John Frankenheimer

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John Frankenheimer
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John Frankenheimer en 1994, sur le tournage du téléfilm Andersonville
Nom de naissance John Michael Frankenheimer
Naissance
Queens, New York (États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Décès (à 72 ans)
Los Angeles (Californie)
Profession réalisateur, producteur
Films notables Un crime dans la tête
Le Prisonnier d'Alcatraz
Le Train
L'Opération diabolique
Sept jours en mai

John Frankenheimer est un réalisateur américain, né le à New York (États-Unis) et mort le à Los Angeles (Californie).

Metteur en scène prolifique, il réalise 27 longs métrages. Il a par ailleurs énormément travaillé pour la télévision. Le célèbre critique américain Roger Ebert le décrit comme l'un des « meilleurs réalisateurs de dramas pour la télévision »[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Avec Yves Montand (à droite) sur le tournage de Grand Prix (1966)

John Michael Frankenheimer nait dans le Queens à New York le . Il est le fils de Helen Mary (née Sheedy) et de Walter Martin Frankenheimer, agent de change. Son père est juif allemand tandis que sa mère est une catholique irlandaise. Il est éduqué selon les principes catholiques[2],[3],[4],[5].

Il intéresse très vite au cinéma et fréquente assidument les salles obscures. En 1947, il sort diplômé de la La Salle Military Academy (en) dans le comté de Suffolk. En 1951, il est diplômé du Williams College in Williamstown, où il étudie l'anglais. Il développe à cette époque un intérêt pour le métier d'acteur, mais pense plus sérieusement à la mise en scène quand il est à l'Air Force[6].

Carrière[modifier | modifier le code]

Après son service militaire, John Frankenheimer devient assistant réalisateur pour la chaîne CBS à New York. Il dirige ensuite beaucoup d'épisodes de séries télévisées[7].

En parallèle à sa carrière télévisée, il réalise son premier long métrage pour le cinéma, Mon père, cet étranger, sorti en 1957. Le film met notamment en scène James MacArthur. Il tourne encore beaucoup pour la télévision, jusqu'au début des années 1960. par ailleurs, le producteur Albert R. Broccoli lui demande de passer des essais filmés pour le rôle de James Bond dans James Bond 007 contre Dr No[8].

Son second long métrage, Le Temps du châtiment, sort en 1961. Cette adaptation d'un roman d'Ed McBain est sa première collaboration avec Burt Lancaster (suivront Le Prisonnier d'Alcatraz en 1962, Sept jours en mai et Le Train en 1964 et enfin Les parachutistes arrivent en 1969)[7].

Burt Lancaster l'appelle ensuite pour remplacer Charles Crichton sur le tournage de Le Prisonnier d'Alcatraz (1962)[9]. Cependant, la postproduction du film est très longue. John Frankenheimer réalise entre temps un autre long métrage, L'Ange de la violence, présenté en compétition officielle au festival de Cannes 1962. Il y dirige notamment Eva Marie Saint, Warren Beatty et Angela Lansbury.

Après cela, il dirige Frank Sinatra et Janet Leigh dans Un crime dans la tête. C'est un succès critique et commercial. Le film reçoit également de nombreuses nominations. Après ce film, il poursuite dans un style très « politique-fiction » avec Sept jours en mai (1964) et L'Opération diabolique (1966). En pleine guerre froide, ces deux derniers ont un retentissement considérable[7].

Sur le tournage de Grand Prix (1966)

À la fin des années 1960 et au début des années 1970, il alterne entre superproductions spectaculaires — Grand Prix (1966) et Les Cavaliers en 1971 — et films plus intimistes — L'Homme de Kiev (film) en 1968 et Le Pays de la violence en 1970. Il connait cependant plusieurs échecs commerciaux, particulièrement la comédie Les parachutistes arrivent (1969). Il tente de se relancer avec films d'action comme French Connection 2 (1975) ou encore Black Sunday (1977)[7].

Dans les deux décennies suivantes, John Frankenheimer enchaîne des longs métrages et les échecs au box-office, malgré la présence de stars dans ses films, avec notamment À armes égales (1982), Paiement cash (1986), Year of the Gun, l'année de plomb (1992), L'Île du docteur Moreau (1996) ou encore Ronin (1998). Il rencontre cependant le succès criitique à la télévision, avec le téléfilm Les Révoltés d'Attica pour HBO, encensé par la critique. En 2002, il doit mettre en scène Dominion, préquelle de L'Exorciste, mais préfère se remettre tranquillement de son opération aux vertèbres[7]. Sa dernire réalisation est le téléfilm Sur le chemin de la guerre, diffusé en 2002, quelques mois avant son décès.

Décès[modifier | modifier le code]

John Frankenheimer meurt d'une crise cardiaque le à Los Angeles, à l'âge de 72 ans[7]. Son décès est lié à des complications suite à une opération aux vertèbres[8].

Le film L'Effet papillon 2 (2006) de John R. Leonetti est dédié à sa mémoire et il est cité comme inspiration dans le générique.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié de 1954 à 1962 à Carolyn Miller. Ils auront deux filles, Elise et Kristi. Il épouse ensuite l'actrice Evans Evans (en) en 1963. Ils resteront mariés jusqu'à sa mort en 2002[8].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Film réalisé par John Frankenheimer.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Producteur / producteur délégué / coproducteur[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Distinctions principales[modifier | modifier le code]

Source et distinctions complètes : Internet Movie Database[10]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « John Frankenheimer: A Master Craftsman », sur Roger Ebert.com (consulté le 12 août 2014)
  2. (en) « Hollywood director John Frankenheimer dies at 72 », sur abc.net.au (consulté le 7 mai 2017)
  3. (en) Charles Moritz, Current biography yearbook, H.W. Wilson Company, , p. 135
  4. (en) Jon Thurber et Susan King, « John Frankenheimer, 72; Director Was Master of the Political Thriller », Los Angeles Times,
  5. (en) David Walsh, « Issues raised by the career of US filmmaker John Frankenheimer »
  6. Yoram Allon, Yoram; Cullen, Hannah Patterson. Contemporary North American Film Directors, Wallflower Press (2000), pp. 181-83 (ISBN 9781903364529)
  7. a b c d e et f Biographie - Allociné
  8. a b et c (en) John Frankenheimer sur l’Internet Movie Database
  9. (en) William H. Honan, « Charles Crichton, Film Director, Dies at 89 », sur The New York Times, (consulté le 7 août 2018)
  10. (en) John Frankenheimer sur l’Internet Movie Database

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Stephen B. Armstrong, Pictures About Extremes, the Films of John Frankenheimer, Jefferson (N.C.), McFarland & Co., 2008 (ISBN 0786431458 et 978-0786431458)
  • (en) Murray Pomerance, R. Barton Palmer (direction), A Little Solitaire, John Frankenheimer and American Film, New Brunswick (N.J.), Rutgers University Press , 2011 (ISBN 0813550602 et 978-0813550602)
  • (en) Stephen B. Armstrong (direction), John Frankenheimer, Interviews, Essays, and Profiles, Lanham (MA), The Scarecrow Press, 2013 (ISBN 0810890569 et 978-0810890565)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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