Nod-sur-Seine

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Nod-sur-Seine
Nod-sur-Seine
Blason de Nod-sur-Seine
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d’Or
Arrondissement Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
Intercommunalité Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Dominique Bayen
2014-2020
Code postal 21400
Code commune 21455
Démographie
Population
municipale
220 hab. (2015 en diminution de 11,29 % par rapport à 2010)
Densité 8,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 02″ nord, 4° 34′ 23″ est
Altitude Min. 244 m
Max. 384 m
Superficie 24,86 km2
Localisation

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Nod-sur-Seine est une commune française située dans le département de la Côte-d’Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Nod-sur-Seine s'étend dans le lit de la Seine et sur son coteau de rive droite.

Map commune FR insee code 21455.png

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Seine.

Localisation[modifier | modifier le code]

Nod-sur-Seine est située dans le département de la Côte-d’Or au sud de Châtillon-sur-Seine.

Accès et transport[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route départementale 971 reliant Troyes à Dijon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Buncey Villiers-le-Duc Rose des vents
Chamesson N Saint-Germain-le-Rocheux
O    Nod-sur-Seine    E
S
Aisey-sur-Seine Busseaut

Nota : Bremur-et-Vaurois touche très ponctuellement Nod entre Aisey et Busseaut

Climat[modifier | modifier le code]

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Des silex taillés et polis, une pierre dressée attestent d'un peuplement dès le néolithique. Celui-ci se poursuit à l'Age du Fer et à l'époque gallo-romaine comme en témoignent la fouille de tumulus et, plus récemment, celle de gisements des IIe et IIIe siècles qui ont fourni, entre autres, une sculpture exceptionnelle de l'enlèvement d'Europe.

Les rites funéraires des Lingons gallo-romains[1],[2] sont notamment rapportés par l’abondante épigraphie des stèles, cippes et monuments funéraires de la nécropole de Nod-sur-Seine[3],[4],[5]. Cette épigraphie a livré en particulier le « Testament du Lingon »[6] énonçant les ultimes volontés d'un riche testamentaire concernant notamment les objets devant être incinérés avec lui[7], l’architecture de son monument funéraire et les repas rituels devant y être célébrés.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dépendants de la seigneurie d'Aisey et du diocèse de Langres les habitants sont affranchis en 1217 par Hugues IV de Bourgogne[8].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Un haut-fourneau fonctionne dès le XVIIe siècle. L'industrie de la pierre et de la céramique se développe également.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 12 septembre 1944, le 12e régiment de cuirassiers de la 2e division blindée du général Leclerc, commandée par le lieutenant-colonel Marc Rouvillois, ayant débarqué en Normandie puis libéré Paris, effectue la jonction avec le détachement Savary du 1er régiment de fusiliers marins de la 1re division française libre dépendant de la 1re armée du général de Lattre, commandée par le général Diego Brosset, ayant débarqué en Provence. Les opérations Overlord et Dragoon se sont rejointes ; un monument a été érigé depuis, en mémoire de cet évènement[9].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Nod-sur-Seine (Côte-d'Or).svg

Les armoiries de Nod-sur-Seine se blasonnent ainsi :

écartelé en sautoir, au premier de gueules au monument commémoratif de la jonction du lieu d'or ; au deuxième d'or au pic de carrier contourné de sable penché à senestre ; au troisième d'or à la feuille de chêne de sinople; au quatrième de gueules à l'épi de blé d'or ; à la barre ondée d'azur brochant sur la partition et en partie sur le monument de la jonction.
Nouvelles couleurs adoptées en novembre 2012

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? 1995 Maurice Merle    
janvier 1995 1998 Francis Crabié[10]    
janvier 1998 2008 Bernadette Bayen    
mars 2008 en cours Dominique Bayen[11] dVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Nod-sur-Seine appartient :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2015, la commune comptait 220 habitants[Note 1], en diminution de 11,29 % par rapport à 2010 (Côte-d'Or : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
260326266336379400392384378
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
395392377368340368340315291
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
297273325269290305273241249
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
261252183199212258267239220
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L’église paroissiale Saint-Martin dont le chœur, l’avant-chœur et la souche du clocher ont été édifiés au XIIIe siècle a été modifiée au XVIIIe siècle. La nef a été reconstruite entre 1732 et 1786 et le porche date de la même période[16]. L'église renferme une statuaire intéressante : Vierge à l'Enfant et sainte Anne en bois polychrome du XVIIe, saint Martin, saint Jean-Baptite et sint Pierre également en bois polychrome du XVIIIe.

