leur âme avec les abbés commendataires[L 19]. En 1638, la réunion des deux bourgs est confirmée par un traité de Louis XIII, roi de France. Louis XIV visite Châtillon le 26 avril 1650[L 20] mais la centralisation du pouvoir au cours de ce XVIIe siècle entraîne la perte progressive des particularité administratives qui faisaient le dynamisme de la cité[L 21]. Le premier collège communal qui ouvre en 1664[T 11] pérennise une tradition intellectuelle[L 22] et caritative[T 12] particulièrement riche et active mais dans bien des domaines Chatillon s'est renfermée sur une survie autarcique quand la Révolution éclate[L 23].

Perspective du cours l’Abbé vers l’ancienne abbaye Notre-Dame.

Celle-ci n’est pas très virulente ; beaucoup de nobles conservent leurs biens et la vente des domaines monastiques profite aux familles déjà bien nanties[8]. En 1790, la ville devient le chef-lieu du district de Châtillon-sur-Seine puis en 1800 celui de l’arrondissement de Châtillon-sur-Seine qui n'est supprimé qu'en 1926. À la fin du Premier Empire, la ville accueille du 7 février au 11 mars 1814 les négociations entre les ambassadeurs des souverains alliés et le représentant de Napoléon Ier, Caulaincourt au congrès de Châtillon. En 1822 le maréchal Marmont, châtelain de Châtillon, entreprend de moderniser la fonderie de Sainte-Colombe ouvrant la voie au développement sidérurgique de la région via la compagnie des forges de Châtillon-Commentry et Neuves-Maisons à partir de 1862. Mais l’utilisation du coke et l’importation des marchandises étrangères pénalisent cette économie qui vaut au Châtillonnais un patrimoine industriel de premier ordre et un bâti de grande qualité en matière d’églises, de mairies, d’écoles et de résidences bourgeoises. Après 1880 seuls les sites de Sainte-Colombe et de Chenecières survivent en dépit de la construction du chemin de fer qui ne suffit pas à enrayer la crise[8].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

De 1891 à 1933 : la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique reliant Châtillon à Aignay-le-Duc.

Pendant la Première Guerre mondiale c’est du couvent des Cordeliers, son quartier général à Châtillon-sur-Seine, que le généralissime Joffre lance le 5 septembre 1914 l’ordre de la première bataille de la Marne. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Châtillon est libérée le . Trois jours plus tard le 1er régiment de fusiliers marins (débarqué en Provence) et le 1er régiment de marche de spahis marocains (débarqué en Normandie) sont les premières unités des deux armées débarquées à faire leur jonction à quelques kilomètres de la commune[9].

La baisse progressive de l'activité des carrières de pierre et depuis 1979 la réduction drastique des effectifs de l'usine sidérurgique de Sainte-Colombe-sur-Seine ont considérablement impacté l'emploi régional[10] et réorienté le développement avec la reconnaissance du Châtillonnais en appellation Crémant de Bourgogne au début des années 1980[11] et le développement de la filière bois.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Façade nord de la mairie.
Ancien couvent des Ursulines.
  • Mairie
Résultats de l'élection municipale du 23 mars 2014 à Châtillon-sur-Seine[12]
Tête de liste Liste Premier tour Sièges
Voix % CM
Hubert Brigand DVD 1 973 79,65 26
Paul Brossault DVG 504 20,34 3
Maire sortant (UMP)
Réélu pour le mandat 2014-2020[13].
  • Intercommunalité : Hubert Brigand, maire et conseiller départemental, préside la communauté de communes du Pays Châtillonnais jusqu'au 09 juin 2015 (son fils, Jérémy, maire de Massingy lui succède)[14]
  • Député : François Sauvadet, réélu en 2012 avec 57 % des voix au second tour.
  • Sénateur : Alain Houpert (UMP), sénateur depuis le 21 septembre 2008, réélu en 2014.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Médaille ancienne avec le blason de la ville (Desaide vers 1880).
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 1989 Michel Sordel RI Sénateur
1989 1995 Michel Serex PS Kinésithérapeute
1995 en cours
(au 28 septembre 2014)
Hubert Brigand DVD Conseiller général (1988 → )
Président de la CC du Pays Châtillonnais (2011 → )

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ancien tribunal d'instance.

