Buchères

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Buchères
Le monument aux martyrs du 24 août 1944.
Le monument aux martyrs du 24 août 1944.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Canton Vendeuvre-sur-Barse
Intercommunalité Troyes Champagne Métropole
Maire
Mandat
Daniel Lebeau
2014-2020
Code postal 10800
Code commune 10067
Démographie
Population
municipale
1 534 hab. (2014)
Densité 215 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 01″ nord, 4° 06′ 56″ est
Altitude Min. 111 m
Max. 133 m
Superficie 7,14 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Buchères

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Buchères

Buchères est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire est arrosé par l'Hozain, traversé par la D44, la D671 et l'Autoroute A5 (France) ainsi que par la voie de chemin de fer.

Topographie[modifier | modifier le code]

Au cadastre de 1828, sont cités : les Bordes, le Champ-Rond, les Charmes, Courgerenne, la Fontaine-Merlin, Maison-Blanche et Villetard.

Buxerie, est cité dans un cartulaire de l'Abbaye Saint-Loup de Troyes, en 1164.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 2011, la commune dispose d'une ligne de bus qui la traverse. Elle appartient au réseau de la TCAT, avec une amplitude d'environ trente minutes.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune a connu des populations depuis le néolithique avec en particulier une fosse d'inhumation d'une trentaine d'individus au Parc logistique de l'Aube[1]. Sur la route romaine de Troyes à Vertault, a été mis au jour une tombelle celtique. Buchères était au comte de Champagne qui en 1275 levait une mine d'avoine sur ceux qui n'étaient pas son homme et un quarteron d'avoine sur ceux qui l'étaient.[2]. Le dernier seigneur connu est Louis-Marie Noel, capitaine au régiment des gardes de Lorraine.

En 1789, le village était de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du bailliage de Troyes, mais pour sa justice il relevait d'Aumont.

Le , en représailles à la destruction la veille d'un side-car allemand par des FFI, des hommes de la 51e brigade de Panzergrenadiers SS du lieutenant Gelling massacrent 68 personnes dont 10 enfants de moins de 10 ans, 5 personnes de plus de 70 ans, 35 femmes et des bébés de 18, 11, et 6 mois[3],[4].

Château[modifier | modifier le code]

L'ancien château qui se situait prés de l'église a été détruit lors de la Révolution française. Il y avait aussi celui qui est actuellement une ferme et qui donne encore une idée de la maison forte qui fut vendu en 1829 par la famille des Réaulx à M. Costel.

Plan du château et de ses alentours.

Villetard[modifier | modifier le code]

Hameau qui fut une seigneurie dépendant de Saint-Phal et de Villebertin. La partie de st-Phal s'étendait sur le finage de Moussey si la seigneurie de Villetard semble unie en 1249 sous André de st-Phal écuyer et vassal du comte de Champagne, part la suite elle semble divisée. La chapelle de Villetard se trouve décrite plus bas.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Daniel Lebeau PS puis PRG Retraité
Conseiller général (2004-2011)
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 534 habitants, en augmentation de 9,26 % par rapport à 2009 (Aube : 1,56 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
277 408 421 446 556 570 618 634 653
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
580 552 555 508 497 490 475 426 434
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
429 458 422 435 485 533 514 483 531
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
602 727 1 072 1 314 1 328 1 345 1 394 1 395 1 534
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (23,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 48,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,5 %, 15 à 29 ans = 13,6 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 24,6 %, plus de 60 ans = 22,3 %) ;
  • 51,1 % de femmes (0 à 14 ans = 18,5 %, 15 à 29 ans = 11,2 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 28,1 %, plus de 60 ans = 21,5 %).
Pyramide des âges à Buchères en 2008 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
7,2 
16,9 
60 à 74 ans
13,6 
24,6 
45 à 59 ans
28,1 
21,0 
30 à 44 ans
20,6 
13,6 
15 à 29 ans
11,2 
18,5 
0 à 14 ans
18,5 
Pyramide des âges du département de l'Aube en 2008 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,5 
75 à 89 ans
10,3 
13,7 
60 à 74 ans
14,3 
21,2 
45 à 59 ans
20,6 
20,2 
30 à 44 ans
19,1 
19,0 
15 à 29 ans
17,1 
19,1 
0 à 14 ans
17,3 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

à Buchères, la chapelle de Courgerennes.
  • L'église paroissiale se situe à Villetard sous le vocable de Notre-Dame a été bâtie de 1850 à 53. Elle remplace une ancienne chapelle connue dés le XIIIe siècle était à la collation du chapitre st-Pierre de Troyes et était une dépendance de Verrières. Elle possède[11] du mobilier qui est du XVIe siècle.
  • Le mémorial des Martyrs du 24 août 1944 s'élève au lieu-dit « Maisons Blanches ». Il se présente sous la forme d'une lanterne des morts[12] une statue de Marie à l'Enfant[13] en calcaire reccouvert de badigeon et dorures, un retable figurant l'Adoration des Mages et la Fuite en Egypte[14] ; une plaque de fondation du donateur Julien de Sauvés de 1683[15] qui provient de la chapelle de Courgerenne.

Courgerennes[modifier | modifier le code]

C'était un fief qui formait une communauté d'habitants, du bailliage ducal d'Aumont qui fut érigé en commune de 1790 à l'An III. Le seigneur du lieu, Jean de Vaucemain déclarait une maison forte à Courgerennes entourée de fossés et un moulin[16]. Les premiers seigneurs attesté furent les Courgerennes et les Putemonois au XIIe siècle ; les derniers furent Louis-Marie, marquis de Mesgrigny, pour partie et Auguste Simon de Noel, dit de Courgerennes. La chapelle se trouvant à Courgerennes et sous le vocable de de la Nativité de la Sainte Vierge et à la présentation du seigneur et comme succursale de St-Leger-prés-Troyes. Elle est du XIIe siècle et fut remaniée au XVIe siècle, elle possède des fonts baptismaux du Moyen Âge[17] ; les carreaux de pavement qui composaient le sol de la sacristie[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. 31e colloque Internéo 2013, p53.
  2. Auguste Longnon, Documents, II, 51.
  3. Bruge, Roger (1994) 1944 Le temps des massacres. Les crimes de la Gestapo et de la 51e Brigade SS, Albin Michel, (ISBN 2-226-06966-6)
  4. ((fr))Beevor, Antony (2009) D-DAY et la bataille de Normandie, Calmann Levy, (ISBN 978-2-253-13330-8)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Évolution et structure de la population à Buchères en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 février 2012)
  10. « Résultats du recensement de la population de l'Aube en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 février 2012)
  11. Charles Fichot, Statistique monumentale de l'Aube, t. 1, Troyes, 1884, pp. 380-383.
  12. Mémorial de Buchères, Office du tourisme de Troyes
  13. « statue », notice no PM10000381, base Palissy, ministère français de la Culture
  14. « retable », notice no PM10003072, base Palissy, ministère français de la Culture
  15. « plaque commémorative », notice no IM10007108, base Palissy, ministère français de la Culture
  16. Archives départementales de la Côte-d'Or, B 10436.
  17. « fonts baptismaux », notice no IM10007262, base Palissy, ministère français de la Culture
  18. « carreaux de pavement », notice no IM10007261, base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Bruge : 1944, le temps des massacres. Les crimes de la Gestapo et de la 51e Brigade SS, Éditions Albin Michel, 1994.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :