Eva Green

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Eva Green
Description de cette image, également commentée ci-après
Eva Green lors de la 45e cérémonie des César en 2020.
Nom de naissance Eva Gaëlle Green
Naissance (43 ans)
Paris (France)
Nationalité Française
Profession Actrice
Films notables Innocents: The Dreamers
Kingdom of Heaven
Casino Royale
Miss Peregrine et les Enfants particuliers
Proxima
(voir filmographie)
Séries notables Camelot
Penny Dreadful

Eva Green (prononcer /eva gʁeːn/[a]) est une actrice française, née le à Paris.

Fille de l'actrice Marlène Jobert, Eva Green commence sa carrière par le théâtre avec la pièce Jalousie en trois fax en 2001. Son interprétation lui vaut d'être nommée au Molière de la révélation théâtrale féminine l'année suivante. Davantage attirée par le cinéma, elle accepte un rôle où elle se fait remarquer par la critique pour sa prestation difficile — elle apparaît nue à plusieurs reprises — dans Innocents: The Dreamers (2003) de Bernardo Bertolucci, aux côtés de Louis Garrel et Michael Pitt.

Elle est choisie en 2005 — son premier grand rôle dans une production américaine —, pour interpréter la reine Sibylle de Jérusalem dans le film Kingdom of Heaven, aux côtés d'Orlando Bloom. Elle enchaîne ensuite les superproductions, telles Casino Royale (2006) — où elle interprète la James Bond girl Vesper Lynd — et À la croisée des mondes : La Boussole d'or (2007), qui lui valent la réception d'un Rising Star Award en 2007 décerné par la BAFTA (face à Emily Blunt, Naomie Harris, Cillian Murphy et Ben Whishaw). Elle poursuit son ascension hollywoodienne avec le film Sin City : J'ai tué pour elle (2014), puis 300 : La Naissance d'un empire (2014) et les films indépendants Dark World (2008), Cracks (2009), Womb (2010), Perfect Sense (2011) et White Bird (2014).

Elle joue également dans des séries télévisées, interprétant Morgane Pendragon dans Camelot (2011) et Vanessa Ives dans Penny Dreadful (de 2014 à 2016). Ce dernier rôle lui apporte d'excellentes critiques et plusieurs récompenses, ainsi qu'une nomination au Golden Globe de la meilleure actrice dans une série télévisée dramatique (2015).

Nouvelle muse du réalisateur Tim Burton, elle tourne à trois reprises sous sa direction : dans les films Dark Shadows (2012), Miss Peregrine et les Enfants particuliers (2016) et Dumbo (2019).

Elle fait son grand retour en France en 2019 avec Proxima d'Alice Winocour, pour lequel elle obtient sa première nomination au César de la meilleure actrice, avant d'incarner, en 2023, Milady dans une nouvelle adaptation des Trois Mousquetaires.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Fille de l’actrice française Marlène Jobert et de Walter Green, chirurgien-dentiste, franco-suédois occasionnellement acteur (Au hasard Balthazar de Robert Bresson)[1],[2], Eva Green naît le à Paris[3],[4],[5]. Elle a une sœur jumelle dizygote (plus jeune de quelques minutes[6]), Joy, qui est éleveuse de chevaux[7] et mariée à Niccolò Marzichi Lenzi (producteur de chianti à Bolgheri, en Toscane)[8],[9].

Par son père Walter Green, Eva Green est l'arrière-petite-fille du compositeur français Paul Le Flem[10],[11],[12], l'arrière-petite-nièce du sénateur Pierre Even[12], l'arrière-petite-fille de la photographe suédoise Mia Green (en)[13], la nièce de l’actrice Marika Green et du chef opérateur autrichien Christian Berger et, par sa mère, la cousine des actrices et chanteuses Elsa Lunghini et Joséphine Jobert. Elle a ainsi des origines suédoises et bretonnes par son père et des origines pieds-noires et juives séfarades par sa mère, née en Algérie française.

