Saint-Jean-de-Losne

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Saint-Jean-de-Losne
Image illustrative de l'article Saint-Jean-de-Losne
Blason de Saint-Jean-de-Losne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Canton Brazey-en-Plaine
Intercommunalité Rives de Saône
Maire
Mandat
Marie-Line DUPARC
2014-2020
Code postal 21170
Code commune 21554
Démographie
Population
municipale
1 146 hab. (2014)
Densité 1 910 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 14″ nord, 5° 15′ 53″ est
Altitude Min. 179 m – Max. 182 m
Superficie 0,6 km2
Localisation

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Saint-Jean-de-Losne
Liens
Site web http://www.stjeandelosne.fr/

Saint-Jean-de-Losne est une commune française située dans le canton de Brazey-en-Plaine du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-Losne est située sur la rive de droite de la Saône en aval du confluent de celle-ci et de l'Ouche. C'est le carrefour entre trois grandes voies de transport et de tourisme fluvial :

Saint-Jean-de-Losne est une des communes de France dont le territoire est le plus petit : 0,6 km² dont 0,36 km2 de terres et le reste d'eau.

Les communes limitrophes sont Losne au sud et Saint-Usage au nord ; elles forment avec Saint-Jean-de-Losne une agglomération continue.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Saint-Jean-de-Losne, comme toute la Côte-d'Or est de type océanique à tendance semi-continentale mais également de type méditerranéen.

L'influence océanique se traduit par des pluies fréquentes en toutes saisons (avec néanmoins un maximum en automne et un minimum en été) et un temps changeant. L'influence semi-continentale se traduit par une amplitude thermique mensuelle parmi les plus élevées de France (18 °C contre 15 °C à Paris), des hivers froids, avec des chutes de neige relativement fréquentes, et des étés plus chauds que sur les côtes, avec à l'occasion de violents orages. C'est cette influence semi-continentale qui rend possible la culture de la vigne en Côte-d'Or.

Le tableau des données météorologiques suivant est basé sur les informations relevées dans la station de Dijon, la plus proche de Saint-Jean-de-Losne.

Données climatiques[1] Dijon Moyenne nationale
Ensoleillement 1831 h/an 1973 h/an
Pluie 732 mm/an 770 mm/an
Neige 25 j/an 14 j/an
Orage 26 j/an 22 j/an
Brouillard 68 j/an 40 j/an

Les températures se situent dans les normales saisonnières pour la plupart. Pour la période de mesure allant de 1961 à 1991, les données montrent une variabilité très faible d'une année sur l'autre. La température moyenne la plus basse est ainsi mesurée en janvier (- 16 °C en 1962)[Note 1] alors que celle la plus élevée est mesurée en juillet avec 19,7 °C en 1990[Note 2]. Néanmoins les dernières années ont confirmé une hausse constante des températures, en moyenne de + 2,05 °C à Dijon[2]. Enfin, l'insolation moyenne annuelle est de 1.831 heures.

Mois Janv Fev Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures moyennes Dijon (°C) 1,6 3,3 6,7 10,3 14,5 17,6 19,6 19,0 16,1 10,9 5,8 3,1 10,7
Températures moyennes Paris (°C) 4,2 5,3 7,8 10,6 14,3 17,4 19,6 19,2 16,7 12,7 7,7 5,0 11,7
Températures moyennes Trappes (°C) 3,0 4,0 6,3 9,1 12,7 15,8 18,0 17,7 15,3 11,4 6,5 3,8 10,3

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Un point stratégique

À cet endroit, la voie romaine entre Salins et Dijon, utilisée pour transporter le sel comtois, franchissait la Saône. C'est en face, sur l'autre rive, à Losne, que se situait l'agglomération. Notre-Dame-de-Losne, un prieuré dépendant de Cluny s'y trouvait. Sa fondation remonterait, selon Mabillon, au VIIe siècle et elle était le siège d'un évêché. Son église restera cocathédrale de l'évêché de Chalon jusqu'au milieu du XVIIIe siècle. Le concile de Saint-Jean-de-Losne y a lieu de 673 à 675[3]. D'après A. Colombet, Saint-Jean-de-Losne n'était qu'une banlieue de Losne, et s'est développé grâce à la batellerie. Il explique ainsi la très petite taille de cette commune[4]. Bénéficiant d'une place privilégiée avec un pont sur la Saône, terrain neutre entre l'Empire et le Royaume, une entrevue entre Louis VII et Frédéric Barberousse s'est déroulée à cet endroit en septembre 1162[5]. Ce pont sur la Saône était un point de passage important, et un péage y était installé. En 1309, il y avait aussi un visiteur général, faisant office de douanier, installé au passage de Saint-Jean-de-Losne, pour surveiller la circulation des laines et autres marchandises réglementées[6]. D'abord dépendante des ducs de Bourgogne, la ville sera rattachée au domaine royal sous Louis XI, à la mort de Charles le Téméraire[7], devenant le siège d'un bailliage[8]. Il y a aussi un grenier à sel dans la ville, qui, en 1625, vend 10 muids, ce qui correspond théoriquement à 6720 rations annuelles individuelles[9].

Réunis sous les ducs de Bourgogne, la comté et le duché sont à nouveau séparés, puisqu'à la succession de Charles le Téméraire, en 1477, Louis XI s'empare du duché, et Marie de Bourgogne, par son mariage avec Maximilien d'Autriche, fait passer la comté à l'Autriche, et par la suite, avec son petit-fils Charles Quint, à l'Espagne. Et en 1522, un traité de neutralité entre les deux Bourgogne est signé à Saint-Jean-de-Losne[10], cette fois-ci à l'intérieur de la ville, et non plus sur le pont[11]. Ce n'est qu'en 1678, avec le traité de Nimègue sous Louis XIV, que la Saône ne sera plus une frontière.

Pendant la Ligue, à partir de 1591, le gouverneur de la garnison est monsieur de Vaugrenant, parlementaire devenu homme de guerre, qui est un royaliste convaincu, alors que la Bourgogne, dont le gouverneur est Mayenne, frère du duc de Guise assassiné au château de Blois, est proche de la Ligue. Il renforce et termine les fortifications de la ville. Il mènera surtout de nombreux coups de main dans les environs et contre les garnisons ligueuses[12]. En mai 1594, il « ravage l'abbaye de Citeaux », et en décembre, « la garnison de Saint-Jean-de-Losne enlève ce qui restait à Citeaux » nous raconte Gabriel Breunot dans son journal[13]. Il exaspère les bourgeois de Dijon, qui adressent à leur Gouverneur des plaintes au sujet de Saint-Jean-de-Losne, « ce repaire de voleurs, de renégats et de maudits ». Quant aux Auxonnais, ils se plaignent au Roi du tort causé à leur commerce[14].

Sa position stratégique valut aussi à la ville d'avoir été le siège de nombreuses batailles, dont deux ont fait la gloire de la ville.

Plan de Saint-Jean-de-Losne au XVIIe siècle
détail du monument commémorant le siège de 1636
Le 28 octobre 1636, les troupes autrichiennes dirigées par Matthias Gallas secondé par le lorrain François de Mercy (Franz von Mercy), après avoir pénétré dans le royaume de France depuis les villes de Gray et Dole en Franche Comté, décidèrent de s'établir à Saint-Jean-de-Losne pour l'hiver. Elles avaient auparavant complètement détruit de nombreux villages et villes de la plaine de la Saône, (dont Pontailler-sur-Saône, Mirebeau, Saint-Léger[Lequel ?], Maxilly-sur-Saône, Talmay, Heuilley-sur-Saône,Saint-Sauveur), et massacré leurs habitants. Mais le 2 novembre, après deux assauts et malgré une brèche dans les fortifications, la ville ne fut pas prise et les habitants assiégés refusèrent catégoriquement toute reddition. Un troisième assaut n'y suffit pas : les assiégeants ne prirent pas possession de la ville. Parmi les défenseurs : Nicolas Vaudrey[16]. La pluie continue qui tomba pendant le siège, fit entrer en crue la Saône; les assiégeants manquèrent de vivres, et une avant-garde des troupes royales, dirigée par le maréchal Josias Rantzau, arriva en soutien des habitants : les troupes autrichiennes levèrent le camp le 3 novembre, et durent se replier vers la Comté. Cette retraite dans des conditions météorologiques défavorables fut très difficile et l'armée impériale y laissa de nombreux canons et de nombreux morts.
Louis XIII récompensa le courage de la ville en l'exemptant d'impôts. Après cette héroïque résistance fut ajouté au nom de la ville celui de "Belle Défense". À la Révolution française son nom fut d'ailleurs remplacé --- temporairement --- par celui de "Belle Défense"[17].
Deux drapeaux pris aux Autrichiens lors des assauts sont visibles dans l'église Saint-Jean-Baptiste.

