Liste des comtes de Meaux

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Les comtes de Meaux régnaient sur le comté de Meaux.

vers 750 : Helmgaud

787 : Richard, présent lors de l'inventaire en l'abbaye Saint-Wandrille de Fontenelle après le mort de l'abbé Witlaic

799-813 : Helmgaud II fils de Gauzhelm, lui-même fils d'Helmgaud Ier ; Il fut missi dominici de Charlemagne aux côtés de l'évêque Jessé d'Amiens ; il assista notamment au sacre de Charlemagne (d'après Les Annales regni Francorum de 799) et fut envoyé en 802 en ambassade auprès de Michel Ier Rhangabé vers 812-813[1]

862-877 : Louis II le Bègue ( 879) roi de France (877-879)

?-886 : Thibert (ou Teutbert), comte de Madrie, fils ou petit-fils de Nivelon, sa fille épouse Pépin Ier d'Aquitaine[2]

886-888 : Thibert (Teutbert ou Tetbert) ( 888), tué à Rouen, frère d'Anscharic évêque de Paris[2]

888-902 : Herbert Ier de Vermandois ( 902), comte de Vermandois[2]

902-943 : Herbert II de Vermandois ( 943), comte de Vermandois, fils du précédent

marié à Adèle, fille de Robert Ier, roi de France

943-966 : Robert de Vermandois ( 966), comte de Meaux (943-967) et de Troyes (956-967), fils du précédent

marié à Adélaïde Werra, comtesse de Troyes, fille de Gilbert de Chalon, comte principal des Bourguignons

967-995 : Herbert de Vermandois, comte de Meaux et de Troyes, fils du précédent

995-1022 : Étienne Ier de Troyes, comte de Meaux et de Troyes, fils du précédent

1022-1037 : Eudes II de Blois (° 983  1037), comte de Blois, de Reims, de Meaux et de Troyes, cousin du précédent, descendant d'Herbert II, comte de Vermandois

marié en premières noces en 1103 à Mathilde de Normandie ( 1006)
marié en secondes noces à Ermengearde d'Auvergne

1037-1047 : Étienne II ( 1047), comte de Meaux et de Troyes, fils du précédent et d'Ermengearde d'Auvergne

1047-1066 : Eudes II de Troyes ( 1115), comte de Meaux et de Troyes, fils du précédent

il accompagne Guillaume le Conquérant et se fixe en Angleterre. Son oncle s'empare alors de ses domaines champenois.

1066-1089 : Thibaut Ier (° 1019  1089), comte de Blois, de Meaux et de Troyes, oncle du précédent, fils d'Eudes Ier et d'Ermengearde d'Auvergne

marié en premières noces à Gersende du Maine
marié en secondes noces à Adélaïde de Valois

1089-1102 : Étienne-Henri ( 1102), comte de Blois et de Meaux, fils de Thibaut Ier et de Gersende du Maine.

marié à Adèle de Normandie

1102-1151 : Thibaut II ( 1152), comte de Blois et de Meaux, comte de Champagne en 1125, fils du précédent.

Voir ensuite la liste des comtes de Champagne

Vicomté de Meaux[modifier | modifier le code]

Les comtes de Meaux étaient assistés par des vicomtes de Meaux[3], au moins depuis 1081/1098 Ils étaient aussi seigneurs de La Ferté-Ancoul/-sous-Jouarre (voir des précisions à cet article), et de la fin du XIe siècle jusqu'à la Révolution les vicomtes sont dans la descendance des anciens maîtres de La Ferté-sous-Jouarre : familles de La Ferté-Ancoul, puis d'Oisy (Simon), de Montmirail (Jean de Montmirel et sa fille Marie ; ils avaient aussi Condé, longtemps associé désormais à La Ferté-Ancoul et Meaux), de Coucy (Enguerrand III ; Enguerrand V), de Béthune-Locres, de Bar (Robert de Marle et sa fille Jeanne), de Luxembourg-Saint-Pol (Louis et sa petite-fille Marie), de Bourbon-Vendôme (Charles, duc de Vendôme et grand-père du roi Henri IV) puis de Bourbon-Condé (Louis).
Puis le Henri II de Condé (1588-1646 ; 26e vicomte de Meaux) cède la/le vicomté (mot épicène à l'époque) au duc de Sully, Maximilien de Béthune, issu des Béthune-Locres qu'on vient de rencontrer (l'évaluation était très faible 15 000 livres seulement, sauf bien sûr s'il s'agit du revenu et non du capital de la vicomté : cf. les pages Google et La fortune de Sully, p. 112, par Isabelle Aristide). Ce dernier la laisse à son fils cadet François duc d'Orval (1602-1678 ; frère de Maximilien II) et à son petit-fils Philippe (†  ; fils de François ; il est dit avoir cédé de son vivant la vicomté à son cousin germain Maximilien III), puis à la postérité de Maximilien II, les ducs de Sully Maximilien III François (1615-1662), Maximilien IV Pierre (1640-1694), Maximilien V Pierre-François-Nicolas (1664-1712), Maximilien VI Henri (1669-1729 ; sans postérité : il y a une vacance à sa mort), Maximilien VIII Antoine-Armand d'Orval (1730-1786 ; dit le vicomte de Meaux dès sa naissance[4] ; père de Maximilien IX Alexis (1750-1776) et Maximilien X Gabriel-Louis (1756-1800)).

référence[modifier | modifier le code]

  1. Régine Le Jan, Famille et pouvoir dans le monde franc (VIIe – Xe siècle), Essai d'anthropologie sociale, Publications de la Sorbonne, 2003, p. 206
  2. a b et c Régine Le Jan, Famille et pouvoir dans le monde franc (VIIe – Xe siècle), Publications de la Sorbonne, 1995 - Herbert Ier de Vermandois p. 258 ; Teutbert, comte de Madrie, note 33 p. 411 ; Teutbert, frère d'Anschéric p. 412
  3. « Vicomtes de Meaux, p. 724-727 (il vaut mieux ne pas contenir compte d'Hugues Ier et II d'Oisy) », sur Histoire de l'Eglise de Meaux, t. Ier, par Dom Toussaints du Plessis, à Paris, 1731
  4. « Seigneurs (ducs) de Sully du nom de Béthune, p. 183 », sur Mémoires de la Société d'Agriculture, Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Orléans, t. XI, 1868