Elle est de confession juive, tout comme sa mère Marlène Jobert et se décrit comme étant « une Juive laïque n'ayant jamais été dans une synagogue dans son enfance », se sentant « comme une citoyenne du monde »[14].

Elle décrit sa famille comme « bourgeoise » et explique que sa sœur jumelle et elle sont très différentes : elle ayant toujours été plutôt « artiste et la tête dans les nuages » alors que Joy est assez « discrète et cartésienne »[7]. Eva Green a les cheveux de couleur blond foncé, mais elle les teint en brun depuis l'âge de 15 ans[15].

Son nom de famille est d'origine suédoise et se prononce /gʁeːn/ (« gréén »), ce qui signifie « branche [d’un arbre] »)[4],[16]. Cependant, c'est avec la prononciation anglaise de son nom qu'elle est connue : /ɡʁin/ (« grine »).

Eva Green grandit avec sa sœur près du parc Monceau[13], dans le 17e arrondissement de Paris[13]. Elle est élève de l'École internationale bilingue, puis du lycée Fénelon Sainte-Marie, elle est ensuite scolarisée un an à l’American School of Paris, à la suite de quoi elle entame une formation théâtrale en suivant les cours d'Eva Saint-Paul à Paris pendant deux ans et demi[17] ; et enfin ceux de la Webber Douglas Academy of Dramatic Art à Londres[18].

Remarquée pour sa grande capacité de travail, bien qu'étant une élève réservée, elle arrête cependant ses études à 16 ans. Après s'être rêvée égyptologue (suite à une visite au Louvre à l’âge de 7 ans[19]), elle change d'avis, à 14 ans, après avoir vu la prestation d'Isabelle Adjani dans L'Histoire d'Adèle H.[20].

Sa mère pensait qu'une carrière d'actrice ne conviendrait pas à la sensibilité de sa fille, mais elle soutint plus tard son projet. Après sa formation théâtrale à la Webber Douglas Academy of Dramatic Art, Eva Green retourne à Paris où elle joue dans plusieurs pièces. Elle annonce avoir, pendant ses études, « toujours choisi les rôles des personnages mauvais » parce que « c'est un excellent moyen de canaliser ses émotions »[réf. nécessaire].

Révélation critique (2001-2004)[modifier | modifier le code]

Son premier rôle sur une scène de théâtre, en 2001, dans Jalousie en trois fax d'Esther Vilar, mise en scène par Didier Long au Petit Théâtre de Paris, lui vaut une nomination pour le Molière de la révélation théâtrale féminine en 2002. Sa participation, cette même année , au Turcaret mis en scène par Gérard Desarthe, est si éprouvante[b] qu'elle abandonne le théâtre, elle y est néanmoins remarquée par Bernardo Bertolucci.
Dès lors, elle choisit de se concentrer exclusivement sur la partie cinématographique de sa carrière.

En 2001, elle apparaît brièvement comme silhouette dans La Pianiste de Michael Haneke, aux côtés de Benoît Magimel[21].

C'est en 2003, qu'elle entame réellement une carrière cinématographique, en jouant le rôle d'Isabelle dans Innocents: The Dreamers, de Bertolucci. Sa prestation, décrite par ce dernier comme : « si belle que c'en est indécent »[22], lui vaut des éloges, ainsi qu'une certaine notoriété pour les scènes où elle apparaît nue.
Eva Green précise que Bertolucci lui semble « manipulateur »[23], mais dans un but créatif, non intrusif. En comparant avec son précédent travail pour la scène, elle indique qu'en jouant devant une caméra, elle est « un instrument de musique obéissant à un chef d'orchestre » sur certaines scènes et qu'au cinéma « on doit laisser place à l'improvisation »[24].

Elle apparaît ensuite dans la superproduction Arsène Lupin, en 2004.
Ses projets suivants sont surtout des productions britanniques et américaines.

Percée à Hollywood (2005-2007)[modifier | modifier le code]

L'actrice aux BAFTA Awards 2007, à la London's Royal Opera House, où elle est élue révélation de l'année dans Casino Royale.