La victoire du siège imposé par Gallas est commémorée tous les cinquante ans. La dernière "Fête de la Gallas" eut lieu en 1986 et l'édition suivante est programmée pour 2036.

  • Révolution française :

le 22 décembre 1789, sont créés les départements. Ce ne sera ni la Haute-Seine, ni la Seine-et-Saône, mais la Côte-d'Or, subdivisée en six districts. Saint-Jean-de-Losne fait partie de celui de Dijon, mais finalement, devient le chef-lieu d'un septième district qui regroupe Seurre et ses environs[18].

Saint-Jean-de-Losne est la première commune en France à renoncer à ses privilèges pécuniaires dans une déclaration faite devant l'Assemblée nationale le 7 juillet 1789 par son représentant M. Hernoux. (Source : Archives nationales)

Le 17 janvier 1814, un avant-poste autrichien est installé au niveau du pont sur la Saône, en face de la ville. Dans un élan patriotique, les habitants se joignent aux soldats pour attaquer l'avant-poste, qu'ils enlèvent à l'ennemi. Après avoir coupé le pont, la ville résistera encore longuement aux assauts autrichiens[19]. Cependant, cette défense n'empêchera pas l'ennemi d'entrer à Dijon le 19[20].
Durant les Cent-jours, Napoléon récompensa la ville de sa défense héroïque en lui attribuant la Légion d'honneur. Le 14 mars 1815, lors de son passage à Chalon-sur-Saône, il déclara aux représentants de Saint-Jean-de-Losne : "Dites à votre digne maire que je lui donne la croix ; car c'est pour vous, braves gens, que j'ai institué la Légion d'Honneur et non pour les émigrés pensionnés par nos ennemis"[21].
Saint-Jean-de-Losne, Chalon et Tournus ont été les premières villes décorées de la Légion d'honneur.
  • Guerre de 1939-1945
Le 4 septembre 1944, pendant que la R.A.F détruisait le pont de Seurre, les Allemands protègent leur retraite en faisant sauter le pont de pierre de Saint-Jean-de-Losne. Le pont du chemin de fer enjambant la Saône à l'ouest de la ville est également détruit, coupant ainsi la ligne de chemin de fer Dijon- Lons-le-Saunier -via Saint-Jean-de-Losne, Chaugey et Chaussin.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De Bourgogne, à la champagne d'azur à la Légion d'Honneur au naturel suspendue à un fermail de gueules. »
Commentaires : Napoléon insista pour que la croix de la Légion d'honneur apparût dans le blason, et non à l'extérieur comme il était coutume pour les distinctions[22]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 mars 2014 M. Gilles Chatel - -
mars 2014 en cours Mme Marie-Line Duparc SE Agent technique
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Saint-Jean-de-Losne en 2009[23]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 11,04 % 0,00 % 7,28 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 23,16 % 0,00 % 11,91 % 3,65 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 54,41 % 0,00 % 25,82 % 9,17 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 9,25 % 6,97 % 3,14 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[25],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 1 146 habitants, en diminution de -4,18 % par rapport à 2009 (Côte-d'Or : 1,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
1 717 1 515 1 540 1 577 1 942 2 134 2 321 2 237 2 030
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 846 1 804 1 597 1 561 1 507 1 547 1 514 1 520 1 450
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 376 1 388 1 288 1 402 1 344 1 262 1 204 1 425 1 528
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
1 623 1 605 1 476 1 342 1 257 1 208 1 148 1 146 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (32,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,6 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,6 %, 15 à 29 ans = 22,7 %, 30 à 44 ans = 17,3 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 25,2 %) ;
  • 52,6 % de femmes (0 à 14 ans = 13,5 %, 15 à 29 ans = 17 %, 30 à 44 ans = 14,2 %, 45 à 59 ans = 16,4 %, plus de 60 ans = 38,9 %).
Pyramide des âges à Saint-Jean-de-Losne en 2007 en pourcentage[28]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,9 
90  ans ou +
4,7 
12,1 
75 à 89 ans
19,7 
11,2 
60 à 74 ans
14,5 
18,3 
45 à 59 ans
16,4 
17,3 
30 à 44 ans
14,2 
22,7 
15 à 29 ans
17,0 
16,6 
0 à 14 ans
13,5 
Pyramide des âges du département de la Côte-d'Or en 2007 en pourcentage[29]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,2 
75 à 89 ans
9,3 
12,6 
60 à 74 ans
13,3 
21,1 
45 à 59 ans
20,3 
20,6 
30 à 44 ans
19,5 
20,9 
15 à 29 ans
20,2 
18,3 
0 à 14 ans
16,2 

