Eva Green

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Eva Green
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Eva Green en 2009 au Festival de Toronto.

Naissance (34 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Actrice
Films notables Innocents: The Dreamers
Kingdom of Heaven
Casino Royale
Cracks
Dark Shadows
300 : La Naissance d'un empire
White Bird
Séries notables Camelot
Penny Dreadful

Eva Gaëlle Green (prononciation : [ˈgʁeːn] à la suédoise), née le à Paris, est une actrice française.

Fille de l'actrice Marlène Jobert, elle fait ses débuts au théâtre au début des années 2000, où elle décroche une nomination aux Molières. Elle poursuit néanmoins sa carrière au cinéma et se fait remarquer en 2003 dans Innocents: The Dreamers de Bernardo Bertolucci. Lauréate d'un BAFTA Rising Star Award en 2006, elle alterne entre superproductions telles que Casino Royale, où elle interprète la « James Bond girl » Vesper Lynd, Kingdom of Heaven ou 300 : La Naissance d'un empire, et films indépendants. Elle joue également dans la série Penny Dreadful à partir de 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Eva Green naît le [1],[2], fille de l’actrice française Marlène Jobert et du chirurgien-dentiste franco-suédois Walter Green, d'où la prononciation suédoise et non anglaise de son nom de famille, qui a une origine étymologique commune avec le substantif suédois « gren »[3]. Elle a une sœur jumelle hétérozygote, Joy, plus jeune de quelques minutes[4]. Elle est par son père l'arrière-petite-fille du compositeur français Paul Le Flem[5]et la nièce de l’actrice franco-suédoise Marika Green, et par sa mère la cousine des actrices et chanteuses Elsa Lunghini et Joséphine Jobert.

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Eva Green grandit avec sa sœur Joy dans le 17e arrondissement de Paris[6]. Elle est élève à l’école Fénelon Sainte-Marie puis est scolarisée un an à l’American School of Paris (en), à la suite duquel elle entame sa formation théâtrale en suivant les cours d'Eva Saint-Paul à Paris pendant trois ans, et ceux de la Webber Douglas Academy of Dramatic Art à Londres[6]. Remarquée pour sa grande capacité de travail, elle a arrêté ses études à 16 ans. Après s'être rêvée égyptologue, sa vision à l'âge de quatorze ans de la performance d'Isabelle Adjani dans L'Histoire d'Adèle H. lui fait changer d'avis.

Des débuts au théâtre[modifier | modifier le code]

Son premier rôle sur scène, en 2001 dans Jalousie en trois fax d'Esther Vilar, mise en scène de Didier Long au Petit Théâtre de Paris, lui vaut une nomination au Molière de la révélation théâtrale en 2002. Si sa participation en 2002 au Turcaret mis en scène de Gérard Desarthe est si éprouvante[7] qu'elle abandonne le théâtre, elle y est remarquée par Bertolucci[7]. Dès lors, elle choisit de se concentrer exclusivement sur le cinéma.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Dès 2001, elle apparaît brièvement comme silhouette dans La Pianiste de Michael Haneke, aux côtés de Benoît Magimel[8]. C'est en 2002, elle entame réellement sa carrière cinématographique en jouant le rôle d'Isabelle dans Innocents: The Dreamers, de Bertolucci. Sa performance, décrite par Bertolucci[réf. nécessaire] comme « si beau que c'en est indécent », lui vaut des éloges ainsi qu'une certaine notoriété pour les scènes où elle apparaît nue. Eva dit[réf. nécessaire] trouver Bertolucci « manipulateur » dans un sens créatif, non agressif. Par comparaison avec son précédent travail pour la scène, elle dit[réf. nécessaire] qu'en jouant devant la caméra, « on devient un jouet ».

Elle apparaît dans son dernier film français, Arsène Lupin, en 2004. Si elle dit n'attendre qu'un bon rôle pour travailler de nouveau en France[8], ses projets suivants sont surtout des productions britanniques et américaines. Elle joue ensuite dans la fresque épique Kingdom of Heaven, de Ridley Scott, où elle interprète la reine Sybille de Jérusalem. Bien que ses scènes aient en grande partie été coupées au montage pour être rétablies dans la version directorat cut, sa performance est saluée[9]. Elle manque à cette époque des rôles dans d'autres films remarqués, du fait de son engagement sur le tournage du film de Scott : Green a rencontré le réalisateur de The Constant Gardener, de Fernando Meirelles, qu'elle avait pourtant rencontré ; et Le Dahlia noir, de Brian De Palma, rôle qui lui fut offert mais qu'elle refusa également le rôle parce qu'elle ne souhaitait pas être cataloguée comme femme fatale.

En 2006, l'actrice est choisie, grâce à ses prestations dans Les Innocents et dans Kingdom of Heaven[10], pour interpréter la « James Bond girl » principale dans Casino Royale, qui vise à relancer le succès critique et commercial des films James Bond[n 1]. Pourtant, un an avant le début du tournage, elle avait refusé l'audition, mais elle passe une audition à l'aveugle, sans le texte, puis est invitée à Prague pour une seconde audition quelques jours seulement avant d'entamer le tournage[réf. souhaitée]. On lui présente alors une nouvelle version du script, qu'elle préfère et qui lui fait accepter de rejoindre le projet. Le studio a cependant des doutes quant à son accent français, son personnage étant d'origine anglaise. Green doit donc travailler son accent pour le rôle[9]. Le film est un grand succès critique et commercial, et lui vaut plusieurs récompenses.

