Marigny-lès-Reullée
| Marigny-lès-Reullée | |||||
L'église Saint-Luc de Marigny-lès-Reullée. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Côte-d'Or | ||||
| Arrondissement | Beaune | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Beaune Côte et Sud | ||||
| Maire Mandat |
Régis Deboibe 2024-2026 |
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| Code postal | 21200 | ||||
| Code commune | 21387 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
211 hab. (2023 |
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| Densité | 21 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 59′ 54″ nord, 4° 57′ 52″ est | ||||
| Altitude | Min. 179 m Max. 201 m |
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| Superficie | 10,02 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Beaune (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Ladoix-Serrigny | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | marigny-les-reullee.fr/ | ||||
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Marigny-lès-Reullée est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est drainée par la Chargeolle, affluent en rive gauche de la Bouzaise, qui la borde au sud, de même que la Laune.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 764 mm, avec 10,8 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bragny-sur-Saône à 11 km à vol d'oiseau[7], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,9 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,9 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Marigny-lès-Reullée est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Beaune, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 64 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (64,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50,8 %), forêts (36,3 %), prairies (8 %), zones agricoles hétérogènes (5 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]La commune est traversée d'est en ouest par la départementale D973 qui relie Beaune à Seurre.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Les formes anciennes de Marigny-lès-Reullée sont : Ecclesia de Marriniaco 1150[16], ecclesia Sancti Justi de Marrigneio 1175[16], Marrigneium prope Rurelatum 1234[16], Marrigné 1262[16], Marrigneyum versus Moyseyum 1300[16], Merrigny soubz Beaune 1377[16], Marrigney 1391[16], Marigney 1431[16], Marrigny près de Reullez 1450[16], Marrigny près Rullées 1470[16], Marigny 1549[16], Marrigny 1657[16], Marignles-Reullée 1783[16].
Bien que la mention la plus ancienne, Marriniaco, ne remonte qu'au XIIe siècle, il faut rester prudent sur l'étymologie possible. La mention la plus ancienne, Ecclesia de Marriniaco, indique une base très probablement gauloise qui est *mater ou *mader « Mère » avec le suffixe -acum[17], on retrouve cette base dans Matrona qui est le nom ancien de la Marne, cité par César (nom masculin). Ultérieurement, ces formes ont pu être attirées, du moins chez les étymologistes, par le latin mater « mère ». Marigny peut se traduire par « le Domaine de la Mère ». On a cru y voir le culte des déesses-mères[18].
La préposition « lès » permet de signifier la proximité d'un lieu géographique par rapport à un autre lieu. Le bourg castral de la commune de Marigny indique qu'il se situe près du hameau de Reullée[Note 3].
Varache est un écart de la commune dont l'étymologie paraît être une variante de varage, pour lequel divers auteurs (Frédéric Mistral, Ernest Nègre, André Pégorier) donnent une signification identique : « fouillis de plantes, broussailles ». À noter cependant que Albert Dauzat et Charles Rostaing y voient un « lieu raviné ». Enfin, Marie-Thérèse Morlet donne à Varache le sens de « marécage ».
Histoire
[modifier | modifier le code]L'étymologie de Marigny indique que ce nom a pu se former dès l'époque mérovingienne.
L'église primitive était sous le vocable de Saint-Just, puis de Saint-Luc. La cure appartenait au chapitre d'Autun, archiprêtré de Beaune à qui elle avait été donnée par Henri de Bourgogne, évêque d'Autun, en 1150[16].
Marigny-lès-Reullée fut une ancienne possession des Carmélites de Beaune qui avaient acheté cette terre en 1633, de Bernard Perret, conseiller au parlement de Dijon ; elles le revendirent à un laïc, en 1690[16].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].
En 2023, la commune comptait 211 habitants[Note 4], en évolution de −2,31 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- L'église Saint-Luc, anciennement sous le vocable de Saint-Just[16], fut reconstruite au XIXe siècle.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | De gueules à la fasce d'or chargée d'un lion léopardé de sable[23]. |
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|---|---|---|
| Détails |
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Les érudits locaux qui se sont penchés sur la question ont pu identifier l'emplacement d'un château, au hameau de Reullée
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Marigny-lès-Reullée et Bragny-sur-Saône », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Bragny sur Saône », sur la commune de Bragny-sur-Saône - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Bragny sur Saône », sur la commune de Bragny-sur-Saône - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Beaune », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ROSEROT (Alph.) Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or (1924), p. 237.
- ↑ MORLET (M. Th.) Les Noms de personne sur le territoire de l'ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle (1968), t.3, p. 136.
- ↑ Gérard Taverdet, Les noms de lieux de la Nièvre.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Armorial de France, p. 18665
