Saint-André-les-Vergers

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Saint-André-les-Vergers
Saint-André-les-Vergers
L'église de Saint-André-les-Vergers.
Blason de Saint-André-les-Vergers
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Troyes Champagne Métropole
Maire
Mandat
Catherine Ledouble
2020-2026
Code postal 10120
Code commune 10333
Démographie
Gentilé Dryats, Dryates
Population
municipale
12 311 hab. (2017 en augmentation de 6,79 % par rapport à 2012)
Densité 2 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 50″ nord, 4° 03′ 17″ est
Altitude Min. 106 m
Max. 129 m
Superficie 5,86 km2
Unité urbaine Troyes
(banlieue)
Aire d'attraction Troyes
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Saint-André-les-Vergers
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-André-les-Vergers
Liens
Site web ville-saint-andre-les-vergers.fr

Saint-André-les-Vergers est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Dryats et les Dryates.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-André-les-Vergers se situe dans l'agglomération troyenne, au sud-ouest de Troyes.

Topographie[modifier | modifier le code]

Les-Vergers a été autorisé par décret du .
Le cadastre de 1828 présente au territoire : le Petit-Aulnay, le champ de l'Aumône, les Barres, la Bouverie, la Briqueterie, les Bruyères, le Buisson-Joffrin, le Champ-des-deux-Eaux, Champrond, Chantecoq, la Chapelle-aux-Blés, la Charme-saint-Michaud, les Charmes, le Chemin-de-la-Reine-Blanche, Cliquat, les Bas et les Hauts-Clos, les Côtes Saint-Bernard et Sebert, Montier-la-Celle, Notre-Dame-des-Prés, les Ormeaux, l'Orme-saint-Frobert, la Planche-au-Maillet.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Saint-André-les-Vergers est une commune urbaine[Note 1]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Troyes, une agglomération intra-départementale regroupant 18 communes[1] et 136 438 habitants en 2017, dont elle est la banlieue[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La voie romaine, de Troyes à Auxerre passe par la commune et a un embranchement vers l'établissement du Vertault par la voie qui peut être le Chemin-des-Lombards.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sous la direction de saint Frobert[6], les moines ont fondé l'abbaye Saint-Pierre de Montier-la-Celle, à l'origine du hameau de Montier-la-Celle[7]. Saint-André s'est développé autour de son église du XVIe siècle. Celle-ci présente un portail dit « des maraîchers » orné de guirlandes de fruits et légumes, attestant qu'à cette époque le village était déjà réputé pour la culture des légumes et les produits de ses vergers. Une sentence de l'échevinage de la ville de Troyes voisine accorda aux habitants, le , le droit de marché dans la rue de l'épicerie pour leurs légumes. Le qualificatif « Les Vergers » a été autorisé par un décret du . Saint-André était situé extra-muros, c'est-à-dire en dehors des fortifications de la ville de Troyes et certains effondrements récents ont prouvé qu'un réseau important de souterrains devait permettre aux occupants de l'abbaye de trouver sécurité à l'intérieur des murs troyens. Durant plusieurs siècles, la commune n'a pas connu d'évolution significative, sa vocation rurale ne permettant pas de trouver une expansion de type industriel et commercial dont Troyes avait alors le monopole.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, un nouvel essor a été impulsé à la suite de l'implantation d'une usine fabriquant des poteaux métalliques, les Établissements Petitjean. De même, sur le plan commercial, une grande surface Carrefour a proposé de nouveaux services à l'ensemble de l'agglomération. De ce fait, un développement important au niveau de l'urbanisme a suscité l'apport d'une population nouvelle très jeune. Des structures d'accueil ont été implantées donnant à Saint-André l'image d'une commune moderne. La construction d'un collège d'enseignement secondaire a donné la possibilité de développer l'enseignement au-delà des écoles primaires déjà construites. Ainsi, on peut noter que la progression de la population s'est effectuée sur un rythme qui s'est accéléré, fortement, dans la 2e partie du XXe siècle.

