Association des maires de France

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Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association d'élus
But Défense de l'intérêt des collectivités territoriales
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 1907
Fondateur Paul-Émile Sarradin
Identité
Siège 41 quai d'Orsay
Paris
Personnages clés François Baroin, président
André Laignel, premier vice-président délégué
Philippe Laurent, secrétaire général
Michel Vergnier, trésorier général
Eric Velhac, directeur général.
Membres 35 967
Site web amf.asso.fr
89e Congrès de l'AMF (novembre 2006)
Article général Pour un article plus général, voir Maire.

L’Association des maires de France et des présidents d'Intercommunalité (AMF) a pour adhérents 35 528 maires (sur 36 681 communes) et 1 360 communautés (sur un total de 2 456), dans les communes des départements et territoires français, de métropole et d’outre-mer, « sans aucune discrimination liée à la taille de la commune ou au parti politique auquel appartient le maire ou le président »[1]. Depuis la mort du socialiste Alphonse Le Gallo en 1965, l'AMF est présidée sans discontinuité par la droite et le centre-droit, sans connaître d'alternance politique à sa tête. L'AMF représente principalement les intérêts des maires ruraux, et elle a vocation à défendre en particulier les municipalités de petite taille en population, sachant que 31 576 communes françaises ont moins de 2 000 habitants en France (soit près de 90 % des adhérents de l'AMF). Toutefois, sa représentativité en fait l'un des interlocuteurs incontournables des pouvoirs publics. Association reconnue d'utilité publique depuis 1933. Elle est traditionnellement dirigée par un haut fonctionnaire d'Etat, actuellement Eric Verlhac[2], Inspecteur général de l’administration du développement durable.

Historique[modifier | modifier le code]

Fruit d’un compromis avec les pouvoirs publics, la création de l’Association des maires de France en 1907, par Paul-Émile Sarradin, maire de Nantes, répond également aux attentes de ces derniers, désireux de disposer d’un interlocuteur représentatif des pouvoirs locaux au niveau national. Initialement constituée pour et par les grandes villes, l’Association des maires de France s’élargit progressivement aux communes les plus petites.

En 1908, se constitue parallèlement sous l’impulsion de Jean-Baptiste Daure, maire d’Alan, l’Association des maires de France et d’Algérie. La fusion des deux associations interviendra en 1925, manifestant la volonté des maires de s’unir pour faire bloc face aux pouvoirs publics dans une dimension pluraliste. À la fin des années 1920, l’Association des maires de France est devenue un interlocuteur reconnu par l’ensemble des pouvoirs publics.

La crise des années 1930 contribue à renforcer le rôle de l’Association des maires de France en tant que force de propositions vis-à-vis des pouvoirs publics. Les maires se font alors les porte-parole de préoccupations de plus en plus sociales, rôle reconnu par les pouvoirs publics et qui vaut à l’Association des maires de France d’être reconnue d’utilité publique en 1933.

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Le premier logotype de l'association des maires de France de 1985 à 2010 représente l’écharpe tricolore formant un hexagone (l'une des locutions désignant la France), avec cette particularité de respecter l'ordre du drapeau national, donc d'être une écharpe de parlementaire.

À partir du , la nouvelle identité représente un chêne figurant la solidité de l'institution désormais plus que centenaire. L'écharpe et l'hexagone disparaissent. Au drapeau tricolore sont associées le bleu azur et le vert du développement durable. Le logotype se veut porteur des valeurs de pluralisme, rassemblement, de la vocation de porte-parole de l'association d'élus, symbolise la proximité, la citoyenneté, la diversité, la puissance et la solidarité[3].

Publication[modifier | modifier le code]

L'association édite une revue mensuelle Maires de France destinée à l'ensemble des élus locaux, qui comporte un Magazine publié en début de mois, et un Supplément publié vers le 15 du mois et diffusé gratuitement aux adhérents et partenaires de l'association. Elle publie également une newsletter quotidienne d'information, Maire Info, une newsletter hebdomadaire consacrée à l'actualité de l'AMF, AMF Info, et une newsletter bimensuelle dédiée aux intercommunalités, IntercoActu.

L'association publie également des guides pratiques afin d’aider les élus au quotidien dans leur action, et les Cahiers du réseau, une mutualisation de l’expertise de l’AMF avec celle des associations départementales de maires et/ou des partenaires institutionnels.

Liste des présidents[modifier | modifier le code]

Liste des présidents successifs de l'association
Période Identité Commune Étiquette politique
1907-1908 Paul-Émile Sarradin Nantes Radical
1907-1917 Louis Baudet Châteaudun Radical-socialiste
1908-1925 Jean-Baptiste Daure
(président de l'association des
maires de France et d'Algérie)
Alan NC
1918-1920 Eugène Delaroue Melun Radical
1920-1927 Paul Bellamy Nantes PRS
1928-1933 Paul Morel Vesoul Radical indépendant
1934-1944 Paul Marchandeau Reims Radical-socialiste
1945-1946 Édouard Herriot Lyon Radical
1947-1964 Pierre Trémintin Plouescat MRP
1964-1965 Alphonse Le Gallo Boulogne-Billancourt SFIO
1965-1974 Lionel de Tinguy du Pouët Saint-Michel-Mont-Mercure MRP
1974-1983 Alain Poher Ablon-sur-Seine CD puis CDS
1983-1992 Michel Giraud Le Perreux-sur-Marne RPR
1992-2002 Jean-Paul Delevoye Bapaume RPR
2002-2004 Daniel Hoeffel Handschuheim UDF
2004-2014 Jacques Pélissard Lons-le-Saunier UMP
depuis 2014 François Baroin Troyes UMP puis LR

Activité de lobbying auprès de l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

L'association des maires de France est inscrite comme représentant d'intérêts auprès de l'Assemblée nationale. Elle déclare à ce titre que les coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement sont compris entre 50 000 et 100 000 Euros[4].

Association des maires et institutions européennes[modifier | modifier le code]

Le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe[5] est une assemblée politique paneuropéenne composée de 648 élus pour quatre ans – conseillers régionaux et municipaux, maires et présidents de région. Il représente 200 000 collectivités territoriales de 47 pays européens, dont les 36 000 communes de France. En tant que porte-parole des villes et des régions, le Congrès est chargé de renforcer la démocratie locale et régionale dans ses 47 États membres en favorisant la concertation et le dialogue politique entre les gouvernements et les collectivités territoriales. A cet égard, il coopère avec le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. L'action du Congrès s'articule autour de ses deux chambres, la Chambre des pouvoirs locaux et la Chambre des régions et s'organise autour de trois commissions statutaires : une Commission de suivi, une Commission de la gouvernance et une Commission des questions d'actualité.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]