Griselles (Côte-d'Or)

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Griselles
Griselles (Côte-d'Or)
Blason de Griselles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
Intercommunalité Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Louis-Marcel Terrillon
2014-2020
Code postal 21330
Code commune 21309
Démographie
Population
municipale
92 hab. (2016 en diminution de 7,07 % par rapport à 2011)
Densité 7,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 10″ nord, 4° 21′ 12″ est
Altitude Min. 197 m
Max. 284 m
Superficie 12,37 km2
Localisation

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Griselles est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21309.png

La commune s'étend sur 12 4km 2 à une altitude située entre 197 et 284 mètres.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Hydrograhie[modifier | modifier le code]

Griselles est irriguée par la Laigne, le ruisseau de Marcenay et celui de Martilly.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Channay Villedieu Rose des vents
N Marcenay
O    Griselles    E
S
Nicey Laignes

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de ce village est issu du mot bas-latin ecclesiola, un dérivé, probablement un diminutif, du latin ecclesia (« église »). La signification en est donc : la « petite église ». Le -s qui fait penser à un pluriel est purement factice et arbitraire comme ça arrive souvent en toponymie française ; il ne faut pas lui attribuer le sens du pluriel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et proto-histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation du territoire actuel de Griselles date des débuts de l'époque gallo-romaine comme en atteste la découverte d'armes et de pièces. La forteresse semble en rapport avec le développement du site très proche de Vertillum dont elle se présente comme un prolongement. Dès 1895, le plan d'une importante villa romaine est relevé à l'occasion d'une période de grande sécheresse. Une récente campagne de photographies aériennes a permis d'en confirmer l'étendue exceptionnelle[1]. Elle est détruite lors d'une invasion barbare vers 270[2].

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au début du VIe siècle, saint Valentin y fonde un ermitage et un petit oratoire[3] transformé par les évêques de Langres en plus une importante basilique après sa mort. C'est cette « égliselle » qui aurait donné plus tard par allitération son nom de Griselles au lieu-dit[4]. On a retrouvé dans son entourage les vestiges d’une nécropole mérovingienne [5].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La châtellenie de Griselles, rattachée au comté de Tonnerre dépend alors du duché de Bourgogne[6]. En 1017, une abbaye dédiée à saint Valentin y est créée qui connaît un développement nouveau par Ermengarde, dernière héritière des comtes de Bar-sur-Seine, épouse en premières noces du comte Milon II de Tonnerre et en secondes de Herbert III de Vermandois. Le monastère est alors rattaché à l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre en 1119[7].

Un château dont il est fait mention en 1210, construit à proximité, est démantelé en 1407 sur ordre de Jean sans Peur en guerre contre le comte de Tonnerre. Il n'en subsiste que quelques vestiges de murailles à la pointe méridionale de la butte transformée en éperon barré par un profond fossé[8].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, l’authentification des reliques de saint Valentin relance les pèlerinages[9] et au début du XXIe siècle une campagne de fouilles remet le site en lumière [3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Griselles Blason De gueules à l'aigle d'or, au chef d'argent chargé de trois tourteaux aussi de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Louis-Marcel Terrillon   Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Griselles appartient :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2016, la commune comptait 92 habitants[Note 1], en diminution de 7,07 % par rapport à 2011 (Côte-d'Or : +1,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
253258295311319307310299299
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
289299286275265249249242227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
218207204170179152134138151
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1101251161148784729992
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Valentin est rebâtie sur les bases d'une basilique du VIe siècle lors de l'établissement d'un prieuré en 1018. Elle possède sous le chœur une crypte mérovingienne dégagée à la fin du XIXe siècle renfermant le tombeau et les reliques du saint[14].
  • Les rives de la Laignes

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Laignes, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christian Sapin et Noëlle Deflou-Leca, Saint-Valentin de Griselles : du culte érémitique à la fondation monastique, t. XXXIX, Mémoires de la Commission des Antiquités du département de la Côte d’Or, 2000-2001 (lire en ligne [PDF]), pp.75-126

Liens externes[modifier | modifier le code]

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