L'année suivante, elle fait une entrée remarquée à Hollywood, en décrochant le premier rôle féminin de la fresque historique et religieuse Kingdom of Heaven, de Ridley Scott, dans lequel elle prête ses traits à la reine Sibylle de Jérusalem. Bien que ses scènes aient, en grande partie, été coupées au montage (pour être rétablies dans la version director's cut), sa prestation est une nouvelle fois saluée[25].

À cette époque, elle manque des rôles dans d'autres films remarqués (du fait de son engagement sur le tournage du film de Scott), comme : The Constant Gardener de Fernando Meirelles (qu'elle avait pourtant rencontré), ainsi que Le Dahlia noir de Brian De Palma, dont elle refusa également le rôle parce qu'elle ne souhaitait pas être cataloguée comme « femme fatale ». Kingdom of Heaven est un échec en salles, mais lui confère néanmoins le statut d’« actrice à suivre ».

En 2006, elle confirme avoir été choisie, grâce à ses prestations dans Innocents: The Dreamers et dans Kingdom of Heaven[26], pour interpréter Vesper Lynd, la principale James Bond girl de Casino Royale, dans lequel le personnage principal est interprété par un nouvel acteur, quasi inconnu, Daniel Craig[c].

Pourtant, un an avant le début du tournage, elle refuse de participer à l'audition mais passe une « audition à l'aveugle » (sans le texte), puis est invitée à Prague pour une seconde audition, quelques jours seulement avant d'entamer le tournage. On lui présente alors une nouvelle version du script, qu'elle préfère et qui lui fait accepter de rejoindre le projet[27]. Le studio a cependant des doutes quant à son accent français, son personnage étant d'origine anglaise, Green doit donc travailler son accent pour le rôle[25]. Le film est un grand succès critique et commercial et lui vaut plusieurs récompenses.

En 2007, elle enchaîne avec un autre blockbuster : À la croisée des mondes : La Boussole d'or de Chris Weitz, pour lequel elle retrouve Daniel Craig, avant de s'engager dans un cinéma indépendant et plus risqué.

Cinéma indépendant et européen (2008-2010)[modifier | modifier le code]

Eva Green au Festival international du film de Toronto 2009.

En 2008, elle joue dans Dark World (Franklyn), un film fantastique dans lequel elle donne la réplique à Ryan Phillippe et Sam Riley à travers deux rôles différents, puis, l'année suivante, elle se voit offrir le rôle principal de Cracks, première réalisation de Jordan Scott (la fille de Ridley Scott). Elle y incarne une professeure mythomane, dont l'influence sur ses élèves est contestée par une nouvelle venue.

Elle était pressentie pour interpréter Tania dans Un secret, de Claude Miller, mais ce dernier engage finalement Cécile de France pour ce rôle, en raison de sa ressemblance physique et de sa proximité avec le personnage[28].

En 2010, elle est remplacée par Diane Kruger sur le tournage d'Adieux à la reine de Benoît Jacquot, dans lequel elle devait jouer Marie-Antoinette.

Elle poursuit néanmoins son exploration du cinéma européen, avec deux drames mêlant romance et science-fiction réaliste : en 2010, la coproduction franco-germano-hongroise Womb, de Benedek Fliegauf et, en 2011, le long-métrage britannico-dano-suédois Perfect Sense, de David Mackenzie.

Retour à Hollywood et télévision (2011-2016)[modifier | modifier le code]

L'actrice au San Diego Comic-Con 2013, pour la promotion de 300 : La Naissance d'un Empire.

Elle revient ensuite à Hollywood, mais, cette fois, à la télévision ; en 2011, elle interprète Morgane, dans la nouvelle adaptation du cycle arthurien qu'est Camelot. À la suite de la diffusion du pilote de la série, les critiques sont prometteuses à son égard[d], alors même qu'elle y joue aux côtés de comédiens tels que Joseph Fiennes, Claire Forlani ou Sebastian Koch. La série est néanmoins arrêtée, faute d'audience, au terme de la diffusion d'une unique saison de 10 épisodes, par la chaîne câblée Starz.

