Auxonne

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Auxonne
Bords de Saône
Bords de Saône
Blason de Auxonne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Auxonne
(chef-lieu)
Intercommunalité Auxonne Pontailler Val de Saône
Maire
Mandat
Raoul Langlois
2014-2020
Code postal 21130
Code commune 21038
Démographie
Gentilé Auxonnais
Population
municipale
7 835 hab. (2014)
Densité 193 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 41″ nord, 5° 23′ 19″ est
Altitude Min. 181 m – Max. 211 m
Superficie 40,65 km2
Localisation

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Liens
Site web www.auxonne.fr

Auxonne (prononcé [osɔn] [1] ou [okzɔn]) est une commune française située dans le canton d'Auxonne du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Sommaire

Prononciation[modifier | modifier le code]

En vertu d'une exception de la langue française, son nom se prononcerait [osɔn][2] (Aussonne : le « x » se prononce « ss »). En effet l'orthographe actuelle du nom provient d'une habitude des copistes du Moyen Âge, de remplacer les doubles « s », par une croix, ce qui n'en modifiait pas la prononciation. Cette croix assimilée au « x » du grec ancien, n'a été prononcée « ks » en français qu'à partir du XVIIIe siècle, sans que cette modification ne change l'usage[3]. Toutefois, dans l'usage, la prononciation d'Auxonne est sujette à débat, les habitants étant eux-mêmes partagés entre une prononciation « ks » et une prononciation « ss » ; les élus locaux prononcent « ss », les annonces SNCF retiennent la prononciation « ks » [4]. Cette dernière prononciation a le mérite d'éviter une homophonie avec la commune haut-garonnaise d'Aussonne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville d’Auxonne est établie à l’extrémité est du département de la Côte-d’Or, en bordure de la limite qui sépare les régions historiques de la Bourgogne et de la Franche-Comté. La ville se situe au centre de la Bourgogne-Franche-Comté, ce qui la place approximativement, en direction de l’ouest, à 30 kilomètres de Dijon, vers l’est, à 15 kilomètres de Dole, vers le nord, à 30 kilomètres de Gray, et vers le sud à 15 kilomètres de Saint-Jean-de-Losne.

Auxonne appartient à la région appelée la plaine de la Saône ; plaine qui constitue avec la Bresse l’unité géomorphologique du fossé bressan : vaste système d’effondrement datant du miocène, réunissant le fossé rhénan et le fossé rhodanien. La plaine de la Saône trouve ses limites au nord par le plateau haut-saônois, à l’ouest par les Côtes calcaires bourguignonnes, à l’est par les plateaux du Jura puis par la Bresse et au sud par le Beaujolais viticole. Cette plaine de Saône dont l’altitude s’abaisse de 250 m au nord à 175 m au sud est traversée par la rivière du nord au sud, sur plus de 150 km.

La ville d’Auxonne se situe plus précisément dans le ruban alluvial dénommé le Val de Saône ; cette bande de quelques kilomètres de large qui suit la rivière et dont les limites immédiates dans le secteur d’Auxonne, dix kilomètres plus à l’est, sont constituées par l’élévation du massif de la Serre qui se dresse à l’altitude de 400 mètres environ.

La ville s’est adossée à la rivière, entre deux de ses méandres, sur une terrasse de sa rive gauche, dont l’altitude variant entre 181 m et 211 m[5] la met pratiquement à l’abri des inondations qui enveloppent la contrée lors des grandes crues.

Situation[modifier | modifier le code]

Rose des vents DIJON
Genlis
Mirebeau-sur-Bèze
Fontaine-Française
Pontailler-sur-Saône
Gray
Pesmes
Rose des vents
Nuits-Saint-Georges N Besançon
O    Auxonne    E
S
Saint-Jean-de-Losne
Seurre
Chalon-sur-Saône
Louhans DOLE

Le climat[modifier | modifier le code]

Plaisirs nautiques sur la Saône

Le climat du Val de Saône subit plusieurs influences contradictoires mais il reste néanmoins un climat à dominante continentale. Il est cependant marqué par une influence océanique qu’atténuent sérieusement les reliefs du Morvan en jouant le rôle de barrière, et il connaît aussi une influence méridionale estivale permettant à la vallée de la Saône, prolongement du sillon rhodanien, de bénéficier d’un bon ensoleillement ; ensoleillement qui s’exprime aussi, en fin de printemps et au début de l’automne en allongeant d'autant la période estivale. Enfin la continentalité influence le climat saônois avec des hivers froids et des gelées parfois tardives. Les brouillards sont fréquents du mois d’octobre au mois de mars, (65 à 70 jours par an). Les étés sont assez chauds. Les pluies sont bien réparties tout au long de l’année avec des étés et hivers relativement moins arrosés que les automnes et printemps.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Les pagi bourguignons au IXe siècle

Périodes celtique et gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Auxonne n'apparaît réellement dans l'histoire à travers les textes, qu'à la fin du XIIe siècle. Cependant, le site d’Auxonne bien protégé par la Saône, fleuve paisible, nourricier et protecteur et les marécages qui occupaient jadis les « Granges », a laissé quelques traces d'occupation humaine. Les objets découverts dans les dragages de la rivière n’ont pas permis de déterminer le rôle joué par le passage de Saône aux diverses époques de la préhistoire[6] mais ces objets sont les témoins d'une lointaine occupation humaine qui remonte au néolithique[7] et qui a perduré aux époques celtique et gallo-romaine. Les quantités d'objets trouvés attestent qu'une bourgade a existé en ce lieu. Pierre Camp[8] émet l’hypothèse qu’à l’époque du Bas-Empire romain un castrum était établi dans le voisinage de l’église actuelle[9]. À cette époque le territoire sur lequel s’édifia la cité d’Auxonne appartenait au peuple celte des Séquanes[10]. Ce peuple qui laissa le nom de Séquanie (ou Séquanaise selon certains auteurs) à cette région, bien plus étendue que la Franche-Comté actuelle, avait pour limites le Rhin, le Rhône, la Saône et les Monts Jura. La Séquanie devint une province romaine, la Provincia Maxima Sequanorum[11] après la conquête de la Gaule par César. À la limite occidentale de la Séquanie, la Saône formait, sur une grande partie de son parcours une frontière naturelle qui séparait les Séquanes des Éduens et des Lingons. Avant l’arrivée du peuple Burgonde qui eut lieu dans la seconde moitié du Ve siècle, du temps de l’empereur Constance Chlore, à la fin du IVe siècle la région littorale à la Saône, de Chalon-sur-Saône jusqu’au-delà de Gray au nord, fut repeuplée par des colons germaniques. La rive droite de la rivière fut occupée par une colonie d’Attuariens et la rive gauche par des colons Chamaves (ou Amaves). Ces derniers donnèrent leur nom « pagus Amavorum », pagus Amaous ou encore pagus Amous à ce territoire dans lequel se développa ultérieurement la bourgade auxonnaise et dont le hameau de Saint-Vivant en Amaous[12] garde le souvenir. Ce pagus Amaous apparaît nommé pour la première fois en 721 mais son existence est certainement plus ancienne[8]. Ce pagus fut l’une des divisions territoriales de la Civitas Vesontionensium, division de l’ancienne cité romaine qui la constituaient[13].

Période mérovingienne[modifier | modifier le code]

Saint-Vivant en Amaous
Le portail de l'église Saint-Hilaire dite Chapelle de Saint-Vivant

Après la période romaine les terres de la Séquanie, dont le pagus Amaous, se trouvèrent incluses dans le royaume burgonde de 444 jusqu'à la chute de ce royaume en 534, puis dans la Bourgogne mérovingienne de 534 à 751 et enfin dans l’empire carolingien.

C'est à l'époque de la Bourgogne mérovingienne que certains historiens ont cru voir pour la première fois la mention du nom d'Auxonne dans les textes. La Chronique ecclésiastique de l’abbaye de Bèze écrite par un moine de cette abbaye nommé Jean fait mention d’une villa (villæ) nommée en latin « Assona ». D'après la chronique, ce lieu avait fait l’objet en 630 d’une donation d’un duc mérovingien de l’époque de Dagobert nommé Amalgaire à l'obscur monastère de Dornatiacum[14] (disparu dès 658) pour sa fille Adalsinda. L’abbé Bougaud avec Joseph Garnier[15] et Alphonse Roserot[16], ont identifié ce lieu (cette villæ) nommé Assona en Auxonne. Cette identification d'Assona en Auxonne est contestée par Lucien Millot[17] et Pierre Camp[18] deux historiens locaux. Lucien Millot fait remarquer que les évènements mentionnés dans cette chronique, écrite entre le XIe siècle et XIIe siècle sont rapportés quatre siècles plus tard. Cette distance historique entre les évènements et leur transcription dans la chronique lui fait émettre des doutes sur la véracité de faits rapportés. Pierre Camp[18] objecte que l'identification du vocable Assona en Auxonne ne peut en aucun cas être certaine, aucun élément ne permet de l'affirmer. Il explique qu'il pourrait tout aussi bien s'agir d'Auxon. À l'appui de leur argumentation L. Millot comme P. Camp relèvent que la chronique précise qu’Adalsinda fut contrainte de quitter son monastère pour trouver refuge à Bèze à qui elle transféra tous ses biens et dépendances. Ce transfère se serait effectué en 658[19]. Mais un inventaire ultérieur à cette donation dressé à l'initiative de l'abbé Waldalenus et approuvé par un diplôme royal daté de 664 de Clotaire III ne mentionne pas le transfert de propriété et les noms d’Assona et des villages compris dans la donation de Brégille sont absents de l’énumération faite dans le document. Les deux historiens concluent que la Chronique de Bèze ne fournit aucune indication permettant d’attester l’existence d’une villæ nommée Assona pouvant être identifiée comme Auxonne. Aucun indice ne permet d'attester l'existence de la ville pendant le haut Moyen Âge.

