Aller au contenu

Grand Est français

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le Grand Est français est une notion géographique utilisée en France pour désigner les régions du quart nord-est du pays. Bien que non clairement délimité et ne correspondant traditionnellement à aucune entité administrative, jusqu'en 2016, le Grand Est français regroupe en général les anciennes régions administratives d'Alsace, de Bourgogne, de Champagne-Ardenne, de Franche-Comté et de Lorraine[1],[2], soit les actuelles régions administratives du Grand Est et de Bourgogne-Franche-Comté. Ce découpage correspond notamment à la zone de défense et de sécurité Est à partir de 2000, à la circonscription Est créée lors des élections européennes de 2004 et réutilisée pour celles de 2009 et de 2014, ou encore à la Mission interministérielle et interrégionale d'aménagement du territoire (Miiat) du Grand Est, mise en place par la Datar[3].

Cependant, selon les définitions, le Grand Est français peut englober un espace moins large, la Champagne-Ardenne[4], voire aussi la Bourgogne (comme dans la ZEAT Est), pouvant être rattachées au Bassin parisien ; ou au contraire un espace plus large : c'est ainsi que la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais y sont parfois incorporés, comme au sein du Réseau interrégional d'animation (RIA) du Grand Est, institué dans le cadre du programme Leader+ de l'Union européenne[5].

En 2014, un collectif baptisé Grand-Est 52, né dans la région de Langres, prône la création d'une grande région fédérant plus de 8 millions d'habitants et regroupant l'Alsace, la Lorraine, la Champagne-Ardenne, la Bourgogne et la Franche-Comté, en réaction à la première mouture du projet de redécoupage régional dessiné par le gouvernement français qui prévoyait la fusion de Champagne-Ardenne avec la Picardie, dans le but de faire contrepoids à ses trois puissants voisins qui sont les régions Ile-de-France, Rhône-Alpes et Nord-Picardie. Finalement, deux régions voient le jour dans le cadre de la réforme territoriale de 2014 : l'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et la Bourgogne-Franche-Comté. Après un vote des habitants en 2016, le nom de « Grand Est » remporte 75 % des suffrages pour nommer l'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine[6].

Principales aires d'attraction

[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente la liste des aires d'attraction de plus de 200 000 habitants (sur la base des derniers chiffres de l'Insee), classés par l'importance de leur population[7].

Aires urbaines Date du recensement
1990 1999 2006 2011 2016 2022
Strasbourg
(partie française)
704 238 760 190 797 496 812 265 834 236 868 665
Nancy 496 486 501 019 508 670 511 697 511 496 508 921
Dijon 365 025 379 625 391 223 399 074 408 341 416 713
Mulhouse 370 251 387 515 400 062 406 591 409 076 409 058
Metz 338 432 352 723 362 427 364 348 367 388 376 619
Reims 329 208 340 191 343 414 346 092 353 268 356 324
Besançon 234 674 250 688 264 696 270 971 277 714 284 437
Troyes 195 674 199 879 207 559 211 461 217 290 222 023

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Jean-Patrick Jouhaud, « Sites d'enseignement supérieur du Grand Est : Une attractivité internationale », Chiffres pour l'Alsace, Insee Alsace, no 40,‎ , p. 8 (ISSN 1627-2714, lire en ligne).
  2. Audrey Déjoie-Larnaudie, « L'activité touristique en Champagne-Ardenne : 2,9 % des emplois salariés, une saisonnalité marquée », Insee Flash, Insee Champagne-Ardenne, no 82,‎ , p. 1 (ISSN 1277-5649, lire en ligne).
  3. Datar - Miiat Grand Est, Le Grand Est : Contribution de l'État à de nouveaux enjeux interrégionaux, Paris, La Documentation française, coll. « Aménager la France de 2020 », , 160 p. (ISBN 2-11-005205-8, présentation en ligne).
  4. Marianne Ollivier-Trigalo, Instituer la multimodalité avec les schémas de services de transport, Arcueil, Inrets, coll. « Rapport Inrets », , 294 p. (ISBN 2-85782-576-5, présentation en ligne), p. 36.
  5. La carte du RIA G-E, sur le site du programme Leader+ en France.
  6. AFP, « Les internautes choisissent "Grand Est" comme nom de la nouvelle région », Le Point, .
  7. « Recensement 2022 : résultats sur un territoire, bases de données et fichiers détail », sur Insee (consulté le ).

Articles connexes

[modifier | modifier le code]