L'actrice prépare déjà son retour au grand écran et ce, devant la caméra de Tim Burton, où elle incarne la sorcière Angelique Bouchard Collins (en), dans la comédie horrifique Dark Shadows. Cette adaptation de la série éponyme est un échec critique et déçoit commercialement, mais la prestation de l'actrice est à nouveau remarquée.

L'année 2014 s'avère particulièrement riche pour elle, avec près de quatre films ; et une nouvelle tentative télévisuelle.

Elle est d'abord l'héroïne de 300 : La Naissance d'un Empire, de Noam Murro, blockbuster fantastique, dans lequel elle incarne la puissante et impitoyable guerrière Artémise Ire. Elle participe ensuite à une autre suite, très attendue et basée sur un autre roman graphique de Frank Miller : Sin City : J'ai tué pour elle, de Robert Rodriguez, pour qui elle prête ses traits à la vénéneuse Ava Lord.

Parallèlement, elle livre aussi des performances plus intimistes : d'abord dans le drame indépendant américain White Bird, de Gregg Araki, dans lequel elle joue une mère portée disparue ; puis en incarnant une jeune veuve, dans le western danois The Salvation, de Kristian Levring, qui marque ses retrouvailles avec Mads Mikkelsen.

Mais c'est à la télévision qu'elle livre une performance acclamée par la critique : la chaîne Showtime lui fait en effet à nouveau confiance, avec un rôle plus développé : celui d'une autre figure mystérieuse et douée de pouvoirs paranormaux, Vanessa Ives (en), dans la série fantastique Penny Dreadful, qui fait apparaître des figures emblématiques de la littérature anglaise tels que Victor Frankenstein et Dorian Gray ; elle y joue aux côtés de Josh Hartnett et Timothy Dalton. Elle a aussi l'occasion de travailler avec John Logan et Sam Mendes, respectivement scénariste et réalisateur des deux derniers James Bond, qui officient ici en tant que, respectivement, showrunner et producteur.
À l'occasion du Festival de Cannes 2014, elle apparaît dans Le Grand Journal de Canal+ et déclare qu'il s'agissait sans doute du rôle le plus complexe de sa carrière[29]. La série est un succès tant critique que commercial et se trouve renouvelée pour une deuxième, puis une troisième saison, diffusées respectivement au cours des printemps 2015 et 2016.

Retour en Europe (2016-2019)[modifier | modifier le code]

L'actrice en , pour la marque L'Oréal.

En 2016, la carrière d'Eva Green prend un véritable tournant, avec le rôle de Miss Peregrine et les Enfants particuliers, une adaptation du roman éponyme par le cinéaste Tim Burton, avec qui elle signe ici sa deuxième collaboration. Pour ce rôle, elle renoue avec l'aspect gothique[30] qui avait fait sa renommée et s'inspire, pour son interprétation, du personnage de Mary Poppins[31]. C'est la première fois, dans sa carrière, qu'elle tourne avec de jeunes acteurs puisqu'en effet, Asa Butterfield, Ella Purnell et Pixie Davies (qui incarnent les rôles principaux), sont respectivement âgés de 19, 20 et 10 ans[32].

En 2016, après avoir tourné en Allemagne (Région de Munich) Euphoria, troisième film de Lisa Langseth, l'opposant à Alicia Vikander, elle évolue dans un long-métrage français sous la direction de Roman Polanski, dans le thriller D'après une histoire vraie, où elle a pour partenaire Emmanuelle Seigner. Malgré une présentation au Festival de Cannes 2017, le film reçoit des critiques très mitigées et constitue l'un des flops de l'année 2017, réunissant à peine 100 000 spectateurs[33].