Économie[modifier | modifier le code]

Port fluvial de plaisance.

La ville de Saint-Jean-de-Losne, par sa position de carrefour est-ouest a pu développer une importante activité liée au transport fluvial, notamment au XIXe siècle avec la construction des canaux. Y passaient ainsi de nombreux radeaux de bois provenant du Jura et à destination de Paris. La ville perd de son importance à la fin du XVIIIe siècle, lorsque la route vers la Comté par Dole est construite[30].

C'est aujourd'hui le premier port français de tourisme fluvial en eau d'intérieur[31].

Grâce à ce port, un grand nombre de touristes rendent les commerces des environs de Saint-Jean-de-Losne rentables. Le port a été progressivement développé depuis 1980. Au départ, il y avait la création en un premier temps d'une société de locations de bateaux puis une société de bateaux à passagers et deux sociétés offrant des multiples services tels que gérance du port de plaisance, ventes de bateaux neufs et d'occasion, vente d'accastillage, réparation aménagement, mise à sec de bateaux. D'autres sociétés se sont installées pour profiter de l'activité du tourisme fluvial.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Services[modifier | modifier le code]

On trouve dans la commune un centre de secours, une office du trésor public est aussi présent sur la commune[32] et ADMR[33]

Enseignement[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune école maternelle et primaire. Pour l'enseignement secondaire, il existe le collège « Les Hautes-Pailles » à Echenon[34].

Santé[modifier | modifier le code]

Il y a trois cabinets médicaux, deux infirmiers et deux kinésithérapeutes installés dans la commune[35]. La commune dispose aussi d'un ancien hôpital devenu une maison de retraite[36].

Sports[modifier | modifier le code]

Il y a trois clubs sportifs dans cette commune : Le club de Football (3 équipes séniors) qui se nomme Association Sportive Saint-Usage, Saint Jean-de-Losne, Losne (ASUJL) et évolue pour la saison 2015-2016 en Promotion de District de Côte-d'Or pour l'équipe première[37] (9e division nationale), le club joue sur le stade municipal ; Le club de Tennis nommé Tennis Club de Saint-Jean-de-Losne qui joue sur trois terrain de tennis ; Et l'AS VBD avec les sections Canoë-Kayak, Judo, Gymnastique/Musculation et Jogging.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Façade de l'hôtel de ville

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Ancien hôtel particulier de la famille Hernoux (XVIIe-XVIIIe siècle, classé MH). Le portail en chêne sculpté donne accès par un passage pavé à la cour intérieure clôturée à l’arrière par une grille en fer forgé portant le chiffre d’Antoine Hernoux. À l’étage, dans la salle du conseil sont présentés des documents historiques et un grand tableau de Geoffroy et Badin (1847) représentant la proclamation de la délibération des échevins pendant le siège de 1636. Une galerie dans laquelle se trouve un poêle en faïence (XVIIIe s. classé MH) donne accès au salon d’honneur dont les murs sont couverts d’un ensemble remarquable de papier peint en arabesques de la maison Réveillon (fin XVIIIe sc. classé MH).

Maison des Mariniers[modifier | modifier le code]

Une des plus anciennes maisons de Saint-Jean-de-Losne datant du XVe siècle, présente une collection de documents et d'objets relatifs à la navigation fluviale. Dans l'escalier, une statue de la vierge en chêne (XVe siècle) est probablement un remploi d'un élément d'une ancienne maison démolie, ou de l'ancien pont de bois.

