Verrières (Aube)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Verrières
Verrières (Aube)
La bibliothèque de Verrières.
Blason de Verrières
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Troyes Champagne Métropole
Maire
Mandat
Mélanie Bagattin
2020-2026
Code postal 10390
Code commune 10406
Démographie
Gentilé Verrichons
Population
municipale
1 858 hab. (2019 en augmentation de 0,87 % par rapport à 2013)
Densité 184 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 00″ nord, 4° 08′ 56″ est
Altitude Min. 111 m
Max. 138 m
Superficie 10,12 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Troyes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vendeuvre-sur-Barse
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Verrières
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Verrières
Géolocalisation sur la carte : Aube
Voir sur la carte topographique de l'Aube
City locator 14.svg
Verrières
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Verrières

Verrières est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est

Géographie[modifier | modifier le code]

Verrières est un village situé à environ 10 km au sud-est de Troyes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Verrières est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (63,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,3 %), forêts (22,1 %), zones urbanisées (11,5 %), eaux continentales[Note 3] (5,9 %), zones agricoles hétérogènes (4,8 %), prairies (2,4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette commune est composée de trois hameaux qui se réunirent dans le temps pour former le village actuel :

  • Le hameau de Saint-Martin-les-Vaudes (aujourd'hui disparu), dont le nom évoque le célèbre patron de la Gaule antique, existait dès 1145. Il comptait 40 feux (foyers) vers 1290 et fut rattaché à Verrières en 1795. Il comptait alors 63 habitants et son église, qui était succursale de Vaudes fut vendue comme bien national et démolie dans la même année.
  • Le hameau de Saint-Aventin, dont le nom rappelle le souvenir du pieux ermite qui habita ces lieux au VIe siècle et y serait mort en 537, fut rattaché à Verrières également en . Elle était une paroisse distincte.
  • Le hameau de Verrières, qui existait déjà en l'an 500, dépendait de l'Intendance et de la généralité de Châlons de l'élection et du bailliage royale de Troyes, du bailliage ducal d'Aumont jusqu'à la Révolution[8], puis devint commune du canton d'Aumont à partir de cette époque et jusqu'en IX de la République.

Pendant les guerres de Religion, l'église de Verrières fut saccagée, puis réparée en 1677 par les religieux du monastère de Montier-la-Celle.

En 1714, pendant six semaines, un bataillon helvétique des armées royales de Louis XIV cantonna au village.

Sous Napoléon 1er, pendant la Campagne de France, les dragons autrichiens livrèrent bataille dans le secteur en , puis en .


Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans la nuit du à 3 heures du matin, un bombardier de la compagnie Royal Air Force, touchée par un avion de la chasse allemande, s'écrasa en flamme au nord-ouest du village. Des témoins on nettement vu l'appareil et sa tragique traînée de feu piquer droit sur les habitations et ils gardent la conviction que le pilote a effectué une dernière manœuvre pour épargner le village. Les sept aviateurs décédés sont enterrés dans le cimetière du village.

Aujourd'hui, Verrières reste un village de loisirs propre et coquet pour de nombreux habitants de l'Aube.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Verrières (Aube).svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