Au début de cette même année, la réalisatrice britannique Chanya Button (Burn, Burn, Burn) s’apprête à réunir Gemma Arterton et Eva Green dans Vita and Virginia, un film racontant la relation amicale et amoureuse entre Virginia Woolf et Vita Sackville-West, dont le tournage doit commencer au printemps ; cependant, Eva Green refuse finalement de se joindre au projet et est remplacée par Elizabeth Debicki[34].

Deux ans plus tard, elle retrouve le réalisateur britannique Tim Burton sur le tournage d'une nouvelle adaptation du film d'animation Dumbo. Elle y incarne une jeune trapéziste française, aux côtés des acteurs Colin Farrell, Michael Keaton, et Danny DeVito. Pour l'actrice, ce rôle est un véritable défi[35]. En effet, elle confiera, durant la promotion du film, qu'ayant le vertige, elle ne s'attendait pas à être amenée à faire des cascades et des acrobaties[36]. Finalement, elle s'entraîne pendant plusieurs mois au trapèze et à la roue. Dans le courant du mois de mars, alors que des polémiques courent sur le remplacement de Daniel Craig après Mourir peut attendre, elle affirme que « James Bond doit rester un homme »[37]. Elle y fait d'ailleurs un bref caméo sous la forme d'une photo.

La même année, elle opère un retour très remarqué au sein du cinéma français, en tenant le rôle principal dans Proxima, drame de la réalisatrice Alice Winocour. Elle y interprète une spationaute qui s'apprête à partir en mission et doit laisser sa fille sur Terre. Pour ce rôle — tout comme pour le tournage de Dumbo —, elle suit un entraînement intensif de plusieurs mois pour incarner le personnage[38]. Grâce à ce film, elle obtient ses premières nominations aux Lumière et César de la meilleure actrice.

Une actrice aux choix audacieux (depuis 2020)[modifier | modifier le code]

À partir de la nouvelle décennie, Eva Green commence de plus en plus à partager sa carrière entre productions françaises et américaines. Elle devait jouer, en 2020, dans un film intitulé A Patriot, de Dan Pringle, avec Helen Hunt et Charles Dance, duquel elle était également coproductrice ; mais le projet a été abandonné et un procès a été engagé entre Green et la maison de production White Lantern[39]. Le 28 avril 2023, elle obtient gain de cause[40].

En revanche, sa participation à la superproduction française en deux parties Les Trois Mousquetaires, se confirme[41] ; elle est réalisée par le cinéaste Martin Bourboulon, qui commence à bénéficier d'une certaine reconnaissance depuis Eiffel. Nouvelle adaptation française de l'œuvre d'Alexandre Dumas, l'actrice y reprend le rôle de la méchante Milady de Winter, un rôle qui l'ancre davantage dans l'image de « femme fatale » qu'elle a acquise avec Casino Royale ou la comédie horrifique Dark Shadow.
Le tournage du film débute à Saint-Malo en et se poursuit jusqu'en [42],[43]. Elle joue aux côtés de François Civil, Romain Duris, Pio Marmaï, Vincent Cassel et Lyna Khoudri. Connue pour sa justesse de jeu et son fort investissement, l'actrice française travaille en étroite collaboration avec Martin Bourboulon pour davantage développer le personnage de Milady de Winter. Ainsi, elle confie que « les scénarios l'ont aussi rendue beaucoup plus guerrière. Elle a de vraies scènes de combat où elle apparaît plus forte que les autres. La Milady de Martin Bourboulon a voyagé dans beaucoup de pays, notamment en Asie. Elle a des façons de se battre différentes de celles des mousquetaires, proches de ce qu'on peut voir dans Tigre et Dragon. Son look va avec tout ça. »[44]. Histoire réalisée en deux parties : les films Les Trois Mousquetaires : D'Artagnan et Les Trois Mousquetaires : Milady sont annoncés pour des sorties prévues, respectivement, en avril et en décembre 2023. Peu de temps après, elle retrouve Vincent Cassel sur le tournage de la série policière Liaison.

