Rouvres-en-Plaine

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Rouvres-en-Plaine
Collégiale Saint Jean-Baptiste de Rouvres-en-Plaine.
Collégiale Saint Jean-Baptiste de Rouvres-en-Plaine.
Blason de Rouvres-en-Plaine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d’Or
Arrondissement Dijon
Canton Genlis
Intercommunalité Plaine Dijonaise
Maire
Mandat
Hubert Sauvain
2014-2020
Code postal 21110
Code commune 21532
Démographie
Population
municipale
1 072 hab. (2014)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 22″ nord, 5° 08′ 30″ est
Altitude Min. 200 m
Max. 216 m
Superficie 14,64 km2
Localisation

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Rouvres-en-Plaine

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Rouvres-en-Plaine
Liens
Site web rouvres-en-plaine.fr

Rouvres-en-Plaine est une commune française située dans le département de la Côte-d’Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie administrative[modifier | modifier le code]

Rouvres-en-Plaine est situé dans la communauté de communes de la Plaine Dijonaise dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Neuilly-lès-Dijon Crimolois Fauverney Rose des vents
Ouges
Bretenière
N Varanges
O    Rouvres-en-Plaine    E
S
Thorey-en-Plaine Marliens

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Le village de Rouvres-en-Plaine est situé en plein cœur de la plaine Dijonnaise. Cette dernière, annexe de la vaste plaine de la Saône, est une plaine alluviale drainée par l’Ouche, un affluent de la Saône. Ce « pays d’Ouche » était autrefois appelé le pays d’Oscheret. Le relief de la commune est relativement plat : l’altitude varie d’un minimum de 200 m à un maximum de 216 m.

La commune de Rouvres-en-Plaine est parcourue par deux cours d'eau : l’Oucherotte[1] (14,6 km) et son petit affluent, le ruisseau de la Fontaine-aux-Sœurs[2] (4,2 km). L’Oucherotte arrosait auparavant le centre du village (ainsi que, par une dérivation, les douves de l’ancien château ducal). Cette partie du cours d’eau est aujourd’hui asséchée ; son lit en reste cependant visible.

Article détaillé : Oucherotte.

Par ailleurs, du fait de l’exploitation de gravières à Rouvres, le territoire de la commune possède quelques étendues d’eau artificielles.

Géographie humaine et économique[modifier | modifier le code]

L’élevage ovin traditionnel remontant au Moyen Âge a aujourd’hui disparu ; il était encore présent jusqu’à la fin du XXe siècle, notamment au Clos Robin[précision nécessaire]. Il reste un petit élevage bovin très réduit. Les terres agricoles sont aujourd’hui essentiellement consacrées aux céréales. Jusqu’en 2007, une partie de ces terres était aussi consacrée à la culture des betteraves sucrières destinées à la sucrerie voisine d’Aiserey. Actuellement[Quand ?], il ne subsiste plus que 12 exploitations agricoles à Rouvres.

Des gravières sont exploitées sur le territoire de la commune. Il s’agit de transformer des granulats d’origine alluvionnaire en sables et graviers destinés aux bétons.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Plaine céréalière sans relief ni obstacle majeur (peu d’écran d’arbres, de bosquets, ni même de bois), présence de retenues d’eau liées aux activités des gravières, Rouvres-en-Plaine est un site favorable à la nidification de plusieurs espèces d’oiseaux : buses variables, busards cendrés, cygnes sauvages, hérons cendrés, grandes aigrettesetc. C’est aussi un site fréquenté par les oiseaux migrateurs : des grues cendrées ont déjà été aperçues. Au Moyen Âge, les cigognes avaient pour habitude de bâtir leur nid sur les cheminées de l’ancien château ducal, ce qui était source de bien des désagréments pour les occupants (risques d’incendies)[3].

Par conséquent, le site de Rouvres est réputé parmi les amateurs qui y assurent des observations[4]. On a ainsi pu ponctuellement y observer quelques espèces rares d’oiseaux : harelde, pygargue, leucoptère[précision nécessaire], fuligule nyroca, bécasseaux (sanderling et de Temminck)[5].


Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Du temps des Gaulois[modifier | modifier le code]

Au temps des Gaulois, Rouvres se situe au sud-est du Territoire des Lingons, aux confins de ceux des Éduens (au sud de la Forêt de Cîteaux) et des Séquanes (à l'est de la Saône). Le pays est alors le domaine de la forêt de chênes rouvres, ou rouvraie, à l’origine du nom du village.

Une première occupation gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Après la conquête, la paix romaine permet la croissance économique. Une voie romaine, d’axe nord-sud, passe à l’est, à proximité du territoire de Rouvres. Des villas (ou villae) sont construites dans des lieux favorables et fertiles. Une villa romaine est une grosse installation : c’est un centre de vie complet avec différents métiers associés. On repère ainsi à Rouvres au moins deux villas gallo-romaines du IIIe siècle : la villa de Saint-Phal, proche du village de Bretenière et, surtout, plus loin au nord-ouest de l’agglomération actuelle, une grande villa nettement identifiable[6] avec les méthodes de l’archéologie aérienne[7],[8], avec son chemin d’accès et des traces du parcellaire antique. Un troisième site initialement identifié au sud de la commune correspond en fait à un habitat du Haut Moyen Âge. Tous ces vestiges ont été découverts par prospection aérienne, en 1962, grâce à[évasif] M. René Goguey. Des campagnes de fouilles (1966–1967) ont été menées sur la grande villa et ont donné lieu à publications[9],[10]. Pour l’essentiel, ces villas relèvent du type méditerranéen, avec une cour intérieure à péristyle et une cour-exploitation et jardins.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les maisons-halles du haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Lors des invasions barbares, les Burgondes arrivent progressivement et s’installent sur des domaines agricoles dévastés ou abandonnés. L'historien Grégoire de Tours, passant par là au VIe siècle, écrit : « les terres y sont fertiles et fécondes avec une grande et opulente récolte »[11]. Y a-t-il alors une véritable agglomération dans la plaine roburienne ? Une récente campagne de fouille archéologique préventive préalable à l’ouverture d’une gravière, effectuée par l’INRAP en 2004–2005[12], a identifié les traces d'un vaste habitat rural de type mérovingien (VIIeVIIIe siècles)[13]. Aux lieux-dits "Les Gravières" et "Fin Saint-Jean", près du village voisin de Marliens, on a ainsi retrouvé les plans d'une vingtaine de bâtiments sur poteaux. Plus particulièrement, un grand corps de bâtiment (long de 20 mètres pour 11 mètres de large et d'une surface de 220 m2) est à rapprocher de la "maison-halle" destinée à abriter hommes et bétail. Surtout connue en Europe du Nord (Frise, Allemagne du Nord), ce type d'habitat se retrouve aussi dans les proches plaines alluviales de la Saône, du Doubs et de l'Ain. Organisé autour de deux “cellules centrales” séparées par un corridor et entourées d’une galerie, cette construction présente cinq lignes de poteaux en file (une ligne centrale de poteaux faîtiers délimitant deux nefs et deux bas-côtés correspondant à la galerie). Des vestiges d'enclos et de greniers ont également été découverts. Quelques objets ont été dégagés : céramiques avec des décors à la molette, fiches à bélière, fragments de peigne en os ainsi qu'un demi joug en bois. Au regard de l'ampleur des vestiges, il n'est pas exclu que l'occupation du site ne s'étale plus largement jusqu'au Xe ou XIe siècle[14],[15].

