Verrières (Aube)

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Verrières
Verrières (Aube)
La bibliothèque de Verrières.
Blason de Verrières
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Canton Vendeuvre-sur-Barse
Intercommunalité Communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole
Maire
Mandat
Alain Peucheret
2014-2020
Code postal 10390
Code commune 10406
Démographie
Gentilé Verrichons
Population
municipale
1 881 hab. (2016 en augmentation de 5,5 % par rapport à 2011)
Densité 186 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 00″ nord, 4° 08′ 56″ est
Altitude Min. 111 m
Max. 138 m
Superficie 10,12 km2
Localisation

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Verrières

Verrières est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Verrières est un village situé à environ 10 km au sud-est de Troyes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette commune est composée de trois hameaux qui se réunirent dans le temps pour former le village actuel :

  • Le hameau de Saint-Martin-les-Vaudes (aujourd'hui disparu), dont le nom évoque le célèbre patron de la Gaule antique, existait dès 1145. Il comptait 40 feux (foyers) vers 1290 et fut rattaché à Verrières en 1795. Il comptait alors 63 habitants et son église, qui était succursale de Vaudes fut vendue comme bien national et démolie dans la même année.
  • Le hameau de Saint-Aventin, dont le nom rappelle le souvenir du pieux ermite qui habita ces lieux au VIe siècle et y serait mort en 537, fut rattaché à Verrières également en . Elle était une paroisse distincte.
  • Le hameau de Verrières, qui existait déjà en l'an 500, dépendait de l'Intendance et de la généralité de Châlons de l'élection et du bailliage royale de Troyes, du bailliage ducal d'Aumont jusqu'à la Révolution[1], puis devint commune du canton d'Aumont à partir de cette époque et jusqu'en IX de la République.

Pendant les guerres de Religion, l'église de Verrières fut saccagée, puis réparée en 1677 par les religieux du monastère de Montier-la-Celle.

En 1714, pendant six semaines, un bataillon helvétique des armées royales de Louis XIV cantonna au village.

Sous Napoléon 1er, pendant la Campagne de France, les dragons autrichiens livrèrent bataille dans le secteur en , puis en .

Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans la nuit du à 3 heures du matin, un bombardier de la compagnie Royal Air Force, touchée par un avion de la chasse allemande, s'écrasa en flamme au nord-ouest du village. Des témoins on nettement vu l'appareil et sa tragique traînée de feu piquer droit sur les habitations et ils gardent la conviction que le pilote a effectué une dernière manœuvre pour épargner le village. Les sept aviateurs décédés sont enterrés dans le cimetière du village.

Aujourd'hui, Verrières reste un village de loisirs propre et coquet pour de nombreux habitants de l'Aube.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Verrières (Aube).svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

D'or à la barre ondée d'azur accompagnée, en chef, d'une croix alésée pattée de gueules et, en pointe, d'un ours en pied de sable, au chef potencé et contre-potencé aussi d'azur rempli du champ.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1904 M. Eugène Petit[2]    
1904 1919 M. Pierre Ruelle[2]    
1919 1945 M. Édouard Jouvenet[2]    
1945 1953 M. René Renault[2]    
1954 1963 M. Roger Morel[2]    
1963 1971 M. Maurice Jeanne[2]    
1971 1995 M. Etienne Berthelin[2]    
1995 2001 M. Louis Lepage[3]    
2001 En cours M. Alain Peucheret[2] SE Informaticien retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2016, la commune comptait 1 881 habitants[Note 1], en augmentation de 5,5 % par rapport à 2011 (Aube : +1,62 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
259505542517574551525506506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
475450462457425404391366360
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
347368356298347384372362423
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
4364535261 4141 7281 7241 6921 6891 685
2013 2016 - - - - - - -
1 8421 881-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population était de 100 feux au XIIIe siècle, puis 65 feux et 246 habitants en 1710. Le recensement officiel de 1831 mentionne 574 habitants et la population n'évolue guère jusqu'en 1975. Mais les chiffres démographiques montrent que l'attrait de la campagne attire les citadins à partir de 1975. Ainsi, on dénombre 1 734 habitants au recensement de 1990. Il s'agit du maximum de la population atteint pour la commune[8].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (22,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,4 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,6 %, 15 à 29 ans = 15,1 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 27,1 %, plus de 60 ans = 19,2 %) ;
  • 49,6 % de femmes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 11,1 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 29,2 %, plus de 60 ans = 20,4 %).
Pyramide des âges à Verrières en 2007 en pourcentage[9]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,5 
3,8 
75 à 89 ans
4,9 
15,2 
60 à 74 ans
15,0 
27,1 
45 à 59 ans
29,2 
19,1 
30 à 44 ans
21,2 
15,1 
15 à 29 ans
11,1 
19,6 
0 à 14 ans
18,1 
Pyramide des âges du département de l'Aube en 2007 en pourcentage[10]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,4 
75 à 89 ans
10,0 
13,3 
60 à 74 ans
14,1 
21,3 
45 à 59 ans
20,6 
20,6 
30 à 44 ans
19,5 
19,2 
15 à 29 ans
17,2 
18,9 
0 à 14 ans
17,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Carte postale du moulin.
La Bretonnière