Le territoire d'Auxonne en Lotharingie[modifier | modifier le code]

Puis vint le moment des partages carolingiens qui vit l’œuvre politique des premiers représentants de cette dynastie s'écrouler. L’unité de leur royaume se déchira à jamais. Déjà en 839[20] le pagus Amaous est dans la part de Charles le Chauve mais reste rattaché à la Bourgogne franque. Puis en 843 le traité de Verdun scelle la division de la Bourgogne. La Saône trace, en principe, la limite entre les terres de Lothaire situées à l’est et celles de Charles situées à l'Ouest. Il y a désormais, à l’ouest, une Bourgogne franque et une Bourgogne jurane située à l'est de la Saône. La Saône qui, jusque-là avait été un lien entre les divers pays qui la bordaient, un lieu de circulation pour ses riverains, constituera pour des siècles, sauf pendant de courtes périodes, une frontière entre le duché et le comté de Bourgogne, entre le royaume de France et le Saint-Empire. Le pagus Amaous fut compris dans le lot de Lothaire. L’état ainsi créé dans lequel le territoire du futur comté de Bourgogne se trouvait inclus pris le nom de Lotharingie. Malgré les partagent successifs et compliqués qui suivirent[21] qui le transportèrent d’un royaume à un autre, le pagus Amaous et le territoire d’Auxonne allaient suivre les destinées du Comté de Bourgogne, (future Franche-Comté) pour quelques siècles.

Auxonne, cité comtoise[modifier | modifier le code]

Il faut attendre la fin du XIIe siècle pour voir apparaître le nom d’Auxonne dans des actes authentiques.

Le premier de ces actes est daté du « 5 des nones d’octobre 1172 » . Ce jour, Étienne II († 1173) fait le don aux moines de Citeaux de deux montées de sel au puits à muire de Salins. Le second est encore un don fait par le même Étienne aux moines de Saint-Vivant de Vergy de la moitié de l’éminage d’Auxonne pendant sa vie et la totalité de cet éminage après sa mort[22]. Un second acte authentique portant la date 1173 comporte également le nom d'Auxonne. Par cet acte le comte Gérard, frère d'Étienne, approuve la donation de l'éminage faite à Saint-Vivant de Vergy. Ces documents apportent la preuve qu’à cette époque non seulement la ville existait mais qu’elle avait quelque importance. En 1178 on retrouve le nom d’Auxonne dans une bulle du pape Alexandre III donnée à Tusculum. Le pape confirme au prieuré de Saint-Vivant de Vergy toutes ses possessions et dons reçus des papes, rois, seigneurs et simples fidèles. Se trouvent dans l’énumération des biens le nom de l’église d’Auxonne et de la villa d’Auxonne et de toutes les dépendances. Cet acte indique que la villa d’Auxonne et l’église paroissiale étaient au XIIe siècle dans les possessions du monastère de Saint-Vivant, que le monastère avait un droit de suzeraineté reconnu par le comte et que la ville, à cette époque, était soumise à deux autorités. L’une religieuse et l’autre laïque. Les droits conservés de Saint-Vivant prouvent qu’ils comprenaient les territoires où s’éleva Auxonne.

Auxonne possession du monastère de Saint-Vivant[modifier | modifier le code]
Le château de Chevigny

Les relations du prieuré de Saint-Vivant avec Auxonne remontaient à une époque bien antérieure au XIIe siècle. Selon la chronique de Saint-Vivant de Vergy, les religieux fondateurs de Saint-Vivant étaient arrivés de Gravion[23], en Poitou près du tombeau de Saint-Vivant d’où ils fuyaient les Normands. La Bourgogne au IXe siècle par son éloignement de l’Ouest et du Nord avait été le refuge des monastères du midi et de l’Ouest fuyant les invasions normandes, emportant avec eux les reliques de leurs saints fondateurs de leurs abbayes. Ils se rendirent auprès d’Agilmar (ou Egilmar), évêque de Clermont qui leur offrit l’asile. Agilmar possédait des biens considérables en Bourgogne. Il décida de les établir sur ses terres en Amous, où ils fondèrent le monastère pour lequel Agilmar imposa le nom de Saint-Vivant. Vers 870 prieuré et église étaient construits. La chronique ne nomme pas les villages composant leur domaine, mais leurs droits comprenaient les terres où s’élèveront Auxonne, Labergement-les-Auxonne, Menotey et Champvans-les-Dole[24]. Ils étaient installés depuis une vingtaine d’années dans ce domaine quand le péril normand les rattrapa. Le roi Charles le Gros avait livré la Bourgogne aux envahisseurs par le traité de Paris de novembre 886. Dès janvier 887 les normands envahirent la région. Un champenois, nommé Austin se mit à la tête de l’une de leur bandes, ravagea la vallée de la Saône et détruisit le monastère de Saint-Vivant en Amaous[25],[26]. Le comte Manassès leur offrit asile en un lieu très sûr près du château de Vergy. Ils bâtirent un nouveau monastère qui conserva les propriétés en Amaous. Pendant leur séjour en Amaous les religieux avaient créé un village autour de leur couvent et commencé à défricher la contrée ; « ils construisirent, dans une île, près de la Saône, des cabanes pour des pécheurs et des bergers. Telle serait l'origine modeste d'Auxonne[27] ».

Auxonne inféodée au comte de Bourgogne[modifier | modifier le code]

Les moines de Vergy gouvernèrent seuls pendant quelques siècles leurs possessions dans la contrée auxonnaise mais en ces périodes troublées il leur était difficile d’assurer la défense d’un domaine éloigné. Pour éviter de le perdre ils avaient trouvé plus sûr de le placer sous la protection d’un seigneur qui, moyennant une cession, une donation quelconque s’engageait en contre partie à en assurer la défense. Les religieux de Saint-Vivant de Vergy avaient dû conclure un acte de pariage. Les premiers actes authentiques datés de 1172-1173 révèlent le nom d’Étienne II comme seigneur laïque du moment mais ils ne permettent pas de déterminer la date à laquelle a eu lieu l’inféodation. La bulle d’Alexandre III de 1178 mentionne un traité qui aurait été passé entre le prieur de Vergy et le comte Guillaume II de Mâcon comte de Vienne et de Mâcon, marié à Poncette de Traves, fille de Thibaut de Traves, sans en préciser la date. En l’absence d’autres indications les historiens se limitent à conclure que l’acte d’inféodation d’Auxonne est antérieur à 1155. Sur cet emplacement, le féodal aurait fait naître une cité neuve. Au moment de l’acte de 1172 on constate qu’un comte y était installé, un prévôt le secondait[28] et un château « castrum » avait été construit à l’emplacement de l’hôpital actuel. Les comtes de Bourgogne qui possédaient déjà Biarne,Chevigny, Jouhe et sans doute Villers-Rotin[29] avaient tout intérêt à compléter cet ensemble de domaine par la possession d’Auxonne, site facile à protéger, qui leur ouvrait une issue vers la Saône.

Le rattachement au duché de Bourgogne[modifier | modifier le code]

Remparts casematés du fronton sud (1826).

Branche aînée et branche cadette des comtes de Bourgogne[modifier | modifier le code]

En 1102 à la mort du comte de Bourgogne Étienne Ier de Bourgogne dit Têtes-Hardie, le comté de Bourgogne, les comtés de Vienne et de Mâcon avaient été partagés entre Guillaume IV de Bourgogne (également appelé Guillaume III de Mâcon), († en 1155) et Renaud III de Bourgogne tous deux fils d’Étienne Tête-Hardie. Guillaume, le fils puîné, eut avec d'autres possessions, les comtés de Vienne et de Mâcon et la terre d’Auxonne. Renaud eut le reste du Comté de Bourgogne. En qualité de cadet Guillaume consentit à l’hommage envers Renaud. Ce dernier continua la branche aînée des comtes de Bourgogne qui avaient retenu le titre de « comtes palatins »[30]. De Guillaume son frère, la branche cadette, se qualifiant de comtes de Bourgogne, sont sorties les maisons de Chalon en laissant à leurs cadets — titrés comtes de Vienne— le comté de Mâcon[31]. Le comte Guillaume meurt en 1155 et son fils Étienne (Étienne II qui décède en 1173, appelé parfois Étienne Ier) lui succède.

