Eva Green

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Green.
Eva Green
Description de cette image, également commentée ci-après

Eva Green en 2009 au Festival de Toronto.

Nom de naissance Eva Gaëlle Green
Naissance (37 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Actrice
Films notables Innocents: The Dreamers
Kingdom of Heaven
Casino Royale
Cracks
Miss Peregrine et les enfants particuliers
Séries notables Camelot
Penny Dreadful

Eva Green[n 1] est une actrice française, née le à Paris.

Elle fait ses débuts au théâtre au début des années 2000 et décroche une nomination aux Molières. Elle se fait remarquer en 2003 dans le film de Bernardo Bertolucci, Innocents: The Dreamers.

Lauréate d'un Rising Star Award en 2006, elle alterne par la suite superproductions, telles que Casino Royale - où elle interprète la « James Bond girl » Vesper Lynd - Kingdom of Heaven ou 300 : La Naissance d'un empire, et films indépendants comme Cracks, Womb, Dark World, White Bird ou encore Perfect Sense avec comme partenaire à l'écran Ewan McGregor.

Elle a également joué dans la série Penny Dreadful de 2014 jusqu'à la fin de celle-ci en 2016, qui lui vaut l'acclamation des critiques et une vague de récompenses et nominations.

Nouvelle muse du réalisateur Tim Burton, elle a tourné à trois reprises sous sa direction : Dark Shadows, Miss Peregrine et les Enfants particuliers et elle est attendue dans l'adaptation live du classique Disney, Dumbo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Fille de l’actrice française Marlène Jobert et du chirurgien-dentiste franco-suédois Walter Green, Eva Green naît le [1],[2],[3]. Elle a une sœur jumelle dizygote, Joy, plus jeune de quelques minutes[4]. Elle est par son père l'arrière-petite-fille du compositeur français Paul Le Flem[n 2], la nièce de l’actrice franco-suédoise Marika Green, et par sa mère la cousine des actrices et chanteuses Elsa Lunghini et Joséphine Jobert.

Eva Green grandit avec sa sœur dans le 17e arrondissement de Paris[5]. Elle est élève à l'École internationale bilingue puis à l’école Fénelon Sainte-Marie puis est scolarisée un an à l’American School of Paris (en), à la suite de quoi elle entame sa formation théâtrale en suivant les cours d'Eva Saint-Paul à Paris pendant trois ans, et ceux de la Webber Douglas Academy of Dramatic Art à Londres[5]. Remarquée pour sa grande capacité de travail, elle a arrêté ses études à 16 ans. Après s'être rêvée égyptologue, elle change d'avis à l'âge de quatorze ans après avoir vu la performance d'Isabelle Adjani dans L'Histoire d'Adèle H.

Révélation critique (2001-2004)[modifier | modifier le code]

Son premier rôle sur scène, en 2001 dans Jalousie en trois fax d'Esther Vilar, mise en scène de Didier Long au Petit Théâtre de Paris, lui vaut une nomination au Molière de la révélation théâtrale en 2002. Sa participation en 2002 au Turcaret mis en scène de Gérard Desarthe est si éprouvante[n 3] qu'elle abandonne le théâtre, elle y est remarquée par Bernardo Bertolucci. Dès lors, elle choisit de se concentrer exclusivement sur le cinéma.

Dès 2001, elle apparaît brièvement comme silhouette dans La Pianiste de Michael Haneke, aux côtés de Benoît Magimel[6].

C'est en 2002, qu'elle entame réellement sa carrière cinématographique en jouant le rôle d'Isabelle dans Innocents: The Dreamers, de Bertolucci. Sa performance, décrite par Bertolucci comme « si belle que c'en est indécent »[7], lui vaut des éloges ainsi qu'une certaine notoriété pour les scènes où elle apparaît nue. Eva dit trouver Bertolucci « manipulateur »[8] dans un sens créatif, non agressif. Par comparaison avec son précédent travail pour la scène, elle dit qu'en jouant devant la caméra, elle était « un instrument de musique obéissant à un chef d'orchestre » sur certaines scènes et qu'au cinéma « on doit laisser place à l'improvisation »[9].

Elle apparaît ensuite dans son dernier film français à ce jour, la superproduction Arsène Lupin, en 2004. Si elle dit n'attendre qu'un bon rôle pour travailler de nouveau en France[6], ses projets suivants sont surtout des productions britanniques et américaines.

Confirmation commerciale (2005-2007)[modifier | modifier le code]

Aux Orange British Academy Film Awards, à la London's Royal Opera House, en février 2007.

L'année suivante, elle fait une entrée remarquée à Hollywood, en décrochant le premier rôle féminin de la fresque historique et religieuse Kingdom of Heaven, de Ridley Scott, où elle prête ses traits à la reine Sybille de Jérusalem. Bien que ses scènes aient en grande partie été coupées au montage pour être rétablies dans la version director's cut, sa performance est saluée[10].

