Gare de Troyes

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Troyes
Image illustrative de l'article Gare de Troyes
Le bâtiment voyageurs et l'entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Ville Troyes
Adresse Cour de la gare
10000 Troyes
Coordonnées géographiques 48° 17′ 45″ N 4° 03′ 53″ E / 48.29589, 4.064788 ()48° 17′ 45″ Nord 4° 03′ 53″ Est / 48.29589, 4.064788 ()  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services Intercités
TER Champagne-Ardenne
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Est à Mulhouse-Ville
Troyes à Brienne-le-Château
Saint-Julien (Troyes) à St-Florentin-Vergigny
Saint-Julien (Troyes) à Gray
Coolus à Sens
Voies 5 (+ voies de service)
Quais 3 (dont 2 centraux)
Transit annuel 1,08 million[1] (2007)
Altitude 116 m
Historique
Mise en service 7 avril 1848
Correspondances
Bus et cars Voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Troyes

Géolocalisation sur la carte : Champagne-Ardenne

(Voir situation sur carte : Champagne-Ardenne)
Troyes

Géolocalisation sur la carte : Aube

(Voir situation sur carte : Aube)
Troyes

La gare de Troyes est une gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville, située sur le territoire de la commune de Troyes, dans le département de l'Aube en région Champagne-Ardenne.

Elle est mise en service en 1848 par la Compagnie du chemin de fer de Montereau à Troyes. C'est en 2014 une gare Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains : Intercités, TER Champagne-Ardenne et de fret.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de bifurcation de Troyes est située au point kilométrique (PK) 166,193[2] de la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville entre les gares, ouvertes au service voyageurs, de Romilly-sur-Seine et de Vendeuvre et au PK 90,3[2] de la ligne de Coolus à Sens partiellement déclassée. Elle est également l'origine de la ligne de Troyes à Brienne-le-Château ouverte au service du fret, de la ligne de Saint-Julien (Troyes) à Saint-Florentin - Vergigny (partiellement déclassée) et de la ligne de Saint-Julien (Troyes) à Gray partiellement déclassée elle aussi.

Son altitude est de 116 m.

Histoire[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

Une première gare en impasse[modifier | modifier le code]

L'arrivée du chemin de fer à Troyes prend forme le 29 mai 1845 avec la publication de l'ordonnance qui approuve les statuts de la société anonyme dénommée Compagnie du chemin de fer de Montereau à Troyes, repreneuse de la concession adjugée le 25 janvier 1845. Trois projets sont en lice pour l'emplacement de la gare de Troyes : le premier dans le quartier du Ravelin, le deuxième en bordure de la rue Thiers et le troisième de l’autre côté du canal entre les quais Comtes-de-Champagne, la rue Mitantier et la rue Hennequin. Le choix se porte sur le deuxième projet. Les premiers travaux sur la ligne débutent en 1846 ; l'embarcadère de Troyes est terminé en 1847.

Gravure de L'embarcadère mis en service en 1848
L'embarcadère mis en service en 1848.

Au début du mois de février 1848[3], Messieurs Violet et Lemasson, inspecteurs divisionnaires des ponts et chaussées, procèdent à une réception provisoire des travaux du tronçon d'environ 68 km entre Hermé et Troyes. Les inspecteurs, accompagnés des ingénieurs et des directeurs de la compagnie, montent sur une locomotive à la station de Nogent-sur-Seine ; ils effectuent sans encombre le trajet et constatent la qualité de cette section du chemin de fer qui peut être livrée à la circulation, d'autant que le personnel de surveillance et les agents sont prêts à prendre leur poste.

À partir du 14 février[4], des trains d'essai vont pouvoir circuler sur ce tronçon avant l'ouverture officielle de l'ensemble de la ligne. À la fin du mois de mars 1848[5], des essais sont entrepris avec des locomotives seules ou tractant d'importants convois de wagons chargés de matériaux ; ils permettent de conclure à la conformité des installations.

Gravure du journal l'illustration : l'incendie de la gare de Troyes en 1855
L'incendie de la gare de Troyes en 1855.