Rouvres sur la carte de Cassini.

Des mottes castrales au milieu des chênes rouvres[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, à la fin de l'époque carolingienne, le pays dijonnais relève en partie de l'autorité des comtes d'Oscheret. Ce "pays d'Oscheret" ("pagus oscarensis", dans la plaine de l'Ouche), contient une subdivision (centana roringoram) qui est le territoire d'une rouvraie (Roriacum en latin), lieu des chênes[16]. Rouvres est donc le pays du chêne rouvre, au pluriel, "robora". Par suite de déformations, on trouvera plus tard les noms : Roboris (937), Rovra (1208), Rovre (?), Rouvre (1215). C'est alors que dans la région, se construisent les premières mottes féodales[17], des installations défensives rustiques réduites à une butte de terre surélevée entourée d'une grossière palissade de pieux et de fossés, en eau ou non, avec quelques hommes en position défensive ou de guet. Il existait ainsi au nord du village une "Motte Menant"[18]. Jusqu'au XIIIe siècle, le territoire et ses occupants est partagé, acheté, échangé entre de nombreux propriétaires, spécialement des ordres religieux : Bonvaux, Saint-Seine, Époisses, Notre-Dame de Beaune. Les premiers ducs capétiens de Bourgogne finissent par acquérir la motte castrale de Rouvres[19]. Ils sont en effet intéressés par le riche domaine agricole roburien, véritable "grenier à blé", à la fois proche de Dijon, la capitale, et de Cîteaux, la grande abbaye abritant des sépultures de la dynastie. Une forteresse se construit avec des murailles épaisses, de forme légèrement octogonale avec huit tours, une habitation centrale, et des dépendances à l'abri de murs[20].

Le village médiéval[modifier | modifier le code]

À l'époque, dans le village non fortifié, il semble qu'il n'y ait pas eu de véritable église paroissiale, ou alors, celle-ci devait être très exiguë. Les habitants avaient ainsi pris l'habitude de se rendre aux offices de la chapelle castrale, ce qui indisposa les occupants du château, notamment pour des raisons de sécurité. En janvier 1232, durant sa régence, la duchesse Alix de Vergy décide de construire une église suffisante dans le village. Celui-ci est devenu très important avec 750 feux. La rivière Oucherotte, alors abondante, voit son cours naturel bien entretenu par les manants taillables et corvéables. Une partie en est détournée pour alimenter les fossés du château. Des banalités contraignent les villageois : four, moulins (à Rouvres, sur l'Oucherotte, puis à Fauverney en raison du plus fort débit de l'Ouche), banvin, garde des fenaisons,... Diverses taxes sont également dues au seigneur ducal.

La charte rurale, la matroce et les premières difficultés[modifier | modifier le code]

En novembre 1215, la première charte rurale en France est octroyée aux habitants de Rouvres par le duc Eudes III. Elle sera confirmée en 1247 par Hugues IV puis en 1362 par Jean le Bon, roi de France. Les villageois ne furent plus « taillables et corvéables à merci » moyennant une redevance annuelle assez lourde mais supportable au début, quand les mesures étaient précisées : 1 000 setiers (environ 2 400 hl), moitié avoine, moitié froment. Cette redevance, appelée la matroce[21] par les habitants car elle était souvent remise à la châtelaine, ou « maîtresse », en l'absence de l'époux souvent en déplacement, fut rapidement une source de conflits pour deux raisons. Tout d'abord, c'était un impôt de répartition distributive : ce qu'un redevable ne pouvait donner, un autre devait le donner. Ensuite, certains châtelains peu scrupuleux modifiaient les mesures de grains à leur avantage, et ceci, malgré les mesures étalons que le notaire ducal, Girard Bonotte, avait fixées en 1288. C'est que le statut de forteresse du château, ainsi que le statut de ville de foire (deux par an) et de marché (le jeudi), bien qu'offrant des avantages à la population, augmentaient surtout sa contribution à l'impôt ! Les habitants commencent alors à « fuir » le village où les charges deviennent progressivement insupportables. Bien souvent, les 1000 émines ne peuvent être livrées. Il faut demander des reports de dette ou des réductions de la redevance. Des différents surgissent et la peste noire fait des ravages. La population diminue : en 1308, 575 feux ; en 1431, 123 feux ; en 1469, 99 feux ; en 1666, 37 feux. En 1356, un Comtois, Thibaud de Faucogney, venu pour tenter d'enlever le jeune prince Philippe, héritier ducal, pille et brûle le village. À ces malheurs, s'ajoutent les exactions des routiers : on connait ainsi le cas de « frère Darre », un chef de bande écumant la région en 1365.

Une nouvelle dynastie ducale au château[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIVe siècle, la famille ducale s’installe à la campagne, dans son domaine de Rouvres, afin d’échapper aux conséquences néfastes des épidémies. Jeanne Ire d’Auvergne (dite aussi « de Boulogne »), reine de France, assure la régence ducale depuis 1349 pour son fils né d’un premier lit bourguignon. Elle meurt néanmoins de la maladie, à Vadans, en septembre 1360. L’année suivante, le 21 novembre 1361, son fils Philippe Ier de Bourgogne, ou « de Rouvres » car né à Rouvres en 1346, meurt prématurément lui aussi de la peste[22]. Âgé de quinze ans, il n’a pas eu le temps de s’assurer une descendance. Avec lui, s’éteint « par les mâles » la branche aînée (ou « directe ») de la maison capétienne de Bourgogne. Le roi de France, Jean II le Bon, second mari de Jeanne, prend possession de la Bourgogne et en confie le gouvernement à son lieutenant général, le comte de Tancarville. En juin 1363, il remet en apanage la Bourgogne à son fils Philippe le Hardi qui devient le premier duc Valois en 1364. En 1369, Philippe II de Bourgogne (1364-1404) prend pour épouse Marguerite de Flandres, veuve de Philippe de Rouvres. Ils s’installent à Rouvres et font d’importants travaux au château : tour de guet (la Lanterne), fossés, hourds, pont-levis… Après 1414, le duc Jean sans Peur (1404–1419) fait encore renforcer l’édifice. En ces temps troublés de la guerre de Cent Ans, les écorcheurs sévissent alors dans la contrée. Ainsi, à partir de 1416, Marguerite de Bavière, épouse de Jean sans Peur, supervise la construction d’une grosse tour de défense, dite « tour Marguerite ». Sous les deux premiers ducs de la Maison de Valois[3], les duchesses font en effet de longs et fréquents séjours au château. Leurs époux sont alors retenus à Paris par les affaires du Royaume : c’est l’époque de la lutte entre Armagnacs et Bourguignons. Le château, en ce début de XVe siècle, est « une bâtisse vénérable, un grand ensemble de bâtiments, mi-forteresse, mi-demeure de plaisance, entourés de fossés larges et profonds et d'une enceinte de hauts murs de pierre, renforcée par des tours »[23]. Il s'y ajoute, au sud, de vastes jardins clos[24],[25]. Avec Germolles et Argilly, c'est une des résidences préférées de la famille ducale dans la campagne bourguignonne. Rouvres constitue alors un important poste de dépenses du budget ducal[26].