La ferme, le moulin et la léproserie de la Bretonnière est mentionnée dès 1147 comme grange de l'abbaye de Montier-la-Celle. Elle servait de maladrerie (ancienne léproserie ou maladière).

Le château de Saint-Aventin, inscrit.
Les templiers

La commanderie de Villiers-les-Verrières templière s'installa en 1209 à Verrières, au lieu-dit Villers, constitué alors de fermes. Ce hameau et la commanderie formaient le temple de Villers. Plus tard, le domaine fut divisé en 35 lots que des cultivateurs rachetèrent en mars 1795.

Le moulin de Villers-les-Verières[11].

Le moulin de Verrières est un moulin à eau, Geofroi de Maceon ou Messon faisait le don du moulin aux templiers le 9 avril 1210. La mention de moulins à papier apparait en 1451. Guyot Le Ber louait cette année-là le moulin à Guillaume Wasselin, commandeur du temple de Troyes. Guyot prenait location de deux moulins pour cinquante livres tournois, trente anguilles et une rame de papier par an ; il s'engageait aussi à relever le moulin à blé qui était en ruine pour en faire papeterie. 19 mars 1504 la location passait à Jean Chenu qui convertissait la papeterie en foulon[12]. Détruit en 1755, il fut reconstruit vers 1777.

L'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint Paul de Verrières.
Article détaillé : Église Saint-Pierre de Verrières.

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La chapelle de Saint-Aventin

La chapelle de Saint-Aventin abrite une cloche fondue en 1810 et est classée monument historique[13].

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Le cimetière mérovingien

Un cimetière mérovingien fut découvert en par des ouvriers employés à l'élargissement de la route qui rejoint Maison-Blanches à la Route Impériale N19, au lieu-dit « Pré-Janvier », en direction de Daudes. D'après une très ancienne tradition, une ville importante aurait existé dans cette contrée, mais aucune preuve sérieuse n'est venue confirmer ces rumeurs.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « VERRIERES un village des bords de Seine », de l'abbé Jean Bonnard. Livre édité par La Renaissance et Imprimé en 1968.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Alphonse Roserot, Dictionnaire historique..., Langres, 1942, p. 1737.
  2. a b c d e f g et h Site officiel de la commune de Verrières
  3. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « Notice communale de Verrières », sur la base Cassini (consulté le 1er janvier 2012)
  9. « Évolution et structure de la population à Verrières en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population de l'Aube en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  11. Louis Le Clert, Le papier. Recherches et notes pour servir à l'histoire du papier, principalement à Troyes et aux environs depuis le quatorzième siècle, 2 vol. Paris, A l'Enseigne du Pégase, 1926, 258.
  12. Archives départementales de l'Aube, 31H 14e carton.
  13. « chapelle », notice no PA00078298, base Mérimée, ministère français de la Culture