Les deux Étienne, comtes d'Auxonne[modifier | modifier le code]

Étienne († en 1173) est comte d’Auxonne et l’essentiel de ses domaines se trouvent le long de la vallée de la Saône. Il possède en outre possède la seigneurie de Traves. Il était sans éclat écrivent certains historiens. À sa mort, son fils et successeur Étienne II, comte d’Auxonne († 1241), devient le chef de la branche cadette de Bourgogne-Comté. Il était ambitieux, maître de riches domaines, soutenu par les premières familles du pays et puissant. Il nourrissait quelques prétentions à supplanter la branche aînée et il y travaillait ostensiblement ne reculant devant aucun moyen pour parvenir à ses fins. Son but était d'assurer à sa descendance la plénitude du titre comtal. C'est avec lui que la famille commence son ascension.

Frédéric Barberousse met la branche cadette sous le joug impérial[modifier | modifier le code]

Les comtes de Bourgogne de la branche aînée, habitués depuis longtemps à vivre loin de l'autorité suzeraine germanique profitaient de l'éloignement du pouvoir royal pour renforcer leur indépendance. Renaud III osait tenir tête à son suzerain l'empereur Lothaire II en refusant de rendre l'hommage du Comté. Lorsque Renaud III mourut en 1148 il laissa Béatrice de Bourgogne, sa fille mineure, seule héritière du Comté. Le frère de Renaud, Guillaume de Mâcon associé depuis longtemps au pouvoir assura la continuité. Il tenta de poursuivre la politique d'élargissement de l'indépendance du Comté vis à vis de la tutelle impériale mais après la mort de l'empereur Conrad III (mort en 1152) il se heurta à son successeur, Frédéric Barberousse et dut se soumettre. Guillaume de Mâcon mourut le 20 septembre 1155[32]. Le 9 juin 1156 Frédéric Barberousse épousa l'héritière du Comté. Par cet acte il réunit dans les mêmes mains le titre comtal et le titre impérial. Ce mariage affermissait sa légitimité sur le Comté. La branche cadette en la personne des deux fils de Guillaume, Étienne (Étienne II († 1173) et Gérard, bien que pourvus de seigneuries importantes (Traves, Scey, Auxonne, Lons, Mâcon et Vienne) leur donnant une place privilégiée au sein de la noblesse locale était écartée de la succession de Renaud III. Étienne II mourut en 1173. Il laissa pour héritier un fils mineur, Étienne III sous la tutelle de son oncle Gérard comte de Vienne.

Mort de Frédéric Barberousse : Auxonne rentre dans la mouvance ducale[modifier | modifier le code]

L'existence d'Étienne III fut remplie de ses démêlés avec les comtes de Bourgogne de la branche palatine[33]. Préoccupés par les affaires italiennes les empereurs germaniques en se détachant du lointain Comté de Bourgogne favorisèrent l'émergence d'un chef de file, porte-parole de l'opposition féodale en la personne d'Étienne III d'Auxonne. Frédéric Barberousse mourut en 1190. Béatrice, la fille de Renaud III, en épousant Frédéric Barberousse transmit le titre de comte palatin à son fils Othon Ier, († 14 janvier 1201). Le comte palatin Othon Ier (ou Otton) manifesta l’intention de réduire ses vassaux à l’obéissance[34]. Dans l'empire, l'empereur Henri VI trouva la mort en 1197. Sa succession provoqua de graves troubles qui affaiblirent le pouvoir et privèrent Othon du soutien impérial. Étienne III profita de ce moment pour entrer en guerre contre le comte palatin et pour se renforcer rechercha l’alliance avec le duc de Bourgogne Eudes III. Afin d'obtenir son appui il lui fit hommage en 1197 de son château et de sa ville d’Auxonne. Une large brèche venait de s'ouvrir le long de la Saône dans la frontière du Comté. Cet acte comblait les ambitions de duc de Bourgogne. Il mettait un pied en outre-Saône et se constituait avec la forteresse d’Auxonne une formidable tête de pont sur la rive gauche de la Saône. La rupture avec la branche palatine était consommée ; l’acte précisait que si Étienne voulait retourner à l’hommage du comte Othon, il devrait remettre au duc le château et la ville d’Auxonne.

Auxonne se détachait de la mouvance comtale pour rentrer dans la mouvance ducale.

Auxonne sort définitivement de l'orbite germanique[modifier | modifier le code]

En 1237, le faible Othon III, († ) successeur et fils d’Othon de Méranie († ) était à la tête du Comté ; était-ce le moment attendu par Étienne et son fils Jean ? Le 15 juin de cette même année, aux termes d’un accord d’échange conclu à Saint-Jean de Losne entre Jean de Chalon, (1190-(† ), personnage principal de l’accord, fils d’Étienne III associé depuis longtemps aux affaires de son père et héritier de Béatrice de Chalon (1170 (n.s.)-† ), sa mère, Étienne III lui-même et Hugues IV, duc de Bourgogne, la ville d’Auxonne et tout ce que Étienne III possédait dans le bassin de la Saône, étaient cédés au duc de Bourgogne contre la baronnie de Salins et une dizaine de positions stratégiques de première importance en Comté, alors possessions excentriques du duc de Bourgogne en Comté. L'annexion d'Auxonne au domaine ducal, complétant la reprise de fief effectuée en 1197, démantelait la ligne des places-fortes comtoises et ouvrait l'ancien comté d'Amous aux entreprises ducales[35]. Par cet échange, en entrant sous la domination des ducs de Bourgogne,Auxonne devenait une tête de pont du duché sur la rive orientale de la Saône, en terre d’Empire, et échappait à l’influence germanique. Le rattachement d’Auxonne au duché de Bourgogne lui donna un statut de ville frontière entre duché et comté de Bourgogne, entre influence française et influence germanique qui déterminera les destinées de la ville pour les siècles suivants.

Auxonne sous les ducs de Valois de Bourgogne[modifier | modifier le code]

À l’abri derrière ses remparts qu’elle ne cessa de fortifier, la place forte fut une base de première importance pour lancer des opérations militaires : c’est depuis Auxonne qu’Eudes IV, en 1336, écarta la menace des barons comtois entrés en dissidence alors qu’il était leur souverain légitime depuis son mariage avec Jeanne de France, (1308-1347), héritière de la Comté. Entre 1364 et 1369 c’est au tour de Philippe le Hardi de lutter, depuis Auxonne, contre barons comtois, routiers des compagnies et Tards-Venus. En ce début du XVe siècle, avec la guerre civile qui ravageait la France, la guerre rôdait sans cesse autour des murs, obligeant la ville à rester continuellement en alerte. Entre 1434 et 1444, nouvelle menace : celle de ces bandes de soldats désœuvrés que l'on qualifiait d'Écorcheurs parce qu'ils prenaient tout : les Auxonnais veillèrent aux remparts pendant que la redoutable soldatesque ravageait la campagne. Comme si tant de malheur ne suffisait pas, deux incendies à cinq ans d’intervalle, les et le , dévastèrent la ville.

Il fallut attendre 1444, pour retrouver une période de tranquillité qui dura jusqu’à l’avènement de Charles le Téméraire en 1467.

En 1468, à la suite du traité de Péronne, la tension se ranima entre le roi de France et le duc de Bourgogne Charles le Téméraire ; aussitôt, la cité s’activa à remettre ses défenses en ordre. En 1471, elle apporta sa contribution à la lutte contre l’armée du Dauphiné, envoyée par Louis XI qui pénétrait dans le duché. La politique aventureuse de leur fougueux duc avait finalement conduit sa dynastie à sa perte. À la mort du duc, le , Louis XI s’empara sans délai du duché qui n’opposa pratiquement pas de résistance. L’armée royale rentra dans Dijon le 1er février 1477.

Le rattachement au royaume de France[modifier | modifier le code]

Le statut particulier des terres d’Outre-Saône, qui n’étaient pas un domaine de la couronne donné en apanage, n’arrêta pas Louis XI dans sa conquête. Mais les Comtois se soulevèrent, suivis par les Auxonnais. Après deux ans de résistance face à l’envahisseur, après le Siège de Dole (1479) (carnage de Dole) du , laissée sans soutien par Marie de Bourgogne, Auxonne soutint le siège de l’armée royale commandée par Charles d’Amboise pendant une douzaine de jours, avant d’ouvrir ses portes, le , à l’envahisseur français. La ville, rattachée à la couronne de France, allait partager les destinées de la royauté.

Le duché de Bourgogne et le comté de Bourgogne, toujours réunis, mais cette fois sous la couronne de France, avaient changé de maître et allaient suivre pour encore quatorze ans, un destin commun.