La châtellenie de Rouvres[modifier | modifier le code]

Grâce aux travaux de Georges Frignet sur des archives comptables[3], la châtellenie de Rouvres est mieux connue. Une châtellenie est un ensemble de villages entourant un château. Elle est ici administrée au nom du duc par un officier qui en tient également les comptes : le châtelain. Celle de Rouvres s'étend ainsi sur les territoires de Fauverney, Saint Phal, Bretenière, Sathenay, Saulon-la-Chapelle, Thorey, Marliens, Pluvet, Pluvault, Soirans-Foufrans, Collonges-lès-Premières, Beire-le-Fort, Longeault, (cf. liste détaillée en section Administration)... Les limites de l'extension du domaine restent en fait assez « floues » et fluctuantes (selon les contributions respectives). Un terrier[27] rappelle d'ailleurs les obligations liées aux terres. Quelques châtelains ont marqué leur temps, notamment Monnot Machefoing. Ils sont assistés d'autres officiers (clerc, sergent, portier, garde, forestier, jardinier, etc.). La prévôté assure l'ordre public. La gruerie s'occupe des eaux et forêts. Quatre pouvoirs judiciaires locaux coexistent en fonction des compétences propres : le prévôt, le châtelain, le gruyer, le maire assisté des échevins. Si ces derniers n'exercent en principe que la basse justice, on notera toutefois une exécution capitale au village en 1451[28]. Les productions agricoles sont essentiellement celle des céréales (blé et avoine), notamment dans le cadre de la matroce, et celle du foin (chevaux de la cour).

Le déclin à la fin du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sous Philippe le Bon, ou Philippe III de Bourgogne (1419-1467), l'intérêt de Rouvres faiblit[29],[30]. Seuls un petit nombre de parents du duc, dont ses neveux les princes de Nevers, Charles et Jean, héritiers potentiels du duché, y vivent quelque temps. Une nuit de septembre 1447, on signale dans certains écrits une pluie d'aérolithes dans la plaine qui a marqué les populations locales impressionnées par ce mauvais présage. Charles le Téméraire (1467-1477) ne passe lui-même, de toute sa vie, qu'une journée à Rouvres la veille de son entrée solennelle à Dijon. Sous son principat, le château servit de prison à la duchesse de Savoie, Yolande de France, sœur du roi de France Louis XI, son ennemi. Elle sera libérée sans trop de difficultés en 1476 par un petit corps expéditionnaire français de 200 "lances" commandé par Chaumont d'Amboise. En 1477, après la mort du dernier duc Valois, le duché de Bourgogne est rattaché à la Couronne de France. Louis XI remet le château et les terres à différents personnages ; le plus connu étant Jacques Coitier, son médecin, en juin 1482[31]. Rouvres perd alors de son importance : les attachés au service du château quittent progressivement le village, la forteresse se dégrade. Par ailleurs, en 1485, un incendie ravage la charpente de l'église paroissiale. La nef s'effondre et est reconstruite difficilement car les finances manquent.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La Guerre de Trente Ans à Rouvres[modifier | modifier le code]

Au début des Temps modernes, l'abandon progressif de la châtellenie a pour conséquence une certaine négligence dans l'entretien des digues canalisant l'Ouche et l'Oucherotte. En 1594, ces dernières sont emportées et la plaine inondée. Les dégâts se renouvellent en 1612 ainsi qu'entre 1628 et 1630, puis encore en 1643[32]. Au XVIIe siècle, les terres sont progressivement achetées par de grosses fortunes dijonnaises qui trouvent un accord avec le nouveau seigneur en 1635. La communauté est alors en partie déchargée de la dette liée à la matroce. Pourtant, les ennuis ne sont pas terminés ! Pendant la Guerre de Trente Ans qui oppose le Royaume de France à la Maison de Habsbourg, le général Gallas (1584-1647), envahisseur de la Bourgogne au profit du Duc de Lorraine, se dirige fin octobre 1636 vers Saint-Jean-de-Losne pour y mettre le siège. Secondé par le général Mercy, il est à la tête d'un corps de 10000 hommes. Il s'arrête à Rouvres et loge dans la maison de Monsieur de la Tournelle[33] qu'il avait fréquenté au manège de Strasbourg. Alors qu'un contingent français, dirigé par le Prince de Condé, s'avance par Fauverney, Gallas décide la retraite. Il ordonne à Mercy l'incendie du village (excepté la maison de la Tournelle) et du château. L'église est également endommagée : chœur abattu, clocher brûlé, cloches fondues et nef découverte[34]. Une source historique précise même que le château aurait été en grande partie détruit à coups de canons[35]. Trente années plus tard, en 1666, un terrible incendie détruit à nouveau le village. Pourtant, l'enquête de l'intendant Bouchu montre qu'une partie du château subsiste encore après cette date, dans un village réduit à 37 feux bien pauvres.

Rouvres à la fin du XVIIe siècle.
Rouvres après le remembrement (1707).

