Vendeuvre-sur-Barse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vendeuvre (homonymie).
Vendeuvre-sur-Barse
La Barse à Vendeuvre-sur-Barse
La Barse à Vendeuvre-sur-Barse
Blason de Vendeuvre-sur-Barse
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Bar-sur-Aube
Canton Vendeuvre-sur-Barse
Intercommunalité Communauté de communes des Rivières
Maire
Mandat
Jean-Baptiste Rota
2014-2020
Code postal 10140
Code commune 10401
Démographie
Gentilé Vendeuvrois, Vendeuvroises
Population
municipale
2 369 hab. (2014)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 21″ nord, 4° 28′ 07″ est
Altitude Min. 144 m – Max. 233 m
Superficie 51,94 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Vendeuvre-sur-Barse

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Vendeuvre-sur-Barse

Vendeuvre-sur-Barse est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est. Les gentilés sont "Vendeuvrois" et "Vendeuvroise".

Géographie[modifier | modifier le code]

Vendeuvre-sur-Barse est un bourg de la Champagne humide située sur le cours de la Barse, un petit affluent de la Seine. Le château a été construit au-dessus des sources de la Barse. La commune fait partie du Parc naturel régional de la Forêt d'Orient.

Toponymie[modifier | modifier le code]

vindovera à l'époque mérovingienne , Vendopera en 861 et 862.

D'Arbois de Jubainville propose : Composé du gaulois vindo- ("blanc") et -ó-briga, briga signifiant "mont" ou "forteresse" mais aussi que Vindos était un nom d'homme[1].

Lieu-dit et écarts : l'Arclais, la Bécassière, Belle-Guise, Bizerne, Bourgetet, Bricquerne, Brochot, le Buisson-Joli, les Carreaux, Chaffaut, le Chalet, Châtillon[2], Durnay, ancien fief du XIIIe siècle qui fin XIVe siècle n'avait qu'une maison sans grand caractère avec fossés. Mais aussi Chignat, le Clos-Fleury, Cornée-Genette, le moulin de Cornet, celui de Coupel, le Crot de deux fosses, le Cuvot, Danrot, le Der ou Grand-Der, le Cuveau, Danrot, les Grandes et Petites Epoisses, l'Ermitage, les étangs : Alichamp, Neuf, du milieu, Michel, sire-Regnaut, de la POrte ; Ormoy[3], Ousotte, Ombrois, le Pavillon, le Petit-Temple, la Pisserotte, Poguières, Potelet, Profonde-Fosse, la Reclais, le Reculon, la Routelle, les Routes, le ru-à-l'Huile, le Rû-aux-Pigeons, la Tuilerie, les Usages, Val-Suzenay, Varennes, Vau-Girard, la forêt de Vendeuvre, Verpie, la Ville-au-Bois, la Voie-de-Vienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Monument aux morts et chapelle funéraires des seigneurs de Vendeuvre Bourlon de Sarty et Pavée de Vendeuvre.

Des traces d'habitation romaine sont attestées lors de la découverte d'un cimetière et un atelier de potier[4]. Un certain Chrodoaldus (seigneur local) qui habitait le château primitif de Vendeuvre-sur-Barse (le château actuel est construit sur ses ruines) au VIe siècle frappait monnaie dans ce village mentionné sous la forme Vindovera à la même époque.

C'était un fief qui dépendait de la châtellenie de Troyes et formait une baronnie de Champagne qui fut réuni à celle de La Villeneuve-au-Chêne pour ériger le marquisat de Villeneuve-Mesgrigny en 1646.

En 1789, le village dépendait de l'intendance et de la généralité de CHâlons, de l'élection de Bar-sur-Aube et du bailliage de Troyes.

Le Val-Suzenais[modifier | modifier le code]

C'était un fief qui possédait son château et son église au XIIe siècle et il relevait de Vendeuvre pour la suzeraineté. Il est cité en 1244 par la vente faite par Eudes de Broyes à son beau-frère Gérard de Durnay.

La paroisse était du doyenné de Bar-sur-Seine et était à a présentation du prieur de Vendeuvre et de l'église de la Nativité de la Sainte-Vierge il ne reste qu'un sanctuaire carré remontant au XIIe.

Jusqu'en 1769 le village relevait de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection de Bau-sur-Aube et du bailliage de Troyes puis relevait de Ville-au-Bois. De 1790 à l'An VI c'était une commune du canton de Vendeuvre.

Prieuré Saint-Georges[modifier | modifier le code]

Il dépendait de l'abbaye de Cluny et a été fondé en 1080 par Hugues de Vendeuvre selon l'abbé Roussel. En 1119 le prieur avait en collation les cures d'Amance, de Beurey, Longpré, Magny-Fouchard, Valsuzenais, Vauchonvillers, la Villeneuve-au-CHêne[5].

Les prieurs avaient depuis 1407 droit de justice sur les forains, les femmes et les hommes dans l'enceinte du prieuré suite à un accord avec Jean III de Noyers. Cela comprenait aussi la maison dite Courtil. Nous avons une liste de prieurs jusqu'en 1791.

Le prieuré avait une église du XIIe siècle de 9m de long par 5,2m de largueur et 6,5m de hauteur[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Vendeuvre-sur-Barse.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : parti : au 1) palé d’or et de gueules de six pièces, au 2) fascé d’argent et d’azur de dix pièces, aux trois chevrons de gueules brochant, le premier écimé ; au chef d’azur soutenu d’une divise d’argent et chargé d’un vase d’or accosté de deux roues dentées aussi d’argent.

Activités[modifier | modifier le code]

Le nom de Vendeuvre était autrefois associé aux tracteurs fabriqués dans la ville.