L'inauguration en présence du ministre des Travaux publics a lieu le 6 avril 1848[6]. Dans son discours, le ministre félicite le conseil d'administration de la compagnie et les entrepreneurs, MM. Seguin, pour la qualité des infrastructures. Le début officiel de l'exploitation de la ligne et de la gare a lieu le lendemain, le 7 avril 1848[5].

La gare comporte un bâtiment voyageurs en façade, avec une galerie percée au rez-de-chaussée de portes en plein cintre et un corps central avec un étage surmonté d'un fronton avec horloge. Le bâtiment se prolonge par des quais couverts. De chaque côté des voies sont installés les gares marchandises et des ateliers. L'ensemble s'étend jusqu'à la rue Sainte-Jule[7].

En 1853, la compagnie d'origine, en difficulté financière, est reprise par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg qui devient en 1854 la Compagnie des chemins de fer de l'Est.

Une deuxième gare de passage[modifier | modifier le code]

Le bâtiment voyageurs de 1857 pris en photo au début des années 1900.
Le bâtiment voyageurs de 1857 pris en photo au début des années 1900.
Carte postale ancienne montrant une motrice du Tramway de Troyes derrière le Monument des Enfants de l'Aube, et, en arrière-plan, la Gare
Motrice du tramway de Troyes, qui fonctionna de 1899 à 1950, derrière le Monument des Enfants de l'Aube, et, à l'arrière-plan, la seconde gare
La verrière de la gare, vers 1900
La verrière de la gare, vers 1900.
Façade de la gare, pendant la Première Guerre mondiale.
La salle des pas-perdus, dans les années 1910.

La Compagnie de l'Est a pour projet le prolongement de la ligne pour ouvrir une liaison de Paris à Mulhouse, mais la gare terminus de 1847 ne dispose pas de dégagements suffisants pour le passage cette nouvelle ligne. Le choix se porte sur un site près du réservoir du Ravelin en un point situé en limite des territoires des communes de Troyes et Sainte-Savine. Le nouveau site nécessite d'importants travaux de terrassement qui sont réalisés en 1856 peu après l'incendie qui endommage les combles et la structure de l'ancienne gare en 1855. Toujours en activité, elle est réparée sommairement pour la continuité du service en attendant la construction et l'ouverture de la nouvelle gare (elle deviendra ensuite le collège Pithou[8] de 1861 à 1978, dont les restes sont visibles dans la façade de l'Espace Argence ouvert en 1999[9]).

Les travaux débutent en 1857 ; la section de Troyes à Chaumont est mise en service le 25 avril 1857[10], comme la gare dont l'achèvement de l'ensemble des infrastructures n'interviendra qu'au printemps de l'année 1958. L'important bâtiment voyageurs, établi parallèlement aux voies et aux deux quais, est d'un style classique pour l'époque, avec un corps central à étage et deux ailes en rez-de-chaussée. La partie centrale abrite la salle des pas perdus et les guichets. La nouvelle gare est un ensemble industriel couvrant une vaste superficie dans laquelle on trouve : un faisceau de voies de service, une gare aux marchandises, des ateliers, des remises pouvant abriter 28 voitures et deux rotondes permettant chacune le garage de 16 locomotives. Pour desservir l'ensemble, deux nouvelles avenues sont réalisées, la première permet d'accéder à la cour des voyageurs et, au sud du réservoir du Ravelin, la seconde à la cour aux marchandises.

En 1957, la création du TEE L'Arbalète permet de relier Troyes via Paris-Est, Zurich, Mulhouse et Bâle. La ligne est assurée avec du matériel RGP1 TEE (X 2770 + RGP1 X 2700) de la SNCF. La rame était composée d'une RG1 TEE rouge Paris-Bâle à laquelle était rattachée en queue une RGP1 verte limitée au parcours Paris-Mulhouse. Le 26 mai 1979, ce train effectue son dernier jour de circulation ; il sera remplacé par des Intercités.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

L'intérieur du hall, de 1895, qui recouvre les voies et les quais
L'intérieur du hall, de 1895, qui recouvre les voies et les quais.

Gare[11] SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichet, ouvert tous les jours. Elle est notamment équipée d'une salle d'attente et d'un quai couvert. Une boutique de presse est installée dans le hall.