L'intercommunalité du Pays Châtillonnais regroupe les 113 communes des cantons d'Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Châtillon-sur-Seine, Laignes, Montigny-sur-Aube et Recey-sur-Ource. Avec la modification des cantons de 2015 entraînant le regroupement de la majorité d'entre elles au sein du nouveau canton de Châtillon et le rattachement des autres aux nouveaux cantons limitrophes, ce nombre est réduit à 100. Avec plus de 20 000 habitants et 1 821 km2 c'est la communauté de communes la plus étendue de France après celle de Guyane.

Tribunal d'instance[modifier | modifier le code]

La ville est le siège d'un tribunal d'instance à compter de 1958. Dans le cadre de la réforme initiée par Rachida Dati, la juridiction est supprimée à compter du 1er janvier 2010.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 5 487 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 700 3 725 3 900 3 863 4 175 4 430 4 614 4 771 5 061
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 926 4 836 4 860 4 797 4 994 5 265 5 317 5 127 4 794
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 807 4 812 4 698 4 413 4 642 4 727 4 849 4 240 4 609
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
5 518 6 264 7 383 7 561 6 862 6 269 5 837 5 515 5 487
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie et emploi[modifier | modifier le code]

L'industrie du bois dans le Châtillonnais.
L'industrie de la pierre dans le Châtillonnais.
Logo du journal local.

La région châtillonnaise est un territoire de tradition rurale, où l’agriculture occupe une très grande place. Châtillon est aussi un très ancien centre industriel[T 13] de tradition métallurgique mais en 2014 c'est la forêt avec sa filière bois et l'exploitation des carrières de pierre qui tiennent une importance primordiale dans l’économie locale. La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Dijon. Le siège du journal local, Le Châtillonnais et l’Auxois, est à Châtillon-sur-Seine. Les principaux établissements industriels sont, par ordre décroissant du nombre de salariés : Crown Emballage (emballages métalliques, 240 salariés), Brugère Fernand (déroulage de hêtre, fabrication de contreplaqué plat, 87 salariés). ArcelorMittal possède un établissement dans le village voisin de Sainte-Colombe-sur-Seine (acier pour béton, 60 salariés). En décembre 2011, l'entreprise Bourgogne Fonderie est mise en liquidation, supprimant 50 emplois[17].

Située au centre d'une région rurale et faiblement peuplée, Châtillon est le centre commercial et administratif du nord du département de la Côte-d'Or. Sous-préfecture jusqu'en 1926, la ville est reléguée depuis au rang de chef-lieu de canton. Elle n'en reste pas moins un centre de services important à l'échelon local. Le tissu commercial a beaucoup évolué depuis la fin des années 1990. Après bien des péripéties, un hypermarché Auchan de 4 700 m2 a ouvert dans la commune limitrophe de Montliot-et-Courcelles le 05 juillet 2005. Il est concurrencé par un Intermarché de 3 520 m2 situé à Châtillon même. D'autres grandes surfaces de vente spécialisées sont présentes dans l'agglomération, tel Gamm Vert (2 270 m2), Bricomarché (1 980 m2), Gifi (1 100 m2), Noz (1 000 m2), Défimode (900 m2) ou Marché aux affaires (900 m2). Les hard discounteurs sont représentés par Dia, Aldi, Lidl et Leader Price avec environ 700 m2 de vente pour chacune des enseignes. Un restaurant McDonald's ouvre ses portes dans la zone commerciale près d'Auchan fin février 2013[18].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Châtillon ville fleurie.

Située au cœur d'une région riche en archéologie (civilisation celte du mont Lassois, période gallo-romaine de Vertillum, vestiges de nombreuses abbayes et châteaux), Châtillon possède le label ville fleurie (deux fleurs) et celui des plus beaux détours de France. Outre les atouts de la ville elle-même, des églises du XIIe siècle et d'anciens lavoirs communaux font le charme des villages avoisinants alors que la route du crémant[19] serpente à travers le vignoble du nord-châtillonnais avec deux musées locaux dédiés à la vigne et au vin à Chaumont-le-Bois[20] et Massingy[21]. Une partie de son territoire, la Combe du Grand Prieur, est classée zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Située dans une région de massifs forestiers, elle est également incluse dans le parc national des Forêts de Champagne et Bourgogne dont la création est envisagée en 2015. Seize restaurants et quatre hôtels d'une capacité totale de 70 chambres environ sont recensés sur le territoire de la commune. Le musée du Pays Châtillonnais, inauguré en juillet 2009, abrite une collection d'objets découverts dans la région, notamment le fameux cratère de Vix et le mobilier complet d'une tombe à char de l'époque du premier âge du fer.