Le premier remembrement rural[modifier | modifier le code]

Le premier remembrement rural français moderne a lieu à Rouvres-en-Plaine en 1707. Il s'agit d'une opération collective qui consiste à faire un regroupement de parcelles pour mettre fin au morcellement excessif de la propriété rurale. Le premier remembrement de Rouvres avait deux utilités. D'une part, il s'agissait d'augmenter la production agricole en regroupant les diverses parcelles d'un propriétaire en une seule parcelle ayant la même surface. On passa ainsi de près de 4000 parcelles sur 1900 hectares à seulement 442 parcelles après l'opération. D'autre part, il fallait constituer un fond de terre en remplacement de la matroce qui ne pouvait plus être versée. En effet, les guerres, la peste et les départs ont diminué la population roburienne : la charge de la matroce est devenue insupportable. Les rois successifs (François Ier, Charles IX, Henri III…) ont accepté de la reporter mais la dette finit par être énorme, impossible à régler à la fin du XVIIe siècle. En 1697, les habitants ont envoyé une supplique au roi Louis XIV. Ce dernier décide de transformer la redevance en fonds de terre prélevés sur la communauté et remis aux bénéficiaires de cette matroce. L'Intendant de Bourgogne, François-Antoine Ferrand (1657-1731), admirateur des premiers philosophes économistes de l'époque, organise ce premier remembrement de terres agricoles. Fin 1703, un géomètre a pour mission d'arpenter le finage de Rouvres. Commencé en 1704, le remembrement est achevé en 1707. Il établit également des chemins larges de 6 m pour desservir les terres. Pendant cette période, des travaux ont aussi été réalisés pour drainer les terres (chemins, fossés d'assainissement, digues, modification du cours de l'Oucherotte)[36].

La disparition du château ducal[modifier | modifier le code]

Au début du XVIIIe siècle, un nouveau château voit le jour à Rouvres. Bien plus modeste que l'édifice des ducs, cette construction a été entreprise par le conseiller Guenichot de Nogent sur des terres achetées en 1704[3]. Situé au nord du village, donc à l'opposé de l'ancienne bâtisse, il repose sur un vaste parc orné de statues. Quant au château ducal, les deux tours ayant résisté aux destructions de Gallas sont démolies en 1735 pour construire la grange de dîme[35]. La seigneurie, un temps passée aux gouverneurs de Bourgogne, l'amiral Chabot, le duc de Guise puis les princes de Condé, retourne finalement au roi de France en 1767. À la fin du XVIIIe siècle, on aperçoit encore des restes du château : un puits, des vestiges de la chapelle, la base de la tour Marguerite[35],[34]. En certains endroits, les vestiges de murs atteignent trois mètres de hauteur[37]. En cas d'inondations dans la plaine (Ouche et Oucherotte), le site est parfois utilisé comme refuge par les habitants et leurs troupeaux. Lors de la suppression du prieuré voisin d'Époisses, Rouvres reçoit, en 1771, certains éléments liturgiques dont une célèbre croix-reliquaire du XIIIe siècle. En 1782, l'office de capitaine-châtelain est supprimé. La Régie des Domaines du Roi concède en 1785 le terrain à des particuliers pour le lotir (constructions, jardins,...)[3]. Les ruines imposantes du château sont alors utilisées comme carrière de pierre et les fossés comblés. Le château ducal a définitivement disparu[38].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Rouvres en révolution[modifier | modifier le code]

À la Révolution, en 1793, Rouvres devient chef-lieu d'un éphémère canton d'une douzaine de communes avec un président, Robin, et douze assesseurs. Ce canton reprendra en partie les limites de l'ancienne châtellenie abolie seulement onze ans plus tôt (1782). Le gouvernement nomme un syndic : Courtier. Le canton roburien sera supprimé sous le Consulat en 1801 : Rouvres dépendra du canton de Genlis, ville alors en plein développement. Des réquisitions pour l'armée de la République sont effectuées : grains, foins... L'abbé Pierre Proteau prête le serment constitutionnel. L'abbé Garnier, du village voisin de Fauverney, abandonne les ordres, se marie avec une sœur de Genlis et devient juge de paix à Rouvres. Un révolutionnaire convaincu, le citoyen Bartet, institue le culte de la Raison et de l'Être suprême demandé par Robespierre. L'église devient Temple décadaire avec cérémonie chaque décadi. La présence y est obligatoire sous peine d'amende. Pour commencer la cérémonie, les enfants des écoles chantent la Marseillaise. Ils finissent par l'invocation à l'Être suprême. La croix gothique du cimetière est abattue : il n'en restera que le socle.

Rouvres sur le cadastre de 1843.
La mairie en 1869.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au retour de Louis XVIII en France, un maire est nommé à Rouvres. C’est un ancien émigré, Jean-Jacques Guenichot de Nogent, déjà maire à la fin de l’Empire. Il fait planter un orme sur la place du châtel qui s’appellera « place Bourbon » pour célébrer le retour des Bourbons sur le trône. Il avait prêté serment de fidélité à l’Empereur, puis à Louis XVIII. À l'avènement de Louis-Philippe, le nouveau maire, Robert Proteau, fait arracher l’orme Bourbon qui est remplacé par un peuplier. La place devient place de la Réunion. Le canal de Bourgogne, achevé partiellement en 1808, est définitivement ouvert en 1832 : il borde la limite ouest de la commune. Un maire suivant, Julien Fichot, prête successivement, et avec la même conviction, le serment de fidélité au roi, à la République, puis à l’Empire. Il fait construire la maison dite Les Tourelles. Une école est aussi construite en 1834 pour les garçons. Par ordonnance en date du 5 septembre 1847, la petite partie du territoire de Rouvres situé de l’autre côté du canal est rattachée à Thorey-en-Plaine. En 1869, une mairie est bâtie dans le prolongement de l’école. Puis, le terrain contigu à l’école-mairie est acheté pour faire le jardin de l’instituteur (1873). Ce terrain sera aménagé en place publique en 1920 afin d’y édifier le monuments aux morts.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Durant la période de l'Occupation (1940-1944), une batterie de la Flak, la DCA allemande, est installée sur le territoire de la commune de Rouvres afin de participer au système de défense de la base aérienne militaire voisine de Longvic. Le 23 avril 1944, vers 17 heures, trois avions américains P-51 Mustang du 122th FS effectuent un straffing (raid) sur la base. Chasseurs très rapides, ils abattent en vol quatre Heinkel He 111 du IV/KG55 allemand, l'un tombera au bord de l'Ouche[39] à Fauverney, un à 500 mètres au sud du village de Rouvres en Plaine[40], un au lieu dit "Le Layer" à Saulon-la-Chapelle et le dernier, sur la base même[41]. Quelques mois plus tard, en septembre 1944, le maquis Bonaparte s'installe au château moderne de Rouvres. Après ratissage de la région, il capture quelques soldats allemands cachés en forêt de Cîteaux[42].