En fin politique, Louis XI, en même temps qu’il confirma solennellement le maintien de tous les privilèges de la ville afin de s’assurer la fidélité de ses nouveaux sujets, s’empressa de construire, aux frais de toute la province, la puissante forteresse d'Auxonne qui domine toujours place de l’Iliote, afin de se prémunir contre toute tentative de rébellion.

Charles VIII défit ce que Louis XI avait fait. Alors qu’il était fiancé à Marguerite, la fille de Marie de Bourgogne, la riche héritière du duché de Bourgogne, et de Maximilien Ier de Habsbourg, et que dans la dot de sa future épouse figurait la Comté, il préféra épouser Anne, l'héritière de Bretagne et rapprocher ainsi l’important Duché de Bretagne du royaume de France.

Auxonne redevient ville frontière[modifier | modifier le code]

Le traité de Senlis (), signé entre Charles VIII et Maximilien, sépara à nouveau les deux Bourgognes. Auxonne redevint tête de pont française sur la rive Impériale et ses remparts devaient protéger le royaume de France des tentatives des Habsbourg de régler par la force la « question de Bourgogne », ces revendications des Habsbourg sur la Bourgogne.

Les tensions du côté de l’Empire ne tardèrent pas. Dès 1494, les guerres d'Italie les rallumèrent. À nouveau les remparts furent consolidés et la construction de la porte de Comté réalisée (1503).

Auxonne repousse les Impériaux[modifier | modifier le code]

Le , le traité de Madrid signé après la défaite de Pavie, entre François Ier et Charles Quint, le roi de France fut contraint d’abandonner, entre autres territoires, la Bourgogne, et le comté d’Auxonne. Les États de Bourgogne, réunis le refusèrent de se séparer de la couronne de France. En riposte, l’Empereur voulut conquérir le comté d’Auxonne. Devant les murs de la cité, Lannoy, commandant des armées impériales, trouva une résistance si vive de la part de tous les habitants qu’il dut renoncer.

Henri III déclare les Auxonnais coupables du crime de lèse-majesté[modifier | modifier le code]

En 1574, Charles de Lorraine, frère cadet d'Henri Ier de Guise, duc de Mayenne, celui que l'histoire a retenu simplement sous le nom de Mayenne, devient duc gouverneur de Bourgogne. Champion de la cause catholique, il prolonge les guerres religieuses en guerres politiques ; il œuvre à établir son propre gouvernement et se verrait bien ajouter la province bourguignonne à sa terre voisine de la Lorraine, terre du gouvernement des Guise. La mort du duc d'Anjou, frère d'Henri III en 1584, en faisant d'Henri de Navarre, un protestant, l'héritier présomptif de la couronne rendit à la Ligue une nouvelle activité. Les guerres civiles recommencèrent. Mayenne chercha à s'assurer, pour son compte, des places fortes de la Bourgogne. Le , les "Auxonnois" reçurent une lettre du roi Henri III leur recommandant de veiller à la sûreté de leur place et surtout "en n'y recevant pas le duc de Mayenne".

Les Auxonnais, fidèles au roi, s'empressèrent d'exécuter les ordres. Jean de Saulx-Tavannes, gouverneur des villes et château d'Auxonne prit, dans un premier temps, les mesures imposées, puis renforçant secrètement la garnison du château, les habitants le suspectèrent de se concerter avec Mayenne dans l'intention de lui livrer la place. Conseillés par Joachim de Rochefort, baron de Pluvault(archives personnelles), les magistrats décidèrent de se saisir du gouverneur. Ils l'arrêtèrent le jour de la Toussaint 1585 alors qu'il faisait ses dévotions à l'église. Le comte de Charny, proche parent de Jean de Saulx[36], lieutenant général en Bourgogne, approuva cet acte de fidélité des Auxonnais à la Couronne. Le roi informé, loua les Auxonnais de leur fidélité, mais les concessions faites aux Ligueurs et consacrées par la signature du traité de Nemours le obligeaient Henri III à louvoyer. Il demanda aux Auxonnais de remettre Tavannes entre les mains de Charny et nomma Claude de Bauffremont, baron de Sennecey, connu pour ses sympathies mayennistes, en qualité de gouverneur des villes et du château d'Auxonne.

Dans la défiance la plus totale, flairant la trahison, les Auxonnais remirent Tavannes au comte de Charny qui le fit enfermer dans son château de Pagny, refusèrent Sennecey comme gouverneur et continuèrent à réclamer à sa place le baron de Pluvault. En janvier 1586, des nouveaux ordres du roi exprimèrent son mécontentement devant ces refus réitérés. La situation devenait difficile pour les Auxonnais, ils reçurent un encouragement dans la résistance de la part du futur Henri IV, qui de Montauban, leur adressa le , une lettre d'encouragement. Pendant ce temps, Tavannes s'était échappé de sa prison de Pagny. Le premier usage qu'il fit de sa liberté retrouvée fut de tenter de reprendre Auxonne par surprise. Le , il se présenta devant les murs avec deux cents hommes d'armes. La tentative resta vaine.

Statue de Bonaparte lieutenant
par François Jouffroy.

Le roi donna en mars 1586, d'autres ordres et injonctions pour que les Auxonnais reçoivent Sennecey comme gouverneur, les habitants tenaient toujours à Pluvault. Sa patience lassée, Henri III, par lettres-patentes du premier mai 1586, déclarait les Auxonnais coupables du crime de lèse-majesté, ordonnait d'agir par la force et des dispositions furent prises en conséquence. Les Auxonnais obstinés dans leur refus, mais fidèles à la couronne étaient prêts à l'épreuve de force. Ils refusèrent d'ouvrir les portes de la ville au comte de Charny qui fut obligé d'aller trouver le gîte à Tillenay, mais consentirent à les ouvrir au président Jeannin qui venait apporter sa médiation au sieur de Pluvault pour sauver Auxonne de la ruine. Jean Delacroix, (ou Jean de la Croix), un compatriote des Auxonnais, secrétaire particulier de Catherine de Médicis[37] arrivait de sa députation vers le roi avec des lettres de créance pour le sieur Charny, lui donnant les pleins pouvoirs pour traiter avec les habitants.

Les négociations aboutirent à un accord arrêté et signé le à Tillenay. Le traité révoqua les lettres qui déclaraient les Auxonnais criminels de lèse-majesté, les exempta de contribution pour neuf ans et accorda une gratification de 90 000 francs au Baron de Pluvault. Ce traité fut approuvé par lettres-patentes du et le 25 du même mois le baron de Sennecey fut reçu et installé dans le gouvernement des villes et château d'Auxonne. Reçu par les habitants avec la plus grande méfiance, Sennecey se montra l'homme de la situation[38].

Le traité de Nimègue[modifier | modifier le code]

La ville perdit définitivement sa situation de place-frontière avec la conquête de la Comté sous Louis XIV, mais resta une place importante, dont témoigne encore le stationnement du 511e régiment du train.

La ville d'Auxonne est restée célèbre en raison des deux séjours qu’y fit un jeune lieutenant en second au régiment de la Fère nommé Napoléon Bonaparte qui devait par la suite faire connaître son nom à travers toute l’Europe. Le quartier Bonaparte conserve la chambre qu'il occupait lors d'un de ses séjours. On peut voir également dans le petit musée qui est installé dans une tour du château d'Auxonne, son équerre, son fleuret et des objets qu'il a offerts lors de son séjour, ainsi qu'un de ses chapeaux.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Auxonne est libérée le 10 septembre par les troupes débarquées en Provence[39].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de la ville d'Auxonne

Les armes de la ville d'Auxonne se blasonnent ainsi :

Parti, au premier coupé d'azur, semé de fleurs de lis d'or à la bordure componée d'argent et de gueules (Bourgogne moderne), et en pointe bandé d'or et d'azur de six pièces à la bordure de gueules (Bourgogne ancienne) ; au deuxième parti, d'azur à une demi-croix d'argent ancrée de même (armes particulières d'Auxonne).

Les armes primitives d'Auxonne étaient, selon toute vraisemblance, d'azur à la croix ancrée d'argent (Armes représentées à droite. Selon le chanoine Jean Marilier (Armorial des villes et des bourgs, Chefs-lieux de cantons de la Côte d'Or)
Armes primitives de la ville d'Auxonne

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1801
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours
Raoul Langlois
UDI Retraité
2001 2008
Antoine Sanz
DVG Conseiller général du canton d'Auxonne
(2004-2011)
1989 2001
Camille Deschamps
RPR Conseiller général (1992-2004)
1965 1989
Jean Hugon
MRG Conseiller général (1973-1992)

Le canton d'Auxonne et ses seize communes[modifier | modifier le code]

La ville d'Auxonne est le chef-lieu de son canton, dont elle est la commune la plus peuplée. Elle fait partie de l'arrondissement de Dijon, du département de la Côte-d'Or et de la région Bourgogne.

Communes du canton d'Auxonne

Auxonne | Athée | Billey | Champdôtre | Flagey-lès-Auxonne | Flammerans | Labergement-lès-Auxonne | Magny-Montarlot | Les Maillys | Poncey-lès-Athée | Pont | Soirans | Tillenay | Tréclun | Villers-les-Pots | Villers-Rotin |

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[41],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 7 835 habitants, en augmentation de 1,41 % par rapport à 2009 (Côte-d'Or : 1,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 689 5 282 4 839 5 043 5 287 5 150 4 979 4 598 6 265
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 960 7 103 5 911 5 555 6 532 6 849 7 164 6 695 6 697
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 135 6 307 6 303 4 304 5 343 4 988 5 442 5 164 5 657
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
5 704 5 803 6 485 7 121 6 781 7 154 7 717 7 771 7 835
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Dijon.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre Dame : La construction de la partie principale a duré tout le XIIIe siècle, d'abord la nef vers 1200, puis le chœur, l'abside et les absidioles entre 1200 et 1250. La construction des portes date du début du XIVe siècle. Les chapelles latérales ont été élevées aux XIVe et XVe siècles. Vers 1516, sous la direction de maître Loys, architecte de l'église Saint-Michel de Dijon, on commença la construction du portail, surmonté de deux tours de hauteurs inégales. En 1525, le Jacquemart (aujourd’hui disparu) est installé dans sa tour. En 1858, une campagne de réfection est organisée, sous l'égide de la municipalité et exécutée par Phal Blando, architecte de la ville. Cette campagne comprend deux portails latéraux, la mise en place du clocher élancé, pyramidal et octogonal, légèrement vrillé, appelé clocher tors. Sa flèche d'ardoise s'élève à 33 mètres au-dessus de sa plate-forme, soit 11 mètres plus haut que le précédent. L'église est également remarquable pour les gargouilles et les statues (notamment des prophètes) qui embellissent l'extérieur.

À l'intérieur, plusieurs éléments sont notables  :

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Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

La tour Notre-Dame du château d'Auxonne.
  • Le château d'Auxonne : l'un des trois châteaux (avec les châteaux de Dijon et de Beaune) bâtis sous le roi Louis XI après la défaite du duc Charles le Téméraire et achevés sous ses successeurs après la conquête du duché de Bourgogne, et le seul qui soit encore debout en dépit de transformations ultérieures. Construit dans l'angle sud-ouest de la ville, le château comporte un corps de caserne datant de Louis XII et François Ier qui constitue peut-être le plus ancien bâtiment de caserne bâti à cet usage en France. Le château a 5 tours d'angles reliées par d'épaisses courtines : les deux tours accolées des Moulins, la tour de Beauregard, la tour du Pied de biche, la tour du Chesne (aujourd’hui démolie) et la tour Notre-Dame. Cette dernière est la plus massive, avec trois niveaux voûtés, ses 20 mètres de diamètre, ses 22 mètres de hauteur et ses murs épais de 6 mètres à la base. (Coordonnées : 47° 11′ 30″ N, 5° 23′ 00″ E)
La porte de Comté.
  • Les remparts : Les fortifications sont mentionnées dans la charte de 1229 : il s’agissait à cette époque de simples remparts de terre, bordés d’un fossé surmonté de pieux et d’épines. Dès la première moitié du XIVe siècle, au prix de mille sacrifices de la population, la ville était dotée de la ceinture de muraille qu’elle conforta jusqu’à l’intervention du comte d’Apremont en 1673. Cette enceinte médiévale couvrait un périmètre de 2 600 mètres et comprenait 23 tours et tournelles et un pont fortifié. Le front de Saône, très difficile à construire, fut entrepris à partir de 1411. La muraille fit la fierté du duc de Bourgogne Philippe le Bon, qui déclara dans des lettres patentes du 23 décembre 1424 : « La place de notre ville d’Auxonne est très belle, forte et très bien fermée de murs et de fossés ». En 1479, en devenant maître de la Bourgogne, Louis XI construisit un château forteresse adapté au progrès de l’artillerie avec l’apparition du boulet métallique. Auxonne, placée dans une position stratégique de ville frontière dut supporter des guerres continuelles avec la Comté devenue terre d’Empire depuis le traité de Senlis en 1493. Les remparts médiévaux furent l’objet de soins et de renforcements continuels : au XVIe siècle, avec Louis XII et François Ier. Avec Louis XIV et les guerres de conquêtes de la Comté, l’intérêt stratégique de la ville amena le roi à mettre la ville « en état de ne pas craindre les attaques de l’ennemi ». En 1673, c’est François de la Motte-Villebret, comte d’Apremont, d’origine tourangelle qui en fut chargé. Il détruisit à peu près l’enceinte médiévale pour mettre en place un système de défense à la Vauban dont une partie subsiste encore aujourd’hui. D’Apremont décéda en 1678 et c’est Vauban qui lui succéda pour assurer l’achèvement des travaux. Il dressa un magnifique projet qui complétait l’œuvre du comte d'Apremont, mais la signature du traité de Nimègues en 1678 lui fit perdre son intérêt et ce projet ne fut jamais réalisé.
  • La porte de Comté : À l'est de la ville, ce superbe exemple d'architecture militaire datant du règne de Louis XII montre un programme comparable à celui qui ornait la porte de secours du château de Dijon aujourd’hui disparue. On remarquera sur la face extérieure de la porte l'écu de France, soutenu par deux anges, et les porcs-épics, symboles royaux.
  • La tour de Belvoir (ou tour Belvoir). Sur les 23 tours de l'enceinte médiévale, il ne subsiste aujourd’hui que trois tours et sur ces trois tours, la tour Belvoir est la seule qui n'ait pas fait l'objet de modifications notables.
  • La porte Royale du XVIIe siècle (1667-1717) Pendant la période médiévale, l’entrée nord de la ville était contrôlée par la porte de Flammerans. À l’occasion du renforcement des fortifications de la ville dont fut chargé en 1673, le comte d’Apremont, ingénieur de la place, ce dernier fit construire la porte Royale en remplacement de la porte de Flammerans. Il confia, avant de devoir s’absenter, la réalisation des travaux à Philippe d’Anglart "Architecte et entrepreneur des bâtiments du Roy". À son retour, le comte d’Apremont n’étant pas satisfait du travail accompli fit recommencer le travail. La mort du comte, survenue en 1678 arrêta les travaux et c’est Vauban qui en assura l’achèvement en 1699. L’étage du pavillon central ne fut ajouté qu’en 1717. Côté ville, le corps central est flanqué de part en d’autre de deux pavillons parfaitement identiques, couverts d’une toiture à la Mansart. L’ouverture de la porte, vers la campagne est surmontée d’un trophée d’armes.
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  • La tour du Signe sur laquelle on peut voir une salamandre, emblème de François Ier.
  • L'arsenal d'artillerie du XVIIe siècle servant initialement à fournir des affûts de canon. Il a été construit par Vauban entre 1689 et 1693. Il a conservé son plan original avec maintenant trois bâtiments dont l'un sert maintenant de halles.
  • La statue du lieutenant Napoléon Bonaparte, en bronze, par François Jouffroy, inaugurée en décembre 1857 au centre de la place d'armes. Bonaparte est représenté sous ses traits de jeunesse dans le costume d'officier d'artillerie. Le socle est orné de quatre différents bas-reliefs (Bonaparte à la chapelle de la Levée, Bonaparte au pont d'Arcole, la cérémonie du sacre de Napoléon et une séance au Conseil d'État).
  • Les casernes, en pierre rose de Moissey, dans lesquelles Bonaparte occupa successivement deux chambres. Elles sont désormais occupées par le 511e Régiment du Train.

Quelques tours défensives en images[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
  • L'hôtel de ville : édifice en brique du XVe siècle avec un toit d'ardoise, ancien logis des ducs de Bourgogne. Il est de style néogothique et devint la propriété de la ville d'Auxonne en 1811 qui effectua des changements sur la façade (1857-1858).
  • L'hôpital, qui est apparu dans l'histoire de la commune au XIIe siècle. Il a été reconstruit au XIXe siècle (1843-1863). Sa chapelle et son apothicairerie sont remarquables.
  • Une maison à colombage du XVIe siècle sur la place d'armes.

Barrage sur la petite Saône[modifier | modifier le code]

Le barrage à aiguilles sur la petite Saône a été construit en 1840 et a fonctionné durant 170 ans, jusqu’en avril 2011, date à laquelle un barrage moderne (gonflable à volets mécaniques[44]) a pris le relais. Il s’étend sur plus de 200 mètres de long et est partagé en quatre passes de 50 mètres chacune, avec au total 1040 aiguilles à manœuvrer en fonction de la fluctuation des niveaux d’eau.

Archives[modifier | modifier le code]

  • Registres paroissiaux et d'état civil depuis : 1559
  • Dépouillements généalogiques :
  • Délibérations municipales depuis : 1506

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'arsenal Vauban, maintenant les halles.

Les gouverneurs des ville et château d'Auxonne[modifier | modifier le code]

  • Jean de Saulx-Tavannes, né en 1555. Troisième des cinq enfants du maréchal de Tavannes Gaspard de Saulx, et de Françoise de la Baume son épouse. Il naquit derrière Henri-Charles-Antoine de Saulx, mort au siège de Rouen en 1562 et Guillaume de Saulx, comte de Tavannes, bailli de Dijon et lieutenant général au gouvernement de Bourgogne. Jean de Saulx fut connu d’abord sous le nom de vicomte de Ligny, (aujourd’hui Ligny-le-Châtel) et ne prit le titre de vicomte de Tavannes qu’en 1563, après le décès de Henri de Saulx, son frère aîné. Il rentra en France en 1575 de ses voyages qui l’emmenèrent d'abord en Pologne où il suivit le duc d’Anjou puis au Proche Orient. Il se jeta dans le parti des Guises et de la Ligue catholique (France). Il fut nommé gouverneur d’Auxonne et lieutenant en Bourgogne pour le duc de Mayenne. Il perdit le gouvernement des villes et château d’Auxonne en 1585 à la suite d'une rébellion de la population d’Auxonne qui, fidèle à la couronne, refusait de voir la ville livrée au duc de Mayenne représentant de la Ligue en Bourgogne. Jean de Saulx vécut encore de longues années sous les règnes d’Henri IV et de Louis XIII. Dans sa retraite de Sully, il rédigea les Mémoires de son père. Henri IV s’était engagé à le confirmer dans la dignité de maréchal de France, mais rendu suspect au roi, la promesse royale ne fut pas tenue. Jean de Saulx expira en 1630 au château de Sully dont il avait terminé la réédification commencé par son père. Il fut marié deux fois. La première femme fut Catherine Chabot, fille de François Chabot, marquis de Miribel qui lui donna trois enfants. Il épousa en secondes noces Gabrielle Desprez dont il eut huit enfants[45].
  • Claude de Bauffremont
  • Henri de Bauffremont
  • Claude Charles-Roger de Bauffremont, marquis de Senecey, bailli de Chalon-sur-Saône, mort le après le siège d'Arras.
  • Jean-Baptiste Budes, comte de Guébriant. né à Saint-Carreuc en 1602. Maréchal de camp, (provisions du ), gouverneur des villes et château d'Auxonne, maréchal de France, lieutenant de Sa Majesté en ses armées d'Allemagne. Il fut blessé au siège de Rotweil d'un coup de fauconneau qui lui emporta le bras droit le  ; il mourut de sa blessure le 24 novembre. Une rue d'Auxonne porte son nom. Il eut pour successeur Bernard du Plessis-Besançon[46].
  • Bernard du Plessis-Besançon, seigneur du Plessis, officier et chef d’état-major, ambassadeur, naquit dans les premiers mois de l’année 1600 à Paris. Il était fils puîné de Charles de Besançon, seigneur de Souligné et de Bouchemont et de Madeleine Horric[47].
Les différentes missions militaires ou diplomatiques que lui confièrent Richelieu puis Mazarin l’amenèrent de 1637 à 1658 sillonner la France[48], à se rendre en Hollande, en Allemagne, en Catalogne, en Italie. En 1627 il était en Hollande puis à la fin de la même année, au siège de La Rochelle, en 1629-1630 il était présent au Piémont aux sièges de Casal et de Pignerol. Il était en Provence en 1629 et 1635, en Flandre en 1637, en Guyenne en 1638, au siège d’Arras en 1640, puis en en Catalogne, en Italie.
Il donna des preuves d’un véritable talent aux sièges de la Rochelle et de Fontarabie, (1638), au secours de Casal comme chef de l’avant-garde française, à la prise de Salses (2 novembre 1639), de Rivesaltes en 1639, et de Perpignan, ou encore aux combats devant Barcelone en 1641, à la bataille de Llorens. Comme diplomate, il mérite encore bien davantage d’être apprécié et connu[49]. Il rédigea les articles de la soumission de la Catalogne au roi, le et il signa le le traité que le roi accepta à Péronne, le 19 septembre suivant. En 1643 à Brisach pour contenir la garnison des weymariens[50] qui s’était mutinée. En 1644 il remplit une mission secrète à Bruxelles auprès don Francisco de Melo. Le , il reçoit les lettres de provisions royales qui le nomment gouverneur des ville et château d’Auxonne en considération des emplois considérables qu’il avait remplis et où il s’était signalé « par sa générosité, valeur et bonne conduite ». « Cette place, qui commandait les frontières de la Franche-Comté, avait alors une réelle importance et les fonctions de gouverneur n’étaient pas seulement une honorifique sinécure[51] ». En 1651, pendant la Fronde, il se démet de ses fonctions de gouverneur d'Auxonne au profit du duc d'Épernon, devenu gouverneur de Bourgogne en remplacement du prince de Condé avec qui il avait échangé le gouvernement de Guyenne. Pendant les neuf ans que dura cette situation, Du Plessis-Besançon fut, en 1655, pendant trois ans, employé comme ambassadeur à Venise. Toutes ces missions de diplomatie montrent la confiance sans limites qu'avait Mazarin dans le tact de cet agent.
Il retrouva le gouvernement d’Auxonne, sur démission du duc d’Épernon, par provisions royales données à Paris, le  ; un ordre du , lui donne pouvoir pour commander dans cette place et le pays environnant. Il conserva ce commandement jusqu’à sa mort.
Sa mort eut lieu le à Auxonne au logis du Roy, l’actuelle mairie. Les débris du marbre funéraire de Du Plessis-Besançon furent rassemblés en 1807 « dans le carré du transept de l’église où il fut enterré. Son marbre funéraire retrace la magnifique carrière militaire et diplomatique d'un grand serviteur de la monarchie[52] ,[53]». On y lisait encore son épitaphe en 1721. Il avait épousé le Louise d’Amphoux, fille d’un conseiller du roi au siège de Fréjus et de Saint-Tropez.