La progression la plus significative s'est effectuée dans les années 1930 qui ont vu se développer l'industrie textile mécanique suscitant la création d'usines et d'ateliers de confection, de bonneterie en particulier. Aujourd'hui, Saint-André poursuit son développement et assure à ses habitants des équipements culturels, sportifs et sociaux de bonne qualité. Une salle de spectacles de 300 places (l'espace Gérard-Philipe) donne à la commune une dimension nouvelle, dans le cadre de la vocation intercommunale de Troyes Champagne Métropole.

Échenilly[modifier | modifier le code]

C'était une communauté qui a rappelé son indépendance par un procès contre les moines de Montier en 1397, ils étaient bourgeois du roi dépendant des dix-sept villes environ Troyes. C'était en 1682, une mairie royale dépendant de Noës, qui devint municipalité pendant la Révolution jusqu'en an III ou elle fut réunie à celle de Saint-André.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Saint-André-les-Vergers.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

de gueules au chef cousu d’azur, à la crosse brochante d’or, à l’écusson du même au sautoir de sable brochant en abîme sur le tout, accosté de deux clefs adossées aux anneaux en losange pommetés d’argent, surmontées de deux fleurs de lys aussi d’or accostant, en chef la volute de la crosse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 1789, le village est de l'intendance et de la généralité de Châlons de l'élection de Troyes et du bailliage de Troyes ; une partie du territoire était de la Mairie royale de Croncels. Echenilly lui était une communauté séparée.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1958 Roger Gouaille    
1958 1989 Georges Royer DVC puis UDF Conseiller général (1973-2001)
1989 2001 Christian Royer PS  
mars 2001 mai 2020 Alain Balland[8] UMP puis LR, DVD Maire, vice-président de Troyes Champagne Métropole, conseiller départemental
mai 2020 En cours Catherine Ledouble DVD Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Il y a 3 écoles primaires publiques : L'école primaire Auguste-Renoir ; l'école primaire Montie-la -Celle ; l'école primaire Paul-Maitrot. Il y a un collège public : Le collège de la Villeneuve.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville a longtemps eu une orientation maraîchère pour livrer à Troyes où les habitants avaient droit de marché en la rue de l'Epicerie, actuellement Notre-Dame et à la Belle-Croix, devant l'hôtel de ville.

En 1787 il y avait des compagnons épingliers.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[9],[Note 3]

En 2017, la commune comptait 12 311 habitants[Note 4], en augmentation de 6,79 % par rapport à 2012 (Aube : +1,44 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460835841775784809811781820
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8067547968221 0641 1971 4051 4891 665
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8401 7451 7962 2272 5563 3434 1264 4234 568
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5 1217 66610 37010 68111 32911 12511 26411 35612 116
2017 - - - - - - - -
12 311--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (22,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,6 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 21 %, 30 à 44 ans = 17,9 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 21,5 %) ;
  • 54,6 % de femmes (0 à 14 ans = 14,5 %, 15 à 29 ans = 17,7 %, 30 à 44 ans = 16,7 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 28,4 %).
Pyramide des âges à Saint-André-les-Vergers en 2007 en pourcentage[12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
0,8 
8,6 
75 à 89 ans
11,7 
12,5 
60 à 74 ans
15,9 
22,0 
45 à 59 ans
22,7 
17,9 
30 à 44 ans
16,7 
21,0 
15 à 29 ans
17,7 
17,6 
0 à 14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département de l'Aube en 2007 en pourcentage[13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,4 
75 à 89 ans
10,0 
13,3 
60 à 74 ans
14,1 
21,3 
45 à 59 ans
20,6 
20,6 
30 à 44 ans
19,5 
19,2 
15 à 29 ans
17,2 
18,9 
0 à 14 ans
17,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Unité urbaine 2020 de Troyes », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 6 novembre 2020)
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  6. 8 janvier
  7. Alphonse Roserot, Dictionnaire historique de la Champagne méridionale (Aube) des origines à 1790, Langres, Imprimerie Champenoise, 1942, p. 946.
  8. Site officiel de la préfecture de l‘Aube « Copie archivée » (version du 26 août 2009 sur l'Internet Archive)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  12. « Évolution et structure de la population à Saint-André-les-Vergers en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  13. « Résultats du recensement de la population de l'Aube en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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