TER Grand Est

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TER Grand Est
Image illustrative de l’article TER Grand Est

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Régiolis en livrée « Imaginalsace »,
avec le logo de la région Grand Est,
en gare de Sarreguemines.

Situation Grand Est
Type Transport express régional
Entrée en service 11 décembre 2016
Rames Liste du matériel roulant
Écartement des rails 1 435 mm
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Site internet ter.sncf.com/grand-est

Le TER Grand Est est le réseau de transport express régional de la région administrative Grand Est.

Il résulte de la fusion des réseaux TER Alsace, TER Lorraine et TER Champagne-Ardenne.

Histoire[modifier | modifier le code]

La fusion des trois régions administratives d'Alsace, de Lorraine et de Champagne-Ardenne a lieu le . Cependant, le TER Grand Est, qui regroupe les anciens réseaux TER Alsace, TER Lorraine et TER Champagne-Ardenne, est officiellement créé le 11 décembre 2016 lors du changement de service annuel. La convention d'exploitation entre la région Grand Est et SNCF Mobilités est signée le 19 décembre 2016. À sa création, le TER Grand Est compte 4 230 km de lignes, 1 616 trains trains quotidiens et 450 autocars quotidiens[1].

La nouvelle gamme tarifaire, harmonisée sur l'ensemble du réseau, entre en vigueur le 1er septembre 2017[2].

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Utilisation[modifier | modifier le code]

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Le parc de locomotives TER Grand Est est composé de BB 15000, BB 25500, BB 26000 et BB 67400. Les BB 25500 et 67400 assurent la traction et pousse de segments RRR. Les BB 26000 sont exclusivement affectées aux TER 200 entre Strasbourg et Bâle. Quant aux BB 15000, tractant des voitures Corail, elles sont affectées aux missions TER Vallée de la Marne au départ de Paris. Cette composition est en voie d'être remplacée par les Coradia Liner, ces dernières assurant quelques missions par jour.

Quant aux automotrices, les B 84500 (dite Régiolis) assurent principalement des missions en Lorraine, sur les axes Nancy - Pont-Saint-Vincent, Nancy - Épinal, Nancy - Saint-Dié-des-Vosges, Épinal - Saint-Dié, Metz - Sarreguemines et Sarreguemines - Sarre-Union. Les B 85000 assurent l'ex-Intercités Paris - Mulhouse via Troyes et Belfort.

Parc actuel[modifier | modifier le code]

Le parc roulant du TER Grand Est est exclusivement hérité des dotations TER des anciennes régions Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine, à l'exception des Coradia Liner, mis en service neufs après la réforme territoriale.

Synthèse du parc au  :

Séries Nombre de caisses STF SCA STF SGE STF SMN STF STA Total
BB 15000 5 5
BB 25500 10 10
BB 26000 14 14
BB 67400 6 6
B 82500 4 caisses 8 7 15
B 83500 4(M) ou 6(L) caisses 23 23
B 84500 4(M) caisses 10 10
B 85000 6 caisses 19 19
U 25500 5 caisses 12 12
X 73500 Mono-caisse 8 6 3 17
X 73900 Mono-caisse 7 12 19
X 76500 3 ou 4 caisses 23 9 27 59
Z 11500 2 caisses 17 17
Z 24500 3 caisses 25 25
Z 27500 3 ou 4 caisses 13 32 6 51

Au quatrième trimestre 2017, le parc du matériel roulant de la région est constitué de 302 engins. Ce parc est géré par quatre Supervisions techniques de flotte (STF)[3]

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

À compter de 2017, l'identité visuelle « Grand Est » est progressivement appliquée au matériel roulant régional. La livrée reprend le fond gris métallisé caractéristique des TER depuis 1997, sur lequel est appliqué le logo du Conseil Régional. Le matériel ferroviaire arbore également le « Bleu Institution » du nuancier SNCF. Excepté le matériel neuf ou rénové, l'intégralité du parc TER Grand Est arbore les livrées des anciens conseils régionaux.

Projets[modifier | modifier le code]

TER 2N NG[modifier | modifier le code]

Afin de faire face à la surcharge des trains transfrontaliers entre la Lorraine et le Luxembourg, la région décide en 2016 de financer des études qui portent sur l'équipement de ses 25 TER 2N NG issus du parc lorrain en ERTMS de niveau 3 pour un montant de 6,3 millions d'euros[4]. Les études devraient se finir en septembre 2017[4]. En 2017, elle décide de financer la réalisation du prototype de cette opération, pour un montant de 5,5 millions d'euros[4].

Enfin, toujours en 2017, elle décide d'échanger une partie de ses ZGC (17 exemplaires) au profit de tout le parc TER 2N NG de la région Centre-Val de Loire (soit 12 exemplaires)[4],[5]. Cet échange devrait se dérouler entre 2018 et 2022[4].

Régiolis[modifier | modifier le code]

A l'occasion de la livraison du 200ème Régiolis, destiné à la Région Grand Est mais arborant encore l'ancienne identité visuelle des TER Alsace, le Président Philippe Richert a annoncé l'acquisition de 10 Régiolis supplémentaires. Cette commande s'accompagne d'une option supplémentaire pour la fourniture de 15 Régiolis type Z 31500 aptes à circuler en Allemagne en remplacement des X 73900 circulant au gazole sur des axes intégralement électrifiés[6],[7].