La chapelle Sainte-Catherine du XIIe siècle, située au hameau de Voisin, possède un chapiteau réutilisé comme bénitier Logo monument historique Classé MH (1938) [17] et plusieurs statues anciennes : sainte Catherine, Vierge à l'Enfant, saint Evêque[18].

La croix de chemin située rue haute est datée de 1666 sur la base du fût mais la croix elle-même a été remplacée au XIXe siècle[19]. On trouve trois autres croix de chemin, une croix de carrefour qui est du XIXe siècle, une croix de fer du XVIIIe siècle et une croix datée 1862[20],[21],[22].

La croix de cimetière datée de 1731, abattue à la Révolution, a été remplacée en 1818[23].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le Monument de la Jonction, commémore la jonction sur le territoire communal de la 1re armée française venant de Provence et la 2e division blindée venant de Normandie, faisant route vers l’Allemagne.

Le lavoir situé rue Pisse-Pot, constitué d’une fontaine, un abreuvoir et un lavoir est daté de 1845[24].

L'ancienne forge qui a succédé au haut-fourneau du XVIIe siècle subsiste en bordure de Seine.

Une grotte dans la berge de la Seine, est réputée préhistorique.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Depuis 1998, Nod-sur-Seine a délégué sa compétence en matière scolaire au SIVOS du Val de Seine. L’école devenait alors une simple classe (CE2, CM1 et CM2) d’une école « éclatée », les autres classes étant à Aisey-sur-Seine et Saint-Marc-sur-Seine. En 2006, la classe de Nod-sur-Seine a été fermée par l’Inspection académique de Côte-d’Or, à cause de la baisse des effectifs. Depuis, les enfants sont scolarisés dans les autres classes du Sivos, où ils vont en prenant un bus de ramassage scolaire affrété par le conseil général de Côte-d’Or.

Santé[modifier | modifier le code]

Le village ne bénéficie d’aucun médecin généraliste installé, il faut aller consulter à Châtillon-sur-Seine. L’hôpital le plus proche est l’hôpital local de Châtillon-sur-Seine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Rolley, « Les deux têtes de Nod-sur-Seine, proposition de datation », dans Revue archéologique de l’Est et du Centre-Est, 1989, 40 fasc 2, p. 259-262 (Base DAPHNE. cnrs).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Yann Le-Bohec, « Le sentiment de la mort chez les Lingons », dans Hinard François, La mort au quotidien dans le monde romain, Paris, éditions de Boccard, 1995, p. 243-253.
  2. Christian Goudineau, Jean-Louis Brunaux et Bernard Lambot, Religion et société en Gaule, Errance à Paris, 2006.
  3. Étienne Renard, « Les monuments funéraires de Nod-sur-Seine », Bulletin de la Société archéologique et historique du Châtillonnais à Châtillon-sur-Seine, n.s. 4, 1991, p. 17-24.
  4. André Buisson, « Le tombeau du Lingon, étude du cadre architectural et archéologique », dans « Le Testament du Lingon », actes de la journée d’étude du 16 mai 1990 au Centre d’études romaines et gallo-romaines de l’université Lyon-III, diff. par De-Boccard, Lyon, 1991, p. 63-72.
  5. J.-L. Coudrot et S. Deyts, « Les monuments funéraires de Nod-sur-Seine », Dossiers d’Archélologie no 284 : Vix, le cinquantenaire d’une découverte, juin 2003.
  6. Testament du Lingon.
  7. Yann Le-Bohec et André Buisson, Traduction du Testament du Lingon, université Jean-Moulin, Centre d’études romaines et gallo-romaines, 1990.
  8. René Paris 1987, p. 85
  9. Fiche du monument sur petit-patrimoine.com.
  10. A démissionné en janvier 1998.
  11. Fils de la précédente, et seul candidat à ce poste.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. « Église Saint-Martin », notice no IA00096115, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Chapelle Sainte-Catherine », notice no IA00096116, base Mérimée, ministère français de la Culture, « chapiteau », notice no IM21006850, base Palissy, ministère français de la Culture.
  18. René Paris 1987, p. 80
  19. « Croix de chemin », notice no IA00096119, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Croix de carrefour », notice no IA00096124, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Croix de fer », notice no IA00096121, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Croix de chemin », notice no IA00096122, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Croix de cimetière », notice no IA00096123, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Lavoir », notice no IA00096118, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Montigny-sur-Aube, Recey-sur-Ource, Châtillon-sur-Seine, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Lien externe[modifier | modifier le code]