Ruelle des Chats

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Ruelle des Chats
Image illustrative de l’article Ruelle des Chats
La ruelle des Chats.
Situation
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Ville Troyes
Quartier(s) Centre historique
Tenant rue Champeaux
Aboutissant rue Charbonnet
Morphologie
Type Ruelle

La ruelle des Chats est une voie de Troyes, dans le département français de l'Aube,

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Cette ruelle va de la rue Champeaux à la rue Charbonnet dans le « Bouchon de Champagne », cœur historique de la ville de Troyes.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Très étroite, elle donne une idée des rues médiévales pavées avec une rigole centrale pour l'écoulement des eaux. Reconstruites après le grand incendie de 1524, les maisons à pans de bois et en encorbellement s'élargissent en hauteur. Les étages débordent sur la rue pour augmenter leur surface : l'impôt était calculé sur la surface au sol. Cette ruelle doit son nom au fait qu'un chat peut, en effet, passer d'un côté à l'autre de la rue, en passant par les toits[1],[2]. Les façades se touchent par le sommet, et sont maintenues par des étais[3].

Autrefois nommée ruelle Maillard depuis le XVe siècle, dès 1460[4]. À l'entrée de la ruelle du côté de la rue Champeaux se trouvait le bailli du prieuré de Saint-Jean-en-Châtel, appartenant à l'abbaye Saint-Pierre de Montiéramey[5]. Aux nos 32 et 36 de l'actuelle ruelle des Chats se trouvait l'hôtel de la famille Lesguisé[6]. En 1783, elle est donnée comme « rue des chats »[7]. En 1789, un arrêté enjoint de poser des grilles en fer, à chaque extrémité de la ruelle. Ces grilles étaient fermées la nuit, et ouvertes le jour.

La ruelle des Chats, vue d'artiste.

Dans les années 1960, la ruelle des Chats fut menacée de disparition, comme la rue de la Rothière, et André Malraux s'en alarma[8]. La loi qui porte son nom fut adoptée le .

À l'angle de la ruelle des Chats, au niveau de l'élargissement de la ruelle, se trouve la Cour du mortier d'Or.

À la place de l'ancienne clinique Juvénal, aujourd'hui démolie, il était prévu en 2006 de reconstruire un ensemble de maisons dans l'esprit du XVIe siècle[9] et, la construction de deux maisons à pans de bois commence en janvier 2014[10]. À l'angle de la ruelle, un jardin de 500 m2 est prévu pour l'été 2016[11].

Dans la ruelle, une librairie accueille aussi le premier Café des Droits de l'Homme ouvert par la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen

La ville de Troyes est éclairée depuis 1534, date à laquelle le conseil de ville décide d’éclairer durant les périodes des foires de Champagne, par des chandelles de suif dans des lanternes ; en 1766, la ville dispose 150 lanternes publiques allumées en hiver dans les rues principales. Le suif donne sa place à l’huile aux alentours de 1800, le gaz en 1842 et l’électricité au début du XXe s[12].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Jacob Vers un Éden…[13]
  • Jean-Pierre Maurel, Malaver à l'hôtel[14]

Autres[modifier | modifier le code]

Il y a également une ruelle dite « des Chats », dans la commune de Quincy-Voisins dans le département français de Seine-et-Marne, et dans la ville de La Roche-en-Ardenne située en Région wallonne, en Belgique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Valentin, « À Troyes, le compte est bon », sur Le Parisien, (consulté le 28 juin 2015).
  2. Victor Battaggion, « Troyes : la pétillante comtesse de Champagne », Historia, no 745 « spécial villes »,‎ , p. 58 (lire en ligne).
  3. Denise Bonnet, Troyes de l'Antiquité au Moyen Âge, Denise Bonnet, Au fil des vieilles rues de Troyes[PDF] La Vie en Champagne no 78, 2014.
  4. Antoine-Henri-François Corrard de Bréban, Revue étymologique avec un plan, Bouquot, 1857 p. 77.
  5. T. Boutiot, Histoire de la ville de Troyes et de la Champagne Méridionale, Dufey-Robert Paris Aug. Aubry., 1870.
  6. Amédée Aufauvre, Troyes et ses environs : guide historique et topographique : établissements publics, biographies, monuments civils et religieux etc., 1860 p. 118 : « Au coin, au couchant, où se trouvent entre les no 32 et 36 de la ruelle des Chats, autrefois ruelle Maillard, était l'hôtel de la famille Leguisé, dont l'un des membres, évêque de Troyes, fit rendre la ville à Charles VII et à Jeanne d'Arc. »
  7. Jean-Charles Courtalon-Delaistre Topographie historique de la ville et diocèse de Troyes, Sobelet 1783 p. 459.
  8. André Malraux, La grande pitié des monuments de France : débats parlementaires, 1960-1968 Presses Univ. Septentrion, 1998 p. 44 : « … À Grasse le centre de la vieille ville va être saccagé. À Troyes, on envisage aussi la construction d'un gratte-ciel au cœur de la ville médiévale où les maisons de bois sont laissées à l'abandon, et où la destruction de la célèbre ruelle des Chats est commencée ; à Avignon, le quartier de la Fusterie doit être bouleversé… »
  9. Billet no 9 juin 2006 - Sauvegarde et Avenir de Troyes.
  10. Deux maisons à pans de bois ruelle des Chats, 7 janvier 2014 sur le site de L'Est-Éclair (consulté le 13 février 2015).
  11. Un jardin entre la ruelle des chats et la rue Paillot-de-Montabert à Troyes (consulté le 26 juin 2015).
  12. Ruelle des Chats et Cour du Mortier d'or Aube en Champagne.
  13. Frédéric Jacob, Vers un Éden…, TheBookEdition, 2011.
  14. Jean-Pierre Maurel Malaver à l'hôtel, Viviane Hamy, 1996.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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