À la fin du XXe siècle, Rouvres-en-Plaine connaît, à l'instar des communes environnant Dijon, une forte croissance démographique liée au phénomène de rurbanisation. Des lotissements pavillonnaires sont créés et le prix du foncier augmente. Un lotissement, les "Jardins du Roy", occupe même l'emplacement des anciens jardins du château médiéval. De même, les migrations pendulaires d'habitants travaillant en ville sont importantes. L'économie locale traditionnelle change : l'élevage ovin a disparu, les terres agricoles sont essentiellement consacrées aux céréales et aux betteraves sucrières destinées à la sucrerie d'Aiserey. Des gravières sont également exploitées sur le territoire de la commune. Avec ces évolutions, de nouveaux défis se présentent au village, notamment ceux liés à la hausse du trafic automobile traversant son territoire[43].

Le tricentenaire du premier remembrement (2007)[modifier | modifier le code]

La célébration du 300e anniversaire de cet événement a été organisée les samedi 30 juin et dimanche 1er juillet 2007. Ces fêtes du Tricentenaire du remembrement de 1707 ont été organisées à l’initiative de la mairie de Rouvres-en-Plaine avec les associations du village. Le Comité roburien des fêtes du remembrement[44] a été créé pour simplifier la gestion de la manifestation. L’ensemble de la population roburienne s’est mobilisé pour le succès[45] de cette célébration (voir le film de la manifestation)[46].


Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la tour d'argent, au chef bandé d'or et d'azur de six pièces borduré de gueules.
Commentaires : Le blason de Rouvres-en-Plaine représente la tour Marguerite, construite au début du XVe siècle sous la duchesse de Bourgogne Marguerite de Bavière, épouse de Jean sans Peur, associée au chêne rouvre, à l’origine du nom du village. Il symbolise la force et la robustesse. En effet, le nom rouvre vient du latin robur qui signifie force. Quant aux fondations de la tour Marguerite, elles sont restées longtemps apparentes, même après la destruction du château.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Située dans le bailliage de Dijon, Rouvres-en-Plaine a été le siège d'une châtellenie du Moyen Âge jusqu'à la fin du XVIIIe siècle (1782).

Les seigneurs de ce domaine ont d'abord été des ordres religieux (Bonvaux, Saint-Seine, Époisses, Notre-Dame de Beaune). Puis, il est passé sous la domination des ducs de Bourgogne avant d'échoir à Jacques Coitier, médecin de Louis XI (mai 1482), après la réintégration au royaume (1477). Passée sous la domination des gouverneurs de Bourgogne (l'amiral Chabot, le duc de Guise puis les princes de Condé), la châtellenie revient finalement aux rois de France (Louis XV de 1767 à 1774 puis Louis XVI de 1774 à 1782, année de son abolition). Voir section Histoire.

L’emprise de cette châtellenie s’est étendue sur plusieurs villages retrayants[47].

Sous l'Ancien Régime, l'administration de cette seigneurie, y compris militaire et judiciaire, est répartie selon une certaine hiérarchie entre plusieurs officiers :

Le châtelain 
Le châtelain est un officier chargé d'administrer le domaine de la châtellenie. Il en assure aussi la comptabilité. C'est le représentant local du seigneur.
Le capitaine 
Le capitaine assure l'organisation de la défense militaire du château ainsi que de la châtellenie. Sa présence n'est pas permanente dans la durée ; elle est souvent effective lors des périodes troublées (début XIVe siècle par exemple). Parfois, le châtelain peut aussi avoir la charge de capitaine. (Cf. Liste des châtelains)
Le prévôt 
Le prévôt assure l'ordre public (la police) dans son domaine, la prévôté, correspondant approximativement à la châtellenie. Il ne l'assure cependant pas dans le village même de Rouvres ; c'est alors le rôle du maire secondé par ses échevins. Une prison existait à Pluvault. Le prévôt participe à la collecte de certains revenus, notamment les amendes. Le châtelain peut parfois exercer cette charge (sous Jean sans Peur notamment). En Bourgogne, on a d'ailleurs souvent confondu les termes de « châtelain » et de « prévôt ».
Le gruyer 
Le gruyer est chargé de l'administration (la gruerie) des eaux (étangs de Sathenay, de Longeault) et forêts (plusieurs Bois-le-Duc, Chassagne, Boulouse, Soirans, Sathenay…). Le châtelain peut aussi avoir cette charge, ou en être « lieutenant ».
Le maire 
Le maire (assisté d'échevins) a été institué par la charte d'Eudes (1215). Assisté au début par deux sergents, administre le village de Rouvres et peut infliger quelques amendes. Ce n'est qu'à partir de 1700 que ce maire sera élu.

Lite des maires[modifier | modifier le code]

Rappel historique sur le canton de Rouvres : En 1793, en pleine Révolution, un éphémère canton de Rouvres groupant une douzaine de communes reprendra en partie les limites de l'ancienne châtellenie abolie onze ans plus tôt (1782). Il sera supprimé sous le Consulat en 1801. Le village de Rouvres-en-Plaine est alors intégré au canton de Genlis, ville en plein développement au début du XIXe siècle.


Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
- - - - -
- - Jean-Jacques Guenichot de Nogent - -
- - Robert Proteau - -
- - G. Champy de Boizerand - baron
- - Julien Fichot - -
- - - - -
- - M. Henri Hutteau - -
- - M. Albert Pernot - -
1989 1995 M. Michel Sauvageot - -
1995 2001 M. Etienne Franet - -
2001 2008 M. Michel Hoyet - -
2008 en cours M. Hubert Sauvain - -
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Gentilé[modifier | modifier le code]

Les habitants de Rouvres-en-Plaine se nomment les Roburiens et les Roburiennes.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[49]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[50],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 072 habitants, en augmentation de 6,67 % par rapport à 2009 (Côte-d'Or : 1,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
420 413 636 575 546 566 600 579 603
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
578 534 515 497 479 467 475 465 474
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
460 485 427 436 463 437 452 452 412
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014 -
413 580 704 797 866 1 006 1 029 1 072 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[52].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Collégiale Saint Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Jean-Baptiste.

Ancienne collégiale, l’église Saint-Jean-Baptiste[53],[54] est classé Monument historique[55]. De type cistercien, construite au XIIIe siècle, elle présente, sur un plan cruciforme, une nef de cinq travées à collatéraux, un transept fortement saillant, une corniche bourguignonne, des encorbellements à têtes sculptées, un chœur à chevet plat et des chapelles latérales carrées. Son clocher trapu est du XVe siècle, comme son cimetière (croix et Dieu de Pitié du même siècle).

C’est la duchesse Alix de Vergy (1182-1252), épouse d’Eudes III, qui ordonna en janvier 1232, durant sa régence, la construction d’une église paroissiale à l’extérieur du château. Rouvres ne disposait alors dans l’enceinte du château ducal que d’une chapelle qui assurait la double fonction de chapelle castrale et d’église paroissiale. De cette époque, il ne reste que le magnifique chœur de type cistercien, la nef et le transept ayant été reconstruits plusieurs fois après des destructions (1485, 1636…). Quant au vocable de saint Jean-Baptiste, il semble que l’édifice ait abrité les restes du saint entreposés ici par les ducs. En effet, dans la première moitié du Xe siècle, le comte-duc Gilbert reçut la visite en Bourgogne d’Heulard, évêque de Maurienne[Qui ?], venu avec sa suite offrir ces saintes reliques.