Desserte[modifier | modifier le code]

Troyes est desservie par les réseaux Intercités et TER Champagne-Ardenne par train ou par autocars ce qui permet de relier la ville avec Paris-Est, Culmont-Chalindrey, Vesoul et Belfort et par TER à Longueville, Chaumont, Laroche-Migennes et Reims[11].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Des parkings pour les véhicules sont aménagés à proximité. Une gare routière permet des correspondances avec les cars TER Champagne-Ardenne, les bus du réseau des Transports en commun de l'agglomération troyenne (lignes 1, 4, 5, 6 et 9), les autobus des Courriers de l'Aube et les bus régionaux du groupe TranschampagneArdenne. Une station des taxis troyens se trouve également à proximité.

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Cette gare est ouverte au service du fret[12], y compris pour le service des wagons isolés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les liaisons possibles entre Troyes et le réseau ferroviaire à grande vitesse p. 13, Ministère de l'écologie, mars 2010
  2. a et b Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, ISBN 978-2-918758-34-1, volume 1, page 30.
  3. Journal des chemins de fer et des mines, du samedi 5 février 1848, dans Journal des chemins de fer, des mines et des travaux publics, 1848 p. 95 intégral (consulté le 10 juin 2011).
  4. Jacques Payen, Bernard Escudié, Jean-Marc Combe, La machine locomotive en France: des origines au milieu du XIXe siècle, CNRS, Centre régional de publication de Lyon, 1988 (ISBN 9782222041900) p. 28
  5. a et b Journal des chemins de fer du samedi 1er avril 1848, année 1848, p. 180 intégral
  6. Journal des chemins de fer du samedi 15 avril 1848, année 1848, p. 212 intégral
  7. Amédée Aufauvre, « Lycée - Chemin de fer de Montereau à Troyes - Chemin de fer de Paris à Mulhouse », dans Troyes et ses environs : guide historique et topographique, Bouquot, 1860, p. 221 intégral (consulté le 10 juin 2011)
  8. Site xxi.ac-reims.fr, Un peu d'histoire : Le collège Pierre et François Pithou lire (consulté le 11 juin 2011).
  9. Site evene.fr, Espace Argence, « dans la mémoire collective troyenne, ce bâtiment évoque plus volontiers les odeurs de la craie et les plumiers d'encre puisqu'il devint le lycée Pithou en 1858 après avoir été la première gare de Troyes. » lire (consulté le 10 juin 2011).
  10. Adolphe Laurent Joanne, Atlas historique et statistique des chemins de fer français, L. Hachette, 1859 p. 31 intégral (consulté le 11 juin 2011).
  11. a et b Site SNCF Ter Champagne-Ardenne, Gare de Troyes lire (consulté le 10 juin 2011).
  12. Site fret SNCF : la gare de Troyes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Amédée Aufauvre, « Lycée - Chemin de fer de Montereau à Troyes - Chemin de fer de Paris à Mulhouse », dans Troyes et ses environs: guide historique et topographique, Bouquot, 1860 pp. 221-224 (intégral)
  • Lucien Morel-Payen, La première gare de Troyes. Son inauguration - son incendie 1848-1855, J.L. Paton, Troyes, 1937, 12 pages.
  • La France des gares, collection Guides Gallimard, Gallimard 2000 (ISBN 978-2742406562).
  • J.-L. Humbert, « Le temps retrouvé : la Gare », Press'Troyes, no 112, avril 2003, pp. 18-19.
  • Maurice Mertens et de Jean-Pierre Malaspina, La légende des Trans Europ Express, éditions LR-Presse, 2007 (ISBN 978-2903651459).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Paris-Est Paris-Est
ou Romilly-sur-Seine
Intercités Vendeuvre
ou Chaumont
Belfort
Paris-Est Romilly-sur-Seine Intercités Chaumont Vesoul
Paris-Est Romilly-sur-Seine Intercités Terminus Terminus
Paris-Est Romilly-sur-Seine TER Champagne-Ardenne Terminus Terminus
Terminus Terminus TER Champagne-Ardenne Vendeuvre Chaumont
ou Culmont-Chalindrey
Terminus Terminus TER Champagne-Ardenne /
Bourgogne
Vendeuvre
ou Bar-sur-Aube
Dijon