Gare de Troyes

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Troyes
Image illustrative de l’article Gare de Troyes
Le bâtiment voyageurs et l'entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Commune Troyes
Adresse Cour de la Gare
10000 Troyes
Coordonnées géographiques 48° 17′ 45″ nord, 4° 03′ 53″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TER Grand Est
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Est à Mulhouse-Ville
Troyes à Brienne-le-Château
St-Julien (Troyes) à St-Florentin-Vergigny
St-Julien (Troyes) à Gray
Coolus à Sens
Voies 5 (+ voies de service)
Quais 3 (dont 2 centraux)
Transit annuel 1 017 430 voyageurs (2017)
Altitude 116 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Bus et cars voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Troyes

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Troyes

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Troyes

Géolocalisation sur la carte : Troyes

(Voir situation sur carte : Troyes)
Troyes

La gare de Troyes est une gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville, située sur le territoire de la commune de Troyes, préfecture du département de l'Aube, en région Grand Est.

Elle est mise en service en 1848, par la Compagnie du chemin de fer de Montereau à Troyes.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains régionaux du réseau TER Grand Est, ainsi que des convois de fret.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 116 mètres d'altitude, la gare de bifurcation de Troyes est située au point kilométrique (PK) 166,193 de la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville entre les gares, ouvertes au service voyageurs, de Romilly-sur-Seine et de Vendeuvre[1] ; elle se trouve également au PK 90,3[1] de la ligne de Coolus à Sens (partiellement déclassée).

Elle est aussi l'origine de la ligne de Troyes à Brienne-le-Château (ouverte au service du fret), de la ligne de Saint-Julien (Troyes) à Saint-Florentin - Vergigny (partiellement déclassée) et de la ligne de Saint-Julien (Troyes) à Gray (partiellement déclassée).

Histoire[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

Première gare : en impasse[modifier | modifier le code]

Gravure de L'embarcadère mis en service en 1848
L'embarcadère mis en service en 1848.

L'arrivée du chemin de fer à Troyes prend forme le 29 mai 1845 avec la publication de l'ordonnance qui approuve les statuts de la société anonyme dénommée Compagnie du chemin de fer de Montereau à Troyes, repreneuse de la concession adjugée le 25 janvier 1845. Trois projets sont en lice pour l'emplacement de la gare de Troyes : le premier dans le quartier du Ravelin, le deuxième en bordure de la rue Thiers et le troisième de l’autre côté du canal entre les quais Comtes-de-Champagne, la rue Mitantier et la rue Hennequin. Le choix se porte sur le deuxième projet. Les premiers travaux sur la ligne débutent en 1846 ; l'embarcadère de Troyes est terminé en 1847.

Au début du mois de février 1848[2], Messieurs Violet et Lemasson, inspecteurs divisionnaires des ponts et chaussées, procèdent à une réception provisoire des travaux du tronçon d'environ 68 km entre Hermé et Troyes. Les inspecteurs, accompagnés des ingénieurs et des directeurs de la compagnie, montent sur une locomotive à la station de Nogent-sur-Seine ; ils effectuent sans encombre le trajet et constatent la qualité de cette section du chemin de fer qui peut être livrée à la circulation, d'autant que le personnel de surveillance et les agents sont prêts à prendre leur poste.

À partir du 14 février[3], des trains d'essai vont pouvoir circuler sur ce tronçon avant l'ouverture officielle de l'ensemble de la ligne. À la fin du mois de mars 1848[4], des essais sont entrepris avec des locomotives seules ou tractant d'importants convois de wagons chargés de matériaux ; ils permettent de conclure à la conformité des installations.

L'inauguration en présence du ministre des Travaux publics a lieu le 6 avril 1848[5]. Dans son discours, le ministre félicite le conseil d'administration de la compagnie et les entrepreneurs, MM. Seguin, pour la qualité des infrastructures. Le début officiel de l'exploitation de la ligne et de la gare a lieu le lendemain, le 7 avril 1848[4].