La chapelle Machefoing

La chapelle funéraire de Monnot Machefoing, châtelain de Rouvres, contient un célèbre ensemble de trois statues en ronde bosse en dessus d’autel attribuées à Jean de la Huerta : saint Jean l’Évangéliste, la Vierge à l’Enfant, saint Jean-Baptiste. Commandée en 1448 par Philippe (de) Machefoing[56], maire de Dijon, cette chapelle nord présente en effet une dalle funéraire[57] en calcaire incrusté de marbre blanc avec double effigie et inscription consacrée à Monnot Machefoing, mort en 1445, « premier valet de chambre et garde des joyaux du Duc de Bourgogne » et à sa femme, Jeanne de Courcelles, morte en 1428, « mère de lait de Philippe le Bon »[58].

Autres dalles funéraires

D’autres dalles funéraires remarquables sont visibles[57] :

  • Héliot Thomas, prêtre mort en 1559[59]
  • Jean Thomas, dit Montaigne, mort en 1586 et Marguerite Salignon, sa femme[60]
  • Barbe Roignet, veuve d'Antoine Durant, maire de Rouvres, morte en 1597[61]
  • Jean Terrion, receveur du roi en sa châtellenie de Rouvres, mort en 1564 et de Catherine Morlot, sa femme, morte en 1576[62]
  • Antoine Terrion, capitaine et châtelain du roi à Rouvres, mort en 1610, et de Reine Jantot, sa femme[63]
  • Pierre Terrion, procureur du roi aux eaux et forêts de Bourgogne, antique mayeur de Dijon, mort en 1648, et de Jeanne Brechillet, sa femme[64]
  • Hilaire Fouquet, sieur de Boisluisant, bourgeois de Dijon, mort en 1674, et de Louise Hervieu, sa femme[65].

Autres éléments (architecture, mobilier, objets)

Dans le transept sud, s’élance la statue monumentale de saint Jean-Baptiste, du début du XIVe siècle, exécutée sans doute dans les ateliers de Mussy-sur-Seine.

La collégiale possède aussi un orgue récent placé au-dessus de la porte principale. La console est déplaçable grâce à une transmission électrique.

Le cimetière abritait autrefois une croix gothique qui a été détruite lors de la Révolution, il n’en reste aujourd’hui que le socle. Une célèbre sculpture du XVe siècle y est également abritée : le Christ aux liens[66].

La croix de Rouvres[modifier | modifier le code]

La croix de Rouvres.

La croix staurothèque, ou croix-reliquaire[67], dite « croix de Rouvres »[68], date du début du XIIIe siècle. Cette croix est rehaussée de vermeil et de pierres précieuses. Il s’agit d’une des plus belles pièces d’orfèvrerie du Moyen Âge.[réf. nécessaire]

Elle provient du prieuré d’Époisses, de l’ordre de Grandmont, qui fut supprimé le 3 mars 1770 et est aujourd’hui situé sur la commune de Bretenière. La translation solennelle de la croix reliquaire d’Époisses à Rouvres eut lieu le 9 janvier 1771[69]. Ce jour-là, dans la salle capitulaire, dom Gilbert-Mathieu Tournaire, dernier prieur d’Époisses, remit la croix staurothèque à Claude-Barthélémy Lobot, alors curé de Rouvres. Elle est depuis conservée dans l’église Saint-Jean-Baptiste. Réputée pour ses vertus miraculeuses, elle est présentée aux fidèles lors de la fête des Semailles en septembre.

La mairie[modifier | modifier le code]

Il s’agit de l’ancienne maison de Monsieur de la Tournelle, bâtie au XVe siècle et épargnée par Gallas en 1636. Elle a été remaniée depuis. Un colombier, avec une singulière lucarne à plage d’envol, prolonge le jardin de la mairie.

Château moderne du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Château de Rouvres.

Construit au début du XVIIIe siècle par le conseiller Guenichot de Nogent sur des terres achetées en 1704, ce nouveau château est situé au nord du village. Il est donc à l’opposé de l’ancien édifice ducal aujourd’hui disparu. Bien plus modeste que ce dernier, il repose sur un vaste parc, traversé par l’Oucherotte (bief) et orné de statues. Il possède des boiseries originelles du XVIIIe siècle. Sa chapelle est ornée de marbre de Louksor. Des bâtiments et un pigeonnier complètent l’ensemble. (Coordonnées : 47° 14′ 41″ N, 5° 08′ 19″ E)

Article connexe : Château de Rouvres.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Philippe de Rouvres[modifier | modifier le code]

Philippe Ier de Bourgogne, dit « Philippe de Rouvres » (on trouve aussi : « Philippe de Rouvre ») (1346–1361) : né au château de Rouvres en 1346, duc de Bourgogne en 1349, mort de la peste en 1361, il est le dernier duc de la première maison capétienne de Bourgogne.

Article détaillé : Philippe Ier de Bourgogne.

Monnot (de) Machefoing[modifier | modifier le code]

Monnot (de) Machefoing († 1445) : châtelain de la seigneurie de Rouvres de 1404 à 1411, de 1412 à 1416 puis de 1420 à sa mort en 1445, ce membre de l'aristocratie bourgeoise locale est un proche du duc Jean Sans Peur qui le fait "premier valet de chambre, garde des joyaux" et l'envoie en Flandre (1416-1420) pour veiller sur le comte de Charolais, unique prince héritier. Sa femme, Jeanne de Courcelles, avait d'ailleurs été la nourrice du futur duc Philippe le Bon, né à Dijon en 1396, mais élevé au château de Rouvres. Monnot (de) Machefoing et Jeanne de Courcelles (morte en 1428) sont inhumés dans une chapelle funéraire de la collégiale Saint-Jean-Baptiste.

Article détaillé : Machefoing.

Oudot de Menant[modifier | modifier le code]

Oudot de Menant, ou de Menans (parfois aussi prénommé Odot) : capitaine de la châtellenie de Rouvres en 1360, puis de 1364 à 1368. Lors de l'arrestation puis de l'exécution capitale pour trahison de sa sœur Marguerite, à Dijon (1368), il est suspendu de ses fonctions[3].

Le fief de Menant était situé sur le territoire actuelle de Rouvres, au lieu-dit "La Motte-Menant"[70].

