Estissac

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Estissac
Vergers à Thuisy
Vergers à Thuisy
Blason de Estissac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Aube
Arrondissement Troyes
Canton Aix-en-Othe
Intercommunalité Communauté de communes des portes du pays d'Othe
Maire
Mandat
Annie Duchêne
2014-2020
Code postal 10190
Code commune 10142
Démographie
Population
municipale
1 902 hab. (2013)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 12″ Nord 3° 48′ 24″ Est / 48.27, 3.80666666667
Superficie 25,66 km2
Localisation

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Estissac

Estissac est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Liébautins, en référence à l'ancien nom d'Estissac (Saint-Liébault).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est construit à la confluence de la Vanne et des ruisseaux du Bétrot et de l'Ancre.

La commune compte deux hameaux Thuisy et Vaugeley.

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Nicolas de Fontenay († 1396 ; fils de Nicolas seigneur de Pars-lès-Chavanges ; bailli de Troyes, général des Aides et trésorier de France, lié au duc de Bourgogne) est seigneur de Saint-Liébault (ancien nom d'Estissac) et maître de forges en forêt d'Othe dans la deuxième moitié du XIVe siècle[1]. Sa fille Marguerite transmet à son mari Jean de Courcelles. Cette famille du Vexin normand garde St-Liébault jusqu'à la moitié du XVIe siècle.

En 1564, le village, toujours nommé Saint-Liébault, fait partie du grand tour de France de Charles IX sur l'initiative de Catherine de Médicis. Le jeune roi y soupe le 21 mars.

En 1615, Jacques Vignier († 1631) baron de Jully-le-Châtel et des Riceys, achète Villemaur et Saint-Liébault (où il construit le château), que son fils Claude embellit (jardins), mais doit finalement vendre, endetté, à Pierre Séguier en 1647. Le sœur de Claude, Marie, épouse Urbain de Créquy sire des Riceys et de Bagneux, puis François de Clermont comte de Tonnerre.

Jusqu'au XVIIIe siècle, le village s'appelait Saint-Liébault[2]. En 1650, la seigneurie de Saint-Liébault appartenait donc au chancelier Pierre Séguier et fut intégrée dans son duché de Villemaur, puis, par les deux unions de sa fille Marie-Madeleine, passa à la famille du Cambout de Coislin et aux Laval-Bois-Dauphin. Avec Villemaur, le château est transmis à la descendance du deuxième mariage : Marie-Henriette d'Aloigny de Rochefort en 1732 (Madeleine de Bois-Dauphin, la petite-fille du chancelier, ayant épousé le maréchal Henri-Louis d'Aloigny), qui épouse Charles de La Rochefoucauld de Roye-Roucy, comte de Blanzac[3],[4]. En 1758, leur fils Louis François Armand de la Rochefoucauld (1695-1783 ; père de François XII) hérita de cette terre et la fit ériger avec Villemaur en duché héréditaire sous le nom d'Estissac (du nom de la seigneurie d'Estissac, province d'Aunis, près de La Rochelle ? ; originellement, baronnie du Périgord au nord de Bergerac, venue aux La Rochefoucauld par un mariage avec une Madaillan d'Estissac).

La façade de l'ancien château.

Le château est reconstruit, à la fin XVe siècle, sur l'emplacement d'un ancien château fort. Il est complètement détruit en 1793[4].

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Lyébault-sur-Vanne et de Val-Libre[5].

Une communauté protestante relativement nombreuse a existé à Estissac et dans ses environs, sous l'Ancien Régime et au XIXe siècle. La commune d'Estissac était d'ailleurs dotée d'un temple protestant au XIXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1814 mai 1848 Abraham-Sylvestre Dumanchin    
mai 1848 1849 Félix-Martin Poron Républicain Notaire
1849 1851 Roy    
1852 1870 Jean Dumanchin   Agriculteur-propriétaire
1870 1876 Alexis-Victor Mathieu   Médecin
novembre 1876   Charles-Ernest Gérard Gauche Notaire
    Jean Félix Gigon    
    Georges Noël SFIO Cultivateur, conseiller général
1971 1989 Gilbert Boudin PS Enseignant, conseiller général
1989 mars 2008 Michel Lottier    
mars 2008 en cours Annie Duchêne[6] LR Conseillère régionale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 902 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 098 1 124 1 228 1 288 1 537 1 568 1 629 1 663 1 738
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 804 1 909 1 897 1 893 1 848 1 965 1 995 1 991 1 983
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 969 1 959 1 905 1 812 1 813 1 794 1 789 1 659 1 651
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
1 685 1 740 1 761 1 757 1 611 1 724 1 796 1 902 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Château de Saint Liebault
  • L'église Saint-Liébault est du XIIIe siècle, agrandie pendant les XVe, XVIe et XVIIe siècles.
  • La Halle, XVIIe siècle où se trouvait le pressoir banal et qui servit de lieu de marché aux grains.
  • Le Moulin (fin du XVIIIe siècle), rénové en 1990, fut construit comme annexe de la papeterie qui fut une industrie importante en 1773. Actuellement, élevage de salmonidés (visite).
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Estissac.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : parti : Au premier fascé d’argent et d’azur de dix pièces, aux trois chevrons brochant de gueules, le premier écimé, au deuxième d’or semé de trèfles de sable au lion de gueules brochant ; au chef chargé d’une bande d’argent, accostée de deux cotices potencées et contre-potencées d’or et de deux abeilles volant du même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jeanne Martel-Jeannine Velut, Notre pays d'Othe, office de tourisme du pays d'Othe et de la vallée de la Vanne, 2003 (ISBN 2-907894-32-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Minières et ferrières en Forêt d'Othe, par Patrice Beck, Philippe Braunstein, Michel Philippe et Alain Ploquin », sur Revue archéologique de l'Est, tome 57, 2008
  2. « Château de St-Liébaud », sur Troyes d'hier à aujourd'hui, par Jacques Schweitzer
  3. Bibliothèque de l'École des chartes École nationale des chartes, vol. 140-141, Librairie Droz, 1982. (p. 201)
  4. a et b Itinéraire général de la France Par Adolphe Laurent Joanne, 1re partie, 1863. (p. 128)
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Estissac », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 27 décembre 2012) Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « Cassini » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  6. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.