La gare comporte un bâtiment voyageurs en façade, avec une galerie percée au rez-de-chaussée de portes en plein cintre et un corps central avec un étage surmonté d'un fronton avec horloge. Le bâtiment se prolonge par des quais couverts. De chaque côté des voies sont installés les gares marchandises et des ateliers. L'ensemble s'étend jusqu'à la rue Sainte-Jule[6]. En 1853, la compagnie d'origine, en difficulté financière, est reprise par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg qui devient en 1854 la Compagnie des chemins de fer de l'Est.

Deuxième gare : de passage[modifier | modifier le code]

Gravure du journal l'illustration : l'incendie de la gare de Troyes en 1855
L'incendie de la gare de Troyes en 1855.

La Compagnie de l'Est a pour projet le prolongement de la ligne pour ouvrir une liaison de Paris à Mulhouse, mais la gare terminus de 1847 ne dispose pas de dégagements suffisants pour le passage de cette nouvelle ligne. Le choix se porte sur un site près du réservoir du Ravelin en un point situé en limite des territoires des communes de Troyes et Sainte-Savine. Le nouveau site nécessite d'importants travaux de terrassement qui sont réalisés en 1856 peu après l'incendie qui endommage les combles et la structure de l'ancienne gare en 1855. Toujours en activité, elle est réparée sommairement pour la continuité du service en attendant la construction et l'ouverture de la nouvelle gare (elle deviendra ensuite le collège Pithou[7] de 1861 à 1978, dont les restes sont visibles dans la façade de l'Espace Argence ouvert en 1999[8]).

Le bâtiment voyageurs de 1857 pris en photo au début des années 1900.
Le bâtiment voyageurs de 1857 pris en photo au début des années 1900.

Les travaux débutent en 1857 ; la section de Troyes à Chaumont est mise en service le 25 avril 1857[9], comme la gare dont l'achèvement de l'ensemble des infrastructures n'interviendra qu'au printemps de l'année 1958. L'important bâtiment voyageurs, établi parallèlement aux voies et aux deux quais, est d'un style classique pour l'époque, avec un corps central à étage et deux ailes en rez-de-chaussée. La partie centrale abrite la salle des pas perdus et les guichets. La nouvelle gare est un ensemble industriel couvrant une vaste superficie dans laquelle on trouve : un faisceau de voies de service, une gare aux marchandises, des ateliers, des remises pouvant abriter 28 voitures et deux rotondes permettant chacune le garage de 16 locomotives. Pour desservir l'ensemble, deux nouvelles avenues sont réalisées, la première permet d'accéder à la cour des voyageurs et, au sud du réservoir du Ravelin, la seconde à la cour aux marchandises.

En 1957, la création du TEE L'Arbalète permet de relier Paris-Est à Zurich, via Troyes, Mulhouse et Bâle.

En 2017, la SNCF estime la fréquentation annuelle de cette gare à 1 017 430 voyageurs[10].

De à , la grande halle métallique, couvrant une partie des voies et des quais de la gare, connaît des travaux de restauration ; à cette occasion, son éclairage sera remplacé pour mieux la mettre en valeur. Ce chantier, coûtant 12,5 millions d'euros, est financé et réalisé par SNCF Réseau[11].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichet, ouvert tous les jours. Elle est notamment équipée d'une salle d'attente et d'un quai couvert. Une boutique de presse est installée dans le hall[12].

Desserte[modifier | modifier le code]

La gare de Troyes est desservie par des trains trains express régionaux du réseau TER Grand Est, effectuant les relations suivantes[12] :

Depuis , les liaisons ex-Intercités (trains en provenance ou à destination de Paris) sont gérées par la région Grand Est, dans le cadre d'un plan de mutation conclu entre l'État et les régions[13]. Elles sont intégrées au réseau TER Grand Est (et sa tarification) en [14]. Ces trains permettent également de relier la ville avec Longueville et Chaumont, ainsi que l'ensemble des gares ferroviaires auboises destinées au trafic voyageurs.

Depuis le , une liaison spéciale entre Paris-Est et les stations thermales des Vosges (Contrexéville et Vittel) est créée par la région Grand Est ; les trains concernés circulent les vendredis, dimanches et jours fériés[15].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Carte postale ancienne montrant une motrice du tramway de Troyes derrière le monument des Enfants de l'Aube, et, en arrière-plan, la gare.
Motrice du tramway de Troyes, qui fonctionna de 1899 à 1950, derrière le monument des Enfants de l'Aube, et, à l'arrière-plan, la gare actuelle.