Elle manque à cette époque des rôles dans d'autres films remarqués, du fait de son engagement sur le tournage du film de Scott : comme The Constant Gardener de Fernando Meirelles, qu'elle avait pourtant rencontré, mais aussi Le Dahlia noir de Brian De Palma, dont elle refusa également le rôle parce qu'elle ne souhaitait pas être cataloguée comme femme fatale. Kingdom of Heaven est un échec en salles, mais la lance comme une actrice à suivre.

En 2006, elle confirme avoir été choisie, grâce à ses prestations dans Les Innocents et dans Kingdom of Heaven[11], pour interpréter la principale James Bond Girl de Casino Royale, nouveau chapitre de la célèbre franchise, et porté par un nouvel acteur, quasi inconnu, Daniel Craig[n 4].

Pourtant, un an avant le début du tournage, elle avait refusé l'audition, mais elle passe une audition à l'aveugle, sans le texte, puis est invitée à Prague pour une seconde audition quelques jours seulement avant d'entamer le tournage[réf. souhaitée]. On lui présente alors une nouvelle version du script, qu'elle préfère et qui lui fait accepter de rejoindre le projet. Le studio a cependant des doutes quant à son accent français, son personnage étant d'origine anglaise. Green doit donc travailler son accent pour le rôle[10]. Le film est un énorme succès critique et commercial, et lui vaut plusieurs récompenses.

En 2007, elle enchaîne avec un autre blockbuster : le fantastique et familial À la croisée des mondes : La Boussole d'or de Chris Weitz, pour lequel elle retrouve Daniel Craig, avant de s'engager dans un cinéma indépendant et plus risqué.

Cinéma indépendant et européen (2008-2010)[modifier | modifier le code]

Eva Green (à gauche) en 2009, avec la distribution de Cracks au Festival de Toronto.

En 2008, elle joue dans Dark World (Franklyn), un film fantastique où elle donne la réplique à Ryan Phillippe et Sam Riley à travers deux rôles différents, puis l'année suivante se voit offrir le rôle principal de Cracks première réalisation de Jordan Scott, fille de Ridley Scott. Elle y incarne un professeur mythomane dont l'influence sur ses élèves est contestée par une nouvelle venue.

Elle est pressentie pour interpréter Tania dans Un secret de Claude Miller, mais ce dernier engage finalement Cécile de France pour le rôle, grâce à la proximité et la ressemblance physique de celle-ci avec le personnage[12].

En 2010, elle est remplacée par Diane Kruger sur le tournage des Adieux à la reine de Benoît Jacquot, dans lequel elle devait jouer la reine Marie-Antoinette.

Elle poursuit néanmoins son exploration du cinéma européen avec deux drames mêlant romance et science-fiction réaliste, avec en 2010 la coproduction franco-germano-hongroise Womb, de Benedek Fliegauf, et en 2011, le britannico-dano-suédois Perfect Sense, de David Mackenzie.

Retour à Hollywood et télévision (2011-)[modifier | modifier le code]

Eva Green au Comic Con en 2013, pour présenter 300 : La Naissance d'un Empire.

Elle revient ensuite à Hollywood, mais la télévision : en 2011, elle interprète en effet Morgane, dans la nouvelle adaptation du cycle arthurien qu'est Camelot. À la suite de la diffusion du pilote de la série, les critiques sont prometteuses à son égard[n 5], alors même qu'elle y joue aux côtés de comédiens tels que Joseph Fiennes, Claire Forlani ou Sebastian Koch. La série est néanmoins arrêtée, faute d'audiences, au terme d'une seule et unique saison de 10 épisodes, par la chaîne câblée Starz.

L'actrice prépare déjà son retour sur grand écran, et ce devant la caméra de Tim Burton, pour lequel elle incarne la sorcière Angélique Bouchard, dans la comédie horrifique Dark Shadows. Cette adaptation de la série éponyme est un échec critique, et déçoit commercialement, mais la prestation de l'actrice est remarquée.

L'année 2014 s'avère particulièrement riche, avec près de quatre films, et une nouvelle tentative télévisuelle.

Elle est d'abord l'héroïne de 300 : La Naissance d'un Empire de Noam Murro, blockbuster fantastique, pour lequel elle incarne la puissante et impitoyable guerrière Artémise Ire. Elle constitue ensuite la figure de proue d'une autre suite très attendue, et basée sur un autre roman graphique de Frank Miller, Sin City : J'ai tué pour elle, de Robert Rodriguez, pour qui elle prête ses traits à la vénéneuse Ava Lord.

Parallèlement, elle livre aussi des performances plus intimistes : d'abord dans le drame indépendant américain White Bird, de Gregg Araki, dans lequel elle joue une mère portée disparue, puis en incarnant une jeune veuve dans le western danois The Salvation, de Kristian Levring, qui marque ses retrouvailles avec Mads Mikkelsen.

