Pignerol

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Pignerol
Vue de la ville de Pignerol
Vue de la ville de Pignerol
Noms
Nom italien Pinerolo
Nom piémontais Pinareul
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Piedmont.svg Piémont 
Ville métropolitaine Provincia di Torino-Stemma.svg Turin 
Code postal 10064
Code ISTAT 001191
Code cadastral G674
Préfixe tel. 0121
Démographie
Gentilé pinerolesi
Population 36 158 hab. (31-12-2010[1])
Densité 723 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 59″ Nord 7° 19′ 59″ Est / 44.883, 7.333
Altitude Min. 376 m – Max. 376 m
Superficie 5 000 ha = 50 km2
Divers
Saint patron San Donato
Fête patronale 30 août
Localisation

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Pignerol
Liens
Site web http://www.comune.pinerolo.to.it/

Pignerol (en italien: Pinerolo) est une ville italienne de la ville métropolitaine de Turin, dans la région du Piémont.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Pinarolium en 981, est issu du latin pinus ("pin"), accompagné du suffixe aria (« zone plantée de ... ») et suivi du diminutif -eola. Il s’agissait donc d’« une petite pinède ».

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville, savoyarde au Moyen-Âge, fut française à différentes époques avant d'être piémontaise puis italienne.

Elle est touchée en 1450, 1451, 1452 et 1454[2] par plusieurs épidémies de peste.

Au mois de juin 1622, peu avant sa mort, François de Sales se rendit à Pignerol à la demande du pape, pour le représenter au chapitre des Feuillants où fut élu comme Général de l'Ordre le Français Dom Jean de Saint-François.

Conquise par les Français sur les Savoisiens en 1630, la ville et ses environs sont attribués le 30 mai 1631 à la France par le traité de Cherasco. Pignerol est alors soigneusement fortifiée par Jean de Beins[3], et constitue jusqu’à la fin du siècle une défense importante du royaume de France. D'abord « Gouvernement particulier », elle fut érigée par le roi Louis XIII de France en « Gouvernement général » dont le premier gouverneur recensé fut Henri de Maleyssye le 5 novembre 1643 jusqu'en janvier 1651[4]. Il a comme successeurs, Antoine de Brouilly marquis de Piennes († 1er novembre 1676) puis Antoine de Brouilly marquis d'Herleville († 1713), cousin éloigné du précédent[5].

Une forteresse impressionnante y fut érigée. Elle servit également de prison d'état. Nicolas Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV disgracié et condamné à la prison à vie en 1664, sera transféré du château de Vincennes à Pignerol à l'issue de son procès. Il y décédera, en 1680. Le duc de Lauzun y fut également emprisonné pendant 10 ans.

Mais le plus célèbre prisonnier de Pignerol reste un inconnu, l'Homme au masque de fer[6].

La ville sera reconquise par Victor-Amédée II de Savoie en 1696 et sera dès lors savoyarde, puis piémontaise, et enfin italienne.

Économie[modifier | modifier le code]

C’est autour de Pignerol que s’articule l’économie des vallées vaudoises (versants droits des vals Cluson, Pellice et Germanasca) et de la plaine allant de ces montagnes au cours du .

Diverses industries sont installées dans la région. On peut citer notamment les industries textile, mécanique, papetière et chimique. Elles absorbent la majorité de la main-d’œuvre de Pinerolo et de ses alentours.

Les entreprises phares de la région sont Corcos qui produit entre autres des joints d’étanchéité, Rapini, une entreprise agroalimentaire qui est spécialisée dans la charcuterie, Euroball qui produit des roulements à bille, le groupe Tombini (ex Annovati) qui, lui, fournit l’industrie du meuble en agglomérés et PMT Italia (ex Beloit Italia) qui fournit l’industrie papetière en machines à papier.

Pignerol est le centre du commerce des vallées qui l’entourent. L’agriculture et l’élevage sont caractérisés par l’utilisation de techniques modernes. La ville est aussi le centre de la communauté montagnarde appelée Comunità Montana Pinerolese Pedemontano[7].