Des parkings sont aménagés à proximité. Une gare routière permet des correspondances avec les cars TER Grand Est, les bus du réseau des Transports en commun de l'agglomération troyenne (lignes 1, 4, 5, 6, la Navette étudiante 10 et le service dominical Train Bus), les autobus des Courriers de l'Aube et les bus régionaux du groupe TranschampagneArdenne. Une station des taxis troyens se trouve également à proximité.

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Cette gare est ouverte au service du fret[16], y compris pour le service des wagons isolés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en (ISBN 978-2-918758-34-1), vol. 1, p. 30.
  2. Journal des chemins de fer et des mines, du samedi 5 février 1848, dans Journal des chemins de fer, des mines et des travaux publics, 1848 p. 95 intégral (consulté le 10 juin 2011).
  3. Jacques Payen, Bernard Escudié, Jean-Marc Combe, La machine locomotive en France: des origines au milieu du XIXe siècle, CNRS, Centre régional de publication de Lyon, 1988 (ISBN 9782222041900) p. 28
  4. a et b Journal des chemins de fer du samedi 1er avril 1848, année 1848, p. 180 intégral
  5. Journal des chemins de fer du samedi 15 avril 1848, année 1848, p. 212 intégral
  6. Amédée Aufauvre, « Lycée - Chemin de fer de Montereau à Troyes - Chemin de fer de Paris à Mulhouse », dans Troyes et ses environs : guide historique et topographique, Bouquot, 1860, p. 221 intégral (consulté le 10 juin 2011)
  7. Site xxi.ac-reims.fr, Un peu d'histoire : Le collège Pierre et François Pithou lire (consulté le 11 juin 2011).
  8. Site evene.fr, Espace Argence, « dans la mémoire collective troyenne, ce bâtiment évoque plus volontiers les odeurs de la craie et les plumiers d'encre puisqu'il devint le lycée Pithou en 1858 après avoir été la première gare de Troyes. » lire (consulté le 10 juin 2011).
  9. Adolphe Laurent Joanne, Atlas historique et statistique des chemins de fer français, L. Hachette, 1859 p. 31 intégral (consulté le 11 juin 2011).
  10. « SNCF Open Data : Fréquentation en gares », sur data.sncf.com, (consulté le 14 mars 2019).
  11. Rail Passion no 260 (), brèves : Bernard Collardey, « Restauration de la halle de la gare de Troyes », p. 8.
  12. a et b Site SNCF TER Grand Est, Gare de Troyes ; lire (consulté le ).
  13. « Les trains d'équilibre du territoire (TET) : La mutation du réseau des trains d'équilibre du territoire (TET) », sur ecologique-solidaire.gouv.fr, (consulté le 20 mai 2019).
  14. « Paris-Troyes : problème sur les réservations », sur lest-eclair.fr, (consulté le 20 mai 2019).
  15. « Paris-Vittel en direct les week-ends » [PDF], sur ter.sncf.com/grand-est (consulté le 21 mai 2019).
  16. Site fret SNCF : la gare de Troyes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Capet, Les 100 gares de l'Aube - Éditions Dominique Guéniot, Langres, .
  • Guy Capet, L'histoire du chemin de fer dans l'Aube et ses environs, Éditions de La Maison du Boulanger, Troyes, .
  • Amédée Aufauvre, « Lycée - Chemin de fer de Montereau à Troyes - Chemin de fer de Paris à Mulhouse », dans Troyes et ses environs: guide historique et topographique, Bouquot, 1860, pp. 221-224 (intégral).
  • Lucien Morel-Payen, La première gare de Troyes. Son inauguration - son incendie 1848-1855, J.L. Paton, Troyes, 1937, 12 pages.
  • La France des gares, collection Guides Gallimard, Gallimard, 2000 (ISBN 978-2742406562).
  • J.-L. Humbert, « Le temps retrouvé : la Gare », Press'Troyes, no 112, , pp. 18-19.
  • Maurice Mertens et de Jean-Pierre Malaspina, La légende des Trans Europ Express, éditions LR-Presse, 2007 (ISBN 978-2903651459).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]


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