Mais c'est à la télévision qu'elle livre une performance acclamée par la critique : la chaîne Showtime lui refait en effet confiance, avec un rôle plus développé : celui d'une autre figure mystérieuse et douée de pouvoirs paranormaux, Vanessa Ives, dans la série fantastique Penny Dreadful. Dans cette série qui fait apparaître des figures emblématiques de la littérature anglaise tels que Victor Frankenstein et Dorian Gray, elle joue aux côtés de Josh Hartnett et Timothy Dalton. Mais a aussi l'occasion de travailler avec John Logan et Sam Mendes, respectivement le scénariste et réalisateur des deux derniers James Bond, qui officient ici en tant que showrunner et producteur.

À l'occasion du Festival de Cannes 2014, elle apparait dans Le Grand Journal de Canal+ et déclare qu'il s'agit sans doute du rôle le plus complexe de sa carrière[13]. La série est un succès critique et commercial, et renouvelée pour une seconde puis une troisième saison, diffusées respectivement au printemps 2015 et printemps 2016.

Elle ne délaisse pas pour autant le cinéma, puisqu'en 2016, elle joue le rôle-titre de Miss Peregrine's Home for Peculiar Children, grosse production marquant sa seconde collaboration avec Tim Burton.

Après avoir tourné en Allemagne (Région de Munich) Euphoria, film à ce jour en post production de Lisa Langseth avec Alicia Vikander; elle a enfin réussi à décrocher un rôle dans son pays natal D'après une histoire vraie, film réalisé par le metteur en scène Roman Polanski. Début 2017 la réalisatrice britannique Chanya Button (Burn, Burn, Burn) s’apprête à réunir Gemma Arterton et Eva Green dans Vita & Virginia, un film racontant la relation amicale et amoureuse entre Virginia Woolf et Vita Sackville-West, tournage ce printemps.

Considérée comme la nouvelle muse de Tim Burton, elle collabore pour la troisième avec le réalisateur fantasque pour l'adaptation live du classique de Disney, Dumbo, dont la sortie est prévue courant 2019[14].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Eva Green partage son temps entre Paris et Londres. Elle a vécu avec l'acteur français Yann Claassen puis avec l'acteur Marton Csokas, de 2005 a 2009. Elle a connu ce dernier lors du tournage de Kingdom of Heaven, où l'acteur interprète le mari de son personnage.

Autres activités[modifier | modifier le code]

Eva Green représente la marque de vêtements Emporio Armani pour la collection printemps-été 2005. À partir de 2007, elle est l'égérie du parfum Midnight Poison de Dior, et représente la marque de liqueur Campari à partir de 2014.

Elle est également l'ambassadrice de la marque de stylos Montblanc[15]. Elle est aussi présente dans une publicité pour la marque L'Oréal Paris en 2014 (une affiche où elle apparaît fut accrochée un temps sur la façade du palais des festivals à Cannes).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Jeux vidéos[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

L'actrice élue Révélation de l'année, lors des BAFTA Awards 2007.

Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent de la base de données IMDb[16].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Eva Green a assuré le doublage d'une partie de ses rôles. Dans certains cas, elle a été doublée par d'autres comédiennes telles que Marie-Laure Dougnac ou Stéphanie Hédin.

En France

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Agathe Godard, « Marlène et ses filles », Paris Match,‎ .
  2. Sabine Maida, « Eva Green, une star en herbe », Version femme (supplément à La Tribune/Le Progrès),‎ .
  3. (en) « Eva Green, Behind the Name », sur evagreeenweb.com
  4. « Eva Green, nouvelle sensation d'Hollywood », La Parisienne, 25 juillet 2014
  5. a et b (en) evagreenweb.com
  6. a et b Richard Gianorio et Cécile Martin, « Démon et merveille : Eva Green », Madame Figaro, no 21069,‎ , p. 94 à 103 (ISSN 0246-5205, lire en ligne).
  7. Luc Le Vaillant, « Le premier tango à Paris. - Libération », (consulté le 23 aout 2016)
  8. Alain Grasset, « La révélation Eva Green - Le Parisien », (consulté le 23 aout 2016)
  9. « Louis Garrel et Eva Green, les enfants terribles - L'Express », (consulté le 23 aout 2016)
  10. a et b (en) « Eva Green's Envious Rôle », sur SuperHeroHype, (consulté le 12 mai 2015).
  11. (en) « Casino Royale Director Martin Campbell Interview », sur SuperHeroHype, (consulté le 12 mai 2015).
  12. « L'interview croisée Claude Miller / Cécile de France », Première (consulté le 18 avril 2015).
  13. Festival de Cannes, Eva Green et Mads Mikelsen, Le Grand Journal de Canal +.
  14. François Rieux, « Eva Green prête à rejoindre le Dumbo de Tim Burton », sur Premiere.fr,
  15. Eva Green sur meltyfashion.fr.
  16. (en) « Eva Green Awards », sur IMDb

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]


Erreur de référence : Des balises <ref> existent pour un groupe nommé « n », mais aucune balise <references group="n"/> correspondante n’a été trouvée, ou bien une balise fermante </ref> manque.