Saint-Parres-aux-Tertres

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint-Parres-aux-Tertres
Image illustrative de l'article Saint-Parres-aux-Tertres
Blason de Saint-Parres-aux-Tertres
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Arrondissement de Troyes
Canton Troyes-4
Intercommunalité Troyes Champagne Métropole
Maire
Mandat
Colette Rota
2014-2020
Code postal 10410
Code commune 10357
Démographie
Population
municipale
3 106 hab. (2015 en augmentation de 9,29 % par rapport à 2010)
Densité 263 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 18′ 01″ nord, 4° 07′ 07″ est
Superficie 11,82 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aube

Voir sur la carte administrative de l'Aube
City locator 14.svg
Saint-Parres-aux-Tertres

Géolocalisation sur la carte : Aube

Voir sur la carte topographique de l'Aube
City locator 14.svg
Saint-Parres-aux-Tertres

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Parres-aux-Tertres

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Parres-aux-Tertres

Saint-Parres-aux-Tertres est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Les habitants de Saint-Parres-aux-Tertres s'appellent des Patroclien(ne)s

Étymologie du lieu[modifier | modifier le code]

Saint Patrocle (Patroclus en latin), ce qui donne en vieux-français saint Parres, donne son nom à la paroisse, comme pour Saint-Parres-lès-Vaudes.

« Aux Tertres » proviendrait du fait que la butte de Saint Parres aux Tertres (où il existe une église sur des vestiges gallo-romains) aurait été un lieu d'exécution. Il se pourrait que l'appellation vienne tout simplement des tertres présents sur le site (buttes de terres ou des vestiges de tombes gauloises).

Saint Parres a été décapité ici pendant les persécutions de Valérien. Selon la légende populaire, il se serait relevé et aurait porté sa tête pour prendre la parole ce qui en faisait un saint céphalorphore.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Parres est situé à deux kilomètres de Troyes, sur le haut de la colline appelée Mont-des-Idoles, où Saint Parres, noble citoyen de Troyes, souffrit le martyre, en l'an 275. C'est dans la place où il fut enterré que l'archiprêtre Eusèbe, lorsque la persécution eut cessé, fit bâtir une chapelle, devenue plus tard, une paroisse, sous le patronage de Paint Patrocle. L'église actuelle fut construite vers les premières années du XVIe siècle.

Le pouvoir comtal puis royal avait une mairie au village ; le premier seigneur connu était Ithier de Flacy en 1172 et semblait le tenir autrefois du fief de Chappes.

En 1787, le village formait, avec Baire-saint-Loup, une communauté qui était de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du bailliage de Troyes, puis à cette date, la communauté de Baire-saint-Parre lui fut rattaché.

Les 24 février, 3 mars et 4 mars 1814,une bataille opposa les troupes napoléoniennes des maréchaux Mac Donald et Oudinot aux troupes autrichiennes du général Schwarzenberg.

Château[modifier | modifier le code]

Fichier:Saint-Parres-aux-Tertres prieuré château Foissy.jpg
Le château, siège du prieuré de Foissy.

Cité en 1716, il était fermé de murs avec huit arpent de vergers. Une allée menait directement du logis à l'église du prieuré. Il avait deux grands bâtiments d'habitation, une tour de dix mètre de diamètre, un colombier, des écuries, une grange et des étables.

Foissy[modifier | modifier le code]

Le Prieuré de femmes aussi appelé Foicy et en latin Fusciacus, fut fondé par Thibaut II de Champagne avant 1134. Maison bénédictine, elle était pour hommes et femmes, passait aux augustins en 1145 et dépendait de Fontevrault mais la réforme ne s'appliqua qu'après 1484 et les hommes finirent par s'en aller. En 1776, l'ancienne église et un bâtiment d'habitation furent démolis. Le nombre de professes variait de 46 en 1535 à 50 en 1697 et 20 en 1762. Les revenus du prieuré étaient de 11 000 livres en 1761[1].

