La Villeneuve-les-Convers

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La Villeneuve-les-Convers
La Villeneuve-les-Convers
Mairie et église de la Villeneuve.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Alésia et de la Seine
Maire
Mandat
Jean-Raphaël Cendrier
2020-2026
Code postal 21450
Code commune 21695
Démographie
Population
municipale
58 hab. (2018 en augmentation de 38,1 % par rapport à 2013)
Densité 6,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 23″ nord, 4° 34′ 37″ est
Altitude Min. 363 m
Max. 423 m
Superficie 8,88 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Montbard
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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La Villeneuve-les-Convers est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Petite commune essentiellement agricole de 52 habitants (en 2005), située à 9 km au sud-ouest du chef lieu de canton Baigneux-les-Juifs. Elle possède un musée (cf : lieux et monuments)

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21695.png

Au sud du plateau du Duesmois, qui se termine sur les versants rives droites des vallées du Vau et de l'Oze, sur la commune voisine de Darcey, le territoire de la Villeneuve (à peine 9 km2) est surtout tourné vers l'agriculture. Une petite part, dans la pointe nord-est que forment les limites du territoire, est occupée par les bois de la Côte de l'Étang-Neuf qui se prolongent par d'autres bois sur les communes voisines d'Étormay et de Frôlois. Le terrain est doucement vallonné, variant de 363 m dans la combe Villonne à l'est, à 424 m en haut de la Côte de l'Étang-Neuf. Le village est situé à l'ouest du territoire, au bout de la combe qui prolonge la vallée du ruisseau de la Forge (commune de Bussy-le-Grand), sur la D.19 qui relie Montbard à la région de Grancey-le-Château en direction de Langres, et tout proche du croisement de cette route (carrefour de la Croix-Pingenet) avec la D.954 (Semur-en-Auxois / Aignay-le-Duc). Proche du point de jonction des anciennes routes Paris/Dijon par Troyes et Paris/Dijon par Sens, La Villeneuve a longtemps été un important relais de poste pour les véhicules hippomobiles[1].

Hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

La population est regroupée dans le village, la commune n'a pas de hameaux rattachés.

  • Habitat ou bâti écarté : ferme de l'Étang-Neuf.
  • Lieux-dits d'intérêt local : la Croix-Pingenet (carrefour), combe du Porroux (étangs), Côte de l'Étang-Neuf (bois), le Bois-Vert (tumulus).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Malgré de nombreuses sources, le réseau hydraulique de la Villeneuve-les-Convers n'est en apparence pas très développé. C'est une zone où le sous-sol karstique fait de calcaires du Jurassique a été miné par l'eau qui s'y infiltre, donnant naissance a des sources exsurgentes dans les versants du plateau. Dans la zone agricole, plusieurs sources (la Combe Villonne, le pré Quévenet, mares de la combe du Porroux) ne donnent pas naissance à des rivières. Par contre dans le sillon qui coupe la pointe du territoire en lisière des bois au N.E., prend naissance le ruisseau de l'Étang Neuf[2] qui va rejoindre la Laignes, il est alimenté par plusieurs sources : la Rétouse, la Gravelotte,… pourtant la Laignes (ou ruisseau de Marcenay)[3] disparaît plus loin sur la commune de Puits (cette perte karstique a sa résurgence dans le village de Laignes).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Villeneuve-les-Convers est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. La commune est en outre hors attraction des villes[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (86,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (81 %), forêts (13,1 %), zones agricoles hétérogènes (5,3 %), prairies (0,6 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Histoire[11][modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le tumulus du Bois-Vert fouillé en 1913[12] révèle une sépulture gauloise dont les vestiges sont classés monuments historiques depuis le [13]. Il semble qu'une grande villa gallo-romaine ait succédé à un village gaulois primitif. Celle-ci est ruinée au IVe siècle par le passage des hordes barbares.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village actuel est mentionné au VIIIe siècle dans un testament. Ses habitants sont affranchis assez tôt et une chapelle est construite à l'emplacement du cimetière actuel. Au cours du temps, le village porte différents noms : villanova montae, novillemontem. Puis la Villeneuve les convers, car les terres environnantes sont défrichées et cultivées par des frères convers de l'abbaye de Fontenay au XIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de la Villeneuve-les-Convers (répertorié IGPC 1990)[14].
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Nicole Mauro SE  
mars 2008 mai 2020 Dino Mauro PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

La Villeneuve-les-Convers appartient :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2018, la commune comptait 58 habitants[Note 2], en augmentation de 38,1 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,65 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
192183213180177190192191186
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
167155143138117134146134134
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
12712197898577746359
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
555252433539404042
2018 - - - - - - - -
58--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
L'église à façade néo-classique.
Croix à reposoir (répertorié IGPC 1990)[19] devant l'église.

Lieux, monuments et pôles d'intérêt[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune compte 1 monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques[20], 16 monuments ou édifices répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[21] et 26 objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[22].

  • plusieurs croix anciennes inscrites à l'inventaire des monuments historiques.
  • L'église Saint-Nazaire-et-Saint-Celse (répertorié IGPC 1990)[24] renferme un remarquable groupe en pierre polychrome du XVIe, l'Adoration des mages (répertorié IGPC 1993)[25] et une statue en bois peint de sainte Scolastique du XVe siècle (répertorié IGPC 1993)[26].
  • Le lavoir du XVIIe siècle (répertorié IGPC 1990)[27].
  • musée du matériel agricole[28].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. René Paris 1986, p. 90-91.
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau (F0211000) ».
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau (F02-0410) ».
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Source: monographie de la Villeneuve-les-Convers 1888
  12. Le tumulus de La Villeneuve-les-Convers
  13. René Paris 1986, p. 90.
  14. Notice no IA00063853, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. Notice no IA00063858, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Liste des monuments historiques de la commune de la Villeneuve-les-Convers », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Liste des lieux et monuments de la commune de la Villeneuve-les-Convers à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Liste des objets de la commune de la Villeneuve-les-Convers à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  23. Notice no PA00112725, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Notice no IA00063852, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Notice no IM21002121, base Palissy, ministère français de la Culture.
  26. Notice no IM21002120, base Palissy, ministère français de la Culture.
  27. Notice no IA00063862, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. René Paris 1986, p. 91.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Laignes, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

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