Fêtes et manifestations locales[modifier | modifier le code]

  • Tape chaudron. Chaque année, le 3e samedi de mars, la ville organise une sorte de carnaval local durant lequel un défilé de chars est accompagné des habitants tapant sur des chaudrons. Cette tradition remonterait au Ve siècle ; elle était destinée à chasser l'hiver. Les villageois descendaient dans les rues en tenue de "chienlit" longue chemise de nuit et bonnet de nuit. Le son des chaudrons était censé chasser l'hiver. Tombée en désuétude, une habitante de la ville, Germaine Collard l'a remise sur les rails. Pendant quelques années, on a revu avec plaisir les "chienlits" en ville. La fête s'est transformée et a été remplacée sous le mandat de Hubert Brigand par un classique défilé de chars. La fête a perdu son âme mais s'est transformée en action de promotion pour le Crémant de Bourgogne ;
  • L'Estival de la Compagnie des Gens. Depuis 1989, pendant 5 semaines entre la dernière semaine de juin et la première d'août, la troupe de théâtre de la Compagnie des Gens propose une nouvelle création artistique mélangeant comédiens professionnels et bénévoles, dans le cadre verdoyant de la salle Kiki de Montparnasse ;
  • Week-end suivant le 16 juin : fête patronale de Saint-Vorles suivie des Journées châtillonnaises dédiées à l'artisanat et l'élevage local sur l'esplanade du cours Labbé[22] ;
  • Dernière semaine d'août : semaine musicale de Saint-Vorles et du Châtillonnais ;
  • Élections de Miss Côte d'Or.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les églises Saint-Vorles, Saint-Nicolas et Saint-Pierre sont classées monuments historiques ainsi que le bâtiment de l'actuelle bibliothèque municipale, la maison Philandrier, le menhir de Châtillon, dans le parc de la mairie, et les ruines du château des ducs de Bourgogne. Seize autres monuments sont inscrits à l'inventaire. Parmi les lieux les plus emblématiques citons :

  • le château Marmont (maison de vacances des descendants d'Achille Maitre, grande personnalité de Châtillon au XIXe siècle) ;
  • l'église Saint-Vorles située sur une colline qui domine la ville l'église date des Xe et XIIe siècles. C'est l'emplacement d'origine de la ville, occupé dès l'Antiquité. Non loin se trouvent les ruines du château des ducs de Bourgogne (XIIe siècle)[23], dans lesquelles se trouve un cimetière. Elle comporte une remarquable mise au tombeau et dans sa crypte un oratoire daté du IVe siècle[L 24] ;
  • au pied de la falaise la source de la Douix, résurgence d'une rivière souterraine et lieu de culte dès l'époque celtique ;
  • l'église Saint-Nicolas de la fin du XIIe siècle qui possède de remarquables vitraux et une statue classés ;
  • l'ancienne abbaye Notre-Dame, datant du XIIe siècle dont les bâtiments conventuels abritent le nouveau musée ; l'ancienne abbatiale, aujourd'hui l'église Saint-Pierre, est toujours utilisée pour le culte ;
  • l'hôtel Philandrier, hôtel particulier de style Renaissance, abritant l'ancien musée archéologique ; cet hôtel particulier n'a jamais été habité par Guillaume Philandrier qui a vécu plusieurs siècles avant sa construction ;
  • le couvent des Cordeliers reconstruit en 1630 conserve un cloître plus ancien. C'est là que se tient le grand quartier général du maréchal Joffre lors de la première bataille de la Marne ;
  • l’hôtel du Congrès, hôtel particulier du XVIIe siècle qui accueillit le congrès de Châtillon ;
  • le monument aux morts de la guerre de 1914-1918 réalisé par le sculpteur Raoul Josset.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Des vestiges des remparts unifiés et renforcés au XVIIe siècle subsistent en certains points[7] :

  • dans le quartier du Bourg la porte Dijonnaise qui donnait accès à la route de Dijon est propriété privée ainsi que la tour Saint-Christophe (ou tour Royale), un bastion avec son échauguette subsiste à l'angle du clos Lanson ainsi qu’une échauguette du 17e siècle à l'extrémité sud de la rue du Bourg-à-Mont ;
  • dans le quartier de Chaumont la tour de Cérilly transformée vers 1790 en habitation est propriété privée ainsi que le bastion du Petit-Haut avec son échauguette. Il subsiste un pan de mur de la porte Saint-Antoine avec la niche d'une statue détruite en 1884, des restes de bastions inclus dans des propriétés de la rue Marmont et une tour en fer-à-cheval dans le parc du château.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Services[modifier | modifier le code]

Lycée Désiré Nisard

Enseignement[modifier | modifier le code]

Hôpital de Châtillon

La scolarité secondaire du premier cycle est assurée par quatre collèges :

  • le collège Fontaine des ducs à Châtillon[24] pour les anciens cantons de Châtillon et Montigny ;
  • le collège Émile Lepître à Laignes pour l'ancien canton de Laignes ;
  • le collège Henri Morat à Recey-sur-Ource[25] pour les anciens cantons d’Aignay-le-Duc et Recey ;
  • le collège Alésia du canton voisin de Venarey-les-Laumes accueille les élèves de l'ancien canton de Baigneux-les-Juifs .

Le second cycle est assuré à Châtillon-sur-Seine par le lycée Désiré Nisard[26], le lycée agricole de la Barotte[27] et le lycée Saint-Vincent/Saint-Bernard, établissement privé polyvalent[28]. Le ramassage scolaire dépend du département de la Côte-d’Or[29].

Santé[modifier | modifier le code]

Les centres hospitaliers de Châtillon[30] et de Montbard sont regroupés administrativement au sein du centre hospitalier intercommunal Châtillon-Montbard lié par convention au centre hospitalier universitaire de Dijon. L'établissement de Châtillon compte 260 salariés avec une capacité d'accueil d'une cinquantaine de lits, tous en médecine.

La piscine.

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Le théâtre Gaston Bernard.
  • aérodrome ;
  • parcours santé et de VTT en forêt de Châtillon ;
  • installations d'aéromodélisme à l'aérodrome ;
  • centre équestre de La Barotte ;
  • piscine couverte ;
  • stades : 2 terrains de football, 1 de rugby, piste d'athlétisme ;
  • 3 terrains de boules ;
  • 6 courts de tennis dont 2 couverts ;
  • 4 salles de sports avec annexes pour gymnastique, arts martiaux, culture physique et tennis de table.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

Outre la chasse et la pêche en saison, de nombreuses associations sportives et/ou culturelles animent la vie locale et permettent la pratique de tous les sports possibles dans les installations municipales. Parmi elles la Châtillonnaise fondée au XIXe siècle comme société de gymnastique et de tir est une des plus anciennes associations sportives françaises encore en activité. Outre la gymnastique on y pratique depuis la musculation/culture physique et les sports collectifs d'intérieur.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Châtillon dispose depuis le moyen-âge sur les hauteurs de Chaumont d'un lycée. Celui-ci est associé à un hôpital de 1670 à 1806, date à laquelle l'hospice est relocalisé dans l'ancienne abbaye Notre-Dame. Véritable centre culturel régional, le lycée, reconstruit dans la partie basse de la ville en 1970, a formé, retenu ou attiré des générations de personnalités diverses.

Arts[modifier | modifier le code]

Kiki de Montparnasse par Gustaw Gwozdecki.
  • Roger de Villiers, né le 18 juin 1887 à Châtillon-sur-Seine, mort le 19 juin 1958 ; sculpteur d'art religieux[31] ;
  • Alice Prin (1901-1953) dite Kiki de Montparnasse, chanteuse, actrice, modèle et peintre française ;
  • Damien Saez, chanteur ayant vécu à Châtillon à la fin des années 1970, rend hommage aux personnalités locales Nelly Cholbi et Bruno Rousselet dans sa chanson Châtillon-sur-Seine sur son triple album Messina sorti le 17 septembre 2012[32].