Panais[modifier | modifier le code]

L'Ancien hameau cité en 1157, Pannayum, donation de Henri le Libéral au chapitre st-Etienne de Troyes. Il dépendait de la Mairie royale de Chaillouet et le Conducteur français cite trois fermes en 1778 et Les Postes 16 habitants en 1905.

Baire[modifier | modifier le code]

Moulin de Baire.

Les deux Baires ont du être une unique communauté, ils sont de plus contigus et parfois confondus.

  • -st-Loup : le comte Thibault alors comte de Troyes faisait l'abandon de toutes les coutumes qu'il avait à Baire à l'Abbaye Saint-Loup de Troyes en 1070. Henri le Libéral continua les dons en 1159 puis en 1168 ; les moines avaient aussi le moulin.
  • -Saint-Parre : le hameau relevait en 1553 de la Mairie royale de Chaillouet. C'était un fief qui relevait de Chappes. En 1172, Itier de Flacy avait Saint-Parre et l'eau à Baire, seigneurs qui peuvent être suivi jusqu'en 1777 avec François Janson, capitaine et seigneur de st-Parre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Parres-aux-Tertres Blason Parti: au 1er d’azur à la bande d’argent côtoyée de deux doubles cotices potencées contre-potencées d’or, au chef d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or, au 2e de gueules au saint à mi-corps d’or tenant un livre du même chargé d’une croisette latine de gueules, au chef de sinople chargé de deux épis de blé d’or passés en sautoir.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le cadastre de 1838 cite au territoire Arzilet, Bire-st-Loup, Baire-st-Parres, Belle-Croix, Foissy, Formeaux, Jérusalem, Justice, Maison-des-Prés, Mont-des-Idoles, les moulins Aumont et à-Vent, Panais, les ponts Foissy et aux-Cochons, st-Loup, Tuileries et Vieilles-vignes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

De 1790 à l'An IX la communauté était incluse dans le canton de Thennelières.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965  ? André Gravelle PS Journaliste, député
mars 2001 en cours Colette Rota[2] DVD Retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2015, la commune comptait 3 106 habitants[Note 1], en augmentation de 9,29 % par rapport à 2010 (Aube : +1,89 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
488 482 516 376 584 604 647 673 678
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
670 693 655 643 594 620 594 580 619
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
576 584 581 599 813 1 166 1 329 1 292 1 489
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 635 1 808 2 088 2 402 2 411 2 615 2 797 2 826 2 854
2013 2015 - - - - - - -
3 068 3 106 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (22,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 17 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 25,3 %) ;
  • 51,2 % de femmes (0 à 14 ans = 17,9 %, 15 à 29 ans = 14,9 %, 30 à 44 ans = 17,5 %, 45 à 59 ans = 23,1 %, plus de 60 ans = 26,5 %).
Pyramide des âges à Saint-Parres-aux-Tertres en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,4 
8,7 
75 à 89 ans
10,8 
16,5 
60 à 74 ans
15,3 
21,8 
45 à 59 ans
23,1 
17,0 
30 à 44 ans
17,5 
16,7 
15 à 29 ans
14,9 
19,2 
0 à 14 ans
17,9 
Pyramide des âges du département de l'Aube en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,4 
75 à 89 ans
10,0 
13,3 
60 à 74 ans
14,1 
21,3 
45 à 59 ans
20,6 
20,6 
30 à 44 ans
19,5 
19,2 
15 à 29 ans
17,2 
18,9 
0 à 14 ans
17,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Michel Taittinger, sous-lieutenant et fils de Pierre Taittinger,
  • Charles Cuisin, peintre dont un tableau est au Musée du Louvre face à la Joconde de Leonard de Vinci, a intitulé un de ses tableaux "Soleil couchant à Saint-Parres-aux-Tertres". Ce tableau est visible au Musée de Troyes.
  • Jacques Diebold, ancien footballeur et entraîneu professionnel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :