Villers-Patras

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Villers-Patras
Villers-Patras
L'église de Villers-Patras.
Blason de Villers-Patras
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Agnès Chaumonnot
2020-2026
Code postal 21400
Code commune 21700
Démographie
Population
municipale
90 hab. (2018 en diminution de 15,89 % par rapport à 2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 51″ nord, 4° 32′ 30″ est
Altitude Min. 194 m
Max. 339 m
Superficie 6,3 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Châtillon-sur-Seine
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châtillon-sur-Seine
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Villers-Patras
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Villers-Patras

Villers-Patras est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté, elle fait partie de la communauté de communes du Pays Châtillonnais. Les gentilés sont "Patrasiens" et "Patrasiennes".

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21700.png

La superficie de Villers-Patras est de 6,3 km2 avec une altitude minimum de 194 mètres et un maximum de 339 mètres. Les deux tiers du finage sont occupés par les bois qui couvrent les versants de la vallée de la Seine et le plateau, et qui font partie du vaste domaine forestier qui s'étend jusqu'à la vallée de l'Ource à l'est. Le village est installé au pied de la forêt, au-dessus des prairies inondables qui bordent le fleuve.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

la D 971 au centre du village

La commune est en bordure de la route départementale 971 (ex RN 71) reliant Troyes à Dijon. La commune est eccessible par l'autoroute A5 depuis la sortie Sortie 22 Bar-sur-Seine, Brienne-le-Château à 35 km au nord. La gare la plus proche est celle de Montbard.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée par la Seine au sud-ouest, un bras de la rivière de Courcelles s'y jette vers le moulin de Cholet, après avoir traversé le sud du finage. Des sources au-dessus du village sont captées dans le versant du plateau, d'autres plus au nord peuvent alimenter le val de Vau dont le cours finit aussi dans la Seine et forme la limite de commune avec Charrey-sur-Seine.

Hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

La population est regroupée dans le village, la commune n'a pas de hameau rattaché.

  • Habitat ou bâti écarté : le moulin Cholet en rive de Seine.
  • Lieux-dits d'intérêt local : coteau de Montaigu.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Charrey-sur-Seine Rose des vents
Pothières N Obtrée
O    Villers-Patras    E
S
Vix

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villers-Patras Blason
De gueules aux deux clés d'argent passées en sautoir surmontées d'une fleur de lys d'or, à la bordure aussi d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Villers-Patras est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châtillon-sur-Seine, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 60 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (65 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (65 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (65 %), prairies (19,5 %), terres arables (15,2 %), eaux continentales[Note 3] (0,3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Pothières exerce le droit seigneurial sur le village où elle possède une grange dimière, un four banal et une maison forte à partir de 1247[8].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1790 Villers-Patras est pendant 10 ans chef-lieu de canton.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Alain Herard    
mars 2014 En cours Agnès Chaumonnot   Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Villers-Patras appartient :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2018, la commune comptait 90 habitants[Note 4], en diminution de 15,89 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
180203214216224223243191172
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
166188171146148149133117100
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
9795989382888498117
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
109951161231231009895107
2018 - - - - - - - -
90--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux, monuments et pôles d'intérêt[modifier | modifier le code]

En 2017, la commune n'a pas de monument classé à l'inventaire des monuments historiques, elle compte 8 monuments ou édifices[13] et 11 objets[14] répertoriés à l'IGPC (inventaire général du patrimoine culturel).

  • Mairie en pierres de taille et moellons du XVIIIe s. (répertorié à l'I.G.P.C. 1993)[15].
  • L'église de la Nativité[16] de plan allongé bâtie au XVIe siècle mais remaniée plusieurs fois, le clocher à l'aplomb de la façade date de 1829 (répertoriée à l'I.G.P.C. 1993)[17]. À l'intérieur, la chapelle latérale gauche abrite une Vierge à l'Enfant en bois peint (I.G.P.C. 1994)[18] et celle de droite une Vierge à l'Enfant couronnée par deux anges en bois doré à la feuille portant l'inscription MONSTRA TE ESSE MATREM (montre toi notre Mère) (I.G.P.C. 1994)[19].
  • Oratoire en place de la croix de cimetière, abritant dans une niche perchée sur un long fût une Vierge à l'Enfant, rappel de la dédicace de l'église à la Nativité.

Zones naturelles protégées[modifier | modifier le code]

Le Côteau de Montaigu est classé Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type I.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  2. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 25 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 25 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. René Paris 1987, p. 79.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. « Liste des lieux et monuments de la commune de Villers-Patras à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Liste des objets de la commune de Villers-Patras à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  15. Notice no IA00096195, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Notice no IA00096194, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Notice no IA00096194, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Notice no IM21007046, base Palissy, ministère français de la Culture.
  19. Notice no IM21007047, base Palissy, ministère français de la Culture.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Montigny-sur-Aube, Recey-sur-Ource, Châtillon-sur-Seine, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Raymond Lazzarotti Villers-Patras : son origine, son évolution, Châtillon-sur-Seine, 1993, coll. Les cahiers du Châtillonnais, 141 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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