Jean de Dinteville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean de Dinteville
Ambassadors-Dinteville.jpg

Cadrage sur Jean de Dinteville d'après Les Ambassadeurs de Hans Holbein le Jeune.

Fonction
Ambassadeur
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Fratrie

Jean de Dinteville, né en 1504 et mort en 1555 ou 1557, est bailli de Troyes, seigneur de Polisy et ambassadeur français.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est l'un des quatorze enfants de Claude de Dinteville (~1413-1477) et de Jeanne de la Baume, fille du seigneur de Mont-Saint-Sorlin, descendante de la riche et puissante famille des comtes de Mont-Revel[1].

Son père Claude a été élevé à la cour des derniers ducs de Bourgogne puis nommé conseiller et surintendant des finances de Charles le Téméraire (duc de Bourgogne 1467–1477) ; il est tué à l'âge de 64 ans à la bataille de Nancy (1477) avec Charles le Téméraire[1].

Jean a quatre sœurs et neuf frères[1].
Gaucher, le frère aîné, est maître d’hôtel du roi et chevalier de ses ordres, puis lieutenant de la ville de Sienne pendant les guerres d'Italie et gouverneur du dauphin de France futur François Ier.
Le deuxième frère est Jacques de Dinteville, grand veneur de France et dont la fille Bénigne de Dinteville, dame de Commarin, se marie avec Gérard de Vienne[2].
Son plus jeune frère est François de Dinteville, pourvu de nombreux bénéfices et finalement évêque d'Auxerre (1513-1530) où un de leurs neveux François de Dinteville II lui succède à sa mort.

"Guillaume"[note 1] de Pot, évêque de Tournai, est son oncle ; Claude de Dinteville († 1506), abbé de Reigny puis de la Ferté-sur-Grosne (1470-1506), fait également partie de la proche famille[1]. Claude est également cité comme abbé de la Bussière, dans l'église de laquelle il est enterré († 1507) ; un bas-relief de sa tombe, classé objet MH, est toujours visible à l'église des Trois-Vallées ou église de l'Assomption jouxtant les bâtiments de l'ancienne abbaye[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a été gouverneur et chambellan du duc d'Orléans, ambassadeur en Angleterre en 1531, bailli de Troyes de 1522 à 1554, il repose en la chapelle seigneuriale de l'église Saint-Félix de Polisy[4].

La devise Dinteville était Memento mori.

Représentations artistiques[modifier | modifier le code]

Il est le personnage de gauche sur la célèbre peinture comportant une anamorphose de crâne humain Les Ambassadeurs de Hans Holbein le Jeune où il est en compagnie de Georges de Selve. En 1533, au moment où a été faite cette peinture, il est ambassadeur français à Londres. Il est le commanditaire de cette œuvre, aujourd'hui exposée à la "National Gallery" à Londres.

Il existe plusieurs autres portraits de Dinteville attribués à Holbein, dont un dessin conservé à Windsor et une peinture sur bois conservée à Berlin (Portrait d'un homme tenant un luth, 1534 ou 1535, Staatliche Museen, Gemäldegalerie). Il existe également de lui un portrait au crayon et sanguine de Jean Clouet ou François Clouet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il n'existe pas de "Guillaume de Pot" dans la liste des évêques de Tournai. Un Louis de Pot est élu par le chapitre en accord avec le roi de France, pendant que dans le même temps le pape essaie plus ou moins vainement d'imposer successivement plusieurs candidats (Jean Monissart - † 1484 ; Antoniotto Pallavicini - résigne en 1496 ; et Pierre Quicke). C'est la période du schisme de Tournai, qui dure de la mort de Ferry de Clugny en 1483 jusqu'à la mort de Louis de Pot en 1505.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Abbé Jean Lebeuf, Mémoires concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre..., vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (lire en ligne).
  2. Père Anselme de Sainte-Marie, continuée par Honoré du Fourny, revue, corrigée et augmentée par le père Ange de Sainte-Rosalie et le père Simplicien, Histoire généalogique et chronologique de la Maison Royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne et de la Maison du roi, et des anciens barons du royaume, t. 7, Paris, Compagnie des libraires associés, , 940 p. (lire en ligne), p. 804.
  3. « Bas-relief : la Crucifixion et les Vertus », notice no PM21000458, base Palissy, ministère français de la Culture.
  4. Alphonse Roserot, Dictionniare historique de la Champagne méridionale, Langres, 1945, p1160, TII.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Union List of Artist Names • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat