La Rivière-de-Corps

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La Rivière-de-Corps
La Rivière-de-Corps
L'hôtel de ville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Troyes Champagne Métropole
Maire
Mandat
Christophe Chomat
2020-2026
Code postal 10440
Code commune 10321
Démographie
Gentilé Ribocortins, Ribocortines
Population
municipale
3 396 hab. (2017 en augmentation de 14,38 % par rapport à 2012)
Densité 468 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 19″ nord, 4° 01′ 14″ est
Altitude Min. 108 m
Max. 136 m
Superficie 7,26 km2
Élections
Départementales Canton de Saint-André-les-Vergers
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Rivière-de-Corps

La Rivière-de-Corps est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Rivière-de-Corps
Sainte-Savine
Torvilliers La Rivière-de-Corps
Saint-Germain Saint-André-les-Vergers

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fief relevait du comte de Champagne par son château de Troyes, puis du roi de France. Parmi les seigneurs ecclésiastiques il y avait l'abbaye de Montier-la-Celle pour des dîmes depuis un don de Girard de la Rivière d'après une charte de la fin du XIIe siècle ; le chapitre Saint-Etienne de Troyes pour une terre libre de droit et achetée en 1157 à Maurice de Laines. Le même chapitre acquit les droits d'une sixième de haute et basse justice y compris une terre en relavant en 1332 à Wautier d'Aubigny ; reçût en 1342 une rente de six livres de la part de Hue de Frolois, sire de Molinot.
Comme seigneurs laïcs Ponce de la Rivière vers 1172 jusqu'à Marie-Claude Camusat, de 1769 à 1789, épouse de M. de Loynes.

En 1644, par lettres patentes, la terre devient une châtellenie pour Pierre III Pithou, la reine alors régente par lettre du reconnaissait l'antériorité de l'appellation de vicomté pour la seigneurie de La Rivière-de-Corps[1]sans qu'il soit actuellement possible de dire à quand remonte ce vicomté. L'enregistrement au parlement de Paris se fit le et la vicomté comprenait : Boulage, Chicherey, les hameaux des Fontaines, Voué, la Maladière, les Noës, une partie du village de l'Epine et Sainte-Savine pour partie. Le siège de la vicomté était au château des Granges[2]. C'était un hostel seigneurial cité en 1512, comprenant cinq quartiers et quatre cordes de terres en 1621 ayant colombiers et vergers fermez de fossés en 1713.

La commune était en 1789 de l'intendance et de la généralité de Châlons, du bailliage et de l'élection de Troyes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason La Rivière-de-Corps.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

de vair à la bande d’argent côtoyée de deux cotices du même, au chef d’azur chargé de deux burèles ondées d’argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

École primaire - mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1925 juillet 1926 Arsène Beaugrand    
juillet 1926 juillet 1932 Henri Grados    
juillet 1932 mai 1935 Ariste Mignot    
mai 1935 octobre 1947 Émile Buck    
octobre 1947 novembre 1963 Emmanuel Heimann    
novembre 1963 mars 1968 Maurice Rouard    
mars 1968 mars 1977 Georges Leclerc    
mars 1977 septembre 2004 Maurice Sommer SE  
septembre 2004 mars 2008 Georges Thévenon SE  
septembre 2008 mai 2020 Véronique Saublet Saint-Mars [3] DVD Conseillère départementale du canton de Saint-André-les-Vergers depuis 2015
mai 2020 En cours Christophe Chomat [4]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2017, la commune comptait 3 396 habitants[Note 1], en augmentation de 14,38 % par rapport à 2012 (Aube : +1,44 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
332391345324331365370373369
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
355352343307302294281289281
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
311302281294364440563559575
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6929461 4691 8302 6312 9522 9542 9273 253
2017 - - - - - - - -
3 396--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (22,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 12,7 %, 30 à 44 ans = 17,9 %, 45 à 59 ans = 28,8 %, plus de 60 ans = 22,5 %) ;
  • 51,5 % de femmes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 11,5 %, 30 à 44 ans = 18,4 %, 45 à 59 ans = 28,5 %, plus de 60 ans = 25,7 %).
Pyramide des âges à La Rivière-de-Corps en 2007 en pourcentage[9]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,3 
6,9 
75 à 89 ans
8,6 
15,0 
60 à 74 ans
15,8 
28,8 
45 à 59 ans
28,5 
17,9 
30 à 44 ans
18,4 
12,7 
15 à 29 ans
11,5 
18,1 
0 à 14 ans
16,0 
Pyramide des âges du département de l'Aube en 2007 en pourcentage[10]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,4 
75 à 89 ans
10,0 
13,3 
60 à 74 ans
14,1 
21,3 
45 à 59 ans
20,6 
20,6 
30 à 44 ans
19,5 
19,2 
15 à 29 ans
17,2 
18,9 
0 à 14 ans
17,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Deux anciens lavoirs construits sur le parcours des Viennes dont un détruit.
  • La chapelle Saint-Hippolyte était une dépendance de la paroisse de Sainte-Savine. Elle a été vendue le comme bien national. Elle fut détruite en 1820. Elle a l'abbaye de Montier-la-Celle, confirmé en 1185 par Mannassès de Pougy alors évêque de Troyes. Elle était bâtie sur un plan de croix latine à la croisée du chemins venant de Saint-Hippolyte avec la route de Troyes à Vauchassis. Le musée Saint-Loup conserve un bas-relief provenant de la chapelle[11].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Émile Buck[modifier | modifier le code]