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

  • Claude Jurain, avocat, maire d’Auxonne et historiographe de la ville, auteur de Histoire des antiquitez et prerogatives de la ville et conté d’Aussonne, contenant plusieurs belles remarques des Duchés et Conté de Bourgogne, etc. Dijon. Jurain est décédé le 9 novembre 1618 à Auxonne. Une rue d'Auxonne porte son nom.
  • Denis Marin de la Chasteigneraye, conseiller d’État, intendant des finances de France, né au mois de janvier 1601, mort à Paris le 27 juin 1678. Une rue d'Auxonne porte son nom.
  • Jacques-Louis Valon de Mimeure, (1659-1719), marquis de Mimeure, lieutenant-général des armées du Roy, l'un des Quarante de l'Académie Française de 1707 à sa mort. Jacques-Louis Valon est décédé le à Auxonne.
  • Gabriel Davot, savant avocat au Parlement de Dijon, professeur de droit français en l’université de la même ville, né le 13 mai 1677, mort à Dijon le 12 août 1743. Une rue d'Auxonne porte son nom.
  • Pierre-Gabriel Ailliet, chef de bataillon né à Auxonne en 1762.
  • Jacques Maillart du Mesle, né à Auxonne le 31 octobre 1731 de Simon-Pierre Maillart de Berron et de Antoinette Delaramisse. Il fut pendant cinq années intendant des Iles de France et de Bourbon qu’il laissa lors de son rappel à Paris dans l’état de prospérité le plus florissant, avec la réputation d’avoir été le plus habile administrateur qu’aient eu ces territoires. Il mourut à Paris le 9 octobre 1782. Il a laissé son nom à une rue d'Auxonne.
  • Jean-Louis Lombard (1723-1794), Savant, professeur de mathématiques à l'École Royale d'Artillerie d'Auxonne et écrivain militaire français eut Napoléon Bonaparte comme élève.
Jean-Louis Lombard.
Portrait conservé au musée d'Auxonne. Peintre inconnu
  • Henri Richon (1745-1827), général des armées de la République y est décédé.
  • Jean-François Landolphe, (1747-1825), né à Auxonne le - († ) à Paris, ancien capitaine de vaisseau de la marine royale, marin célèbre[55]. Une rue d'Auxonne porte son nom.
  • Jean-Baptiste Félix de Manscourt du Rozoy (1749-1824), général des armées de la République , y est décédé.
  • Joseph Mignotte, (1755-1828) né le 12 novembre 1755 à Auxonne. Général de brigade le . A servi dans la gendarmerie impériale. Décédé à Rennes le 11 avril 1828.
  • Claude-Antoine Prieur-Duvernois, (1763-1832), est un Auxonnais célèbre dont le lycée d'Auxonne porte le nom. Il s'illustra lors de la Révolution. Claude-Antoine Prieur est né à Auxonne le . Il était le fils de Noël-Antoine Prieur, écuyer, qui exerçait un emploi de finance, et de Anne Millot. Ancien membre de la Convention nationale et du Conseil des Cinq-Cents il était connu sous le nom de Prieur de la Côte d'Or, qui le distinguait de Prieur de la Marne, dont il partagea l’opinion ; dans le procès du roi Louis XVI, ils votèrent l’un comme l’autre, la peine de mort sans appel au peuple ni sursis. Il a médité et produit, au milieu des orages politiques de l’époque, des ouvrages marqués de la plus haute science en chimie et diverses matières physico-mathématiques. Ce sont ses travaux qui ont réalisé le bienfait du système de l’uniformité des poids et mesures. De plus, il a sa part, avec ses compatriotes Monge et Carnot, dans la création de l’École polytechnique. Il finit ses jours à Dijon comme colonel du génie en retraite où il décède le après avoir laissé ses mémoires sur le Comité de salut public.
  • Claude Prost (1764-1834), général des armées de la République et de l'Empire y est né.
  • Claude-Xavier Girault. (1761-1823), Fils d’un médecin, né à Auxonne le 5 avril 1764, décédé à Dijon le 5 novembre 1823. Reçu avocat au parlement de Dijon le 21 juillet 1783 à l’âge de 19 ans. Passionné d’histoire locale, il fut couronné d’une médaille d’or par l’Académie de Besançon le 22 juillet 1786 pour son premier mémoire : « En quel temps le comté d’Auxonne et le ressort de Saint-Laurent furent détachés de la province séquanaise et de la Franche-Comté ». Du même âge que Bonaparte, ils avaient lié connaissance et il s’entretenait d’histoire avec lui. Bonaparte nommé Premier Consul le nomma maire d’Auxonne en 1801 ; fonction qu’il exerça pendant quatre ans. Son excellente administration de la commune lui valut « d’empressés remerciements », votés à l’unanimité le 23 pluviôse an X, par le du conseil municipal. Il prit l’initiative de créer la bibliothèque municipale composée de plus de trois mille volumes choisis par lui provenant de bibliothèques d'ordres religieux supprimés et il conçut à cette occasion un nouveau système de bibliographie dont la publication fut accueillie avec de vifs éloges. Il était membre des académies de Dijon et de Besançon et de nombreuses sociétés savantes. Il avait en outre présidé la Commission des Antiquités de la Côte-d’Or, au nom de laquelle il avait sollicité la création d’un musée archéologique à Dijon. C.-X. Girault fut inhumé à Fontaine-les-Dijon. Son fils Louis Girault a écrit : « Notice historique et bibliographique sur C.-X. Girault », Rabutot, Dijon. C.-N. Amanton a écrit une notice sur la vie et les écrits de C.-X. Girault dans laquelle il énumère les soixante trois écrits que C.-X. Girault rédigea au cours de sa vie.
  • Claude-Nicolas Amanton, (1760-1835), né à Villers-les-Pots le , mort en 1835. Il fut avocat au parlement de Dijon, adjoint puis maire d'Auxonne. Il a publié un grand nombre de mémoires judiciaires et plusieurs autres écrits et des recherches et notices biographiques sur différents personnages.
  • Antoine Masson (1806-1860), Antoine Philibert Masson né le 23 août 1806 à Auxonne est un physicien français. On lui doit l'invention de la bobine d'induction (en collaboration avec Louis Breguet) que Ruhmkorff perfectionna pour en faire la fameuse bobine qui porte son nom. il fut professeur à l'École centrale et au lycée Louis-le-Grand.
  • Gustave Noblemaire (1832 - 1924), né en Lorraine à Dieuze, fils d'un capitaine d'artillerie retraité à Auxonne fut un brillant élève du collège d'Auxonne, puis élève au lycée de Dijon. Devient directeur du Chemin de Fer de Lyon à la Méditerranée (PLM). Une rue d'Auxonne porte son nom
  • Paul Chrétien, général de division né à Auxonne en 1862.
  • Raoul Motoret, (1909-1978), écrivain, né à Auxonne.
  • Claude Noisot, (1787 - 1861), grognard de la vieille garde impérial de l'empereur Napoléon Ier, né à Auxonne, fondateur du Musée et Parc Noisot à Fixin.
  • Gaston Roussel, (1877-1947), vétérinaire, puis docteur en médecine, industriel et chef d'entreprise français


Vie Militaire[modifier | modifier le code]

Unités militaires ayant tenu garnison à Auxonne:

