Jean de Dinteville

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Jean de Dinteville
Ambassadors-Dinteville.jpg
Cadrage sur Jean de Dinteville d'après Les Ambassadeurs de Hans Holbein le Jeune.
Fonction
Ambassadeur
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Fratrie

Jean de Dinteville, né en 1504 et mort en 1555 ou 1557, est bailli de Troyes, seigneur de Polisy et ambassadeur français.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le petit-fils de Claude de Jaucourt de Dinteville (~1413-1477) et de Jeanne de La Baume, fille du seigneur de Mont-Saint-Sorlin, descendante de la riche et puissante famille des comtes de Mont-Revel[1].

Son grand-père Claude de Dinteville, seigneur de Polisy, Echenay et Commarin, a été élevé à la cour des derniers ducs de Bourgogne puis nommé conseiller et surintendant des finances de Charles le Téméraire (duc de Bourgogne 1467–1477) ; il est tué à l'âge de 64 ans à la bataille de Nancy (1477) avec Charles le Téméraire[1].

Claude de Dinteville seigneur de Polisy, et sa femme Jeanne, ont eu 14 enfants, quatre filles et dix garçons [1].
L'aîné, Gaucher Ier, est le père de notre Jean de Dinteville. Il a été maître d’hôtel du roi et chevalier de ses ordres, puis lieutenant de la ville de Sienne pendant les guerres d'Italie et gouverneur du dauphin de France fils du roi François Ier. Il a épousé Anne du Plessis.
Le deuxième frère est Jacques de Dinteville, Grand veneur de France, dont la fille Bénigne de Dinteville, dame de Commarin, se marie avec Gérard de Vienne, seigneur de Ruffey et de Chevreaux[2].
Son plus jeune frère est François Ier de Dinteville, pourvu de nombreux bénéfices, et finalement évêque d'Auxerre (1513-1530) avant son neveu François II de Dinteville (évêque en 1530-1554 ; frère de notre Jean de Dinteville de Polisy, et de Gaucher II sire de Vanlay : tous fils de Gaucher Ier).

Claude de Dinteville († 1506), abbé de Reigny puis de la Ferté-sur-Grosne (1470-1506) est aussi un des fils de Claude de Dinteville seigneur de Polisy[1]. Claude est également cité comme abbé de la Bussière, dans l'église de laquelle il est enterré († 1507) ; un bas-relief de sa tombe, classé objet MH, est toujours visible à l'église des Trois-Vallées ou église de l'Assomption jouxtant les bâtiments de l'ancienne abbaye[3].

"Guillaume"[note 1] de Pot (en fait Louis Pot), évêque contesté de Tournai en 1483, † en 1505, est un oncle (en fait un grand-cousin).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a été gouverneur et chambellan du duc d'Orléans, ambassadeur en Angleterre en 1531, bailli de Troyes de 1522 à 1554, il repose en la chapelle seigneuriale de l'église Saint-Félix de Polisy[4].

La devise Dinteville était Memento mori.

Représentations artistiques[modifier | modifier le code]

Il est le personnage de gauche sur la célèbre peinture comportant une anamorphose de crâne humain Les Ambassadeurs de Hans Holbein le Jeune où il est en compagnie de Georges de Selve. En 1533, au moment où a été faite cette peinture, il est ambassadeur français à Londres. Il est le commanditaire de cette œuvre, aujourd'hui exposée à la "National Gallery" à Londres.

Il existe plusieurs autres portraits de Dinteville attribués à Holbein, dont un dessin conservé à Windsor et une peinture sur bois conservée à Berlin (Portrait d'un homme tenant un luth, 1534 ou 1535, Staatliche Museen, Gemäldegalerie). Il existe également de lui un portrait au crayon et sanguine de Jean Clouet ou François Clouet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il n'existe pas de "Guillaume de Pot" dans la liste des évêques de Tournai. Un Louis de Pot est élu par le chapitre en accord avec le roi de France, pendant que dans le même temps le pape essaie plus ou moins vainement d'imposer successivement plusieurs candidats (Jean Monissart - † 1484 ; Antoniotto Pallavicini - résigne en 1496 ; et Pierre Quicke). C'est la période du schisme de Tournai, qui dure de la mort de Ferry de Clugny en 1483 jusqu'à la mort de Louis de Pot en 1505.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Abbé Jean Lebeuf, Mémoires concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre..., vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (lire en ligne).
  2. Père Anselme de Sainte-Marie, continuée par Honoré du Fourny, revue, corrigée et augmentée par le père Ange de Sainte-Rosalie et le père Simplicien, Histoire généalogique et chronologique de la Maison Royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne et de la Maison du roi, et des anciens barons du royaume, t. 7, Paris, Compagnie des libraires associés, , 940 p. (lire en ligne), p. 804.
  3. « Bas-relief : la Crucifixion et les Vertus », notice no PM21000458, base Palissy, ministère français de la Culture.
  4. Alphonse Roserot, Dictionniare historique de la Champagne méridionale, Langres, 1945, p1160, TII.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]