La place centrale de Pignerol (Pinerolo, Val Chisone)

Monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Pignerol possède une cathédrale et une église du XIVe siècle.

Forteresse[modifier | modifier le code]

Pignerol doit sa célébrité surtout à sa forteresse dont il ne subsiste plus rien de visible[8], dans laquelle furent enfermés Fouquet, Lauzun et l'homme au masque de fer sous Louis XIV. Ils furent placés sous la garde de Bénigne Dauvergne de Saint-Mars.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Fouquet (1615-1680), surintendant des finances de Louis XIV, y décéda, disgracié (prison à vie), en 1680
  • Luigi Facta (1861-1930), homme politique
  • Ferruccio Parri (1890-1981), homme politique
  • Lidia Poët (1855-1930), première femme en Italie à devenir avocate

Sports[modifier | modifier le code]

Pignerol a accueilli les épreuves de curling des Jeux olympiques d'hiver de 2006.

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
30 mai 2011 en cours Eugenio Buttero Centre-Gauche  
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Gerbido, Riva, Abbadia Alpina, Talucco, Costagrande, Baudenasca

Caractéristique linguistique[modifier | modifier le code]

Pinerolo en italien, Pineiròl en occitan alpin, Pinareul en piémontais

Seulement deux hameaux de Pinerolo sont occitans : L'Abaïa/Abbadia Alpina et Taluc/Talucco.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Cumiana, Pinasca, Frossasco, San Pietro Val Lemina, Roletto, Piscina, Scalenghe, Porte, Buriasco, San Secondo di Pinerolo, Osasco, Macello, Garzigliana, Cantalupa, Luserna San Giovanni

Anecdote[modifier | modifier le code]

La ville a donné son nom au quartier de Peñarol, à Montevideo, capitale de l'Uruguay, quartier rendu célèbre par son club de football Club Atlético Peñarol.

Villes jumelées[modifier | modifier le code]

Dans le passé, Pignerol était jumelée avec Beloit (Wisconsin) aux États-Unis en raison de la présence d'un site de production de la société homonyme de construction mécanique. Cependant, avec la fermeture mouvementée du site de production, repris depuis par des entrepreneurs italiens et renommé PMT Italia, le jumelage est considéré comme déchu et ne figure plus sur le site de la commune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Yannick Frizet, « Découvertes sur les peintures murales tardo-médiévales de la cathédrale de Digne, Notre-Dame-du-Bourg », in Chroniques de Haute-Provence n° 354 (2005, 125e année), p. 183
  3. René Favier, « Soudard des champs, soldat des villes », in L’Alpe, Citadelles d’altitude, no 37, juin 2007, p. 24
  4. Nommé Gouverneur depuis le 30 septembre 1633
  5. Jean Duquesne Dictionnaire des gouverneurs de Province 1315-1791 éditions Christian Paris 2002 (ISBN 2864960990) p. 268
  6. Le registre d'écrou de la Bastille du 18 septembre 1698 mentionne : « Du jeudi 18 de septembre à trois heures après-midi, monsieur de Saint-Mars, gouverneur du château de la Bastille, est arrivé pour sa première entrée venant de son Gouvernement des îles Sainte-Marguerite et Honnorat, ayant avec lui dans sa litière un ancien prisonnier qu'il avait à Pignerol, lequel il fait tenir toujours masqué, dont le nom ne se dit pas [...] lequel prisonnier sera servi par M. de Rosargues, que M. le Gouverneur nourrira ». Il en ressort que le prisonnier masqué avait suivi Saint-Mars lors de ses mutations successives : à l'île Sainte-Marguerite de Lérins (au large de Cannes), où il était arrivé le 30 avril 1687, et, auparavant, à Exilles, où il fut muté en 1681 et à la forteresse de Pignerol en Piémont, qu'il commanda de 1665 à 1681.
  7. Traduction depuis l'article italien de Pinerolo
  8. Les fortifications de Vauban : Pinerolo

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]