Église Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Losne, construite au XVIe siècle, elle allie le gothique flamboyant (chœur, transept) et des éléments Renaissance (nef et portail). À l'intérieur, on découvre entre autres : les stalles (1756 - 1758), œuvre de Jean Charcot, l'orgue de Bénigne Boillot (1768), le Maître autel et son baldaquin (1784) œuvre de stucateurs italiens, le lutrin en bronze doré (1829), et un bateau votif de 1826 offert par la confrérie de Saint-Nicolas.

(L'église et les éléments principaux de son moblilier sont classés monument historique)[38],[39]

L'Hôtel Dieu[modifier | modifier le code]

Fondé en 1658 par délibération des habitants du 1er septembre. La chapelle et les bâtiments ont été bénis le 30 mars 1659.Actuellement EPAHD « la Saône », les bâtiments ont été considérablement modifiés à l’intérieur et de nouvelles constructions ajoutées. Le bâtiment principal a conservé son ordonnance extérieure, avec sa toiture à la Mansart. Au rez-de-chaussée la salle des femmes et la salle des hommes s’ouvraient toutes deux perpendiculairement sur une chapelle. Depuis l’extérieur, on accédait à celle-ci derrière la grille principale par une porte protégée par un avant-toit en fer blanc qui a été conservé. À l’intérieur on peut encore admirer l’escalier d’honneur, en pierre avec, dans le vestibule une statue de la vierge à l’enfant de l’école bourguignonne (XVe siècle, classée MH, située jadis à l’extérieur au centre de la cour derrière le bâtiment), les anciennes portes de l’hôpital et un mortier en bronze, également classé.

Le monument commémoratif du siège de 1636 et les canons[modifier | modifier le code]

Construit en 1891 sur un projet de l’architecte Félix Vionnois, le monument se trouve à la place-même où les échevins ont annoncé aux habitants leur délibération par laquelle ils décidaient de continuer la résistance aux assiégeants. La base du monument est ornée de deux bas-reliefs en bronze du sculpteur bourguignon Mathurin Moreau. Les deux canons donnés à la garde Nationale de la ville par Napoléon Ier lui ont été enlevés lors de la suppression des gardes nationales en 1849. En 1901, Saint-Jean-de-Losne a obtenu deux nouveaux canons, placés devant le monument, ils ont été utilisés pour des salves d’honneur jusqu’à la dernière guerre.

Le pont, les quais et le port[modifier | modifier le code]

Le pont actuel, en béton armé, a été reconstruit de 1947 à 1951, à la place du pont de pierres dynamité une première fois par les français en juin 1940, puis par les allemands en 1944. Ce pont avait été construit de 1833 à 1838. Auparavant, le pont de bois était situé en aval du pont actuel, au milieu se trouvait un pont levis reconstruit en 1639 après le Siège. Plusieurs fois reconstruit, il avait été définitivement ruiné en 1830. Le premier pont, qui existait en 1162, en amont du pont actuel s’appuyait sur l’île d’Orain, ce qui limitait sa portée[40]. Le quai à gradins[41] , construit en 1838, pour faciliter l’amarrage et le chargement des bateaux, est aménagé aujourd’hui en une halte fluviale pour les plaisanciers. Les rives de la gare d’eau, aujourd’hui port de plaisance, constituent une promenade.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Dhetel, Annales historiques de Saint-Jean-de-Losne 1908
  • Giles Constable, Michel Rouche, Olivier Guillot Auctoritas: mélanges offerts à Olivier Guillot 2006
  • Pacaut Marcel, Louis VII et Alexandre III (1159-1180) In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 39. no 132, 1953. p. 5-45.
  • Bigwood Georges, La politique de la laine en France sous les règnes de Philippe le Bel et de ses fils. In: Revue belge de philologie et d'histoire. Tome 15 fasc. 1, 1936. p. 79-102.
  • Le Roy Ladurie Emmanuel, Recurat Jeannine, L'état des ventes du sel vers 1625. In: Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 24e année, N. 4, 1969. p. 999-1010.
  • jean Bart, La Révolution française en Bourgogne, 1996.
  • Paul Delsalle, La Franche-Comté au temps de Charles Quint, 2006.
  • Dominique Dinet, Religion et société: Les Réguliers et la vie régionale dans les diocèses d'Auxerre, Langres et Besançon, Publication de la Sorbonne, 1998
  • Jean Richard, Histoire de la Bourgogne, Éditions Privat, (ISBN 2-7089-1680-7)
    Collectif, sous la direction de J. Richard : Joseph Joly, Roland Martin, Jean Marilier, Pierre Quarré, Daniel Ligou, Pierre Lévêque, François Caron
  • Albert Colombet, Bourgogne et Morvan, 1969
  • Jean-Pierre Poussou, Centre Roland Mousnier, Anne Mézin, Yves Perret-Gentil, L'influence française en Russie au XVIIIe siècle