D'or à la barre ondée d'azur accompagnée, en chef, d'une croix alésée pattée de gueules et, en pointe, d'un ours en pied de sable, au chef potencé et contre-potencé aussi d'azur rempli du champ.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1904 M. Eugène Petit[9]    
1904 1919 M. Pierre Ruelle[9]    
1919 1945 M. Édouard Jouvenet[9]    
1945 1953 M. René Renault[9]    
1954 1963 M. Roger Morel[9]    
1963 1971 M. Maurice Jeanne[9]    
1971 1995 M. Etienne Berthelin[9]    
1995 2001 M. Louis Lepage[10]    
2001 mai 2020 M. Alain Peucheret[9] SE Informaticien retraité
mai 2020 En cours Mme Mélanie Bagattin [11]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2019, la commune comptait 1 858 habitants[Note 4], en augmentation de 0,87 % par rapport à 2013 (Aube : +1,19 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
259505542517574551525506506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
475450462457425404391366360
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
347368356298347384372362423
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
4364535261 4141 7281 7241 6921 6851 842
2018 2019 - - - - - - -
1 8601 858-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population était de 100 feux au XIIIe siècle, puis 65 feux et 246 habitants en 1710. Le recensement officiel de 1831 mentionne 574 habitants et la population n'évolue guère jusqu'en 1975. Mais les chiffres démographiques montrent que l'attrait de la campagne attire les citadins à partir de 1975. Ainsi, on dénombre 1 734 habitants au recensement de 1990. Il s'agit du maximum de la population atteint pour la commune[14].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 30,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (35,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 31,4 % la même année, alors qu'il est de 27,7 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 940 hommes pour 920 femmes, soit un taux de 50,54 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,59 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[16]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ou +
0,9 
5,2 
75-89 ans
5,5 
24,9 
60-74 ans
26,2 
20,4 
45-59 ans
21,6 
16,3 
30-44 ans
18,3 
10,9 
15-29 ans
11,4 
22,1 
0-14 ans
16,1 
Pyramide des âges du département de l'Aube en 2018 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
7,1 
75-89 ans
10,2 
17,2 
60-74 ans
18 
19,8 
45-59 ans
19,3 
17,9 
30-44 ans
17,3 
18 
15-29 ans
16 
19,2 
0-14 ans
17,2 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Carte postale du moulin.
La Bretonnière

La ferme, le moulin et la léproserie de la Bretonnière est mentionnée dès 1147 comme grange de l'abbaye de Montier-la-Celle. Elle servait de maladrerie (ancienne léproserie ou maladière).

Le château de Saint-Aventin, inscrit.
Les templiers

La commanderie de Villiers-les-Verrières templière s'installa en 1209 à Verrières, au lieu-dit Villers, constitué alors de fermes. Ce hameau et la commanderie formaient le temple de Villers. Plus tard, le domaine fut divisé en 35 lots que des cultivateurs rachetèrent en .

Le moulin de Villers-les-Verières[18].

Le moulin de Verrières est un moulin à eau, Geofroi de Maceon ou Messon faisait le don du moulin aux templiers le . La mention de moulins à papier apparait en 1451. Guyot Le Ber louait cette année-là le moulin à Guillaume Wasselin, commandeur du temple de Troyes. Guyot prenait location de deux moulins pour cinquante livres tournois, trente anguilles et une rame de papier par an ; il s'engageait aussi à relever le moulin à blé qui était en ruine pour en faire papeterie. la location passait à Jean Chenu qui convertissait la papeterie en foulon[19]. Détruit en 1755, il fut reconstruit vers 1777.

L'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint Paul de Verrières.


La chapelle de Saint-Aventin

La chapelle de Saint-Aventin abrite une cloche fondue en 1810 et est classée monument historique[20].


Le cimetière mérovingien

Un cimetière mérovingien fut découvert en par des ouvriers employés à l'élargissement de la route qui rejoint Maison-Blanches à la Route Impériale N19, au lieu-dit « Pré-Janvier », en direction de Daudes. D'après une très ancienne tradition, une ville importante aurait existé dans cette contrée, mais aucune preuve sérieuse n'est venue confirmer ces rumeurs.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Verrières, un village des bords de Seine », de l'abbé Jean Bonnard. Livre édité par La Renaissance et Imprimé en 1968.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Alphonse Roserot, Dictionnaire historique..., Langres, 1942, p. 1737.
  9. a b c d e f g et h Site officiel de la commune de Verrières
  10. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  11. https://reader.cafeyn.co/fr/1927222/21599224
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  16. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Verrières (10406) », (consulté le ).
  17. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de l'Aube (10) », (consulté le ).
  18. Louis Le Clert, Le papier. Recherches et notes pour servir à l'histoire du papier, principalement à Troyes et aux environs depuis le quatorzième siècle, 2 vol. Paris, A l'Enseigne du Pégase, 1926, 258.
  19. Archives départementales de l'Aube, 31H 14e carton.
  20. « chapelle », notice no PA00078298, base Mérimée, ministère français de la Culture