De 1842, date de sa création, à la fermeture définitive en 1962, la manufacture de statues religieuses La Sainterie, dirigée d'abord par Léon Moynet (1818-1892), fondateur statuaire et philanthrope, puis par Jean-Marie Nicot qui diversifia la production en y intégrant des objets d'art profane, attira de nombreux peintres et sculpteurs à Vendeuvre où Léon Moynet créa successivement une école de sculpture, une école de peinture puis une école de musique. Parmi les créateurs actifs à La Sainterie devenus célèbres figurent Paul Dubois (1829-1905), Ernest Toussaint (1843-1904)[7], Florentin Meffroy (1854-1927), décedé à Vandeuvre, Auguste Suchetet (1854-1932), né à Vendeuvre, et Ernest Legrand (1872-1912)[8]. Les statues religieuses (Notre-Dame, Sainte-Thérèse, Jeanne d'Arc, etc.) produites à la manufacture de La Sainterie ornent de nombreuses églises en France voire à l'étranger et outre-mer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1995 Pierre Micaux UDF-AD Député, Conseiller général
mars 2001 2014 Claude Ruelle[9] UMP Conseiller général
2014 en cours Jean-Baptiste Rota DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 369 habitants, en diminution de -1,41 % par rapport à 2009 (Aube : 1,56 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 689 1 688 1 840 1 303 1 669 1 727 1 841 1 946 1 966
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 097 2 138 2 112 1 942 2 091 2 017 2 092 2 016 1 971
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 068 1 973 1 971 2 035 2 128 1 969 1 791 1 688 1 642
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 839 1 821 2 613 2 940 2 793 2 623 2 383 2 395 2 369
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (23,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 21 %, 30 à 44 ans = 19,2 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 19 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 17,4 %, 15 à 29 ans = 17,1 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 25,2 %).
Pyramide des âges à Vendeuvre-sur-Barse en 2008 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
0,9 
6,0 
75 à 89 ans
9,9 
12,5 
60 à 74 ans
14,4 
20,7 
45 à 59 ans
21,1 
19,2 
30 à 44 ans
19,1 
21,0 
15 à 29 ans
17,1 
20,1 
0 à 14 ans
17,4 
Pyramide des âges du département de l'Aube en 2008 en pourcentage[15].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,5 
75 à 89 ans
10,3 
13,7 
60 à 74 ans
14,3 
21,2 
45 à 59 ans
20,6 
20,2 
30 à 44 ans
19,1 
19,0 
15 à 29 ans
17,1 
19,1 
0 à 14 ans
17,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le château[modifier | modifier le code]

Construit sur les sources de la Barse, il remonte au moins au XIIe siècle. En 1481, les Luxembourg l'achètent à la succession de Charles Ier d'Amboise, gouverneur de Champagne, et le conservent jusqu'au XVIIe siècle. En 1638, le fief est cédé à Jean de Mesgrigny, gouverneur de Champagne, qui le transforme et crée le grand escalier. Il passe ensuite au marquis de Boutillier puis à Gabriel Pavée de Vendeuvre, conseiller du roi. Ce dernier réaménage le parc et fait de nombreuses transformations qui donnent au château son aspect actuel.

En 1903, le domaine passe à Paul de Sarty. Il est occupé en 1940 par les troupes allemandes qui pillent le château.

En 1980, René de Sarty fait donation du château et d'une partie du parc à la commune de Vendeuvre-sur-Barse et au département de l'Aube[16]. Des travaux conservatoires sont entrepris dans les années suivantes. Le château est actuellement inutilisé. En 1986 est créé Vindovera, un spectacle Son et lumière retraçant l'histoire de Vendeuvre-sur-Barse et de son château et auquel participent chaque année trois cents figurants de la commune.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léonard Tassin, chirurgien militaire français (1620-1687).
  • Louis Liger-Belair (1762-1835), général des armées de la République et de l'Empire, est né dans cette commune. Son nom figure sous l'arc de triomphe de l'Étoile : 37e colonne "LIGERBELAIR".
  • Auguste Suchetet (1854-1932): sculpteur né à Vendeuvre-sur-Barse
  • Marcel Degliame (1912-1989) : ouvrier syndicaliste, résistant, historien de la Résistance, Compagnon de la Libération, membre du Conseil national de la Résistance (C.N.R.).
  • Pierre Micaux, homme politique français, né le 26 octobre 1930 à Vendeuvre-sur-Barse. Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la circonscription de l'Aube (1e). Il faisait partie du groupe UMP.
  • Guillaume Gabriel Pavée de Vendeuvre, député, pair de France, qui y repose.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Recherches sur la propriété foncière, pXIII.
  2. La Cour-de-Chatillon était un fief qui se trouvait rue du Bourg et comprenait maison grange étable sur un arpent de terre.
  3. Ancien fief du nom des Pourpris-d'Ormoy.
  4. Arbois de Jubainville, Rep. Archéo., 57.
  5. Arch. nat., J259, Cluny, n°9
  6. Henri d'Arbois de Jubainville, Répertoire archéo., 58.
  7. Ernest Toussaint fut élève de Léon Moynet et employé à temps complèt à La Sainterie
  8. Léon Moynet-Nicot ou la saga de la Sainterie, L'Est éclair, 23 mai 2013
  9. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Évolution et structure de la population à Vendeuvre-sur-Barse en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 février 2012)
  15. « Résultats du recensement de la population de l'Aube en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 février 2012)
  16. Xavier du Crest de Villeneuve, Chemin de Damas... à Vendeuvre : hommages, témoignages. Paris : Pour Mémoire, 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]