François Clouet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Clouet.
image illustrant un peintre image illustrant français
Cet article est une ébauche concernant un peintre français.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

François Clouet
Francois-Clouet.jpg

François Clouet.
Estampe du graveur Léonard Gaultier, Pourtraictz de plusieurs hommes illustres qui ont flory en France depuis l'an 1500 jusques à présent.

Naissance
Décès
Nationalité
français Drapeau de la France
Activité
Père

François Clouet, artiste-peintre de portraits, dessinateur. Né à Tours avant 1520, mort le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

À la mort de son père, Jean Clouet, il hérite de sa charge et devient ainsi le peintre officiel de François Ier en 1541. Il conservera cette charge sous Henri II de France, François II de France et Charles IX de France.

Vers 1550, il fait un voyage en Italie, où il subit notamment l'influence de Bronzino, de Pontormo et de Salviati[1].

Son prestige est dû à la protection de Catherine de Médicis, qui réunit personnellement et annote de sa main plus de 500 effigies princières dues aux Clouet ou à leur atelier[2].

Œuvre[modifier | modifier le code]

François Clouet continue l’œuvre de portraitiste de son père, et son art présente beaucoup d'analogie avec le style dont Jean a été l’inventeur : même sobriété, concentration sur la recherche de ressemblance et même soin d'éviter tout détail superflu. Mais il va plus loin notamment dans ses œuvres de thématiques galantes (La Dame au bain) et satiriques (La Farce des Grecs descendue)

Dessins

Les dessins de François ne possèdent pas la légèreté aérienne de ceux de Jean, mais en tant que portraits ils ne sont pas moins saisissants, et c'est lui le premier qui s'est avisé de leur donner un fini qui atteste qu'il ne les considérait plus comme des esquisses préparatoires, mais comme des œuvres d'art achevées en elles-mêmes. On pourrait dire, que les 54 dessins authentiques de François Clouet, répartis entre le musée Condé de Chantilly et le cabinet des estampes, à Paris, surpassent encore ceux de son père dans la voie que celui-ci avait ouverte[2]

Peinture 

Quant à ses portraits peints, leur technique est plus brillante et plus libre que celle de Jean. On y sent aussi l'influence de Holbein dans le portrait de Henri II , celle des Vénitiens et celle du Primatice dans le tableau signé de la collection Cook[3]. Ainsi que celle du Titien (Vénus d'Urbino) dans les portraits de Diane de Poitiers.

Comme les maniéristes florentins, dans le portrait de son voisin et ami l'apothicaire Pierre Quthe, daté de 1562, il place à ses côtés un herbier qui rappelle son activité, et il met en espace son modèle dans un intérieur matérialisé par un table et un rideau.

Le petit portrait équestre conservé aux Offices, est presque une copie de celui du Louvre par son père. Il y a ajouté un paysage qui donne de la profondeur au tableau et des colonnes qui évoquent l'architecture antique.

Œuvres peintes :

Dame au bain, 1571
National gallery of art
Élisabeth d'Autriche, 1571
Musée du Louvre

Autres travaux 

En tant que peintre de cour, il participa à de grands projets comme ceux pour les funérailles de François 1er en 1547 et de Henri II en 1559[8], monarques dont il exécutera les masques mortuaires[1].

Diffusion

Son œuvre fut abondamment copiée, d’où les problèmes d’attribution pour certaines d'entre elles. Mais l’art de François Clouet se diffuse largement grâce à son atelier où travaillent des peintres tels que Jacques Patin ou Simon Le Roy. On peut ainsi parler pour les portraits de cour de la formule « Clouet » qui ne changera pas durant des décennies.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le Grand Dictionnaire de la Peinture : Des Origines à nos jours, EDDL, (ISBN 2-23700-329-7), p. Clouet, François
  2. a et b (fr)Dictionnaire Le Robert 1975, p. 43-44
  3. (fr)Dictionnaire Bénézit 1999, p. 724
  4. a, b et c Vincent Pomarède, 1001 peintures au Louvre : De l’Antiquité au XIXème siècle, Musée du Louvre Editions, , 576 p. (ISBN 2-35031-032-9), p. 508
  5. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 314
  6. Dame au bain, Petits secrets des grands tableaux, Arte
  7. François Daulte, La Collection Bentinck-Thyssen aux Musées de l’Etat du Grand-Duché de Luxembourg, Bibliothèque des Arts, Lausanne, , p. 14
  8. Jeanne van Waadenoijen, « Biographies », dans Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti, Paris, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 640

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages spécialisés :

  • Alexandra Zvereva, Les Clouet de Catherine de Médicis. Chefs-d'œuvre graphiques du musée Condé, catalogue d'exposition, Somogy Éditions d'art, 2002.
  • Alexandra Zvereva, Portraits dessinés de la cour des Valois. Les Clouet de Catherine de Médicis, Arthena, 2011.
  • Alexandra Zvereva, Le Cabinet des Clouet au château de Chantilly. Renaissance et portrait de cour en France, Nicolas Chaudun, collection « Éditions Nicola », 2011.
  • Étienne Jollet, Jean et François Clouet, Lagune, Paris, 1997, 280 p.

Dictionnaire :

  • Arlette Jouanna et Philippe Hamon, La France de la Renaissance, histoire et dictionnaire, Robert Laffont, Paris, 2001.
  • Arlette Jouanna (dir.), Histoire et dictionnaire des guerres de religion, 1559–1598, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1998.
  • Robert Maillard (dir.), Dictionnaire universel de la peinture, vol. 2, Dictionnaire Le Robert, Smeets Offset B.V. Weert (Pays-Bas), , 3000 p. (ISBN 2850360023), p. 43-44.
  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 3, , 13440 p. (ISBN 2700030133), p. 724-725.

Liens externes[modifier | modifier le code]