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Un record quotidien de – 21,3 °C a été mesuré en 1985.
  2. Un record quotidien de + 38,1 °C a été mesuré en 1989.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dijon (Côte-d'Or - 21000) : climat
  2. Récapitulatif en ligne des températures à Dijon et en Bourgogne.
  3. Constable (2006), p. 225
  4. Colombet (1969) p. 228
  5. Pacaut (1953). p. 20
  6. Bigwood, (1926) p. 91
  7. Dhetel (1908), p. 224
  8. Histoire de Saint-Jean-de-Losne sur bourgogne.cybercommuns.com
  9. Le Roy Ladurie Emmanuel, Recurat Jeannine (1969), p. 1001 et 1009
  10. Delsalle, (2006) p. 62
  11. Dhetel (1908), p. 246
  12. Dhetel (1908), p. 366 et suiv.
  13. Dinet, (1999), p. 31
  14. Poussou (2004) p. 318
  15. « 1636 : Le Glorieux Défi Losnois entre deux Bourgogne », conférence du 7 décembre 2006 par le Professeur Jean Pelletier-Thibert. In édition 2007, Quatrième série - Tome 18 des Annales de l’Académie de Mâcon. ISSN 0980-6032.
  16. E. de Vernisy, Les Vaudrey de Saint-Jean-de-Losne (P.C.O. 9 juin 1936) Notes sur Nicolas et son descendant Léonide Vaudrey qui commandait le 4e rég. d'artillerie à Strasbourg, lors de l'équipée bonapartiste de 1836
  17. Histoire sommaire du siège de 1636
  18. Bart, (1996) p. 144 à 147
  19. Siège de 1814 rapporté sur le site de le Société d'Entraide des Membres de la Légion d'Honneur
  20. Richard (1978) p. 337
  21. Ces propos sont rapportés sur le manuscrit accompagnant la croix de la Légion d'honneur, dans l'hôtel de ville de Saint-Jean-de-Losne. [1] [2].
  22. Brian Timms
  23. « Impôts locaux à Saint-Jean-de-Losne », taxes.com
  24. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  28. « Évolution et structure de la population à Saint-Jean-de-Losne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 30 novembre 2010)
  29. « Résultats du recensement de la population de la Côte-d'Or en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 30 novembre 2010)
  30. Richard (1978) p. 285
  31. [3]
  32. Services, sur le site de la mairie de Saint-Jean-de-Losne, consulté le 30 novembre 2010.
  33. Emploi /Social, sur le site de la mairie de Saint-Jean-de-Losne, consulté le 30 novembre 2010.
  34. Saint-Jean-de-Losne, vie pratique, sur le site de la mairie de Saint-Jean-de-Losne, consulté le 30 novembre 2010.
  35. Vie municipale - Santé sur site de la mairie de Saint-Jean-de-Losne, consulté le 30 novembre 2010
  36. Notice no IA21004495, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. Site du district de Côte-d'Or, Championnats, page sur le classement de Promotion de district, consulté le 30 novembre 2010.
  38. « Église Saint-Jean-Baptiste », sur Rives de Saône - Communauté de communes Saint-Jean de Losne Seurre (consulté le 30 novembre 2010)
  39. Notice no PA00112630, base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. Des moulins flottants existaient dès 1350, c’est probablement l’abbaye de Losne qui les avait construits car elle en tirait des rentes (cf Dhetel op. cité p. 138). Dès cette époque, et jusqu’au début du XIXe s., deux moulins flottants amarrés sur la Saône se trouvaient à Saint-Jean-de-Losne, en amont (sur l’Ile Rollet) et en aval du pont rive droite. Ces moulins dont les installations barraient partiellement la rivière étaient un danger pour la navigation.
  41. Actuel quai national

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