Elle s'engage par la suite dans des projets indépendants moins médiatiques : en 2008, elle joue dans Dark World (Franklyn), un film fantastique où elle donne la réplique à Ryan Phillippe et Sam Riley à travers deux rôles différents, puis l'année suivante se voit offrir le rôle principal de Cracks par Jordan Scott, fille de Ridley Scott, dans sa première réalisation. Elle y incarne un professeur mythomane dont l'influence sur ses élèves est contestée par une nouvelle venue.

En 2007, elle est pressentie pour interpréter Tania dans Un secret de Claude Miller, mais ce dernier engage finalement Cécile de France pour le rôle, grâce à la proximité et la ressemblance physique de celle-ci avec le personnage[11].

En 2010, elle est remplacée par Diane Kruger sur le tournage des Adieux à la reine de Benoît Jacquot, dans lequel elle devait jouer la reine Marie-Antoinette.

Ses choix de films dans les années 2010 reflètent son alternance entre grosses productions et films à budget moindre : elle joue aussi bien devant la caméra de Tim Burton ou de Robert Rodriguez que pour Gregg Araki, et se tourne également vers des séries télévisées qui lui permettent de développer un rôle sur plusieurs épisodes.

Télévision[modifier | modifier le code]

En 2011, Eva Green interprète Morgane dans la nouvelle adaptation du cycle arthurien qu'est Camelot. À la suite de la diffusion du pilote de la série, les critiques sont prometteuses à son égard[12], alors même qu'elle y joue aux côtés de comédiens tels que Joseph Fiennes, Claire Forlani ou Sebastian Koch.

En 2014, Eva Green interprète de nouveau un personnage mystérieux et doué de pouvoirs paranormaux, Vanessa Ives, dans la série télévisée Penny Dreadful. Dans cette série qui fait apparaître des personnages fameux de la littérature anglaise tels que Victor Frankenstein et Dorian Gray, elle joue aux côtés de Josh Hartnett et Timothy Dalton. À l'occasion du Festival de Cannes 2014, elle apparait dans Le Grand Journal de Canal+ et déclare redouter, après ce rôle, d'être internée à l'Hôpital Sainte-Anne[13]. La série est renouvelée pour une seconde saison, diffusée au printemps 2015.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Eva Green partage son temps entre Paris et Londres. Elle a vécu avec l'acteur français Yann Claassen puis avec l'acteur Marton Csokas, qu'elle a connu lors du tournage de Kingdom of Heaven, où il interprète le mari de son personnage.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Eva Green (à gauche) en 2009, avec la distribution de Cracks au Festival de Toronto.
Eva Green au Comic Con en 2013, pour présenter 300 : La Naissance d'un Empire.

Télévision[modifier | modifier le code]

Publicités[modifier | modifier le code]

Eva Green représente la marque de vêtement Emporio Armani pour la collection printemps-été 2005. À partir de 2007, elle est l'égérie du parfum Midnight Poison de Dior, et représente la marque de liqueur Campari à partir de 2014. Elle est également l'ambassadrice de la marque de stylos Montblanc[14].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Eva Green en février 2007 à la cérémonie des BAFTA Awards.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Agathe Godard, « Marlène et ses filles », Paris Match,‎ .
  2. Sabine Maida, « Eva Green, une star en herbe », Version femme (supplément à La Tribune/Le Progrès),‎ .
  3. (en) « Eva Green, Behind the Name », sur evagreeenweb.com
  4. Eva Green, nouvelle sensation d'Hollywood, La Parisienne, 25 juillet 2014
  5. Le blog lebarbu.skyrock.com cite un article paru dans Ouest-France le 24 janvier 2007 sur la grand-mère d'Eva Green, Jeanne Green-Le Flem : « Jeanne Green-Le Flem inhumée au Vieux-Marché. Quinze jours après celles de son mari, Lennart Green, les obsèques de Jeanne Green-Le Flem, décédée vendredi à l'âge de 95 ans, ont été célébrées, mardi après-midi, en l'église du Vieux-Marché, près de Lannion. La cérémonie a eu lieu dans l'intimité familiale en présence, notamment, de sa fille, la comédienne Marika Green, de ses petites filles Joy et Eva Green [...] et de sa belle fille Marlène Jobert. Madame Green-Le Flem, fille du compositeur Paul Le Flem, a été inhumée dans le caveau familial du cimetière du Vieux-Marché. »
  6. a et b (en) EvaGreenWeb.com
  7. a et b « I was in this play and I didn't get on with the director and didn't like the play. It was very grotesque, you know? Too much make-up and wigs and I was playing, like, this coquette. I was on stage for most of the time apart from three minutes when I was allowed to go off and pee in a bucket. And for those three minutes I was sitting on a bucket, peeing and crying at the same time. Oh, it was terrible. It was a nightmare. I hated it so much ». Source: Biographie sur IMDb.
  8. a et b Richard Gianorio et Cécile Martin, « Démon et merveille : Eva Green », Madame Figaro, no 21069,‎ , p. 94 à 103 (ISSN 0246-5205, lire en ligne).
  9. a et b (en) « Eva Green's Envious Rôle », sur SuperHeroHype,‎ (consulté le 12 mai 2015).
  10. (en) « Casino Royale Director Martin Campbell Interview », sur SuperHeroHype,‎ (consulté le 12 mai 2015).
  11. « L'interview croisée Claude Miller / Cécile de France », Première (consulté le 18 avril 2015).
  12. « Camelot shows promise mostly thanks to Green's emotionally charged performance as the vengeful sorceress whose only interests are achieving her perceived rightful place as queen of the land. » (TheHDroom.com, 26 février 2011.)
  13. Festival de Cannes, Eva Green et Mads Mikelsen, Le Grand Journal de Canal Plus.
  14. Eva Green, sur Melty

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]