Famille Terrion[modifier | modifier le code]

Ancienne famille roburienne ayant donné plusieurs dignitaires régionaux (cf. dalles funéraires de l'église Saint-Jean-Baptiste)[3].

  • Jean Terrion : châtelain de Rouvres de 1547 à sa mort en 1564.
  • Antoine Terrion : capitaine et châtelain de Rouvres (mort en 1610).
  • Pierre Terrion : procureur du roi aux eaux et forêts de Bourgogne (gruyer) puis maire (mayeur) de Dijon de 1630 à 1631 puis de 1641 à 1643. Pierre Terrion décède en 1648.
  • Hector Terrion : né à Rouvres en 1580, il est nommé officier royal dans le Brionnais.

Titulaires de la Légion d'honneur[modifier | modifier le code]

Rouvres-en-Plaine compte quelques natifs titulaires de la Légion d'honneur[71] :

Ferdinand Cabanne[modifier | modifier le code]

Ferdinand Cabanne : né le 11 janvier 1920 à Rouvres-en-Plaine et mort le 21 septembre 2003 à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, fils d'un médecin de campagne roburien (il exercera également lui-même quelque temps cette profession), ce médecin et professeur spécialiste de la cancérologie est à l'origine de la création, en 1967, de la faculté de Médecine de Dijon ainsi que de celle du centre Georges-François-Leclerc (Centre régional de lutte contre le cancer de Bourgogne). Il s'impliqua beaucoup dans la vie locale : président de la Ligue Bourguignonne contre le Cancer pendant plusieurs années mais aussi animateur de la chorale de la Collégiale de Rouvres-en-Plaine.

Article détaillé : Ferdinand Cabanne.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Georges Frignet, historien, originaire du Brionnais, descendant de l'ancienne famille roburienne des Terrion, a consacré ses travaux universitaires, dont une thèse, à l'histoire médiévale de Rouvres-en-Plaine. La connaissance du château de Rouvres, ainsi que de sa châtellenie, ou seigneurie, à la fin du Moyen Âge (XIVe et XVe siècles), doit beaucoup[réf. nécessaire] à ses travaux historiques et universitaires. Sa thèse, intitulée Rouvres : la châtellenie et le château au temps des deux premiers ducs Valois de Bourgogne (vers 1360 – vers 1420), s’inscrit dans la continuité du courant historiographique de l’École des Annales. À partir de sources comptables (recettes, mais aussi, et surtout, dépenses), il a présenté l’organisation et le fonctionnement de la châtellenie (partie 1). Par ailleurs, et malgré l’absence de documents iconographiques ou de résultats de fouilles, son étude a également su restituer concrètement l’ancien château ducal : la forteresse (partie 2), la résidence (partie 3) et les jardins (partie 4)[3].