Cette commande supplémentaire doit permettre à la Région d'amorcer le retrait des Z 11500, plus anciennes automotrices en service dans la région[8]. Le sort des X 73900 n'est pas précisé.

Coradia Liner[modifier | modifier le code]

Initialement commandées par l'État, la Région a déployé 19 automotrices Coradia Liner d'Alstom sur l'axe Paris - Troyes - Belfort[9] en remplacement des CC 72100 et rames Corail. En plus de ces 19 éléments mis en service durant l'été 2017, la Région a commandé en novembre 2017[10] cinq unités supplémentaires afin de renforcer l'offre Paris - Belfort (- Mulhouse), d'améliorer l'axe Nancy - Strasbourg et de remplacer les rames Corail tractées par des BB 15000 sur les missions TER Vallée de la Marne.

Projets de dessertes et d'infrastructures[modifier | modifier le code]

Metz - Luxembourg[modifier | modifier le code]

Au cours de l'été 2017, la Région a annoncé le déblocage d'une enveloppe de 93 M€ pour le Sillon Lorrain. Cette enveloppe inclut notamment l'allongement des quais des gares d'Hagondange, Uckange et Hettange-Grande[11]. L'autre part de l'enveloppe est dédiée au développement du stationnement autour des gares du Sillon, du covoiturage et des transports en commun thionvillois.

Paris - Mulhouse[modifier | modifier le code]

Le chantier d'électrification d'une partie de la « ligne 4 » a été lancé fin novembre 2016[12]. Le projet, d'un montant de 320 M€, doit voir la section Gretz-Armainvilliers - Nogent-sur-Seine électrifiée à l'horizon 2021. La caténaire doit arriver à Troyes en 2022[13]. Ce projet, issu de volontés politiques, n'a pas engendré d'annonces de gains de temps de la part de la SNCF ou des pouvoirs publics.

Par ailleurs, en devenant autorité organisatrice des Intercités circulant sur cet axe[14], la Région annonce au service horaire 2018 une hausse de l'offre avec 15 allers-retours par jour entre Paris et Troyes (contre une baisse à 9 allers-retours initialement prévue par l'État) et le rétablissements des trains directs Paris - Mulhouse via Troyes et Culmont[15].

Haguenau - Niederbronn-les-Bains[modifier | modifier le code]

Entre mars et septembre 2017, la ligne entre Niederbronn-les-Bains et Haguenau est fermée pour permettre la rénovation de 22 kilomètres de voies, pour un montant total de 16,5 M€[16]. Le projet porte sur un rehaussement de la vitesse maximale à 110 km/h, la mise en place du BAPR afin de permettre d'accroître le nombre de circulations et la modernisation des quais afin d'accueillir des trains plus longs[17].

Autres projets[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Naissance du TER Grand Est », article des Dernières nouvelles d'Alsace du 20 décembre 2016.
  2. « Nouveaux tarifs au 1er septembre », article des Dernières nouvelles d'Alsace du 3& août 2017.
  3. http://trainsso.pagesperso-orange.fr/page9.html
  4. a b c d et e « Commission permanente du 13 juillet 2017 – La Région investit pour développer les TER vers le Luxembourg », sur le site officiel de la région Grand Est, 13 juillet 2017 (consulté le 15 juillet 201).
  5. « La Région vend des rames de TER », Le Maine libre, 11 juillet 2017 (consulté le 15 juillet 2017).
  6. « Grand Est : nouvelle commande de Régiolis », sur transportrail,
  7. « Des Régiolis tricourant sur les liaisons avec l’Allemagne - Rail Passion », sur www.railpassion.fr (consulté le 16 septembre 2017)
  8. au mois d'août 2017
  9. « Quatre nouveaux trains pour la Vallée de la Marne », sur L'Union, (consulté le 5 mai 2018) : « Pour le Paris-Belfort, l'État va financer (275 millions) le renouvellement du matériel, soit 19 rames fabriquées par Alstom à Reichshoffen (Bas-Rhin). »
  10. « Grand Est : commande complémentaire chez Alstom, phase 1 - transportrail - Le webmagazine ferroviaire », transportrail,‎ (lire en ligne)
  11. « Transports en Moselle Nord : retirer de l’A31 jusqu’à 10 000 véhicules par jour », Le Républicain Lorrain,‎ (lire en ligne)
  12. « Lancement du chantier de l’électrification de la ligne Paris-Troyes - France 3 Grand Est », France 3 Grand Est,‎ (lire en ligne)
  13. « Paris - Belfort : début des travaux d'électrification », sur transportrail,
  14. « La région Grand Est va assurer l'exploitation des trains Intercités », Rue89 Strasbourg,‎ (lire en ligne)
  15. « Paris - Belfort : fin des CC72100 et nouvelle offre en 2018 », sur transportrail,
  16. « Bitche à 1 h 22 de transports en commun de Strasbourg », Le Républicain Lorrain,‎ (lire en ligne)
  17. « Grand Est : modernisation de Haguenau - Niederbronn », sur transportrail,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]