Semond

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Semond
Semond
Église de l'Immaculée-Conception.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Florence Bouchard
2020-2026
Code postal 21450
Code commune 21602
Démographie
Population
municipale
26 hab. (2019 en diminution de 16,13 % par rapport à 2013)
Densité 4,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 43′ 09″ nord, 4° 35′ 35″ est
Altitude Min. 285 m
Max. 404 m
Superficie 5,97 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Châtillon-sur-Seine
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Semond

Semond est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21602.png

Sur le plateau du Duesmois qui s'étale au sud de Châtillon-sur-Seine, creusé d'un sillon sud-nord où s'écoule la Seine ici proche de sa source, Semond occupe sur 6 km2 les hauteurs en rive gauche avec une partie du versant au-dessus du fleuve, mais la limite communale à l'est s'arrête à 285 m en son point le plus bas, une vingtaine de mètres au-dessus du fleuve. Des carrières de pierre du Châtillonnais sont exploitées dans les vallonnements entre versant et plateau, zone ou se mêlent bois et pâturages et où se trouve le village au bord de la pente. Le reste du territoire se partage entre agriculture et sylviculture, les deux vocations du plateau du Duesmois, les champs au centre du territoire à proximité du village, et la forêt à l'ouest sur les points les plus hauts. Le point culminant du finage est à 404 m dans le bois de la Plaine, à proximité de la Croix Percée, et deux autres collines atteignent 401 m et 397 m.

Accès[modifier | modifier le code]

Deux routes en côtes gravissent le versant entre la vallée de la Seine et le village de Semond, une au sud depuis Chenecières par de pittoresques lacets qui offre de beaux aperçus sur la haute vallée, et au nord la D 101 (qui joint la vallée de l'Ignon, à l'est, à l'ouest du département en direction d'Ancy-le-Franc dans l'Yonne) avec un beau point de vue sur le château et le village de Brémur-et-Vaurois. Celle-ci traverse tout le finage au-delà du village pour rejoindre la commune voisine de Villaines-en-Duesmois. Vers le nord et vers le sud, on ne trouve que des chemins forestiers ou de service agricole qui ne rejoignent pas les villages voisins.

Hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

La population est regroupée dans le village, la commune n'a pas de hameaux rattachés ni d'habitations isolées.

  • Lieux-dits d'intérêt local : combe du Fou, la Comotte, la Combe, chemin de la Fontaine, bois : de Semond, la Réserve, sur les Hautures, la Plaine, Ru aux Cerfs.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Semond est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (50,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,3 %), terres arables (41,5 %), zones agricoles hétérogènes (5,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,7 %), prairies (4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Vue sur le hameau de Chenecières et la haute vallée de la Seine depuis le versant.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Semond n'a pas de cours d'eau comme c'est le cas en beaucoup d'endroits du plateau du Duesmois, partie ouest du plateau de Langres. les sols karstiques conduisent les eaux de pluie sous la surface vers les versants et les fonds de vallées, c'est le cas à Semond dans le versant qui domine la Seine ; mais les deux sources étant captées pour les besoins domestiques, elles ne créent pas de cours-d'eau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

D'importants vestiges néolithiques ont été relevés sur le territoire de la commune ainsi que des armes de l'âge du bronze. Des monnaies gallo-romaines et quelques éléments architecturaux témoignent de la pérennité de l'occupation des lieux. En 457 les Vandales occupent Semond et leur roi Chrocus y fait exécuter saint Florentin de Brémur et deux autres martyrs[8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1146, une métairie est donnée par le seigneur de Brémur à l'abbaye de Molesme qui la rétrocède ensuite à celle de Quincy. Construite au XIIIe siècle et restaurée en 1820, l'ancienne chapelle de ce prieuré constitue toujours l'actuelle église paroissiale.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1789, année où il accède au rang de commune, Semond n'est qu'un hameau de Saint-Marc-sur-Seine[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Xavier Malnoury    
Les données manquantes sont à compléter.

Semond appartient :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2019, la commune comptait 26 habitants[Note 2], en diminution de 16,13 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
115125146132129114120137155
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
18114614415012912911011899
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
108112105938484737269
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
747455644533313425
2019 - - - - - - - -
26--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux, monuments et pôles d'intérêt[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune compte 1 monuments inscrits à l'inventaire des monuments historiques[14], 11 monuments ou édifices répertoriés à l'Inventaire général du patrimoine culturel[15] et 8 objets répertoriés à l'IGPC[16].

  • Deux lavoirs, dont celui de la source captée au sud du village qui est répertorié à l'IGPC (1990)[23]
  • Ancienne mairie-école avec une élégante façade percée d'une porte et de deux fenêtres en plein cintre (IGPC 1990)[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Les saints Florentin, Hilaire ou Hilier et Aphrodise, martyrs près de Brémur
  9. René Paris 1986, p. 86.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  14. « Liste des monuments historiques de la commune de Semond », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Liste des lieux et monuments de la commune de Semond à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Liste des objets de la commune de Semond à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  17. Notice no PA00112665, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Notice no IA00063810, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. Notice no IA00063809, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Selon Courtépée.
  21. Notice no IA00063802, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Notice no IM21002069, base Palissy, ministère français de la Culture.
  23. Notice no IA00063806, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Notice no IA00063803, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Laignes, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

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