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Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Comme Auxerre, Semur-en-Auxois ou Bruxelles.
  2. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters, (lire en ligne), p. 104.
  3. D'après Jean d'Osta, Dictionnaire historique des faubourgs de Bruxelles, Bruxelles, Le Livre, 1996, (ISBN 2-930135-10-7).
  4. Annonces faites à bord des trains
  5. Données IGN
  6. Pierre Camp, Histoire d’Auxonne au Moyen Âge, p. 13-14.
  7. L’archéologue Feuvrier indique une station palustre en bordure de Saône
  8. a et b Pierre Camp, Guide illustré d'Auxonne, p. 9.
  9. Le sol de la ville, le lit de la rivière, ont fourni quantité d’objets. Du néolithique : Hache marteau en porphyre noir. Marteau en grès des Vosges. Hache polie en pierre dure et outils en silex. De l’époque du bronze : Poignard à lame pistilliforme. Lame de poignard à 2 rivets. Hache à talon. Couteau de bronze. Épée de bronze. De l’époque celtique : Casque celtique, type sans pointe. Trésor de monnaies celtiques d’environ 900 pièces découvert près de la ferme de Brise. De l’époque gallo-romaine : Grande quantité d’urnes funéraires découvertes place d’Armes. Un bronze représentant le dieu Mercure. Taureau tricornu. Une tête d’esclave. Une borne millière trouvée aux « Trois-Maisons » portant le nom de l’empereur Hadrien. Pierre Camp, Histoire d’Auxonne au Moyen Âge p. 13-14-15-16
  10. Peuple souvent cité par César et décrit par Strabon
  11. Provincia maxima Sequanorum créée par Dioclétien lors de sa réforme administrative. La Provincia Maxima Sequanorum qui chevauchait le mur du Jura comprenait le pays des Séquanes augmenté de celui des Rauraques et des Helvètes
  12. Rattaché à la commune de Biarne
  13. Ces divisions avaient pour nom : Ajoie ou (Elsgau), qui correspondait à la région actuelle de Saint-Hippolyte et de Montbéliard, Portois qui entourait Port-sur-Saône, Varais (ou Varasque) s’étendait des plateaux du Jura jusqu’au niveau de Poligny, Scodingue (ou Escuens) qui englobait une partie du Jura méridional
  14. D'après le P. Bernard de Vregille, in Histoire de Besançon, pub. sous la direction de Claude Fohlen, nouv. éd., 1981-1982, p. 185-186, il n'est en effet plus possible de confondre l'abbaye de Dornatiacum citée au VIIe siècle, non localisée, mais située selon toute apparence, très près de la Saône en Attuyer, et le monastère de Bregille à Besançon qui, au XIe siècle portait le nom de Darcatonge : c'est cette similitude de noms qui, dès le XIIe siècle, a conduit l'auteur de la Chronique de Bèze, p. 239 à faire la confusion et après lui tous les historiens locaux anciens.
  15. archiviste du département de la Côte-d’Or, éditeurs en 1875 du manuscrit de la chronique
  16. Dans son dictionnaire topographique, édité en 1924
  17. Lucien Millot, Études critiques sur les origines de la ville d'Auxonne, sa condition féodale, ses franchises, Darantière, Dijon, 1899.
  18. a et b Pierre Camp, Histoire d’Auxonne au Moyen Âge, P. 19-20.
  19. Dans Mémoires et Documents, Par la Société d'Histoire et d'archéologie de Genève,Tome XL, P.28 est indiquée la date de 658. De même, in Vregille, Histoire de Besançon, p. 185-186, (Cité par G. Moyse, in Les origines du monachisme dans le diocèse de Besançon Ve siècle-Xe siècle  ; il faut rectifier la date traditionnellement admise de 657, car l'acte est de février de la première année de Clothaire III, dont le règne a commencé en automne 657 : donc 658 s'impose. Pierre Camp in Histoire d’Auxonne au Moyen Âge, P. 19, indique la date de 652.
  20. Assemblée de Worms où Louis le Pieux fait un nouveau partage de l’empire en favorisant Charles
  21. Jusqu'au traité de Traité de Meerssen en 870
  22. Pierre Camp, Histoire d’Auxonne au Moyen Âge, p. 21.
  23. Vivant aurait vécu à l'île d'Olonne et serait mort au château de Gravion que lui aurait donné Saint-Hilaire, évêque de Poitiers. Ce château de Gravion était sans doute une vieille fortification sur une butte-témoin de la vallée du Graon, occupée aujourd'hui par le village de Saint-Vincent-sur-Graon. In Jean Marillier, Le monastère de Saint-Vivant de Vergy, Mairie de Vergy, 1970.
  24. Pierre Camp, Histoire d’Auxonne au Moyen Âge, p. 20.
  25. Pierre Lévêque, La Côte-d'Or de la Préhistoire à nos jours, Saint-Jean-d'Angely, Bordessoules, coll. « L'Histoire des départements de la France », 1996, 476 p. (ISBN 2-903504-43-1) Collectif, sous la direction de Pierre Lévêque : Jean-Bernard Charrier, Jean-Paul Thévenot, Jean-Pierre Nicolardot, Michel Mangin, Jean Marilier, Jean Richard, André Leguai, Christine Lamarre, Daniel Ligou, p. 131.
  26. Pierre Camp nomme ce chef normand : Astings et Jean Marillier in Le Monastère de Saint-Vivant de Vergy, le nomme : Austin, chrétien renégat.
  27. Lucien Millot, Études critiques sur les origines de la ville d'Auxonne, sa condition féodale, ses franchises, Darantière, Dijon, 1899. p. 57.
  28. Nommé Hugo de Veilai, d’après P. Camp, Histoire d’Auxonne au Moyen Âge, p. 22.
  29. P. Camp, Histoire d’Auxonne au Moyen Âge, p. 23-24.
  30. Jean Richard, Les ducs de Bourgogne et la formation du duché du XIe au XIVe siècles, Les Belles Lettres, Paris, 1954, p. 209
  31. Jean Richard, Les ducs de Bourgogne et la formation du duché du XIe au XIVe siècles, Les Belles Lettres, Paris, 1954, p. 209, 210.
  32. Sur les chemins de la perfection 1060 à 1220, p. 144
  33. P. Camp, Histoire d'Auxonne au Moyen Âge, Association Bourguignonne des Sociétés Savantes, 1960, p. 25
  34. Jean Richard, Les ducs de Bourgogne et la formation du duché du XIe au XIVe siècles, Les Belles Lettres, Paris, 1954, p. 211
  35. Jean Richard, Les ducs de Bourgogne et la formation du duché du XIe au XIVe siècles, Les Belles Lettres, Paris, 1954, p. 214, 215
  36. Son frère aîné, Guillaume de Saulx, comte de Tavannes avait épousé Catherine Chabot, fille de Léonor Chabot, comte de Charny. Lui-même avait épousé en premières noces Catherine Chabot, fille de François Chabot, marquis de Miribel qui lui donna trois enfants. En deuxièmes noces, il épousa Gabrielle Desprez qui lui donna huit enfants. In Bulletin de la Société archéologique de Sens, t. VIII, 1863, p. 240 et 246.
  37. Pierre Camp, Guide illustré d'Auxonne, p. 21. et Henri Drouot, Mayenne et la Bourgogne, étude sur la Ligue, 1587-1597, Picard, 1937, p. 403.
  38. Pierre Camp Guide Illustré d'Auxonne, p. 21.
  39. Stéphane Simonnet, Claire Levasseur (cartogr.) et Guillaume Balavoine (cartogr.) (préf. Olivier Wieviorka), Atlas de la libération de la France : 6 juin 1944- 8 mai 1945 : des débarquements aux villes libérées, Paris, éd. Autrement, coll. « Atlas-Mémoire », (1re éd. 1994), 79 p. (ISBN 978-2-746-70495-4 et 2-746-70495-1, OCLC 417826733, notice BnF no FRBNF39169074) , p. 35
  40. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  41. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  42. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  43. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  44. Plaquette d'information des VNF pour l'inauguration du nouveau barrage d'Auxonne
  45. Tiré de : Bulletin de la société archéologique de Sens, T. VIII, 1863, pp : 238-247.
  46. Pierre Camp, Guide Illustré d'Auxonne, p. 95.
  47. Horric de Beaucaire, Mémoires de Du Plessis-Besançon, p. 26.
  48. Ses missions l’obligent à des déplacements longs et fréquents : il donne un exemple dans ses Mémoires : « Sur quoi, je me permets de faire remarquer ici une chose extraordinaire qui fut, qu’en moins de deux mois, je me vis sur l’autre extrémités des côtes d’Italie avec l’armée navale, au siège d’Arras et dans Barcelone, qui sont des lieux éloignés de plus de trois cents lieues l’un de l’autre », in Mémoires de Du Plessis-Besançon, p .23.
  49. Le comte Horric in Mémoires de Du Plessis-Besançon ajoute : « En 1640, au moment même où le Portugal secouait le joug de l’Espagne, les Catalans, jaloux de leurs libertés, se soulevèrent contre l’autorité du roi catholique, massacrant les officiers du prince et chassant de leur province les garnisons espagnoles. Quelle bonne fortune pour Richelieu s’il pouvait faire tourner de pareils évènements à notre profit, mais aussi combien aventureuse la mission qui incombait à celui qui, seul sans armée, allait s’avancer au nom du roi de France au milieu de la province bouleversée ! Du Plessis-Besançon fit preuve, en cette circonstance, d’autant de sang-froid que de courage. Il repoussa avec des bandes de Catalans enrégimentés à la hâte et mal exercées les troupes espagnoles qui vinrent assiéger Barcelone et signa avec les brassos, ou États Généraux de la Catalogne, deux traités qui placèrent cette province sous l’administration directe du roi de France et qui valurent la conquête définitive du Roussillon. Aucun coup plus décisif ne fut, pendant toute cette guerre porté à la monarchie espagnole ».
  50. Corps allemand à la solde de la France et formé par le duc Bernard de Saxe-Weymar qui était mort en 1639
  51. Horric de Beaucaire, Mémoires de Du Plessis-Besançon, Notice biographique, p. XII
  52. Pierre Camp, Guide Illustré d'Auxonne, p. 67.
  53. Lettre d’Amanton au rédacteur du Moniteur Universel, 12 fructidor an XI, donnant l’inscription funéraire relevée « sur les débris rassemblés récemment par mes soins, au moment où ils allaient être dispersés ». Les destructions révolutionnaires ayant détruit le nom du guerrier à la mémoire duquel le marbre était consacré, Amanton identifia le personnage par la date de son décès, et sa qualité de gouverneur d’Auxonne, in Pierre Camp, Guide Illustré d’Auxonne, p. 126, r. 8.
  54. Pierre Camp, Guide Illustré d'Auxonne, p. 97. et Bernard Alis, Les Thiard, guerriers et beaux esprits. Claude et Henri-Charles de Thiard de Bissy, et leur famille, L’Harmattan, Paris, 1997. p. 295.
  55. Voir : Mémoires du capitaine Landolphe, contenant l’histoire de ses voyages pendant trente-six ans aux côtes d’Afrique et aux deux Amériques ; rédigés sur son manuscrit, par J.-S. Quesné, Paris, 1823

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nathalie Descouvières, Les Terres d’Outre-Saône au Moyen Âge : histoire de Aubigny-en-Plaine, Bonnencontre, Brazey-en-Plaine, Chaugey, Echenon, Esbarres, Franxault, La Perrière-sur-Saône, Losne, Magny-les-Aubigny, Maison-Dieu, Montot, Pagny-le-Château, Pagny-la-Ville, St Jean de Losne, St Apollinaire, 1999.
  • Claude Speranza, La science ou l'Arsenal, Association Auxonne-Patrimoine, 1998.
  • Bernard Alis, Les Thiard, guerriers et beaux esprits, L’Harmattan, Paris, 1997.
  • Martine Speranza, Le Château d'Auxonne, 1987.
  • Pierre Camp, Histoire d'Auxonne au Moyen Âge, 1960.
  • Pierre Camp, Guide Illustré d'Auxonne, 1969.
  • Pidoux de la Maduère, Le Vieil Auxonne, réédition de 1999.
  • Lucien Febvre, Histoire de Franche-Comté, réédition de 2003.
  • Jean Savant, Napoléon à Auxonne, Nouvelles éditions latines, Paris, 1946.
  • Maurice Bois, Napoléon Bonaparte, lieutenant d'artillerie à Auxonne : vie militaire et privée, souvenirs, coup d'œil rétrospectif sur Auxonne, blocus de 1814, siège de 1815, investissement par les Allemands 1870-1871, Flammarion, Paris, 1898.
  • H. Drouot et J. Calmette, Histoire de Bourgogne, 1928.
  • Lucien Millot, (fr) Étude critique sur les origines de la ville d'Auxonne, sa condition féodale et ses franchises, (1899).
  • Dom Simon Crevoisier, Chronique de Saint-Vivant, Manuscrit vers 1620 - B.M. de Dijon (MS-961) ou Archives de la Côte-d'Or (H. 122)
  • E. Bougaud et Joseph Garnier, Chronique de Saint-Pierre de Bèze, 1875.
  • C.-N. Amanton, Notice sur feu le marquis de Thyard, in Mémoires de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon, 1830.
  • C.N. Amanton, Galerie auxonnaise ou revue générale des Auxonnais dignes de mémoire, 1835
  • Louis Girault, Notice historique et bibliographique sur C.-X. Girault, Rabutot, Dijon
  • Étienne Picard, Histoire d'une forêt communale : la forêt des Crochères à la ville d'Auxonne, Dijon, 1898.
  • Horric de Beaucaire, Mémoires de Du Plessis-Besançon, Paris, 1842.
  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Auxonne » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (Wikisource)