Avant de revenir au cinéma français, Eva Green incarne une créatrice de mode enfantine atteinte de troubles psychologiques dans le thriller irlandais Nocebo, nouvelle réalisation du cinéaste Lorcan Finnegan avec l'acteur américain Jesse Eisenberg après Vivarium. Elle y interprète un rôle charismatique, aux côtés du comédien britannique Mark Strong, grand habitué du genre[45] ; ce rôle lui permet de poursuivre son exploration du genre horrifique, face à l'actrice Chai Fonacier (en) dans le rôle d'une mystérieuse « nanny » (en) philippine et guérisseuse traditionnelle, dans un plaidoyer sensible contre le capitalisme sauvage, le néocolonialisme et l'aveuglement spirituel moderne[46],[47].

Image publique[modifier | modifier le code]

Eva Green représente la marque de vêtements Emporio Armani, pour la collection printemps-été 2005. À partir de 2007, elle est l'égérie du parfum Poison de Dior. En 2014, elle est présente dans une publicité pour la marque L'Oréal : une affiche où elle apparaît est accrochée un temps sur la façade du Palais des festivals, à Cannes.

À partir de cette année-là, elle représente également la marque de liqueur Campari. Elle est, en outre, ambassadrice de la marque de stylos Montblanc[48].

En 2018, elle présente le SUV électrique I-Pace dans une publicité télévisuelle pour Jaguar.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Eva Green partage son temps entre Paris et Londres[49].

Elle a vécu avec l'acteur français Yann Claassen[50].

Puis, de 2005 à 2009, avec l'acteur Marton Csokas, rencontré sur le tournage de Kingdom of Heaven, où il interprétait le rôle du mari du personnage d’Eva Green[50].

La presse britannique lui prête une relation avec Tim Burton à partir de [51], soit un an après la rupture du cinéaste avec son ancienne muse et compagne Helena Bonham Carter ; Eva Green dément cette information, ajoutant que le réalisateur et elle sont juste de grands amis[52].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Années 2020[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Publicité[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Livres audio[modifier | modifier le code]

  • Les Sorcières de la rue des tempêtes de Marlène Jobert, lu par Marlène Jobert et Eva Green, illustrations Frédéric Pillot, Contes et légendes jeunesse, 2018
  • Le Livre de la jungle de Rudyard Kipling, lu par Marlène Jobert et Eva Green, illustrations Hervé Le Goff, musique Jean-François Leroux, Contes et légendes jeunesse, 2019
  • La Belle et la Bête, lu par Marlène Jobert et Eva Green, illustrations Eric Puybaret, Glénat Jeunesse, 2020

Distinctions[modifier | modifier le code]

Icône signalant une information Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Voix francophones[modifier | modifier le code]

En version française, Eva Green a assuré le doublage d'une partie de ses rôles au début de sa carrière. Ainsi, elle se double elle-même dans Cracks, Kingdom of Heaven, Casino Royale, À la croisée des mondes : La Boussole d'or et Dark Shadows.

Parmi les actrices qui l'ont doublée, Marie-Laure Dougnac la double à quatre reprises dans Camelot, White Bird, Sin City : J'ai tué pour elle et D'après une histoire vraie tandis que Stéphanie Hédin et Marie-Eugénie Maréchal la doublent à deux reprises. La première lui prête sa voix dans Penny Dreadful et Miss Peregrine et les Enfants particuliers pendant que la seconde, qui l'avait doublée une première fois dans 300 : La Naissance d'un empire, la retrouve en 2022 dans The Nocebo Effect.