Émile Buck né le à Paris (11e arrondissement), et mort en à Dachau, conseiller municipal et maire de la commune . Également connu pour avoir été un résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, lors de laquelle il est arrêté et déporté[12]. Il appartint au bureau départemental des "Amis du rappel", formation politique de René Plard. Il fut ensuite élu au comité central en février 1933 puis en . Il dirigeait la liste d'union des gauches pendant l'élection municipale de , et fut élu maire de la Rivière-de-Corps à l'issue de celle-ci.

La première étape de sa participation à la Résistance a été de rejoindre le Bureau des opérations aériennes (BOA), qui collabora avec les Francs-tireurs et partisans français (FTPF), un mouvement de résistance interne créé par le Parti communiste français[12]. Son fils Auguste, alors démobilisé du front italien, s'inscrit au Front national, un mouvement de résistance d'obédience communiste pendant la Seconde Guerre mondiale.

Émile et Auguste Buck aidèrent les aviateurs américains à se cacher et participèrent à un réseau qui fut démantelé dans la commune voisine de Sainte-Savine[12].

Émile Buck fut arrêté par la Gestapo le et fut déporté. Quant à Auguste, il fut arrêté le même jour à Prugny (Aube). Ils furent tous les deux internés au camp de Royallieu (Frontstalag 122) à Compiègne (Oise) en France, un « camp d'internement pour les prisonniers politiques jugés dangereux » par le Reich[12]. Le père et le fils furent ensuite déportés le dans le « train de la mort », appelé ainsi en raison du nombre élevé de décès ayant lieu pendant le voyage[12],[13], avant d'arriver dans le camp de concentration de Dachau, en Allemagne, le suivant[12]. C'est ici que mourra Émile en , peu de temps avant que les Américains libèrent le camp.[14].

Émile Buck a donné son nom à une rue de la commune , ainsi qu'à un stade de football [15].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cartulaire Rivière-de-Corps , f° 163 v°.
  2. Jean-Charles Courtalon-Delaistre, Topographie historique de la ville et du diocèse de Troyes, Paris, Antoine Fournier libraire et Troyes la Veuve Gobelet imprimeur, 1784, III p75.
  3. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  4. https://reader.cafeyn.co/fr/1927222/21616227
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  9. « Évolution et structure de la population à La Rivière-de-Corps en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population de l'Aube en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  11. Le Clert, Archéologie monumentale , n° 494.
  12. a b c d e et f « EMILE BUCK », ADIRP de l'AUBE,‎ (lire en ligne, consulté le 15 novembre 2016)
  13. « Fondation pour la mémoire de la déportation »,
  14. « Site officiel de la commune de La Rivière de Corps, Aube, 10440, Grand Troyes (La Rivière-de-Corps) », sur www.larivieredecorps.fr (consulté le 16 novembre 2016)
  15. « Site officiel de la commune de La Rivière de Corps, Aube, 10440, Grand Troyes (La Rivière-de-Corps) », sur www.larivieredecorps.fr (consulté le 16 novembre 2016)