Église Saint-Pantaléon de Troyes

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Église Saint-Pantaléon
Saint-Pantaléon, Troyes HDR 20140509 11.jpg

La façade ouest.

Présentation
Destination initiale
Destination actuelle
Culte catholique, prière
Construction
XVIe – XVIIe siècles
Propriétaire
Commune
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Rue de VauluisantVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées

Géolocalisation sur la carte : Troyes

(Voir situation sur carte : Troyes)
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Géolocalisation sur la carte : France

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Géolocalisation sur la carte : Aube

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L'église Saint-Pantaléon est une église catholique située à Troyes, en France[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

L'église est située sur la commune de Troyes entre la cathédrale et la gare ; elle est bordée par les Rue Turenne, rue de Vauluisant, rue du marché aux Noix et la rue de la Synagogue.

Historique[modifier | modifier le code]

L'église était une succursale de la paroisse de Saint-Jean et était alors à la collation de l'abbesse de Notre-Dame-aux-Nonnains. Elle fut érigée en paroisse par l'évêque le 7 décembre 1715[2]

C'est un édifice religieux de la ville qui est mentionné dès 1189[3], en même temps que l'église Saint-Nicolas. Il est majoritairement du XVIe siècle et du suivant ; le portail est lui du XVIIIe siècle. Il avait été décidé dés 1516 la reconstruction de l'église et la démolition de l'ancien édifice fut débutée en 1523. Le grand incendie de 1524 ravagea l'édifice et en hâta la restructuration qui dura jusqu'en 1536 et un toit fut posé lorsque la hauteur des collatéraux fut atteinte. La façade est remaniée en 1645. Les travaux ne reprenant qu'en 1660 pour le rehaussement qui commença par le chœur et finit en 1675 par les toits. Le portait dorique est bâti de 1735 à 1745. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1862[1].

Bâtie sur un plan rectangulaire, elle est de 37,6 m de longueur pour une largeur de 18,9 m, la voûte est à 23 m de hauteur.

Chapelle Saint-Jacques[modifier | modifier le code]

Le retable de la chapelle.

Cette chapelle fut rebâtie en 1538 pour Nicole le Tartier, veuve de Jacques Dorigny, maire de la ville. Leurs armoiries se retrouvent sur les vitraux et au-dessus de retable. Il est classé au titre du monument depuis 1862[4].

Description du retable[modifier | modifier le code]

  • partie supérieure : sur la partie senestre, est figurée Esther se prosternant aux pieds d'Assuérus, assis sur son trône, pour lui demander la délivrance du peuple juif. Au centre se trouve Le triomphe de Mardochée, l'oncle d'Esther ; celle-ci est agenouillée sur le passage du roi monté sur un cheval de bataille, et accompagné des seigneurs de sa cour. Aman tient les rênes de sa monture, d'autres portent l'étendard royal. Derrière lui, une suite de chameaux portent les trésors donnés par le roi Mardochée. À dextre se trouve Judith, qui sort de sa tente et qui porte la tête d'Holopherne dans une corbeille que lui présente sa suivante.
  • partie inférieure : la niche, qui accueillait saint Jacques, accueille aujourd'hui une statue de Marie portant Jésus.

Des grisailles donnent une belle lumière sur la chapelle.

Arrestation de Crépin et Crépinien[modifier | modifier le code]

Surement une commande de la corporation des cordonniers, cette statuaire se trouvait avant en la chapelle des cordeliers. Œuvre majeure de la statuaire champenoise de la seconde moitié du XVIe siècle est d'une grande finesse et a une polychromie ancienne mais qui n'est pas d'origine. Elle est classée[5].

Quelques peintures[modifier | modifier le code]

Quelques statues[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

L'église alors en pans de bois fut bâtie en pierres au XVIe siècle Jean Bailly. Alors qu'elle était presque achevée, en 1524 un immense incendie ravage l'église et plusieurs quartiers de la ville. En 1527 la reconstruction commençait surement sous la direction de Maurice Favereau. En 1531-33 la partie nord se monte sous la direction d'Antoine Dumay.

L'arrestation.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Église », notice no PA00078259, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Archives départementales de l'Aube, G52, f°30v° et 22H9.
  3. Charles Lalore, Documents sur l'abbaye de Notre-Dame-aux-Nonnains, de Troyes, Dufour Bouquot, (lire en ligne), « 127-1189 », p. 88
  4. « retable », notice no PM10002541, base Palissy, ministère français de la Culture
  5. « groupe sculpté », notice no PM10002540, base Palissy, ministère français de la Culture
  6. « tableau », notice no PM10002564, base Palissy, ministère français de la Culture
  7. « tableau », notice no PM10002569, base Palissy, ministère français de la Culture
  8. a et b « tableau », notice no PM10002568, base Palissy, ministère français de la Culture
  9. « statue », notice no PM10004946, base Palissy, ministère français de la Culture
  10. « statue », notice no PM10002548, base Palissy, ministère français de la Culture

Liens[modifier | modifier le code]