À titre exceptionnel, Christine Paillard est sa voix dans Dark World, Nathalie Hugo dans Perfect Sense et Julie Cavanna dans Dumbo.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API. /ˈgʁeːn/ suivant la prononciation suédoise et non anglaise, son nom de famille ayant pour étymologie le substantif suédois « gren » Écouter (« branche »).
  2. « I was in this play and I didn't get on with the director and didn't like the play. It was very grotesque, you know? Too much make-up and wigs and I was playing, like, this coquette. I was on stage for most of the time apart from three minutes when I was allowed to go off and pee in a bucket. And for those three minutes I was sitting on a bucket, peeing and crying at the same time. Oh, it was terrible. It was a nightmare. I hated it so much. ». Biographie sur IMDb[source insuffisante].
  3. Cela fait d'elle la sixième « James Bond girl » française après Claudine Auger dans Opération Tonnerre, Corinne Cléry dans Moonraker, Carole Bouquet dans Rien que pour vos yeux, Saskia Cohen-Tanugi dans Jamais plus jamais, Sophie Marceau dans Le monde ne suffit pas, et Denise Perrier dans Les Diamants sont éternels.
  4. « Camelot shows promise mostly thanks to Green's emotionally charged performance as the vengeful sorceress whose only interests are achieving her perceived rightful place as queen of the land. » thehdroom.com, 26 février 2011.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Gérard Lefort, « Un joli «moi» de mai », sur liberation.fr, (consulté le ) : « Eva Green, fille de Marlène Jobert et de Walter Green qui joua dans “Au hasard Balthazar” de Bresson »
  3. Agathe Godard, « Marlène et ses filles », Paris Match,‎ .
  4. a et b Sabine Maida, « Eva Green, une star en herbe », Version femme (supplément à La Tribune/Le Progrès),‎ .
  5. (en) « Eva Green, Behind the Name », archive du site personnel d’Eva Green [archive du ], sur evagreenweb.com (consulté le )
  6. « Eva Green, nouvelle sensation d'Hollywood », sur leparisien.fr/laparisienne, (consulté le )
  7. a et b Tanguy Jaillant, « Marlène Jobert : que sait-on sur sa fille Joy, sœur jumelle d’Eva Green ? », sur Gala, (consulté le )
  8. EVA GREEN IN INTERVIEW FOR BOLGHERI NEWS, Bolgheri News
  9. Eva Green: così la mia gemella mi ha dedicato il suo vino, Corriere Fiorentino
  10. « Eva Green. Son grand-père inhumé, hier, au Vieux-Marché. », sur letelegramme.fr (Le Télégramme), (consulté le ) : « Cinéaste et photographe, Lennart Green, décédé la semaine dernière à l'âge de 93 ans, a été inhumé, hier après-midi, au Vieux-Marché, dans le caveau familial. L'épouse de Lennart Green est, en effet, Jeanne Le Flem, fille du compositeur Paul Le Flem. […] a assisté aux obsèques de celui qui n'est autre que le beau-père de Marlène Jobert [l'épouse du fils de Jeanne et Lennart Green, le Dr Walter Green]. »
  11. Blog de Le Barbu, « Article paru dans Ouest-France le 24 Janvier 2007 : "Jeanne Green-Le Flem inhumée au Vieux-Marché" », sur lebarbu1.skyrock.com, (consulté le ) : « Quinze jours après celles de son mari, Lennart Green, les obsèques de Jeanne Green-Le Flem, décédée vendredi à l'âge de 95 ans, ont été célébrées, mardi après-midi, en l'église du Vieux-Marché, près de Lannion. La cérémonie a eu lieu dans l'intimité familiale en présence, notamment, de sa fille, la comédienne Marika Green, de ses petites-filles Joy et Eva Green (qui joue dans Casino Royale le dernier James Bond) et de sa belle-fille Marlène Jobert [l'épouse du fils de Jeanne et Lennart Green, le Dr Walter Green]. Madame Green-Le Flem, fille du compositeur Paul Le Flem, a été inhumée dans le caveau familial du cimetière du Vieux-Marché." »
  12. a et b « Paul Le Flem, arrière-grand-père d'Eva Green », sur Le Télégramme, .
  13. a b et c Jacques Morice, « Eva Green : “Je joue encore une femme fatale avec Polanski, alors que je ne le suis pas dans la vie” », sur Télérama, (consulté le )
  14. Dany Jucaud, « Marlène Jobert - Eva Green : sorcières de mère en fille », sur parismatch.com, .
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