  • Georges Frignet, Rouvres : la châtellenie et le château au temps des deux premiers ducs Valois de Bourgogne (vers 1360 – vers 1420), Paris, (lire en ligne)
    Thèse pour obtenir le grade de Docteur de l’Université Paris IV (Sorbonne), présentée et soutenue par monsieur Georges Frignet, sous la direction de monsieur Philippe Contamine, le 5 mars 2005.
  • Georges Frignet, Rouvres au XVe siècle, d’après un compte de châtellenie (1446), mémoire de maîtrise, Paris IV Sorbonne, 1996.
  • Georges Frignet, Rouvres au XVe siècle, sous le principat de Philippe le Bon, (1419-1467), mémoire de DEA, Paris IV Sorbonne, 1997.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rivière l’Oucherotte (U1410660) sur le site Le Sandre.
  2. Ruisseau de la Fontaine-aux-Sœurs (U1411140) sur le site Le Sandre.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i FRIGNET (Georges), ROUVRES : la châtellenie et le château au temps des deux premiers ducs Valois de Bourgogne ( vers 1360 – vers 1420 ), Paris, 2005. (Thèse pour obtenir le grade de Docteur de l’Université Paris IV (Sorbonne), présentée et soutenue par monsieur Georges Frignet, sous la direction de monsieur Philippe Contamine, le 5 mars 2005) http://www.theses.paris4.sorbonne.fr/frignet/paris4/2005/frignet/html/index-frames.html
  4. Site de l'association l’Aile brisée qui effectue des observations à Rouvres
  5. Voir les comptes rendus du Comité d’homologation régional de Bourgogne de la LPO, notamment à cette adresse.
  6. Ce site archéologique, ainsi que des esquisses du plan de cette villa et de ses alentours, sont visibles sur l’imagerie aérienne et satellitale du logiciel Google Earth en cliquant sur ces trois liens : premier lien, deuxième lien, troisième lien.
  7. Le site internet de l’archéogéographie : http://www.archeogeographie.org/index.php?rub=presentation/infos/edito
  8. Une étude d’Archéogéographie.org : « La villa d’époque romaine de Rouves-en-Plaine sur Google Earth » [lire en ligne].
  9. René Goguey, « La villa gallo-romaine de Rouvres-en-Plaine : découverte aérienne et fouilles de contrôle », dans Mémoires de la Commission des Antiquités de la Côte-d'Or, t. XXV, 1970, p. 219–259.
  10. Josiane David et René Goguey, « Les villas gallo-romaines de la vallée de la Saône découvertes par prospection aérienne », dans Revue archéologique de l’est et du centre-est, t. XXXIII, fasc. 2–3–4, avril–décembre 1982, p. 143–172.
  11. Grégoire de Tours, Histoire des Francs (Historia Francorum), éd. Belles lettres, coll. « Classiques de l’Histoire », Paris, 1980 (ISBN 2251340378).
  12. J.-M. Viollot et A. Couilloud, Marliens et Rouvres-en-Plaine, rapport de diagnostic archéologique, INRAP, mars 2004 ; Patrick Chopelain, Rouvres-Marliens, “Les Gravières” et “Fin Saint-Jean”, rapport de diagnostic, INRAP, août 2004 ; Patrick Chopelain et E. Poil, Rouvres-en-Plaine, “Fin-Saint-Jean”, rapport final d’opération, septembre 2004.
  13. Un site "mérovingien" a déjà été identifié au nord du village, près des anciennes villas gallo-romaines, au lieu-dit "Derrière le Vau". Voir : BUSSEUIL (N.), “L’habitat rural mérovingien de Rouvres-en-Plaine”, Autoroutes au Pays des Lingons, Dijon, 1989.
  14. Patrick Chopelain, « Rouvres-Marliens (Côte-d’Or). Village mérovingien », dans Bulletin du Centre d'études médiévales d'Auxerre, no 9, 2005 [lire en ligne].
  15. Un rapport au Parlement de la D.R.A.C. permet de visualiser une photographie et un plan du site : http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/rapports/archeo-preventive2006/tome2-bourgogne.pdf (pages 7, 8 et 9)
  16. Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, deuxième série, tome 2, Paris, 1849
  17. Courtépée signale la présence de 14 fiefs sur le finage roburien (op. cité).
  18. Cf. Oudot de Menans.
  19. J. Tillet, J. Verrier et P. Vitry, « Rouvres-en-Plaine », dans Congrès archéologique de France, guide archéologique du congrès de Dijon, Paris, 1929, p. 435–449.
  20. Hervé Mouillebouche, Les maisons fortes en Bourgogne du Nord, du XIIIe au XVIe siècle, Dijon, 2002, p. 231.
  21. Louis Ligeron, « Histoire d’une redevance : la matroce de Rouvres », in Mémoires de la Société pour l’Histoire du droit, 36e fascicule, 1979.
  22. L’abbé Courtépée (source discutable) prétend, mais il est le seul, que Philippe de Rouvres serait tombé d’une fenêtre du château.
  23. Article de Georges Frignet, tiré du livre L’Art à la Cour de Bourgogne, édité par le musée des Beaux-Arts de Dijon en collaboration avec le « The Cleveland Museum for Art » de Cleveland et la réunion des Musées Nationaux.
  24. PICARD (E.), Les jardins du château de Rouvres au XIVe siècle, Mém. Soc. Ed. tome 22, 1894.
  25. Felice Olivesi, Marguerite en son jardin, le jardin du château de Rouvres dans la seconde moitié du XIVe siècle, mémoire de maîtrise d'histoire médiévale sous la direction de Mme (M.) Bourin-Derruau, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, 2001. Lien
  26. Jean Rauzier, Finances et gestion d’une principauté au XIVe siècle : Le duché de Bourgogne de Philippe le Hardi (1364–1384), Paris, 1996.
  27. On connait les terriers de 1416, de 1457, de 1537...
  28. Jugé par le maire et les échevins en 1451, le sieur Jean Bressel est condamné, avec ses « complices », ses seize vaches et sa chèvre, pour pratiques contre nature. Jean Bressel prétendra avoir « habité ses animaux ». Ligoté à ses « complices », il est brûlé au lieu-dit « Derrière les Vaudois » (sources et données à vérifier). On rappellera la toponymie locale « Les Brûlées » d'un fin au sud de la commune, après le Fin Saint-Jean !
  29. Georges Frignet, Rouvres au XVe siècle, sous le principat de Philippe le Bon, (1419-1467), mémoire de DEA, Paris IV Sorbonne, 1997.
  30. Georges Frignet, Rouvres au XVe siècle, d’après un compte de châtellenie (1446), mémoire de maîtrise, Paris IV Sorbonne, 1996.
  31. En 1483, ce dernier prendra également possession des châtellenies de Saint-Jean-de-Losne et de Brazey-en-Plaine.
  32. « Au gré de l’Oucherotte », article du journal Le Bien Public, 18 septembre 2005.
  33. Actuelle mairie.
  34. a et b Histoire de Rouvre, fondée sur titres et tradition certaine, datable de 1775, 22 pages manuscrites, manuscrit conservé au presbytère.
  35. a, b et c COURTEPEE (Abbé) et BEGUILLET, Description générale et particulière du duché de Bourgogne, (écrit vers 1775), 3e édition, Avallon, 1967.
  36. Cartes d’époque visibles sur le site du Comité roburien des fêtes du remembrement.
  37. Plans géométraux de 1775 et 1783.
  38. Le château ducal se situait à l’actuel emplacement des habitations Dorey et Curtat.
  39. On signalera aussi le crash d'un avion allemand près de l'Ouche, entre Rouvres et Varanges. Voir : http://www.histavia21.net/HISTAV2/CHRIST-VARANGES.htm
  40. Bombardier Heinkel 111 H-6, codé GI + QW Werk nr 7573 du 12./KG55 ; 1 tué : Of. Heinz Pries (73045/246). Voir : http://www.histavia21.net/HISTAV2/COTDOR.htm
  41. Rapport de la Gendarmerie de Genlis en date du 24 avril 1944. Lien
  42. Gilles Hennequin, Résistance en Côte d’Or, t. I.
  43. Rouvres a été affecté par un accident mortel de la circulation il y a quelques années.
  44. Site internet du Comité roburien des fêtes du remembrement
  45. Cybercommunes - Rouvres-en-Plaine - Revue de presse
  46. La manifestation filmée : http://www.bourgognetvweb.com/rouvrestri.html
  47. On parle de villages retrayants car, par leurs contributions, ils ont la possibilité de se retirer au château de Rouvres (le « retrait ») en cas de danger.
  48. Brevet de capitaine du château de Rouvres délivré en 1470. Lien
  49. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  50. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  51. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  52. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  53. D. Secula, Étude architecturale de l’église Saint-Jean-Baptiste de Rouvres-en-Plaine, mémoire de maîtrise en histoire de l’art, Dijon, 1994.
  54. D. Secula, L’église Saint-Jean-Baptiste de Rouvres-en-Plaine : étude architecturale, Mémoires de la commission des antiquités du département de la Côte-d’Or, t. 37, 1993–1996, p. 289–321.
  55. Notice no PA00112615, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  56. L’art gothique en France à la fin du XVe siècle.
  57. a et b Gabriel Dumay, Les tombes de l’église de Rouvres (Côte-d’Or), Dijon, Imprimerie Jobard, 1895. (Extrait des Mémoires de la Commission des Antiquités de la Côte-d’Or, t. XII).
  58. Dalle funéraire de sire Monnot Machefoing et sa femme.
  59. Dalle funéraire d’Héliot Thomas.
  60. Dalle funéraire de Jean Thomas, dit Montaigne.
  61. Dalle funéraire de Barbe Roignet.
  62. Dalle funéraire de Jean Terrion.
  63. Dalle funéraire d’Antoine Terrion.
  64. Dalle funéraire de Pierre Terrion.
  65. Dalle funéraire d’Hilaire Fouquet.
  66. Une représentation inhabituelle du Christ au cimetière », article du Bien Public, 31 octobre 2007.
  67. Notice no PM21001900, base Palissy, ministère français de la Culture ; voir aussi sur la base Mémoire : « face », notice no APMH00067692 et « revers », notice no APMH00067693.
  68. H. Chabeuf, La croix-reliquaire de Rouvres, Dijon, extrait des Mémoires de la commission des antiquités de la Côte d’Or, t. XII.
  69. D’après le procès-verbal dressé par maître Jean-Baptiste-Joseph Dumas, conseiller du roi, notaire à Dijon.
  70. On signalera également la présence d'un bois "de Menans" sur le territoire d'une autre châtellenie ducale à Argilly.
  71. Lien vers le site Patrimoine de France (les hommes)