Journalisme[modifier | modifier le code]

  • André Costa (1927-2002), rédacteur en chef de l'Auto-Journal depuis la création de ce magazine jusqu'aux années 1990 a vécu à Chatillon et y est mort.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • François de Boisrobert né à Caen le 1° août 1592 et mort à Paris le 30 mars 1662 est abbé commandataire de l'abbaye de Châtillon à partir 1638 ;
  • Victorine de Chastenay, née le 11 avril 1771 à Essarois et décédée le 9 mai 1855 à Châtillon, est une mémorialiste française, enterrée dans le chœur de l'église d'Essarois ;
  • Thomas-Joachim-Alexandre-Prosper Mignard, né à Châtillon en 1802, a publié : Histoire de l'idiome bourguignon (1856) ; Le roman en vers de Girard de Roussillon (1858)[33] ;
  • Désiré Nisard (1806-1888), né à Châtillon-sur-Seine, membre de l'Académie française, commandeur de la Légion d'honneur ;
  • Charles Nisard (1808-1890), né à Châtillon-sur-Seine et frère de Désiré Nisard, philologue, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres ;
  • Auguste Nisard (1809-1892), né à Châtillon-sur-Seine et frère des précédents, universitaire ;
  • Henri-Émile Chevalier, homme de lettres né à Châtillon le 13 septembre 1828 et mort à Paris le 25 août 1879 ;
  • Francis Carco (1886-1958) écrivain, poète, journaliste et auteur de chansons français.
Le maréchal Marmont par Paulin Guérin.

Militaires[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Bernard de Clairvaux (esplanade Saint-Vorles).

Religion[modifier | modifier le code]

Sciences[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bibliothèque nationale autrichienne
  2. Comme en témoigne encore la remarquable chapelle Saint-Thibault dans le faubourg du Temple à la sortie ouest de la ville
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  • Autres références :
  1. Les carrières d’Etrochey
  2. « Combe du Grand Prieur », INPN
  3. Office national des forêts, « Parc national forestier "Entre Champagne et Bourgogne" : c'est parti ! »,‎ (consulté le 30 septembre 2014)
  4. Grotte de Balot
  5. Menhir de Châtillon-sur-Seine
  6. Archéologia, no 482 de novembre 2010. p. 35.
  7. a, b, c et d Les remparts de Châtillon
  8. a, b, c et d Histoire brêve du Châtillonnais
  9. Stéphane Simonnet 2004, p. 35
  10. Le Bien Public
  11. Le crémant du Châtillonnais
  12. Résultats officiels pour la commune Châtillon-sur-Seine
  13. Anne-Lise Bertin, « Châtillon-sur-seine:Hubert Brigand a officiellement été réélu maire », Le Bien Public,‎ (lire en ligne).
  14. « Châtillon-sur-seine : Hubert Brigand réélu à la tête du Pays châtillonnais : Sans surprise, le maire de Châtillon-sur-Seine, président sortant, conserve les commandes de la communauté de communes avec près de 72 % des voix », Le Bien Public,‎ (lire en ligne).
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  17. Le Bien public, « Cinquante salariés sur le carreau », 26 décembre 2011.
  18. McDo à Châtillon-sur-Seine : fin prêt pour l’ouverture bienpublic.com 25 février 2013
  19. Route du crémant
  20. Chaumont-le-Bois
  21. Massingy
  22. Les Journées châtillonnaises 2012
  23. André Châtelain 1981, p. 36
  24. Collège Fontaine des ducs
  25. Collège Henri Morat
  26. Lycée Désiré Nizard
  27. Lycée de la Barotte
  28. Lycée Saint-Vincent/Saint-Bernard
  29. Transport scolaire (Transco)
  30. Hôpital de Châtillon-sur-Seine
  31. « Villiers, Roger de », dans Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, t. 14, Paris, Gründ,‎ , p. 253.
  32. Une chanson sur Châtillon Article sur le site du journal Le Châtillonnais, 19 septembre 2012.
  33. Thomas Joachim Alexandre Prosper Mignard Le roman en vers de très-excellent, puissant et noble homme Girart de Rossilon J. Techener, 1858
  34. Universalis : la tombe de Vix

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]